• Gros-câlin

    Romain Gary

    Lorsqu'on a besoin d'étreinte pour être comblé dans ses lacunes, autour des épaules surtout, et dans le creux des reins, et que vous prenez trop conscience des deux bras qui vous manquent, un python de deux mètres vingt fait merveille. Gros-Câlin est capable de m'étreindre ainsi pendant des heures et des heures.

    Gros-Câlin paraît au Mercure de France en 1974. Il met en scène un employé de bureau qui, à défaut de trouver l'amour chez ses contemporains, s'éprend d'un python. L'auteur de ce premier roman, fable émouvante sur la solitude de l'homme moderne, est un certain Émile Ajar. La version publiée à l'époque ne correspond pas tout à fait au projet initial de son auteur qui avait en effet accepté d'en modifier la fin.
    On apprendra plus tard que derrière Émile Ajar se cache le célèbre Romain Gary. Dans son ouvrage posthume, Vie et mort d'Émile Ajar, il explique l'importance que revêt, à ses yeux et au regard de son oeuvre, la fin initiale de Gros-Câlin. Il suggère qu'elle puisse un jour être publiée séparément...
    Réalisant le souhait de l'auteur, cette nouvelle édition reprend le roman Gros-Câlin dans la version de 1974, et donne en supplément toute la fin 'écologique', retranscrite à partir du manuscrit original.

  • - 50%

    Méfiez-vous, le Syndrome E est certainement en vous0300 Au même moment, le commissaire Franck Sharko, ancien de la Criminelle et analyste comportemental à l'OCRVP (Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes, Nanterre) suit un traitement par stimulations magnétiques au cerveau à cause d´une schizophrénie tenace. Il cède à l´appel du terrain à la demande de son supérieur et contre l´avis d´Eugénie, la petite fille imaginaire qui le suit depuis la mort de sa femme et de sa fille. Dans le Nord de la France, cinq corps d´hommes impossibles à identifier ont été retrouvés deux mètres sous terre. Mains coupées, dents et yeux arrachés, boîte crânienne tranchée, cerveau disparu, tous en état de décomposition avancé.
    Alors que Lucie découvre les horreurs que cache le film, un mystérieux Québécois l´informe par téléphone du lien ténu qui existe entre cette bobine et l´histoire des cinq corps. Une seule et même affaire grâce à laquelle Lucie et Sharko, si différents et pourtant si proches dans leur conception du métier, vont se rencontrer...

    Des bidonvilles du Caire aux orphelinats du Canada des années 1950, les deux équipiers vont mettre le doigt sur un mal inconnu baptisé le syndrome E. Un mal d´une réalité effrayante qui révèle que nous pourrions tous être capables du pire...En Bonus dans l'édition numérique: une couverture animée ET le prologue deGataca, le prochain roman de Frank Thillez à paraître en avril 2011 !

  • Qu'est-ce que l'inconscient ? Ce n'est pas un théâtre, mais une usine, un lieu et un agent de production. Machines désirantes : l'inconscient n'est ni figuratif ni structural, mais machinique. - Qu'est-ce que le délire ? C'est l'investissement inconscient d'un champ social historique. On délire les races, les continents, les cultures. La schizo-analyse est à la fois l'analyse des machines désirantes et des investissements sociaux qu'elles opèrent. - Qu'est-ce qu'OEdipe ? L'histoire d'une longue « erreur », qui bloque les forces productives de l'inconscient, les fait jouer sur un théâtre d'ombres où se perd la puissance révolutionnaire du désir, les emprisonne dans le système de la famille. Le « familialisme » fut le rêve de la psychiatrie ; la psychanalyse l'accomplit, et les formes modernes de la psychanalyse et de la psychiatrie n'arrivent pas à s'en débarrasser. Tout un détournement de l'inconscient, qui nous empêche à la fois de comprendre et de libérer le processus de la schizophrénie.

