• Aussi importante et symbolique aux États-Unis que les notions de liberté et d'égalité en France, la self-reliance renvoie non seulement à la confiance en soi mais aussi à l'autonomie de l'individu. L'âme est active : elle recourt à son propre jugement et dévoile un non-conformisme, aussi farouche que vital. Emerson invite à se fier au présent, "de toujours vivre dans un jour neuf". Cette confiance active en soi opère aussi bien sur le plan affectif que sur le plan pratique. Pétri de formules vivifiantes, cet ouvrage inclassable est une invitation salutaire à compter sur soi. Non par pur individualisme, bien au contraire. Et c'est là que la philosophie peut encore agir.

    Ralph Waldo Emerson (1803-1882) a été l'une des premières grandes figures intellectuelles des États-Unis et a exercé une influence profonde sur la littérature et la philosophie américaines. Son oeuvre offre une synthèse parfaite des besoins, espérances, aspirations et idéaux de l'Amérique du XIXe siècle. Ses conférences et ses essais ont aussi bien marqué ses compatriotes, de Thoreau à Obama, que des esprits aussi différents que Nietzsche, Bergson ou Proust, qui le lisait "avec ivresse".

  • Considéré aujourd'hui comme une oeuvre majeure dans l'histoire de la pensée, le Traité de la nature humaine passa inaperçu au moment de sa parution en 1739. David Hume le dit tombé "mort né des presses" et tient sa forme pour responsable de son échec. Qu'à cela ne tienne, il en rédige sous couvert d'anonymat un Abrégé qu'il destine à la critique. Prêt à défendre coûte que coûte ses idées nouvelles, il y clarifie non seulement son Traité mais en dégage en quelques pages les questions centrales : la nature des idées, le lien de causalité et la question du libre-arbitre. Surtout, il y traite de manière originale et approfondie de la notion de croyance.Paru en 1740, il n'est remis à la disposition du public qu'en 1938. Si l'histoire démentira l'insuccès du Traité, l'Abrégé du Traité de la nature humaine est un texte clé pour en saisir l'ampleur et la modernité.

  • Aurore

    Friedrich Nietzsche

    Dans Aurore (1881), Nietzsche poursuit l'entreprise de critique radicale de la morale commencée dans Humain, trop humain, et pose ainsi les jalons d'un projet philosophique dont ses dernières oeuvres, de Par-delà bien et mal à Ecce homo, seront le couronnement.
    Le philosophe s'impose ici comme un travailleur des ténèbres, forant le fond de la civilisation pour mettre au jour les origines plus ou moins nobles des idéaux, des croyances et des moeurs, saper les fondements de la morale et faire vaciller nos certitudes. Prônant la libération de la pensée, il en appelle à l'affirmation de nouvelles valeurs. Et il nous montre, à travers cette série de fragments placés sous le signe de la belle humeur, que l'étonnement et le scepticisme sont au principe de toute philosophie : « Un livre comme celui-ci n'est pas fait pour être lu d'un seul tenant ou à voix haute, mais pour être consulté, notamment en promenade ou en voyage. On doit pouvoir sans cesse y mettre le nez, puis le relever, et ne plus rien trouver d'habituel autour de soi. » © Flammarion, Paris, 2012 Couverture : Virginie Berthemet © VO : Morgenröte - Gedanken über die moralischen VorurteileFlammarion

  • La pensée de l'éternel retour a inspiré à Nietzsche certaines de ses pages les plus saisissantes. C'est dans ses très nombreux fragments posthumes que, pendant près de dix ans, il a développé, repris et approfondi cette idée. Afin de permettre un accès aisé à ces textes, la présente édition réunit, pour la première fois, un choix des fragments les plus significatifs se rattachant à ce thème.

    À l'âge de 19 ans, Friederich Nietzsche (1844-1900) est bouleversé par la lecture du Monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer. Afin de se rapprocher de Wagner, il devient professeur de philologie grecque à Bâle. En 1871, il publie La Naissance de la tragédie. À compter de 1879, frappé par la maladie, il entame une vie d'errances. L'hypothèse de l'éternel Retour, vécu dans l'instant, naît dans son esprit. En 1883, il entame la rédaction de Ainsi parlait Zarathoustra.

