• Toni Morrison nous plonge dans l'Amérique des années 1950.
    « Home est un roman tout en retenue. Magistral. [...] Écrit dans un style percutant, il est d'une simplicité trompeuse. Ce conte au calme terrifiant regroupe tous les thèmes les plus explosifs que Morrison a déjà explorés. Elle n'a jamais fait preuve d'autant de concision. C'est pourtant dans cette concision qu'elle démontre toute l'étendue et la force de son écriture. »
    The Washington Post
    « Ce petit roman envoûtant est une sorte de pierre de Rosette de l'oeuvre de Toni Morrison. Il contient en essence tous les thèmes qui ont toujours alimenté son écriture. [...] Home est empreint d'une petite musique feutrée semblable à celle d'un quatuor, l'accord parfait entre pur naturalisme et fable. [...] Mme Morrison adopte un style tranchant qui lui permet de mettre en mots la vie quotidienne de ses personnages avec une précision poétique. »
    The New York Times

  • Chaque nuit, Pecola priait pour avoir des yeux bleus. Elle avait onze ans et personne ne l'avait jamais remarquée. Mais elle se disait que si elle avait des yeux bleus, tout serait différent. Elle serait si jolie que ses parents arrêteraient de se battre. Que son père ne boirait plus. Que son frère ne ferait plus de fugues. Si seulement elle était belle. Si seulement les gens la regardaient. Quand quelqu'un entra, la regarda enfin, c'était son père et il était saoul. Elle faisait la vaisselle. Il la viola sur le sol de la cuisine, partagé entre la haine et la tendresse. Tout aurait pu être différent pourtant si Cholly avait retrouvé son père, si Pauline avait eu une maison bien rangée comme elle les aimait, si Pecola avait eu les yeux bleus... Publié aux États-Unis en 1970, L'oeil le plus bleu est le premier roman de Toni Morrison, Prix Nobel 1993.

  • Mick, garçonne passionnée et ambitieuse, erre en solitaire dans les rues du sud profond des États-Unis, happée par la musique qui s'échappe des fenêtres. Au café de Biff, Mick observe John Singer, le fascinant muet au calme olympien. D'autres personnages aussi originaux qu'attachants évoluent autour d'eux, se croisent sans se rencontrer. Ils se regardent avec une curiosité pleine de tendresse face à la cruauté de la vie et à la pauvreté, portés par leurs rêves et leur soif de justice.

    « Au bout de quelque temps, Mick sut quelles maisons captaient les émissions qu'elle voulait entendre. Une maison, notamment, recevait tous les bons orchestres. Le soir, elle y venait, et se glissait dans le jardin obscur pour écouter. Cette maison était entourée de superbes massifs, et Mick s'asseyait sous un buisson près de la fenêtre. Et quand c'était terminé, elle restait dans le jardin, les mains dans les poches, à réfléchir longuement. » C. McC.

  • Née en 1917 dans le sud des États-Unis, orpheline arpentant les rues de Harlem, hantée par ses secrets d'enfance, Ella Fitzgerald a sacrifié sa vie au public et à la musique jusqu'à se fondre en elle. En témoignent ses scats endiablés, ses interprétations lumineuses et son art de l'improvisation. Elle est tout à la fois le swing des big bands, le bebop des clubs embrumés et les comédies musicales de Broadway. Elle a chanté en égale avec Louis Armstrong et Frank Sinatra, a donné leurs lettres de noblesse à des compositeurs comme Gershwin, Duke Ellington et même à la pop des Beatles. Dans une Amérique dévorée par le racisme, elle a fait entrer le jazz et les artistes noirs dans les lieux qui leur étaient interdits. L'importance de son oeuvre est à la fois musicale, patrimoniale et culturelle.

    Steven Jezo-Vannier, né en 1984, est un spécialiste de la contre-culture et de l'univers rock. Il a écrit plus d'une dizaine de livres publiés aux éditions Le mot et le reste, dont des essais (Respect, le rock au féminin, Contre-Culture(s)) et les biographies de Frank Sinatra, Grateful Dead, The Byrds ou Creedence Clearwater Revival.