    La première édition de L'Anti-OEdipe est parue en 1972.
    Des mêmes auteurs : Mille plateaux (Capitalisme et schizophrénie 2)

  • L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités. - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'État.
    Chaque thème est censé constituer un « plateau », c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
    />
    Mille plateaux est paru en 1980.
    Des mêmes auteurs : L'Anti-OEdipe (Capitalisme et schizophrénie 1)

  • Cet ouvrage de 1957 fait date. En effet, il marque un tournant capital pour la psychiatrie, qui s'éloigne d'une psychologie mêlée de philosophie pour véritablement se faire médecine totale. À travers l'étude du cas de cette patiente atteinte de délire schizophrénique de persécution, Binswanger découvre la maladie comme résultat d'un processus dont seule l'observation de l'environnement, du contexte et de l'histoire du patient peut mener à la compréhension. Collectant de façon minutieuse et presque exhaustive tous les éléments du passé et du quotidien de Suzanne Urban, le médecin répertorie tant les symptômes cliniques que les données externes au patient. Avec Le Cas Suzanne Urban, Ludwig Binswanger ouvre une nouvelle voie et refonde la façon dont la psychiatrie est envisagée.

    /> Ludwig Binswanger naît en Suisse en 1881. Petit-fils de psychiatres, et entretenant un lien avec Sigmund Freud, d'aucuns auraient pu penser que Binswanger serait resté proche de la pensée de ses pairs. Mais il s'éloigne de la psychanalyse qu'il connaît pour établir une nouvelle méthode thérapeutique qu'il présente sous le nom de Daseinsanalys. Binswanger développe sa pensée dans nombres d'essais dont son ouvrage majeur, Grundformen und Erkenntnis menschlischen Daseins (1942). Il meurt en 1966.

  • Notre rapport à la médecine dépasse la réalité car cette science nous semble détenir une part de notre destin. De ce diagnostic découle l'évidence d'une « médecine imaginaire ».
    Si la pratique de cet art, la maladie et ses thérapeutiques cristallisent l'imaginaire de chacun, ces images sont étonnamment hétérogènes : la connaissance s'y mêle avec l'obscur, la raison à la folie. Chacun des noms qu'elles portent appelle ce cortège étrange aussi prompt à provoquer la gravité que le rire d'autant plus juste qu'il est grave.
    La voix d'Emmanuel Venet prend en charge cet hétéroclite par quoi nous assumons notre sort, et « s'impose la nécessité de rendre à la médecine la part de poésie qu'elle rechigne à assumer ». Alors sa langue résonne comme une évidence.
    On habite sa fiction comme une réalité qui nous appartient.
    Il n'est pas question ici de la vérité, mais des vérités de la médecine que ce texte fait vivre en creux, avec jubilation, pour notre grande guérison.

  • Cet ouvrage répond à une nécessité contemporaine : à la dominance techno-scientiste de la médecine et au dogmatisme de nombre d'Écoles de psychanalyse, l'auteur oppose la subversion de la clinique psychanalytique.
    Jean-Richard Freymann reprend tous les tableaux cliniques à l'aune de la conflictualité du discours, pour essayer de rendre compte des enseignements de la pratique. En suivant l'ancienne nosographie, il saisit l'occasion d'un débat avec la psychiatrie d'aujourd'hui pour interroger les limites de nos classifications et ce qu'elles peuvent avoir de précaire.

    Chaque chapitre est organisé autour d'une question à partir de laquelle il revient aux fondamentaux en s'appuyant sur la clinique contemporaine. Il s'interroge sur la place de l'inconscient freudien aujourd'hui, malmenée par le discours dominant des DSM, et les conséquences que cela provoque méthodologiquement, culturellement, et dans la formation des nouveaux « cliniciens ».

