• La rumeur

    Lesley Kara

    Nourrissez la rumeur... Puis regardez-la vous engloutir.
    Un simple sujet de conversation... Pour s'intégrer et devenir l'une des leurs.
    Joanna ne pensait pas à mal en répétant la rumeur entendue devant les grilles de
    l'école : Sally McGowan, accusée dans les années 1960 d'avoir poignardé un petit
    garçon alors qu'elle n'avait que dix ans, serait revenue habiter dans la ville de Flinstead
    sous une autre identité.
    Mais ces quelques mots enflamment la tranquille station balnéaire et ravivent
    le traumatisme laissé par ce meurtre épouvantable. Pour enrayer cette machine
    infernale, Joanna ne voit qu'une solution : enquêter pour découvrir la vérité. Mais le
    danger est déjà si proche...
    " Lesley Kara nous tient en haleine jusqu'à la dernière page de ce roman glaçant où règnent paranoïa, suspicion et accusations. "Paula Hawkins, autrice de
    La Fille du train

  • Mine de propositions subversives, ce manifeste dans le plus beau style des avant-gardes fait de son titre l'étendard d'un projet d'envergure : la destruction en règle des mass media au moyen de leurs possibilités mêmes. Entre répandre de fausses nouvelles à l'aide d'enregistrements diffusés aux heures de pointe, procéder par contagion sonore - les bruits d'une émeute peuvent la stimuler dans la réalité - ou encore introduire dans le discours d'un politicien bredouillements et autres incongruités, Burroughs applique la technique du cut-up au monde sonore, arme à même de contrer cette autre arme de destruction massive, la médiatisation à outrance, moyen féroce de manipulation des consciences. Brouillons les pistes, aux sens propre et figuré. C'est piquant, stimulant et hautement explosif !

  • De l'Affaire Dreyfus, à l'affaire Faurisson, de la condamnation de Wilde pour "grave immoralité" au raz de marée de #BalanceTonPorc, de la police des moeurs aux meurtres par tweets, l'un des plus grands avocats français refait l'histoire de la diffamation et interroge le nouvel empire des fake news.
    La diffamation -; " le fait d'imputer à quelqu'un un fait contraire à l'honneur ou à la considération " -; n'est pas l'apanage de notre époque, ou n'importe qui peut être mis à mort par les réseaux sociaux. L'art de la calomnie a toujours existé, de même que les moyens de s'en prévenir. C'est ce que démontre avec brio maître Lehman dans ces dix chroniques judiciaires où il commente les minutes des procès les plus célèbres. D'Oscar Wilde accusé d'être " sodomite " à Charlie Hebdo attaqué pour " injures religieuses ", d'Émile Zola visé pour avoir diffamé l'armée française, à Denis Baupin qui attaque les femmes qui l'ont attaqué, on redécouvre ici les arcanes de procès passionnants, pleinement ancrés dans la réalité de l'époque, et qui sont finalement le miroir des grands débats politiques ou sociétaux. C'est là l'intérêt de ces sombres affaires racontées par Hervé Lehman, qui mettent chaque fois en cause l'honneur d'un être humain accablé par ses contemporains, et balloté par l'Histoire.

  • Rome ressemble à une ville morte et pourtant, deux ombres progressent d'un pas rapide le long de la Via Nova qui borde un côté de la maison des vestales. Soudain, une bourrasque rageuse s'engouffre dans la large avenue. Sur son passage, elle arrache la lourde cape qui recouvre la tête d'une jeune fille, dévoilant l'éclat immaculé de son voile de vestale. Aussitôt, l'autre silhouette rabat le pan de tissu sombre sur son visage et pousse la fragile vestale le long du mur de la maison, la dissimulant de toute sa hauteur. Après un long moment, la silhouette s'écarte prudemment, attrape le bras de la jeune fille et l'entraîne derrière elle dans la nuit.