  • Dans la Louisiane des années quarante, Jefferson, un jeune Noir, démuni et illettré, est accusé à tort d'avoir assassiné un Blanc. Au cours de son procès, il est bafoué et traité comme un animal par l'avocat commis d'office. Incapable de se défendre, il est condamné à mort. Commence alors un combat pour que Jefferson retrouve, aux yeux de tous mais surtout de lui-même, sa dignité humaine. Un combat mené par la marraine du condamné qui supplie l'instituteur Grant Wiggins de prendre en charge l'éducation de Jefferson. Un face à face entre deux hommes que tout oppose commence alors...

  • Dans ce récit autobiographique rédigé avec l'aide du journaliste Jim Haskins, Rosa Parks revient sur son enfance modeste et studieuse, son rejet du racisme et du sexisme. Elle évoque tour à tour ses diverses professions : couturière, aide-soignante, puis conseillère du représentant démocrate du Michigan, l'Afro-Américain John Conyers. Puis ses débuts dans le militantisme au côté de son mari Raymond Parks au sein de la NAACP, et son combat de toute une vie pour la justice et l'égalité des droits, et ce jusqu'à la « Million Man March », qui rassembla plus d'un million de Noirs à Washington en octobre 1995.

    Pour Rosa Parks, il ne faut jamais baisser la tête et oeuvrer pour la dignité et un monde meilleur, un combat à la portée de toutes et tous.

    Rosa Parks (née le 4 février 1913 en Alabama et morte le 24 octobre 2005 à Détroit), est une figure emblématique de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, ce qui lui valut le surnom de « mère du mouvement des droits civiques ».

    Elle est devenue célèbre le 1er décembre 1955, à Montgomery (Alabama) en refusant de céder sa place à un passager blanc dans l'autobus conduit par James F. Blake.

  • Smokey Dalton est de retour à Chicago, après l'été 1969 passé à chercher un refuge pour lui et pour son fils adoptif Jimmy. Il aspire à une seule chose : une vie paisible, dans laquelle il ne serait pas obligé de regarder sans cesse par-dessus son épaule pour vérifier s'il est suivi. Si sa relation avec Laura Hathaway est toujours aussi confuse, il a en revanche récupéré son boulot d'inspecteur d'immeubles pour la compagnie Sturdy. Le sort le rattrape lorsqu'il découvre emmurés plusieurs cadavres - blancs ou noirs ? - dans la cave d'une maison... À cela, ajoutons que le leader des Black Panthers lui demande d'enquêter sur les violences policières qui ont conduit à la mort de deux pacifistes noirs.
    Trop pour un seul homme, dites-vous ? Bien sûr que non : Smokey Dalton a de la ressource !

    Kris Nelscott est une auteure américaine prolifique récompensée par de nombreux prix prestigieux, et traduite dans une quinzaine de langues. Elle a déjà publié, à l'Aube, La Route de tous les dangers, À couper au couteau, Blanc sur noir, Les faiseurs d'ange et Que la guerre soit avec nous !

  •  Je suis noir, et forcément ça se voit. Du coup les Noirs que 
    je croise à Paris m'appellent « mon frère ». Le sommes
    nous vraiment ? Qu'ont en commun un Antillais, un 
    Sénégalais, et un Noir né dans le Xème arrondissement, 
    sinon la couleur à laquelle ils se plaignent d'être 
    constamment réduits ?J'oublie évidemment la généalogie qu'ils se sont forgée, 
    celle du malheur et de l'humiliation - traite négrière, 
    colonisation, conditions de vie des immigrés... Car par-
    delà la peau, ce qui les réunit, ce sont leurs sanglots.Je ne conteste pas les souffrances qu'ont subies et que 
    subissent encore les Noirs. Je conteste la tendance à 
    ériger ces souffrances en signes d'identité. Je suis né 
    au Congo Brazzaville, j'ai étudié en France, j'enseigne 
    désormais en Californie. Je suis noir, muni d'un passe-
    port français et d'une carte verte. Qui suis-je ? J'aurais 
    bien du mal à le dire. Mais je refuse de me défi nir par 
    les larmes et le ressentiment.                                                                                A.M.Alain Mabanckou, prix Renaudot pour Mémoires de 
    porc-épic (Le Seuil, 2006), est l'auteur chez Fayard de 
    Lettre à Jimmy (2007).