  • Petit avocat de province, David Sears a grandi sous l'autorité d'un père fou, surnommé le Vieux, et dans l'ombre de sa soeur, l'intellectuelle Diana, promise à un brillant avenir. Mais cette dernière a donné le jour à Jason, un garçon schizophrène dont le père, Mark, spécialiste de génétique, n'acceptera jamais la maladie. Lorsque cet enfant se noie, l'enfer ne fait que commencer.
    Diana refuse la thèse de l'accident et soupçonne Mark d'avoir poussé leurs fils à la mort. Elle adopte alors un comportement de plus en plus étrange, envoie à son frère des messages sur d'anciens crimes rituels et exhume de vieilles histoires sordides à seule fin d'étayer ses accusations. Quand elle finit par emmener dans son sillage la propre fille de David, la situation devient intenable.
    Tiraillé entre la volonté de défendre sa soeur, ses craintes sur sa santé mentale et les éléments troublants de l'enquête, David décide de faire à son tour la lumière sur la mort du jeune Jason, laissant les spectres du passé menacer l'existence tranquille qu'il s'était péniblement construite...

  • «J'ai écrit beaucoup de pages, mais je n'arrive pas à suivre. Je sais trop de choses. Je ferme comme un robinet devant mes yeux. Trop de choses effroyables. J'ai fait du mal. Je dois raccorder mes nerfs. La Lys me suit après Haverskerque Armentières à travers Comines pour aller dans la mer. L'eau revient dans les nuages. Mon petit Émile tombe dans la pluie. Ici c'est ma peine. Je l'accomplis.» Mauricette Beaussart, soixante-quinze ans, a disparu de l'hôpital où l'on soigne sa santé mentale. Son ami Christophe Moreel entreprend de la retrouver. Au fil de sa quête, le passé et le présent de Mauricette s'entrecroisent, tissant peu à peu le portrait d'une femme riche de ses grandes souffrances et de ses petits bonheurs.

  • Être chrétien, ce n'est pas simplement adhérer à une croyance, à un mode de vie, mais c'est avoir l'âme « génétiquement modifiée » par l'action de Dieu.Le baptême n'est donc pas qu'un rite d'appartenance à un groupe religieux, social ou culturel : il opère en nous une transformation radicale. Quelles possibilités nouvelles nous offre-t-il ?Avec le baptême ont été téléchargés en nous les dons du Saint Esprit. Où et comment cliquer pour les installer et apprendre à en vivre ?Comment passer de l'effusion de l'Esprit à l'infusion de l'Esprit Saint et ne pas en rester aux premiers émois ? Autant de questions, et bien d'autres encore - rarement abordées et pourtant essentielles -, qui trouveront réponses dans ce livre vif et percutant inspiré de la spiritualité carmélitaine.

  • Le nom « autisme », reçu comme une évidence, désigne depuis plus d'un demi-siècle une forme extrême de maladie mentale. Pour autant, sait-on dans quels champs de savoirs il a été forgé, à travers quels débats, quels conflits, quels emprunts ? Marie-Claude Thomas débrouille ici l'écheveau textuel où se lit comment Bleuler a réduit l'auto-érotisme de Freud en autisme. Sa « pensée autistique » décrivait un esprit livré à la fantaisie, au rêve, à la poésie : présente chez tout un chacun, elle envahissait la vie du schizophrène. On la retrouve au fondement même de la psychologie de l'enfant, notamment chez Piaget. Trente ans plus tard, sur un autre continent, un médecin lancé dans la toute jeune psychiatrie infantile rencontre quelques enfants mutiques, enfoncés dans une « seulitude » qui semble les couper de toute affectivité. Il les baptise d'un mot dont l'emploi restait jusque-là plutôt mineur : « autistes ». Le syndrome de Kanner était né.

  • Le légendaire Frankétienne présente Chaophonie, un ouvrage testamentaire, réflexion sur le temps, l'écriture et la ville, sous la forme d'une longue lettre à son fils Rodney Saint-Éloi. De Port-au-Prince à Montréal, la voix du vieil écrivain de Port-au-Prince roule en échos, éclatant en mille saveurs et délices cette langue dont lui seul connaît les folles arcanes.