  • L'émissaire frappe trois petits coups secs sur la porte dérobée au fond de la boutique. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvre, actionnée par une main invisible ou un mécanisme caché. Comme à chaque fois qu'il franchit le seuil, l'homme est saisi par une sorte de malaise. Il se sent épié. Le maître de maison est debout près d'une fenêtre, immobile. Il regarde en bas, vers l'atrium, en jouant avec la lourde bague ornée d'une pierre verte qu'il porte à l'index- Magister, salue l'homme en s'inclinant légèrement. J'ai fait ce que vous m'aviez demandé. J'ai prévenu tout le monde. Ils disparaissent de la circulation tant que nous ne les rappelons pas.- Parfait. Je te ferai appeler quand tout sera rentré dans l'ordre. Cette nomination est une surprise. Il faut simplement que je m'adapte.Il a fallu des années au Magister pour mettre en place son organisation. Des années de louvoiement, de ruse, de calculs et de dissimulation. Il s'est rendu indispensable sans que personne ne se doute de rien. Et il a contrôlé le plus vaste réseau de fraude de toute la ville... Suivez les aventures de Maximus, de son esclave Aghilès et de Titus, son fidèle compagnon, dans le quatrième opus de cette série à succès : « Chrétiens des catacombes ».

  • Dans les années 300 après Jésus Christ, Delitis, homme de main sans scrupules, est payé pour faire disparaître une cassette volée dans une maison. Il s'apprête à la détruire lorsqu'une bribe de phrase lui revient en mémoire, « Tu as vu, toi, ce qu'il y a dedans ? ».
    La curiosité le pousse à ouvrir la cassette. Mais sa déception est de taille, nul trésor dans la boîte mais une simple coupe en pierre marron aux reflets orangés !
    Traqué, Delitis se débarrasse de sa découverte en croisant la route de nos amis Maximus, Titus et Aghiles.
    L'histoire prend alors des allures de polar : quel est ce vase ? À qui appartient-il ? Le sens de la justice, et la valeur évidente du vase, poussent nos amis à mener l'enquête et les mène à s'intéresser de près à la communauté chrétienne de Rome, persécutée par l'empereur.

  • Une aventure palpitante aux temps des premiers chrétiens ! Titus a obtenu ce qu'il voulait : embarquer à bord d'un navire pour aller chasser des bêtes sauvages que son père fournit à l'empereur pour les jeux du cirque. Maximus, son meilleur ami, accompagné de son esclave Aghilès, fait évidemment partie de l'expédition. Le sommet de leur mission : rapporter à Rome un lion pour l'empereur Dioclétien !Au même moment, dans une ville d'Afrique du Nord, un groupe de chrétiens se concerte : les fidèles de Rome ont besoin d'un prêtre pour accueillir les croyants, toujours plus nombreux malgré les persécutions, et les baptiser. Un jeune prêtre se propose d'embarquer sur le premier bateau qui se rendra dans la ville éternelle. L'aventure est risquée, il le sait. C'est un peu comme s'il se jetait dans la gueule du lion. Le jour du départ approche. À bord du bateau, les passagers s'observent. Certains sont hauts en couleurs et d'autres plus que louches, voire suspects. Face au danger, les caractères des uns et des autres se révèlent...

  • Au lendemain de la grande fête des commerçants de Akureyri, la grande ville du Nord de l'Islande, on dénombre de nombreuses gueules de bois, quelques dépucelages, plusieurs agressions, plusieurs viols aussi. Mais une femme qui se présente sous le nom de Victoria demande à Einar, le correspondant local du Journal du soir, de se rendre immédiatement, avec la police, dans une maison hantée de la vieille ville : ils y découvrent le corps d'une jeune fille étranglée. Personne n'a signalé de disparition. Peu après, Einar apprend que son informatrice, entrée dans une clinique de désintoxication, a été assassinée. Fort de son expérience d'ancien alcoolique, il se fait interner pour mener son enquête. Résistant à la pression de son rédacteur en chef avide de sensationnel, il saura découvrir l'identité réelle des deux victimes, engluées dans des relations perverses, et impuissantes devant les puissances de la modernité qui transforment à marche forcée une société dans laquelle la famille a gardé toute son importance.