  • Nous sommes en 1969, quelques mois après l'assassinat de Martin Luther King. Smokey Dalton se retrouve lancé sur les traces de Daniel Kirkland, boursier à l'université de Yale, qui a disparu alors que la contestation étudiante se développe en pleine guerre du Viêt-nam. Dalton ne se sent plus en sécurité à Chicago où les gangs font régner la terreur. Se rendre à Yale avec son fils ­Jimmy, alors que commencent les vacances d'été, lui paraît donc une excellente idée. Mais très vite, le voyage se trans­forme en lente et inévitable descente aux ­enfers...

    Kris Nelscott, Américaine, est une auteure prolifique récompensée par de nombreux prix prestigieux, et traduite dans une quinzaine de langues. Elle a déjà publié, à l'Aube, La Route de tous les dangers, À couper au couteau, Blanc sur noir et Les faiseurs d'ange.

  • La communauté noire de Memphis est à cran. À quelques semaines de l'assassinat de Martin Luther King, le détective privé Smokey Dalton pressent le pire. Alors que la ville est sous tension, Laura Hathaway, jeune femme blanche de bonne famille, débarque dans son bureau. Elle voudrait comprendre : comment sa mère a-t-elle bien pu lui laisser une partie de son héritage, à lui, un « nègre » ?

    Kris Nelscott (pseudonyme), née en 1960, a été récompensée par de nombreux prix. Son oeuvre est traduite dans une quinzaine de langues. À couper au couteau est le premier volume d'une série consacrée au personnage de Smokey Dalton, initialement publiée à l'Aube avant d'être reprise par Points. En 2018, l'Aube reprend cette série depuis le début et poursuivra avec les titres inédits.

  • L'assassinat de Martin Luther King n'en finit pas de hanter la vie de Smokey Dalton, enquêteur privé noir-américain. Poursuivi par plusieurs agences gouvernementales, il a dû quitter son Sud natal pour se réfugier à Chicago où il tente de protéger Jimmy, 10 ans, seul témoin de l'assassinat du leader des droits civiques. Ne pouvant compter que sur lui-même, Dalton se forge une nouvelle identité en faisant passer l'enfant pour son fils. Il accepte un emploi d'agent de sécurité dans l'hôtel où doit se réunir le parti démocrate pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. Or, au cours de cet été 1968, la contestation contre la guerre du Viêt-nam fait rage et la convention démocrate tourne vite au carnage entre manifestants pacifistes et forces de l'ordre...

    Kris Nelscott (pseudonyme), née en 1960, a été récompensée par de nombreux prix. Son oeuvre est traduite dans une quinzaine de langues. À couper au couteau est le deuxième volume d'une série consacrée au personnage de Smokey Dalton, initialement publiée à l'Aube avant d'être reprise par Points. En 2018, l'Aube relance cette série depuis le début et poursuivra avec les titres inédits.

  • Quel touriste étranger n'associe pas La Vie en rose à la France, qui ne s'est pas imaginé à Rome en écoutant Ti amo ou en Espagne avec La Macarena ? Ces mélodies populaires sont tellement ancrées dans l'imaginaire collectif qu'elles ne sont plus les icônes du répertoire de leur interprète, celui-ci se dissolvant au profit d'une voix nationale, mais deviennent le symboles de la nation, son porte-parole. À travers trois chansons issues de la folk américaine, Greil Marcus lève le voile sur trois facettes d'une seule nation. Selon lui, elles permettent de définir la mentalité américaine. Par ces trois morceaux on découvre non seulement trois manières de parler des USA, mais aussi trois nations à l'intérieur de ceux-ci, chacune avec son histoire secrète, ses traditions et sa culture oubliées.

    Greil Marcus est le plus célèbre rock critic américain. Spécialiste de la pop culture outre-atlantique, il est l'auteur d'ouvrages qui mettent au jour les liens souterrains unissant les mouvements artistiques et musicaux et les événements, parfois séparés de plusieurs siècles. Collaborateur régulier à Rolling Stone Magazine et Creem, cet intellectuel mélomane est également un conférencier aux quatre coins du monde. Il est l'auteur de Lipstick Traces (Allia, 1998) et de Dead Elvis (Allia, 2003).