  • Les Mémoires de Daniel Paul Schreber ont donné lieu à tant de commentaires psychiatriques et psychanalytiques que, cent ans après, cette foultitude a fini par frapper les esprits. Chacun voit midi à sa porte, tous reposent sur un a priori qu'un humoriste

  • Autrefois absent du temps de la grossesse, de l'accouchement et parfois même des premiers mois de vie, l'homme a vu sa place changer. Il s'ouvre aujourd'hui à davantage de proximité avec son enfant. Cependant, l'intérêt porté aux pères par les professionnels du soin reste encore insuffisant. Travailler en périnatalité nécessite l'écoute du bébé, de la mère mais également du père, tout comme de la famille au sens large. L'homme doit être soutenu dans son accès à la paternalité, pour lui-même, et aussi pour les conséquences que des difficultés psychologiques paternelles peuvent avoir sur le couple et sur le développement de l'enfant à court et long terme.

    C'est dans cet objectif que ce livre a été conçu. Il rassemble historien, sociologue, chercheurs et nombreux cliniciens, experts dans le champ de la périnatalité. Il présente la clinique et ses pratiques actuelles mais aussi les travaux de recherche les plus actuels, afin de mieux penser la place des pères en période périnatale et ainsi de mieux les accueillir dans les différents lieux concernés par la naissance des bébés.

    Cet ouvrage a été publié avec le soutien de la Société Marcé Francophone.

  • Enfant au regard cocasse et lucide, amoureuse des odeurs, des saveurs et des mots, Béate se désole davoir des parents qui ressemblent à des enfants, une sur calculatrice et un frère lémurien. Le temps qui passe lui apprendra à voir sa famille sous un autre angle : ses parents sont dévastés, sa sur a une tête de scientifique et son frère est schizophrène.

    Après la mort tragique de ce dernier, Béatrice devra affronter la culpabilité, le passé et surtout la vie qui continue, toujours et encore, malgré tout. Entourée de Wu, une Chinoise qui nen est pas une et qui peint de grotesques personnages, et de Monsieur Pham, le charismatique Vietnamien du dépanneur qui fait de délicieux rouleaux impériaux, elle découvrira le réconfort et la douceur de lamitié.

    Écrit avec une finesse et une fraîcheur remarquables, Quelque chose comme une odeur de printemps embaume le souvenir dun hiver beau et glacial, non sans laisser quelques engelures.

  • Un point actuel sur les expériences des communautés thérapeutiques au Québec, en France, en Belgique et en Suisse qui, en se référant à la psychothérapie institutionnelle, accueillent des personnes psychotiques.

    Les communautés thérapeutiques existent depuis les années 1940. Destinées à modifier les hôpitaux asilaires du milieu du siècle, elles ont ensuite quitté ces lieux pour offrir de nouvelles approches aux patients psychotiques dans la communauté. Souvent installées dans de petites structures (maisons), elles ont approfondi différentes approches psychodynamiques susceptibles de répondre aux besoins de personnes stabilisées, mais insatisfaites de leur qualité de vie, ou en crise. Malgré les philosophies de soins et les modalités d'intervention actuelles qui reposent sur l'approche bio-sociale, les communautés thérapeutiques pour psychotiques ont persisté dans leur démarche et n'ont pas perdu leur pertinence. Elles suscitent d'ailleurs de plus en plus d'intérêt, en particulier dans le monde anglophone.

     

  • Dans cet ouvrage paru en Allemagne en 1992, qui réunit des articles et des textes de conférences inédits, Gaetano Benedetti réaffirme le choix, qui a été le sien pendant cinquante années de recherche et de pratique cliniques, de donner voix et sens à la " non-existence " du malade schizophrène dans une approche affectivo-relationnelle du monde de la folie, à contre-courant des tendances dominantes d'une psychiatrie et d'une psychanalyse orthodoxes.