  • Les légendes urbaines désignent des histoires surprenantes, non vérifiées ou même fausses, qui circulent dans nos sociétés. Manifestation contemporaine du folklore narratif, ces histoires brèves expriment de manière symbolique les peurs et angoisses d´une société moderne en crise.

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
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    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • Goût, vue, odorat, toucher et ouïe... Les sens sont essentiels pour ressentir le monde qui nous entoure, chercher de quoi se nourrir, éviter les dangers, éprouver le froid, le chaud, la douleur, mais aussi communiquer ou trouver un amoureux !Toi, tu vois avec tes yeux, tu entends avec tes oreilles, tu sens avec ton nez, tu goûtes avec ta langue, tu touches avec tes doigts... mais comment font les animaux ?Certains font pareil, avec parfois des sens bien plus développés que les nôtres. Mais d'autres entendent avec leurs pieds, goûtent avec leurs pattes, sentent avec leurs moustaches, voient avec un radar ou discutent avec leurs pets. Des petits malins sont même dotés de facultés surprenantes comme marcher au plafond, communiquer en dansant ou être immortels !

  • Le gardien du feu Nouv.

    Entre la pointe du Raz et l'île au sein, le phare de Gorlébella. Trois hommes, les trois gardiens du phare, se relaient sur ce rocher, seuls au milieu des flots. À Quimper, arrive un télégramme adressé à l'ingénieur chargé du service des phares : « Feu de Gorlébella, resté allumé toute la journée d'hier, éteint cette nuit. Rumeurs bizarres circulent. Prière donner instructions, si ne pouvez venir vous-même. » On trouve alors une liasse de papiers chargés d'une écriture serrée...

    Un gardien de phare relate les événements de sa vie qui l'ont mené à tuer l'autre gardien et sa femme, Adèle, dont il était amoureux... En finesse, Anatole Le Braz nous livre un grand thriller breton.

  • Tarja

    Jean-Noël Sciarini

    Tarja n'est pas une jeune fille farouche. Délaissée par des parents trop occupés par leur vie professionnelle, anéantie par la mort de sa meilleure amie, Tarja est en recherche perpétuelle de tendresse et d'amour. Mais Tarja a tendance à confondre amour et coucherie et passe aux yeux de son lycée pour la fille facile, la « salope » de service. Sur Facebook, ses camarades s'en donnent à coeur joie. Quand elle tombe enceinte d'un de ses professeurs, tout le monde la cloue au pilori... D'une langue acérée et dans un style brut et épuré, Jean-Noël Sciarini nous livre une critique sans équivoque des réseaux sociaux qui peuvent en quelques clics détruire une vie, et un beau portrait de jeune fille de son temps dans une société bien pensante qui juge et condamne sans pitié.

  • Sénégal, janvier 2010 : un mystérieux personnage à bord d'une voiture distribuerait des offrandes de viande et d'argent qui tueraient ceux qui les acceptent. Pendant une quinzaine de jours, cette étrange rumeur circule dans tout le pays, fait la une de l'actualité et provoque plusieurs incidents : des personnes sont accusées d'être le " tueur charitable "

    Sénégal, janvier 2010 : un mystérieux personnage à bord d'une voiture distribuerait des offrandes de viande et d'argent qui tueraient ceux qui les acceptent. Pendant une quinzaine de jours, cette étrange rumeur circule dans tout le pays, fait la une de l'actualité et provoque plusieurs incidents : des personnes sont accusées d'être le " tueur charitable " et prises à partie par la foule.