  • Pendant longtemps, les femmes, reléguées au seul rôle d'épouse et de mère, ont vécu dans l'ombre des hommes. Mais, dès l'Antiquité, des figures emblématiques, qu'elles soient de puissantes reines ou de simples ouvrières, se sont élevées contre cette injustice. Cléopâtre, Jeanne d'Arc, Ching Shih, Mary Shelley, Ada Lovelace, Marie Curie, Coco Chanel, Annette Kellerman, Amelia Earhart, Frida Kahlo, Anne Frank, Rosa Parks. Voici le récit de la vie de ces douze femmes d'exception qui ont lutté pour aller au bout de leurs convictions, malgré les modèles imposés par la société.

  • La vie dans le Chicago des années 1960 ressemble à une balade sur le fil d'un rasoir. Les Blancs considèrent l'émancipation des Afro-Américains comme une maladie contagieuse - et mortelle. De leur côté, de nombreux jeunes Noirs du ghetto ne rêvent que de révolution violente. C'est dans ce contexte que plusieurs personnes sont tuées dans le quartier où Smokey et Jimmy essaient de reconstruire leur vie, attirant inévitablement le regard inquisiteur des flics. À première vue, rien ne relie ces meurtres. Mais il est facile d'y deviner la ligne invisible tracée par les Blancs pour tenter de contenir l'avancée des Noirs enrichis qui commencent à migrer vers des quartiers plus chic... et plus sûrs.

    Kris Nelscott (pseudonyme), née en 1960, a été récompensée par de nombreux prix. Son oeuvre est traduite dans une quinzaine de langues. La route de tous les dangers est le premier volume d'une série consacrée au personnage de Smokey Dalton, initialement publiée à l'Aube avant d'être reprise par Points. En 2018, l'Aube relance cette série depuis le début et poursuivra avec les titres inédits.

  • Smokey Dalton, un très bel homme qui fait tourner la tête de ces dames (et pas que des Noires...), a fui Memphis pour protéger son fils adoptif, Jimmy, seul témoin à avoir réellement vu l'assassin de Martin Luther King, et donc énergiquement recherché depuis par le FBI. Sous une fausse identité, il vit maintenant à Chicago où il exerce divers petits métiers. Un soir, alors qu'il rentre chez lui accompagné de la jolie Laura Hathaway, seule Blanche à avoir assisté au gala donné par Ella Fitzgerald en faveur des enfants orphelins de la communauté noire, il entend des gémissements venant de l'appartement de sa voisine, Marvella...

    Kris Nelscott poursuit, avec les Faiseurs d'anges, le récit des formidables enquêtes de son héros, qui débutent en 1968 avec la tragique disparition du leader de la communauté noire américaine. Cette fois, elle évoque un autre drame : celui des avortements, formellement interdits, qui se terminent à l'hôpital.

    Une nouvelle fois, le lecteur suit avec passion, sur fond historique de l'Amérique de la fin des années 1960, confrontée à ses éternels démons que sont le racisme, l'apartheid et la pauvreté, les aventures de Smokey Dalton, éblouissant d'intelligence et... d'humanité.

    Kris Nelscott, Américaine, est un auteur prolifique récompensé par de nombreux prix prestigieux, et publié dans une quinzaine de langues. Elle a déjà publié, à l'Aube, La Route de tous les dangers, À couper au couteau et Blanc sur noir.

  • Paru en 1964, cet essai fit l'effet d'une bombe. L'auteur y dénonce le mythe qui fait de la capitale péruvienne une terre promise et une ville parfaite. Selon lui, par des politiques culturelles, artistiques, architecturales et sociales, le passé colonial serait célébré, marginalisant l'histoire péruvienne. Cette réécriture de l'histoire permettrait aux élites sociales d'assurer leur suprématie sur les classes populaires, et de justifier la discrimination qu'elles subissent. Des pratiques qui rappellent certains mouvements et dirigeants du siècle dernier voire actuel. Mais ici, au fil des pages, c'est une ville tout autre qui se laisse entrevoir et remet en question un Pérou qui renie ses origines, son passé et son identité propres. Avec une postface de Mario Vargas Llosa.

