Romans & Nouvelles

  • "Lorsqu'on a besoin d'étreinte pour être comblé dans ses lacunes, autour des épaules surtout, et dans le creux des reins, et que vous prenez trop conscience des deux bras qui vous manquent, un python de deux mètres vingt fait merveille. Gros-Câlin est capable de m'étreindre ainsi pendant des heures et des heures."
    Gros-Câlin paraît au Mercure de France en 1974. Il met en scène un employé de bureau qui, à défaut de trouver l'amour chez ses contemporains, s'éprend d'un python. L'auteur de ce premier roman, fable émouvante sur la solitude de l'homme moderne, est un certain Émile Ajar. On apprendra plus tard que derrière ce nom se cache le célèbre Romain Gary.
    L'histoire loufoque et touchante de Monsieur Cousin et de son python est racontée avec humour et tendresse par Jacques Gamblin. Un régal absolu !

  • Au phare, c'est cette destination vers laquelle se tend et se déploie tout le roman, un serment en suspens, à flux tendu au-dessus des profondeurs abyssales de la conscience des personnages. La promesse d'une promenade scelle l'alliance de Mrs Ramsey avec ses enfants, contre le père, contre vents et marées, le temps qui passe et la Guerre - c'est autour de cette parole donnée que se nouent les désirs enfouis et les pensées tues, que se cristallisent tragiquement les souvenirs d'enfance.

    « Dans un instant, il lui demanderait, "On ira au Phare ?" Et elle devrait dire, "Non, pas demain, Ton père dit que non." Heureusement, Mildred arriva pour les chercher, et l'agitation leur changea les idées. Mais il ne cessait de se retourner pour regarder par-dessus son épaule, tandis que Mildred l'emportait, et elle était certaine qu'il pensait, nous n'irons pas au Phare demain ; et elle se dit, il va se souvenir de cet instant toute sa vie. » V.W.

    Ce livre audio a été honoré de la Plume d'Or du Grand Prix du livre audio 2021 de La plume de Paon.

  • L'homme des brouillards

    Herve Jault

    À l'aube d'une carrière d'ingénieur géomètre prometteuse, Civain est optimiste. La réussite semble garantie. Pourtant, le jeune Angevin souffre de schizophrénie. Cette maladie va envahir son esprit. Tout s'écroule alors.Abordant le monde du travail à la fin des années 2000, il va rencontrer des difficultés à l'embauche et surtout à se maintenir dans ses différents emplois.De cauchemar en cauchemar, sans jamais renoncer, il devra trouver la force de se relever et réussir coûte que coûte dans cette vie qui lui tend la main.Cette histoire, c'est le parcours semé d'embûches de cet homme qui tente de « faire son trou » sans pour autant « creuser sa tombe » et ainsi réaliser ses rêves.Que son cri en lui puisse résonner en nous.

  • Enfant au regard cocasse et lucide, amoureuse des odeurs, des saveurs et des mots, Béate se désole d'avoir des parents qui ressemblent à des enfants, une soeur calculatrice et un frère lémurien. Le temps qui passe lui apprendra à voir sa famille sous un autre angle : ses parents sont dévastés, sa soeur a une tête de scientifique et son frère est... schizophrène.

    Après la mort tragique de ce dernier, Béatrice devra affronter la culpabilité, le passé et surtout la vie qui continue, toujours et encore, malgré tout. Entourée de Wu, une Chinoise qui n'en est pas une et qui peint de grotesques personnages, et de Monsieur Pham, le charismatique Vietnamien du dépanneur qui fait de délicieux rouleaux impériaux, elle découvrira le réconfort et la douceur de l'amitié.

    Écrit avec une finesse et une fraîcheur remarquables, Quelque chose comme une odeur de printemps embaume le souvenir d'un hiver beau et glacial, non sans laisser quelques engelures.