    Parce qu'elle perturbe le cours ordinaire des choses et déstabilise les évidences du sens commun, cette rumeur d'offrande de la mort offre une entrée originale pour étudier des faits sociaux de plus grande ampleur. Elle permet d'interroger la place centrale mais problématique de l'aumône et révèle les contradictions entre les politiques de lutte contre la mendicité et les normes de la charité religieuse. Elle pose surtout la question plus générale du sens et de la valeur des dons, dans un contexte où normes religieuses, prescriptions maraboutiques et dettes sorcellaires sont souvent étroitement imbriquées. À qui les dons profitent-ils réellement ? Quels dangers peut-il y avoir à les recevoir ? Quels rapports entretiennent l'aumône, l'offrande et le sacrifice ? Comment tenir compte de la place des entités invisibles, qu'il s'agisse de Dieu ou de génies plus ou moins maléfiques, dans les dons que les humains se font entre eux ?

    Ce livre n'est pas seulement l'analyse d'une rumeur révélatrice des mutations politiques, économiques et religieuses d'un pays africain. Il peut également se lire comme un essai sur Mauss. Cette histoire sénégalaise de cadeau empoisonné invite en effet à jeter un nouveau regard sur deux thèmes classiques de l'anthropologie : le don et le sacrifice.

  • « Je suis une personne simple qui a eu une vie compliquée. Un tel aveu pourra surprendre, il n'en est pas moins vrai. Mes aspirations m'ont toujours poussée vers une existence discrète, consacrée à ma famille et au souci des autres, alors que la vie prenait plaisir à me placer sous les projecteurs de l'actualité. Longtemps je m'en suis accommodée, mais je restais légèrement en retrait. D'où quelques maladresses et de nombreux malentendus. J'ai regretté les premières et souffert des seconds. Mais au final, est-il si surprenant qu'on se soit beaucoup trompé sur mon compte alors que, moi-même, je ne savais plus toujours qui j'étais ? » Pour la première fois, Cécilia Attias nous livre le récit de sa vie hors du commun. De son enfance heureuse à son premier mariage avec Jacques Martin, de sa rencontre avec Nicolas Sarkozy et leur vie dans les palais de la République à sa séparation d'avec l'ancien président pour épouser Richard Attias et courir le monde afin d'aider les autres, elle n'omet rien.
    Et parce que l'image d'une personne correspond rarement à sa réalité - surtout quand les médias s'en emparent -, le lecteur découvrira ici un être qu'il ne soupçonnait pas : une femme de coeur et de décisions, guidée par ses valeurs autant que par son goût de la liberté.
    Dans ce livre élégant et passionné, celle qui s'est révélée sur la scène internationale en obtenant de Kadhafi la libération des infirmières bulgares prouve que la plus noble des qualités est l'indépendance de ton, comme d'esprit.

  • Automne 1958, le plateau de la Forterre. Une étrange rumeur parcourt la forêt et sème l'effroi. C'est alors que Delphin revient au pays à la demande de Jonas, son père adoptif, et prend vite conscience que celui-ci dresse des mystères autour de ses intentions. Un drame est survenu : dans une ferme voisine, Edméïde a mis fin à ses jours. Écorchée vive, sa fille Manotte s'acharnera avec l'aide de Delphin à surmonter son désespoir et ainsi à faire jaillir la vérité.

  • Orchestrer la rumeur

    Laure Gaildraud

    • Eyrolles
    • 23 Février 2012

    Devenez un maître de la rumeur Que vous souhaitiez vous débarrasser d'un rival, déstabiliser un concurrent ou tout simplement mettre des bâtons dans les roues de votre voisin, cet ouvrage vous permettra d'arriver à vos fins en orchestrant une rumeur adaptée à votre dessein.

    Partez à la rencontre de ce phénomène captivant : découvrez les mécanismes de la rumeur, apprenez à la créer, à la propager, mais aussi à mesurer son impact, à vérifier qu'elle fonctionne et que votre objectif est atteint. Car si la rumeur est un défi à la logique et qu'elle se moque de la vérité, elle répond néanmoins à des règles précises et sa maîtrise relève d'un art d'une grande finesse.