  • Penser la schizophrénie se heurte à l'impensable, face à ce qui apparait d'abord comme des provocations mais aussi un déraillement d'un être en croissance, cet être proche devenant présent et absent, attachant et déroutant. Les paradoxes s'accumulent et le désarroi gagne la famille qui voit ses ressources affectives s'épuiser. Grâce à ses équipes soignantes spécialisées, la psychiatrie publique, dite de secteur , assure des soins hospitaliers et ambulatoires aux patients dans leur environnement proche. L'implication des familles dans les soins s'avère positive et préventive, en particulier grâce à l'appui des techniques groupales dites systémiques, quand le collectif soignant est formé à ces pratiques. Dans cet ouvrage ancré dans la clinique, l'auteur présente ce type de soins, les progrès ainsi obtenus et l'originalité de la démarche. Jean-Claude Benoit est psychiatre, ancien chef de service en psychiatrie publique, ancien directeur d'enseignement clinique, président d'honneur de l'Institut d'étude des systèmes familiaux, à Versailles.

  • Cet ouvrage donne la parole aux patients psychotiques à partir d'une enquête en sciences sociales réalisée par des praticiens d'une équipe de santé mentale. Il offre un regard inédit sur le monde de la folie : des patients racontent leur maladie et leurs soins, et des psychiatres les découvrent autrement. Comment, et à partir de quoi, se forme l'expérience subjective de la maladie ? Quelles sont les diverses théories étiologiques auxquelles se réfèrent les patients ? Quelles sont les représentations qui interviennent dans l'adhésion aux soins et comment interviennent-elles ? Qu'est-ce qui fait qu'un patient devient moins étranger à un médecin ? Comment évaluer l'écart entre la maladie telle qu'elle est éprouvée par le malade dans son discours profane et la maladie décrite à travers le discours médical ? Les médecins accepteront-ils de s'éloigner de leurs références habituelles pour accéder aux modèles explicatifs de leurs patients ? La relation soignant-soigné peut-elle se conceptualiser comme une transaction entre les modèles de l'un et de l'autre comme cela a été tenté à propos du sida ? Cet ouvrage vivant et original devrait contribuer à modifier certaines représentations sociales des maladies mentales aussi bien chez les soignants que dans le grand public.

  • Sur les bases d'une déconstruction historique et épistémologique, l'auteur propose une lecture clinique de la schizophrénie et du traitement psychanalytique de cette catastrophe psychique. La schizophrénie est une expérience de mise à nu de l'humain, un abandon des évidences « naturelles », qui nécessite de repenser totalement la cure analytique plutôt que d'adapter la méthode analytique à une souffrance dans le but quelquefois trop prudent de simplement contenir les débordements qu'elle occasionne. L'auteur montre qu'il est possible de formuler, à partir de l'analyse des formes de transfert, une hypothèse théorique permettant de guider la conduite thérapeutique du psychiatre vis-à-vis des personnes réputées schizophrènes confiées à ses soins, dans un contexte culturel scientifique, social et économique donné, car il n'est pas possible d'ignorer toutes ces dimensions de l'exercice de la psychiatrie.

  • Composé de 3 parties, ce livre débute par une biographie où je détaille 30 ans d'expériences qui me firent passer de catholique à agnostique, puis athée. En 2007, le violent assassinat de ma cousine se rendant à la messe me fit instantanément ressentir qu'aucun Dieu n'intervenait dans nos vies. Délaissant toutes les religions, je partis vivre mes rêves. Mais au détour d'une reconversion, l'apport de connaissances médicales me fit me replonger dans cet univers.

    Un partage de connaissances étant nécessaire, la seconde partie traite du cerveau : évolution, architecture, expériences concrètes, applications et enseignements, pour en venir aux explications de trois troubles psychiatriques que sont la schizophrénie, les troubles bipolaires et la bouffée délirante aiguë. Travaillant depuis 2015 avec des patients atteints par ces pathologies, j'ai pu consolider mes connaissances en vivant à leur contact et en les soignant.

    Enfin la troisième partie est la mise à disposition pour tous de mes sept années d'enquête historique, médicale et scientifique dans chacune des grandes religions : judaïsme, christianisme, islam, hindouisme et bouddhisme. Mon analyse de la vie des fondateurs de religion, des écrits qui suivirent leur vie et de l'histoire qui en découla est étayée par plus d'une centaine de sources. 