  • Pour le philosophe du XVIIIè siècle, toute expérience nouvelle est occasion de réflexion sur l'homme.Un aveugle, opéré, recouvre la vue. Diderot aussitôt mène l'enquête. Comment le patient s'éveille-t-il à de nouvelles sensations ? Ne peut-on, grâce à ce cas particulier, découvrir comment l'esprit humain acquiert sa connaissance du monde ? Diderot va plus loin ; la morale, la religion même ne dépendent-elles pas des perceptions ? Dieu existe-t-il pour un aveugle ? Il va trop loin ! La Lettre sur les aveugles paraît en juin 1749. En juillet, l'ouvrage est censuré, son auteur emprisonné. Si la Lettre sur les aveugles n'a plus aujourd'hui la même portée subversive, elle demeure un étincelant modèle de subtilité dialectique, un chef-d'oeuvre de style et d'esprit.
    Présentation et notes par Catherine Bouttier-Couqueberg.

  • Acheve en 1440, La Docte Ignorance du cardinal Nicolas de Cues fait partie de ces livres qui ont profondment modifi le destin de la philosophie. Tirant les leons la fois de l'illimitation du monde et de l'clatement de la chrtient, il propose une singulire mthode de connaissance qui, par tout un jeu de concidences des opposs, de conjectures et d'approximations, dfie les savoirs traditionnels et leurs certitudes dmonstratives pour mieux penser l'infini et conjurer le scepticisme auquel il peut conduire. Conjuguant thologie, physique, mtaphysique et mathmatiques, l'ouvrage russit concilier la dignit de l'homme et l'univers infini de la nouvelle cosmologie. partir de la tradition noplatonicienne et de l'cole mystique rhnane dont il s'est nourri, Nicolas de Cues, qui inspira des penseurs aussi diffrents que Giordano Bruno, Pascal et Leibniz, prend ainsi dfinitivement cong des vieilles mtaphysiques de la cration pour jeter les fondements de la modernit.

  • Les Académiques ; Academica

    Cicéron

    Ce traité de Cicéron est le manifeste le plus talentueux que l´Antiquité nous ait légué en faveur de l´Académie sceptique. Il est en effet une source indispensable pour l´histoire de la philosophie grecque : sans lui, nous ne saurions presque rien de philosophes aussi importants qu´Arcésilas, Carnéade, Philon de Larissa et Antiochus d´Ascalon. Mais il est non moins intéressant par l´acribie, et parfois la passion, avec laquelle Cicéron défend le « scepticisme » de la Nouvelle Académie face aux arguments des dogmatiques en faveur de la « perception » objective des phénomènes. Loin de se contenter d´exposer le statut des diverses questions d´après des doxographies, Cicéron tente de cerner les véritables enjeux philosophiques et scientifiques des positions académiciennes face à celles des Stoïciens.
    La présente traduction française de cette édition bilingue est la première traduction complète depuis les années 1930.

  • Lucien est né vers 120 après J.-C., à Samosate, aux confins de l'Empire romain, alors à l'apogée de sa puissance. Très vite, il abandonne sa langue natale, sans doute l'araméen, pour embrasser la culture grecque. Devenu un brillant orateur, il voyage dans le Bassin méditerranéen, où son éloquence mordante lui vaut fortune et gloire. Malgré les siècles qui nous séparent de lui, son scepticisme désabusé, son refus des fanatismes, de la superstition, des faux prophètes, des cultes irrationnels, des maîtres à penser qui manipulent la jeunesse, sont d'une actualité brûlante. Le regard qu'il porte sur la société est très noir : il voit avec dégoût triompher convoitise, cruauté, servilité, vulgarité... Satiriste dans l'âme, il stigmatise l'hypocrisie sous toutes ses formes. Son humour est dévastateur, qu'il caricature coquettes, pédants, gloutons, débauchés, ou misanthropes. Le rire, cruel ou bon enfant, est toujours présent, notamment quand il revisite la mythologie traditionnelle et campe des dieux bougons, colériques, jaloux... Ses voyages fantaisistes sur la lune, au fond des Enfers ou dans le ventre d'une baleine, témoignent d'une imagination sans limite et sont d'une drôlerie irrésistible. Cette oeuvre si riche, qui joue de manière irrévérencieuse avec les modèles hérités de la Grèce classique, a inspiré les grands humanistes (Thomas More, Érasme, Rabelais, Cyrano de Bergerac, Fénelon, Fontenelle, Swift) et même certains peintres de la Renaissance. Comme Plutarque, mais à sa manière ironique, Lucien a été un des relais principaux entre l'Antiquité gréco-latine et nous. Cette traduction intégrale (à l'exception de quelques textes apocryphes, rejetés par la majorité des critiques), est la première en France depuis celle d'Émile Chambry, qui date de 1933-1934.
    Anne-Marie Ozanam est professeur de latin et de grec en première supérieure (khâgne). Elle a publié aux Belles Lettres, outre cinq recueils consacrés à Lucien, des traductions de César, Tacite et Alciphron, et aux éditions Gallimard, la traduction intégrale des Vies parallèles de Plutarque.