  • Il a crié «Fils» et il lui a tiré dessus, en plein tribunal. Puis le vieux Brady a demandé que le shérif lui laisse deux heures, et il est parti. Si tout le monde connaît les faits ici, à Bayonne, en Louisiane, ils sont peu nombreux à pouvoir les expliquer. Sauf peut-être les vieux du salon de coiffure qui passent leur journée à discuter... Eux connaissent Brady, l'homme qui fouettait les enfants, et savent bien pourquoi il agissait ainsi autrefois. Pour eux tout est clair, mais il faudra que le narrateur, jeune reporter au journal local, passe la journée à les écouter pour comprendre. Et pour que se dessine le portrait d'un homme au passé et à la personnalité complexes, et d'une communauté noire confrontée depuis toujours aux mêmes difficultés... Un récit plein de verve et d'humanité.

  • Les difficultés de logement, récurrentes depuis plusieurs décennies en France, ont placé l'habitat social au coeur du débat public, ce qui n'a pas manqué de susciter approximations, croyances et idées reçues. Les logements sociaux seraient ainsi pour les pauvres, ils seraient également un repère de délinquants qui zonent entre des barres et des tours délabrées, etc.
    Pourtant, créées au début du XXe siècle, les HBM, devenues HLM en 1950, hébergent aujourd'hui plus de 10 millions de personnes dans près de 4,6 millions de logements. C'est dire si le logement social s'est développé et diversifié ! Partant des idées reçues les plus courantes, cet ouvrage permet au lecteur de mieux comprendre cet univers complexe du logement social au travers de statistiques, d'analyses précises et de témoignages factuels, fruits de nombreuses années de recherche des auteurs sur ce sujet.

  • Ils sont porteurs de valises, manutentionnaires, boxeurs, mais aussi avocats ou musiciens de jazz. Tous Noirs
    américains. Le 15e régiment d'infanterie de la garde nationale de New York, créé en 1916 à Harlem, est une équipée de choc, composée de 2 000 soldats et de quelques officiers noirs, menés par une poignée de hauts gradés blancs idéalistes. Par leur engagement dans la guerre mondiale, ils entendent briser la logique de ségrégation et prouver leur valeur humaine sur les champs de bataille.
    Le 1er janvier 1918, ils débarquent à Brest en entonnant une Marseillaise jazz, prêts à se battre. D'abord relégué aux travaux manuels, ce régiment atypique, rebaptisé 369e RIUS, combattra à une seule condition : sous commandement français, intégré aux poilus, évitant ainsi à l'US Army le mélange des couleurs dans ses rangs. Surnommés « Hellfi ghters » par les Allemands, ils multiplieront les faits d'armes dans les tranchées de la Marne. La Grande Guerre sera-t-elle le tremplin espéré vers leur reconnaissance ?
    Thomas Saintourens raconte pour la première fois en France la formidable épopée de ces oubliés de l'Histoire. James Europe, le grand chef d'orchestre, fait vibrer la France au rythme du jazz, le peintre Horace Pippin croque dans ses carnets de bord la vie dans les tranchées et Henry Johnson, le modeste porteur de valises d'Albany, gagne le surnom de « Black Death » après une bataille héroïque. Si le 369e reçoit les plus hautes décorations françaises, l'Amérique blanche, elle, oubliera ses héros, pourtant dignes d'un fi lm
    d'Hollywood.

  • Le constat des auteures de cet ouvrage est sans appel : la discrimination coûte très cher à la société française. Dix

  • Pour François Ascher, professeur à lInstitut Français dUrbanisme, nous sommes à laube dune troisième révolution urbaine, après celle de la ville classique et celle de la ville industrielle. La société post-moderne (ou encore hypertexte), marquée par un usage accru des sciences et des techniques mais aussi le développement du risque, ainsi que par une individualisation plus poussée, voit apparaître une diversification des liens sociaux, plus fragiles mais aussi plus nombreux. Une tendance à la métapolisation est partout observable, qui résulte de lapprofondissement de la division du travail à léchelle mondiale. Lusage des TIC (technologies de linformation et de la communication) ne réduit pas la mobilité mais la transforme. Les conséquences en sont une individualisation des espace-temps et lapparition de nouvelles formes de ségrégations sociales.Ces changements sociaux représentent un défi pour lurbanisme, qui doit prendre acte du brouillage des distinctions entre villes et campagnes, entre public et privé ; et accompagner la réflexion visant à reconcevoir les services publics et équipements collectifs en sadaptant aux nouveaux besoins. Pour cela, une stratégie par projets sera préférable à la planification traditionnelle.