  • Clara et Romain forment un couple improbable : il est actuaire, toujours tiré à quatre épingles, rigoureux, solitaire ; elle est brouillon, atteinte de schizophrénie, sans emploi. C'est pourtant leur rencontre qui marque le point de départ de ce roman à plusieurs voix : celle de Romain, et celles de Clara, qui souffre d'épisodes de dissociation. Quand la vie la bouscule, quand les chocs sont trop difficiles à encaisser, Clara s'efface au profit d'autres personnalités, pendant quelques jours ou quelques semaines. Elle se réveille souvent à l'hôpital, incapable de se souvenir de ses faits et gestes, entièrement dépendante d'une famille et d'un système souvent infantilisants.
    Si Romain souhaite de tout coeur fonder une famille, Clara s'y refuse. Quand elle comprend qu'elle est enceinte malgré les précautions prises, elle panique, s'emballe, se rebiffe et fuit. Au fil des pages se développe un jeu de manipulation et de pouvoir, dans lequel le corps de la jeune femme lui est en quelque sorte confisqué, son identité bafouée, au profit de cet enfant dont elle ne veut pas. Entre la folie de Clara, son honnêteté et sa vulnérabilité, et le désespoir de Romain, qui s'accroche à l'idée de la famille comme à une bouée de sauvetage, Marie-Ève Muller dépeint des personnages à vif, chacun pris dans ses contradictions et ses chimères, sans tomber dans un manichéisme primaire.

  • Marie-Christine fait une maîtrise en littérature portant sur un essai hermétique de Roland Barthes, une étude sémiologique consacrée à l'analyse d'une nouvelle de Balzac. Mais elle se perd dans les méandres d'une recherche absconse qui ne la mène apparemment nulle part.

    Surmenée, seule, malheureuse, inquiète, névrosée, prise d'un vertige existentiel, Marie-Christine se regarde sombrer peu à peu. « La folie est le début du non-être. Seul le fantasme est vrai. Je suis devenue une folle qui raisonne sa folie », estime-t-elle. Des visions, des voix sèment le trouble dans son esprit. Elle se sent entourée de danger, les autres deviennent ses ennemis, le mal est partout, les méchants envahissent le monde.

    Elle trouve néanmoins réconfort, amitié et compréhension auprès d'un petit groupe de marginaux « qui voient Dieu », mais elle va être entraînée avec eux dans un drame affreux, où se mêlent réalité et faux-semblants, hallucinations et psychédélisme, mythologie et ésotérisme.

    Un voyage aux confins de la folie et de la schizophrénie.

  • Schizophrenia - ces petites choses qui peuvent nous rendre fous Nouv.

    La schizophrénie est un fardeau pour ceux qui la vivent, comme elle est un supplice pour ceux qui la subissent !

    La plupart du temps, les personnes atteintes de ce trouble de santé mentale n'en sont malheureusement pas conscientes.

    Même accompagnées de leurs proches, elles n'arrivent pas forcément à distinguer la réalité de la fiction, jusqu'au point de s'enfermer dans leur imaginaire, en oubliant toute rationalité et en se noyant dans leur monde fictif.

  • Alice est constamment déçue par sa relation en dents de scie avec son copain, un animateur de radio à la fois attirant, arrogant et égocentrique, qui profite de sa notoriété pour séduire à répétition les femmes qu'il rencontre. Elle décide alors d'ouvrir son coeur à d'autres hommes, même si l'ombre de cette relation intense semble toujours planer au-dessus d'elle. Mais au travers de ses amours tumultueuses, elle se rend compte que des changements de comportement incompréhensibles surviennent de plus en plus souvent chez sa soeur Marie. Que lui arrive-t-il? Est-ce que cette dernière est victime d'une secte ou de mauvais esprits? Quelles sont ces voix qu'elle dit entendre sans cesse, jour et nuit? Pourquoi a-t-elle abandonné ses cours de danse qu'elle affectionnait tant?

    Peu à peu, Alice est bien obligée de se rendre à l'évidence : Marie souffre d'une grave maladie mentale. Débute alors un long combat contre la schizophrénie, contre le rejet et la négation, qui sera gagné à coups d'amour et de médicaments.

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