  • A la question d'un journaliste : Montaigne est-il le précurseur de l'amoralisme contemporain ?, Marcel Conche répond ainsi : "Il convient de distinguer trois choses, l'éthique, les morales collectives, la morale universelle. L'éthique, ou sagesse pratique, est l'art de vivre heureux. Les morales collectives sont aussi diverses que les collectivités. La morale universelle est celle des droits de l'homme. Montaigne en est le précurseur, l'anticipateur, le héraut. Il heurte de front la morale collective de son temps par son affirmation des droits universels de l'homme. La morale universelle fixe la limite, la borne qu'il met à son septicisme. Que l'homme doive respecter l'homme, cela ne se discute pas. La morale n'exige pas le sacrifice. L'homme a le droit de songer à soi, de vivre pour soi. L'éthique de Montaigne est une éthique du bonheur."

  • L'expérience grecque - notamment démocratique - par la diversité des points de vue et la pratique des débats qu'elle institua et promut, fut un extraordinaire incubateur d'idées, de préceptes et de doctrines en tous genres. Une habitude de l'examen et de la mise à l'épreuve des discours en est issue, un éthos critique, pourrait-on dire, dont nous participons nous-mêmes, qui nous a façonnés et qu'à notre manière nous perpétuons. Premier tome d'une trilogie consacrée à l'essor de L'Esprit critique dans l'Antiquité, Critique et licence dans la Grèce antique examine les différentes expressions de la pensée critique et de la licence dans la Grèce ancienne, de l'époque archaïque à la période hellénistique. Les principales facettes de la vie sociale, culturelle et intellectuelle s'y trouvent abordées, qu'il s'agisse de la religion et des différentes formes de rapport au culte et au sacré (section : Religion et approche critique du religieux) ; de la philosophie et de ses multiples investigations sur la nature et ses principes ordonnateurs, sur les sources possibles de la connaissance et la manière de bien raisonner et de bien argumenter (section : Savoir, paradoxes et scepticisme) ; des modes de vie à pratiquer individuellement, de même que des rapports à cultiver au sein de la Cité en tenant compte du caractère soit naturel, soit conventionnel des pratiques sociales, des institutions et des lois (section : Critique sociale et politique) ; ou qu'il s'agisse enfin de la littérature et du théâtre, et plus largement de la liberté non seulement de créer ou d'user de son franc-parler, mais aussi de penser et de vivre comme on le veut (section : Licence politique et licence artistique).

  • Ce livre parcourt les trois premiers livres philosophiques de Stanley Cavell (Dire et vouloir dire, La projection du monde et Sens de Walden) à la recherche des « catégories nouvelles » lui permettant de construire une « esthétique ordinaire » capable d'exprimer notre scepticisme, et non plus de s'en détourner ou de le répudier. Sa nouvelle réponse au scepticisme engage centralement la lecture d'oeuvres d'art modernistes (pièces de théâtre, oeuvres musicales, sculptures, peintures) et de films hollywoodiens et avant-gardistes où Cavell trouve des dépassements exemplaires de la tentation sceptique de succomber à la perte d'efficace des conventions traditionnelles, des manières nouvelles d'exprimer ce qui importe pour nous. Dans cette esthétique ordinaire, le cinéma joue un rôle privilégié : il nous apprend à reconnaître notre « scepticisme ordinaire », et nous réconcilie avec le monde et les autres.