    Attention, vous risquez d'être surpris par ce que vous allez apprendre puisque jamais personne n'a poussé aussi loin cette réflexion qui aboutit à la théorie de la naissance des religions!

  • Tarabisco

    Frédérick Tristan

    • Fayard
    • 18 Mai 2011

    Un jeune homme enfermé dans une maison raconte l´illustre Tarabisco, sa grand-mère cantatrice, actrice monstrueuse désormais morte mais qui resurgit dans les esprits; son père bon à rien qui vendait des bretelles; sa mère qui s´ennuyait et attendait désespérément le retour de son premier amour qui avait sombré en mer. Il écrit un journal pour se libérer de ses peurs et décrire ses rêves. Un journal onirique dans lequel tous les morts se réveillent et prennent place. Un monde que le jeune homme tente de protéger au mieux face aux intrus qui l´assaillent. Il se souvient de sa jeunesse, de ses lectures... de visions effrayantes, de voyages colorés. Il mélange sa vie à ses rêves tel un schizophrène. Il recherche des personnages pour un roman, ils se présentent à lui mais ne lui conviennent pas. Pour retrouver la paix dans son esprit et dans ses rêves, se préserver des horribles apparitions de Tarabisco, il doit retrouver Eulalie Belladona, qui est l´image de l´enfance et de la femme idéale. Seconde partie du roman : dans un hôpital, le patient du lit 17 sort du coma. Il va bien mais a perdu la mémoire. Il s´appelle Jean-Arthur - comme Rimbaud - Quinquet. Jean-Arthur commence peu à peu à se souvenir. Notamment de son père qui lui racontait des histoires fantastiques, comme celle de son aïeule Tarabisco. De sa mère terrible qui le dévalorisait sans arrêt et qui lui préférait sa soeur Eulalie. Cette soeur qu´il admirait et dont il était amoureux. Cet amour défendu, un psychiatre l´a découvert et lui en parle. Mais Jean-Arthur feint de ne se souvenir de rien, simule la folie pour ne jamais quitter l´hôpital

  • L'homme des brouillards

    Herve Jault

    À l'aube d'une carrière d'ingénieur géomètre prometteuse, Civain est optimiste. La réussite semble garantie. Pourtant, le jeune Angevin souffre de schizophrénie. Cette maladie va envahir son esprit. Tout s'écroule alors.Abordant le monde du travail à la fin des années 2000, il va rencontrer des difficultés à l'embauche et surtout à se maintenir dans ses différents emplois.De cauchemar en cauchemar, sans jamais renoncer, il devra trouver la force de se relever et réussir coûte que coûte dans cette vie qui lui tend la main.Cette histoire, c'est le parcours semé d'embûches de cet homme qui tente de « faire son trou » sans pour autant « creuser sa tombe » et ainsi réaliser ses rêves.Que son cri en lui puisse résonner en nous.

  • Saviez-vous qu'un traumatisme crânien peut changer notre personnalité ? Que notre cerveau contrôle aussi bien nos émotions que notre état de sommeil ou notre température ? Qu'on ignore encore où et comment se conservent nos souvenirs ? Que le langage est indispensable à la vie humaine ?
    Énigmatique organe de 1 400 grammes, à peine 3 % du poids de notre corps, le cerveau est constitué de 100 milliards de neurones et utilise 20 % de notre énergie corporelle. Là résident l'âme, les pensées, les souvenirs, les sentiments et la mystérieuse conscience. En somme, toute notre humanité !
    Mais ce fabuleux encéphale peut tomber sous l'emprise de sortilèges. Épilepsie, schizophrénie, dépression, Alzheimer ou encore sclérose en plaques, chaque maladie possède son histoire, ses anecdotes, ses fantasmes et ses interprétations qui varient selon les époques.
    À travers les siècles, ce livre nous invite à la rencontre des personnages clés qui ont réalisé des avancées majeures dans la connaissance du cerveau et de ses maux. Une formidable exploration pour mieux comprendre comment fonctionne notre tête !

empty