    En lisant cet ouvrage truffé d'exemples de rumeurs folles et aberrantes mais qui ont pourtant marqué les esprits, devenez vous aussi un maître de la rumeur et faites-en un outil stratégique infaillible.

    Préface de Christian Harbulot - Directeur de l'École de guerre économique - Directeur du cabinet Spin Partners

  • Pièges

    Jean-Jacques Cambrelin

    Jean-Jacques Cambrelin nous propose de découvrir son roman « Pièges » dont l'héroïne, Carole, est envasée dans un marécage nauséabond. Née d'une mère odieuse qui n'aura de cesse de l'anéantir et d'un père émigré algérien aimant mais plongé lui-même dans une atmosphère de calomnie et de peurs, Carole, alias Jacqueline, alias Aziza croit tromper l'ennui et l'écoeurement en changeant de prénom. Cela ne suffira pas à la sortir des sables mouvants dans lesquels elle est enlisée.
    Elle et les siens pataugent dans cet univers désespérant où la terre du Nord, belle et lourde, les enterre vivants. La méchanceté de la mère, les soubresauts vains du père, l'apathie des frères et soeurs et des habitants, ouvriers à l'usine du bourg, tissent autour de Carole un véritable piège, une toile semblable à celle de l'araignée qu'elle apprivoisera en prison après son crime. Carole sera désignée sans mal coupable idéale d'un infanticide dans lequel se sustenteront la justice, les ragots et les bassesses.
    L'auteur ne ternit ni n'accable en aucune manière sa région, le Nord de la France, qui lui est chère. Au contraire, il veut nous la faire comprendre et nous la faire aimer, en nous emmenant explorer ses fonds les plus bas pour mieux lui rendre gloire. Voilà donc un roman noir, un vrai, où le jour et la nuit se ressemblent mais où les vraies couleurs sont intérieures et profondes. Jean-Jacques Cambrelin se découvre être un peintre des âmes autant que des paysages dans ce livre troublant et subversif. Un rien de Céline, un rien de Zola, de Moravia... mais un tout de Cambrelin, poétique et sombre.
    Extrait :
    Mon pays, on ne s'y arrête pas. On y passe et on l'oublie. Les chemins qui le traversent mènent vers l'horizon et l'horizon est un mirage. Ici, l'ennui vous happe comme un engrenage monstrueux. Ici, l'ennui, c'est une vis sans fin. Vraiment sans fin...
    Et pourtant, il faut vivre ici. Comme on peut...
    Je suis née là et je ne suis jamais partie. Pourquoi partir ? Il aurait fallu suivre un de ces types avec un sourire comme un couperet qui vous prend la main et vous promet la lune. Je n'avais pas la tête à ça. Le désastre n'est jamais loin quand vous vous fiez à un sourire. Je n'allais pas unir mon existence à ce genre de comète qui, à la première occasion venue, me laisserait tomber... J'avais au moins compris que l'amour est un mirage.
    J'ai regardé partir mes amies mais je ne les enviais pas. Il suffisait que le type parle de la ville, du soleil ou de la mer pour emporter la mise. Ces idiotes ont rêvé mais l'amour de leur vie n'était qu'un dom Juan en quête d'aventure. Les espoirs de ces grues les ont menées au fond d'un lit, ce marécage où la vie s'enlise et se désespère...

  • Plus que tout, c'est d'aventure dont j'ai besoin. Mais à Verald, un pays dévasté par la maladie, la vie est déjà toute tracée, comme les cercles hiérarchiques immuables de notre royaume.
    Au coeur même de ces cercles règne notre cruel roi, avec un invincible dompteur de dragons, Lord Irrik, à ses côtés. Leur pouvoir empoisonne le pays et le peuple, et attise la rage d'ennemis toujours plus nombreux.
    Mais tout va changer.
    Quand la rébellion s'embrase, le roi riposte durement. Capturée par Lord Irrik, je suis soudain entraînée dans un jeu fatal. Un jeu dont je voudrais désespérément comprendre les règles.
    Car je ne me bats pas seulement pour rester en vie... mais pour protéger un amour qui pourrait bien être la clef de ma liberté.