  • Dans le vaste domaine de la philosophie, quelle est au juste la place, le lieu d'impact du septicisme ? Le septicisme se situe au niveau de ce que Descartes nomme "métaphysique" c'est-à-dire des "racines" mêmes de la philosophie. Métaphysique au sens large de discours touchant ce qui est au-delà de l'expérience, discours de la "totalité". Mais que comprend la "totalité des choses" et qui le sait ? Ainsi aux racines mêmes de la philosophie règne l'incertitude, mais cela n'empêche ement une réflexion philosophique. Le discours philosophique comporte trois moments : sceptique, pluraliste, thématique. Réflexion personnelle d'un philosophe expliquant le scepticisme tel qu'il le conçoit, ce livre est aussi une méditation jusqu'au coeur du doute, une exploration vertigineuse de nos illusions.

  • La question du scepticisme et de son sens fournit une vois d'accès privilégiée au texte des Dialogues. D'où l'intérêt de les lire du point de vue de leur rapport à ce que Hume définit comme un scepticisme mitigé. Il constitue la version humienne d'une conception ancienne du scepticisme authentique dont le sens est ainsi mis en jeu ainsi que la nature de la croyance en général et de la foi religieuse en particulier.

  • Sommaire: A.Legros "Que sais-je de Montaigne?"; J.O'Brien "Si avons nous une tres-douce medecine que la philosophie"; K.Sellevold "Phônai skeptikai et expressions modalisantes, ressemblances et différences"; A.Legros "Colloque pour voix sceptiques et parole(s) divine(s) entre librairie et 'Apologie'"; S.Giocanti "Quelle place pour Dieu au sein du discours sceptique de Montaigne?"; M.Habert "Aspects sceptiques de la traduction de Sebond"; J-C.Margolin "D'Erasme à Montaigne: l'écriture de l'opinion et la double voie de la croyance"; B.Pinchard "Humanisme de la chose, humanisme de la glose. Cajétan et Montaigne"; S.Geonget "Perplexité et scepticisme dans les Essais ou la souris et le ver à soie (III, i)"; O.Guerrier "Le champ du 'possible': de la jurisprudence aux Essais"; K.Almquist "Du prêt et de l'usufruit des images. Le droit de la propriété dans la pensée sceptique de Montaigne"; P.Desan "Montaigne et le doute judiciaire"; J-L.Viellard-Baron "Croire ou ne pas croire? Montaigne et la foi"; E.Naya "Le doute libérateur: préambules à une étude du discours fidéiste dans les Essais"; T.Gontier "L'essai et l'expérience. Le scepticisme de Montaigne par-delà le fidéisme"; N.Panichi "La raison sceptique comme figure de l'ethique"; A.Tournon "La question du Préteur"; J.Balsamo "La critique des dispositions testamentaires: un scepticisme peu philosophique; G.Defaux, "Montaigne et l'expérience: réflexions sur la naissance d'un philosophe sceptique - et 'impremedité'"; D.Brancher "'N'y plus ne moins que la rubarbe qui pousse hors les mauvaises humeurs': la rhubarbe au Purgatoire"; M-L.Demonet "Du jeton à l'éponge"
    A ceux qui cherchent sa "matière", Montaigne offre sa "manière"; ceux qui s'arrêtent à son style, il les renvoie à sa pensée. Terrain de la rencontre: l'art de douter et/ou de croire, le doute comme art et comme hygiène, le scepticisme comme écriture, le traitement que cette écriture fait subir aux trois grandes sciences de l'époque, théologique, juridique, médicale. Il est question dans ce volume, autour de Montaigne et avec lui, de Sextus Empiricus et de Diogène Laërce, de Raymond Sebond, d'Erasme, de Cajetan, de La Boétie, de Ponce Pilate et de Dieu, mais aussi de souris et de vers à soie, de rhubarbe purgative, de jurisprudence et de testaments; sans oublier les grand sujets attendus: éthique, raison et expérience, foi et "fidéisme", opinion et croyance... Quatre sections: traits (J. O'Brien, K. Sellevold, A. Legros, S. Giocanti, M. Habert), conférences (J.-C. Margolin, B. Pinchard, S. Geonget, O. Guerrier, K. Almquist, P. Desan), dogmes (J.-L- Vieillard-Baron, E. Naya, T. Gontier, N. Panichi), expériences (A. Tournon, J. Balsamo, G. Defaux, D. Brancher); avec une bibliographie générale et un index des noms.

