Littérature générale

  • Gros-câlin

    Romain Gary

    Lorsqu'on a besoin d'étreinte pour être comblé dans ses lacunes, autour des épaules surtout, et dans le creux des reins, et que vous prenez trop conscience des deux bras qui vous manquent, un python de deux mètres vingt fait merveille. Gros-Câlin est capable de m'étreindre ainsi pendant des heures et des heures. Gros-Câlin paraît au Mercure de France en 1974. Il met en scène un employé de bureau qui, à défaut de trouver l'amour chez ses contemporains, s'éprend d'un python. L'auteur de ce premier roman, fable émouvante sur la solitude de l'homme moderne, est un certain Émile Ajar. La version publiée à l'époque ne correspond pas tout à fait au projet initial de son auteur qui avait en effet accepté d'en modifier la fin. On apprendra plus tard que derrière Émile Ajar se cache le célèbre Romain Gary. Dans son ouvrage posthume, Vie et mort d'Émile Ajar, il explique l'importance que revêt, à ses yeux et au regard de son oeuvre, la fin initiale de Gros-Câlin. Il suggère qu'elle puisse un jour être publiée séparément... Réalisant le souhait de l'auteur, cette nouvelle édition reprend le roman Gros-Câlin dans la version de 1974, et donne en supplément toute la fin 'écologique', retranscrite à partir du manuscrit original.

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    « Il y avait cet énorme chêne près des toilettes des garçons, sur lequel je reproduisais les coups de pied retournés du Chevalier Lumière, pour envoyer un signal aux inconscients qui t'auraient cherché des noises. Il ne pouvait rien t'arriver. Tu avais un frère dans la cour des grands, qui maîtrisait en théorie les rudiments du karaté et qui veillait sur toi. En théorie. Dans la pratique, ta garde rapprochée laissait parfois à désirer. »
    Deux frères. L'un, candide, l'autre, rageur.
    Leurs parents ont mis au monde la parfaite antithèse.
    Quand Thibault fonce, Guillaume calcule.
    Si Thibault tombe, Guillaume dissimule.
    Prise de risque contre principe de précaution.
    L'amour du risque face à l'art de ne jamais perdre.
    En 2001, Thibault est diagnostiqué schizophrène. À cela, un Chevalier Lumière ne peut rien.
    Sa bascule, il fallait la raconter. Et aussi la culpabilité, les traitements, la honte, les visions, l'amour, les voyages, les rires, la musique et l'espoir. Alors Thibault a accepté de livrer ses folles histoires. Et ses voix se sont unies à celle de son frère.
    Contre une maladie qui renferme tous les maux, les clichés, les fardeaux, ils ont livré bataille.
    À partir d'une tragédie universelle, ils ont composé un livre où douleur et mélancolie côtoient la plus vibrante tendresse.
    « Un récit sans complaisance, une déclaration d'amour fraternel. »
    Delphine de Vigan
    «  Gringe signe un livre bouleversant.  » Augustin Trapenard, France Inter
    «  Un récit explosif  ». Laurent Goumarre, France Inter
    «  Un voyage en littérature, un bel ouvrage littéraire.  » Flavie Flament, RTL
    «  Un livre passionnant, absolument superbe et très poétique.  » Marina Carrère d'Encausse, Le Mag de la santé
    «  Un texte haché et nerveux, chaotique et vibrant.  » BFM TV
    «  Un livre magnifique, sans concession où chemine beaucoup d'amour  ». Konbini
    À propos de l'auteur
    On connaissait Gringe (de son vrai nom Guillaume Tranchant) rappeur, en solo ou en duo avec Orelsan et les Casseurs Flowters, Gringe sur un canapé dans la série Bloqués, Gringe sous un abribus dans le film Comment c'est loin, et acteur, toujours, sous la direction entre autres d'Olivier Marchal ou d'Andréa Bescond. Place à Gringe auteur.

  • «J'ai écrit beaucoup de pages, mais je n'arrive pas à suivre. Je sais trop de choses. Je ferme comme un robinet devant mes yeux. Trop de choses effroyables. J'ai fait du mal. Je dois raccorder mes nerfs. La Lys me suit après Haverskerque Armentières à travers Comines pour aller dans la mer. L'eau revient dans les nuages. Mon petit Émile tombe dans la pluie. Ici c'est ma peine. Je l'accomplis.» Mauricette Beaussart, soixante-quinze ans, a disparu de l'hôpital où l'on soigne sa santé mentale. Son ami Christophe Moreel entreprend de la retrouver. Au fil de sa quête, le passé et le présent de Mauricette s'entrecroisent, tissant peu à peu le portrait d'une femme riche de ses grandes souffrances et de ses petits bonheurs.

  • Un jeune homme enfermé dans une maison raconte l'illustre Tarabisco, sa grand-mère cantatrice, actrice monstrueuse désormais morte mais qui resurgit dans les esprits; son père bon à rien qui vendait des bretelles; sa mère qui s'ennuyait et attendait désespérément le retour de son premier amour qui avait sombré en mer. Il écrit un journal pour se libérer de ses peurs et décrire ses rêves. Un journal onirique dans lequel tous les morts se réveillent et prennent place. Un monde que le jeune homme tente de protéger au mieux face aux intrus qui l'assaillent. Il se souvient de sa jeunesse, de ses lectures... de visions effrayantes, de voyages colorés. Il mélange sa vie à ses rêves tel un schizophrène. Il recherche des personnages pour un roman, ils se présentent à lui mais ne lui conviennent pas. Pour retrouver la paix dans son esprit et dans ses rêves, se préserver des horribles apparitions de Tarabisco, il doit retrouver Eulalie Belladona, qui est l'image de l'enfance et de la femme idéale. Seconde partie du roman : dans un hôpital, le patient du lit 17 sort du coma. Il va bien mais a perdu la mémoire. Il s'appelle Jean-Arthur - comme Rimbaud - Quinquet. Jean-Arthur commence peu à peu à se souvenir. Notamment de son père qui lui racontait des histoires fantastiques, comme celle de son aïeule Tarabisco. De sa mère terrible qui le dévalorisait sans arrêt et qui lui préférait sa soeur Eulalie. Cette soeur qu'il admirait et dont il était amoureux. Cet amour défendu, un psychiatre l'a découvert et lui en parle. Mais Jean-Arthur feint de ne se souvenir de rien, simule la folie pour ne jamais quitter l'hôpital

  • « Au début de l'été, gonflé de sève comme les arbres, Gaston s'éveilla avec la certitude qu'il allait être de nouveau Gontran. Cap sur Monaco. À Cannes on l'avait pris pour une vedette. Sur le Rocher pourquoi ne jouerait-il pas les milliardaires ? » Gaston est serveur dans un petit restaurant de Valbonne. Une ou deux fois l'an, il sombre dans la schizophrénie et, troquant son prénom qu'il exècre contre celui de Gontran qu'il estime plus noble, il casse sa tirelire pour se faire servir dans des établissements plus étoilés que le sien. La rencontre avec une fausse comtesse, plus vraie que nature, lui offrira au-delà de ses espérances les plus folles un nouveau destin. Dans son sixième roman, Philippe Bouvard s'en donne à coeur joie pour décrire les microcosmes de la Côte d'Azur où il a recruté ses personnages hauts en couleurs et souvent déjantés. Des arrière-cuisines aux coulisses de palaces et de casinos, tout y passe. Un livre réjouissant, aussi caustique que tendre et drôle.

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