  • Faut-il rappeler qu'au cours de la première année de son pontificat, Grégoire XI fit envoyer par sa chancellerie 15 450 lettres communes, sans compter les lettres secrètes et curiales ? A une échelle moindre, les États nationaux en formation, les compagnies commerciales et financières de Toscane éprouvaient des besoins d'information semblables et cherchaient à améliorer la circulation des nouvelles. Il faut s'interroger aussi sur les modalités de la transmission et sur la vitesse à laquelle les événements, grands ou petits, pouvaient être connus grâce à des courriers, des voyageurs ou des marchands. Plus spontanée, plus diffuse aussi, la rumeur, ce « plus vieux media du monde », pose d'autres problèmes : comment naît-elle ? se propage-t-elle ? quel en est le contenu ? quelle place joue-t-elle dans le jeu politique, et plus largement dans le corps social ? L'étude des réseaux de communication mène ainsi de la rue à l'échoppe, des relais de chevaux mongols aux coursiers des rois et des papes. Elle nous fait parcourir le monde médiéval, de la Chine à l'Égypte, de Rome à Venise et des Balkans à la Catalogne, sans oublier le royaume de France divisé et meurtri par la guerre de Cent Ans.

  • Cet ouvrage analyse les rumeurs sous un angle inédit, celui de la politique. Prenant le parti de faire une "sociologie compréhensive" des rumeurs politiques, l'auteur se place au niveau des interactions institutionnalisées ou non, lorsque les acteurs sociaux échangent ces informations "politiques" plus que douteuses quant à leur véracité. Ces échanges traduisent un mode de contournement des contraintes qui pèsent sur la prise de parole en public. Cet ouvrage est le premier ouvrage francophone consacré aux rumeurs politiques, il propose une analyse des phénomènes d'information dans les sociétés modernes.

  • Un « impôt sur les imbéciles », une « friponnerie », un « jeu cruel », un « fléau inventé par le despotisme »... Les hommes des Lumières n'avaient pas de mots assez durs pour dénoncer la loterie royale, une institution que tous les États européens ont mis sur pied au xviiie siècle. Les souverains encourageaient donc la passion du jeu, l'oisiveté, et captaient sans vergogne l'épargne de leurs sujets ? Faire croire que l'on gagne, tandis que l'on perd toujours, n'était-ce pas le propre d'un État corrompu ? Ou bien doit-on plutôt considérer la loterie royale comme un outil d'ingénierie financière, le fruit d'une nouvelle rationalité publique ? La loterie est incompatible avec le secret de la finance, encore défendu par les doctrines absolutismes du pouvoir. Son succès s'appuie nécessairement sur les gazettes, la publicité, la transparence, tant de la roue de la fortune hissée sur une estrade, que des comptes, car tout soupçon de fraude doit être écarté. Pour la première fois, l'État s'expose à ne pas perdre la confiance du public. Les « calculateurs », - des plus savants, comme d'Alembert ou Condorcet, aux plus aventuriers comme le jacobite John Glover ou le vénitien Giacomo Casanova -, proposent des méthodes de gains qui garantissent un revenu permanent, tandis que la croissance du xviiie siècle permet le développement de l'épargne populaire. Voici donc que le hasard, combiné à l'abondance, génère un revenu public, un fonds de trésorerie que tous les souverains convoitent.

  • Tristan, un jeune garçon vivant dans la Clairière Oubliée, voit sa vie bouleversée le jour où son village est détruit par une organisation aux motifs inconnus. Ayant tout perdu, il quitte la Forêt Océane et découvre un monde saisi par la peur d'une rumeur vieille de dix ans : La guerre arrive... Il ne restera plus rien.

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