  • Montaigne est-il seulement un philosophe sceptique comme on le présente généralement ? Les Essais sont d'abord une extraordinaire enquête sur la puissance de l'esprit que d'ailleurs Montaigne distingue soigneusement de la raison. Livré à lui-même, l'esprit invente, croit, divague... Comment régler cette puissance fantasque ? Les coutumes, la sagesse du corps, l'art de conférer offrent des réponses, mais le fond de l'esprit est "générosité", notion dont Montaigne mesure la féconde ambiguïté : l'éthique de la générosité limite le scepticisme, elle permet l'action parfois jusqu'à l'intransigeance s'il le faut. Le sujet propre de cet ouvrage est donc le rapport profond qui lie, chez Montaigne, la question du scepticisme et celle des règles de l'esprit. Il s'agit de mettre en lumière cette thèse philosophique fondamentale de Montaigne, en vérité presque jamais défendue, et de libérer sa pensée d'une réduction à la seule dimension sceptique.

  • Le manuscrit clandestin représente un genre très particulier de la communication philosophique et quelques 200 textes ont été répertoriés représentant environ 2000 copies datant de la fin du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. Le Theophrastus redivivus de 1659 fixe le modèle du traité philosophique clandestin : anonymat total, critique rationaliste de la religion et de la philosophie... Ces "traités" traversent toute une époque de transformations culturelles variées, ils sont marqués par le septicisme de Montaigne et de Bayle, le rationalisme de Descartes et Malebranche et autres influences philosophiques antérieures, tout en essayant des voies nouvelles, en mélangeant des parcours philosophiques souvent hétéroclites à la recherche d'une vérité cachée, d'une histoire à lire "entre les lignes".

  • Pour la majorité des Occidentaux, la philosophie antique se confond avec la philosophie grecque. C'est d'elle que nous avons appris quels problèmes méritaient de retenir l'attention de l'esprit attaché à saisir, derrière l'apparence des choses, l'essence qui en constitue la vérité. C'est d'elle que nous tenons les premiers préceptes de vertu et les racines de notre civilisation humaniste. Dans cet ouvrage, l'auteur traite des grands philosophes grecs qui ont façonné notre philosophie : Socrate, Platon, Aristote, puis de mouvements tels le stoïcisme, l'épicurisme et le septicisme.

  • Les Essais

    Michel De Montaigne

    Montaigne est l'auteur d'un seul livre. Ou presque. Qu'il n'a cessé de retravailler toute sa vie, à la différence de nos philosophes contemporains qui ne cessent de pondre des livres pour gagner de l'argent. L'idée derrière ces tentatives d'écriture? La connaissance de soi, la volonté de mener des exercices spirituels quotidiens pour parvenir à la vie heureuse. Contrairement à Descartes au siècle suivant, Montaigne ne cherche pas à se rendre comme maître et possesseur de la nature. C'est le souci de soi qui l'anime. L'amour, la mort, le désir, le changement de sexe, la jalousie, les passions tristes que sont la politique et le pouvoir, voilà ce sur quoi se penche Montaigne avec une simplicité déroutante. A mettre sur sa table de chevet, en bonne place, entre la bible et l'oreiller.