  • Si la carte scolaire fait l'objet d'un débat si vif en France, c'est qu'elle cristallise des enjeux fondamentaux. Censée répartir les élèves en fonction de leur lieu de résidence, elle peine à remplir son objectif de mixité, et contribue parfois à renforcer la ségrégation. Ce débat est donc aussi celui de la possibilité de maintenir la mixité comme horizon pertinent des politiques urbaines et scolaires.
    À partir d'une étude de la banlieue ouest de Paris, l'auteur propose une analyse détaillée des contextes urbains et scolaires dans lesquels évoluent les ménages. Il en ressort une image plus complexe que celle des seules pratiques d'évitement des classes moyennes. L'offre et la carte scolaires concernent de façon profondément inégalitaire les différentes classes sociales, au profit des classes supérieures.
    La question n'est donc pas d'être pour ou contre la carte scolaire, mais d'éclairer les mécanismes en jeu. Qui a intérêt à la ségrégation urbaine et scolaire ? Qui sont les perdants et les gagnants de l'application de la carte scolaire ? Qui a intérêt à son abandon ?
    Ce livre plaide pour une réforme profonde de ce dispositif. Mais maintenir un objectif de mixité est aussi un choix politique au sens fort, engageant une vision de la société et de son devenir. L'auteur entend en préciser les enjeux et les effets sur la cohésion sociale.

  • Les Noirs américains : de l'esclavage à Black Lives Matter Nouv.

    Le 25 mai 2020 à Minneapolis, l'homicide d'un homme noir par un policier blanc suscite des manifestations géantes dans l'ensemble des États-Unis. En quelques jours, « Black Lives Matter » devient un slogan universel, tout en inscrivant son action dans la longue histoire des luttes politiques des Noirs américains.
    L'histoire des Africains-Américains, nous rappelle Pap Ndiaye, est marquée au fer rouge par l'esclavage, la ségrégation et les
    violences raciales. Sans oublier les résistances, les victoires remportées dans la douleur et les cultures artistiques d'une richesse inouïe, notamment les spirituals, le gospel et le jazz.
    De la révolte de Nat Turner en 1831 à l'abolition de l'esclavage en 1865, des lois qui imposent la ségrégation et la privation du droit de vote dans le Sud des États-Unis au fameux I Have a Dream de Martin Luther King, du mouvement Black Power à l'élection de Barack Obama, l'auteur analyse les combats, les conquêtes et les espoirs vécus par les Noirs américains depuis deux siècles.

  • Les prescrits

    Arnaud Elysiem

    2058. Dans une société où le vieillissement démographique pose des problèmes insolubles, le gouvernement met en place un programme appelé LIVOVI (pour Limitation Volontaire de la durée de Vie). Ceux qui acceptent d'y souscrire reçoivent une compensation financière en contrepartie de la limitation de leur durée de vie. Si à court terme cette aide permet aux prescrits de sortir de l'impasse, ils découvrent l'angoisse d'une existence dont la limite a été fixée.Paul, contraint d'adhérer au programme quelques années auparavant, va basculer dans la clandestinité pour essayer d'échapper à son retrait. Aidé par Eliah, une jeune femme mystérieuse et volontaire, il va tout faire pour tromper la vigilance du gouvernement central et disparaître. Au terme d'une course-poursuite haletante dans le réseau aérien de monorail, il découvre une petite communauté de clandestins cachés sous terre...

    Cette anticipation littéraire fait résonner une fiction à l'intrigue captivante avec des thèmes sociétaux actuels. Les prescrits, le premier roman d'Arnaud Elysiem vous tiendra en haleine jusqu'à la dernière page.

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