• Positions

    Jacques Derrida

    • Minuit
    • 25 Février 2016

    « Ces trois entretiens, les seuls auxquels j'aie jamais pris part, concernent des publications en cours. Ils forment sans doute, de la part de mes interlocuteurs comme de la mienne, le geste d'une interprétation active. Déterminée, datée, c'est la lecture d'un travail dans lequel je me trouve engagé : qui ne m'est donc pas plus propre qu'il ne demeure ici arrêté. Telle situation se donne aussi à lire. Elle a commandé ces échanges dans leur fait, dans leur contenu et la forme de leurs énoncés. Aucune modification ne devrait donc y être apportée. »
    J. D., mai 1972

  • L'héritier

    Josst de Vries

    Un tour de force littéraire éblouissant. Peut-on se jouer de l'identité ? La frontière avec l'imposture est-elle si éloignée ?
    Quand il apprend le décès de son mentor Josip Brik, le philosophe spécialiste du métadiscours sur Hitler, Friso de Vos est anéanti. Profitant de sa détresse, un certain Philip de Vries, inconnu total, occupe alors le devant de la scène, multiplie les apparitions télévisées et devient le successeur de Brik aux yeux du monde entier.
    Refusant de se laisser reléguer au second plan, Friso se rend à Vienne pour un colloque, bien décidé à montrer qu'il est le seul vrai connaisseur de l'oeuvre de Brik et son unique dauphin. Mais quand on le confond avec l'imposteur, Friso décide de se prêter au jeu.
    Se jouant de la culture universitaire, mêlant références littéraires et culture pop, le roman nous entraîne dans l'univers de l'intelligentsia internationale où la réalité compte moins que ce qu'on en dit. Une satire universitaire cinglante, un conte absurde extrêmement érudit.
    Joost de Vries nous offre un grand roman, avec des scènes en miroir ou en poupées russes, des jeux d'identité en cascade, un nombre incroyable de références historiques et littéraires. Un conte absurde extrêmement érudit, fin, intelligent et maîtrisé.
    " Quand le plus grand talent se trouve chez le plus jeune des auteurs... Ironique, postmoderne, raffiné et intellectuel comme seule la bonne littérature peut l'être. Un écrivain qui peut tout emporter sur son passage. "

    NRC Handelsblad

    " Un roman de classe internationale. "

    Le jury du Golden Book Owl
    " La force de ce roman réside dans le naturel avec lequel Joost de Vries nous entraîne dans un conte absurde où sa plume frivole et imagée nous porte jusqu'à une conclusion réussie. "

    8 Weekly

    Salué par le Golden Book Owl 2014 (plus grand prix de littérature flamande)

  • Au début du XIVe siècle, Guillaume d'Ockham assigna à la philosophie une tâche nouvelle, dont elle a encore à s'acquitter : penser la singularité de chaque chose, décrire depuis ce point irréductible le contenu de l'expérience et le fonctionnement du langage. Pour cerner ce projet, on propose ici une interprétation systématique de la pensée d'Ockham.
    En affirmant résolument leur singularité, il cherche dans les choses mêmes un point de départ modeste pour la philosophie. C'est le projet d'une ontologie réduite à sa plus simple expression. Il demande à l'expérience de montrer comment cet arbre, cette pierre devient pour nous l'élément d'une série - les arbres, les pierres. C'est le projet d'un empirisme. Il demande au langage de montrer que l'on peut, fût-ce par des termes généraux, signifier des choses singulières, afin d'analyser la référence sous toutes ses formes. C'est le projet d'un nominalisme.
    Singularité, sérialité, référence : trois faits fondateurs et trois questions à nouveau ouvertes. Qu'est-ce que le singulier ? Comment, autour de lui, constituer des séries ? Comment le signifier ?

    Cet ouvrage est paru en 1989.

  • "Nous vivons depuis Ferdinand de Saussure avec une idée reçue : le signe est composé de deux éléments indissociables, un signifié et un signifiant.
    Louis-Jean Calvet, appelant à la barre des témoins aussi différents que Jacques Lacan, Bobby Lapointe, Louis Wolfson, Roman Jakobson, Georges Brassens, Sigmund Freud, Léo Ferré, Roland Barthes ou Bénabar, mène ici une enquête en quête du sens. Interrogeant lapsus et discours politiques, chansons, étymologies populaires, métaphores et métonymies, l'auteur ratisse le champ du signe pour tenter de répondre à deux questions, l'une sémiologique (comment se constitue un système de signes ?) et l'autre herméneutique (comment se construit le sens ?).
    Un roman policier au royaume des sens."

  • Marie-Christine fait une maîtrise en littérature portant sur un essai hermétique de Roland Barthes, une étude sémiologique consacrée à l'analyse d'une nouvelle de Balzac. Mais elle se perd dans les méandres d'une recherche absconse qui ne la mène apparemment nulle part.

    Surmenée, seule, malheureuse, inquiète, névrosée, prise d'un vertige existentiel, Marie-Christine se regarde sombrer peu à peu. « La folie est le début du non-être. Seul le fantasme est vrai. Je suis devenue une folle qui raisonne sa folie », estime-t-elle. Des visions, des voix sèment le trouble dans son esprit. Elle se sent entourée de danger, les autres deviennent ses ennemis, le mal est partout, les méchants envahissent le monde.

    Elle trouve néanmoins réconfort, amitié et compréhension auprès d'un petit groupe de marginaux « qui voient Dieu », mais elle va être entraînée avec eux dans un drame affreux, où se mêlent réalité et faux-semblants, hallucinations et psychédélisme, mythologie et ésotérisme.

    Un voyage aux confins de la folie et de la schizophrénie.

  • Dans un langage clair et concis, l'auteure présente les concepts clés de la perception sensorielle et redéfinit les mécanismes de base dans la construction des images visuelles.

  • "Le capitaine Alonzo Lopez de Avila s'était emparé pendant la guerre d'une jeune Indienne, une femme belle et gracieuse. Elle avait promis à son mari craignant qu'on ne le tuât à la guerre de n'appartenir à aucun autre que lui, et ainsi nulle persuasion ne put l'empêcher de quitter la vie plutôt que de se laisser flétrir par un autre homme ; c'est pourquoi on la livra aux chiens." (Diego de Landa, Relation des choses de Yucatan, 32)
    J'écris ce livre pour essayer de faire en sorte qu'on n'oublie pas ce récit, et mille autres pareils. A la question : comment se comporter à l'égard d'autrui ? je ne trouve pas moyen de répondre autrement qu'en racontant une histoire exemplaire, celle de la découverte et de la conquête de l'Amérique. En même temps, cette recherche éthique est une réflexion sur les signes, l'interprétation et la communication : car le sémiotique ne peut être pensé hors du rapport à l'autre.
    T. T.

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