  • Montaigne est l'auteur d'un seul livre. Ou presque. Qu'il n'a cessé de retravailler toute sa vie, à la différence de nos philosophes contemporains qui ne cessent de pondre des livres pour gagner de l'argent.  L'idée derrière ces tentatives d'écriture? La connaissance de soi, la volonté de mener des exercices spirituels quotidiens pour parvenir à la vie heureuse. Contrairement à Descartes au siècle suivant, Montaigne ne cherche pas à se rendre comme maître et possesseur de la nature. C'est le souci de soi qui l'anime. L'amour, la mort, le désir, le changement de sexe, la jalousie, les passions tristes que sont la politique et le pouvoir, voilà ce sur quoi se penche Montaigne avec une simplicité déroutante.  A mettre sur sa table de chevet, en bonne place, entre la bible et l'oreiller.

  • Essais

    Michel De Montaigne

    Montaigne est l'auteur d'un seul livre. Ou presque. Qu'il n'a cessé de retravailler toute sa vie, à la différence de nos philosophes contemporains qui ne cessent de pondre des livres pour gagner de l'argent.  L'idée derrière ces tentatives d'écriture? La connaissance de soi, la volonté de mener des exercices spirituels quotidiens pour parvenir à la vie heureuse. Contrairement à Descartes au siècle suivant, Montaigne ne cherche pas à se rendre comme maître et possesseur de la nature. C'est le souci de soi qui l'anime. L'amour, la mort, le désir, le changement de sexe, la jalousie, les passions tristes que sont la politique et le pouvoir, voilà ce sur quoi se penche Montaigne avec une simplicité déroutante.  A mettre sur sa table de chevet, en bonne place, entre la bible et l'oreiller.

  • La modernité, dès ses débuts, attribue un rôle-clef aux passions : qu´elles soient hostiles à la Raison ou au contraire ses alliées, dangereuses ou fascinantes, elles marquent le rôle du corps, du désir, du langage et de l´imagination dans la nature de l´homme. La même époque voit se développer différentes variantes du matérialisme. Presque toutes réévaluent ce que la raison classique avait tendance à réprimer ou à considérer comme révélateur de la faiblesse humaine : le corps et tout ce qui, dans l´âme ou dans la société, porte les traces de l´activité et de la positivité du corps. On peut donc s´attendre à ce que les matérialistes fassent un sort particulier aux passions, à ce qu´ils y reconnaissent des lois et non pas seulement des manques ou des vices, à ce qu´ils essaient d´en repérer l´efficace dans l´ensemble des activités humaines. Encore faut-il se demander comment chaque matérialisme procède, par quelle configuration propre il rend compte de ces phénomènes ou comment il dévie les discours de la théorie classique pour les forcer à passer par les objets qui sont les siens. Plutôt que de supposer l´existence d´une théorie matérialiste unique, une enquête s´impose donc qui prenne en vue la diversité de ces auteurs, les situe dans leur contexte et repère les points d´inflexion que rencontre chez chacun d´entre eux cette problématique générale des passions qui semble avoir gouverné plusieurs siècles.

  • Comment décrire les principes de l'histoire économique ? Comment fixer des règles du jeu ? Comment faire la part du probable, de l'erreur ? Comment évoquer le rôle des personnalités créatrices ? Que sera cette histoire en 2050 ? Quels conseils donner aux jeunes chercheurs ? Dans ces quinze leçons Guy Thuillier cherche à répondre à ces questions difficiles et à montrer la complexité de cette histoire très technique, qui exige beaucoup de l'historien.

  • « Ma vie a été marquée par deux découvertes scientifiques inquiétantes : la fission de l'atome et l'élucidation de la chimie de l'hérédité. Dans un cas comme dans l'autre, c'est un noyau qui est maltraité : celui de l'atome et celui de la cellule. Dans un cas comme dans l'autre, j'ai le sentiment que la science a franchi une limite devant laquelle elle aurait dû reculer. » Dans son autobiographie, Erwin Chargaff apparaît comme un croyant sceptique : il croit en la nature, mais doute radicalement de la science d'aujourd'hui. Elle est devenue trop puissante, trop soumise aux exigences de la technologie, trop complexe et impénétrable. Scientifique, il sait de quoi il parle. Et il ne parle pas seulement avec l'autorité d'un spécialiste, mais aussi avec une âpreté critique et un amour de la polémique qui rappellent l'écrivain Karl Kraus, une des figures qui ont guidé sa vie.

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