• Lecon sur la lecon

    Pierre Bourdieu

    • Minuit
    • 25 Février 2016

    Texte de la leçon inaugurale de Pierre Bourdieu au Collège de France, prononcée le 23 avril 1982.

  • Dans cette conférence au titre provocateur, mi-affirmation mi-question, mais qui pose au final la question de la ségrégation en général, Strauss n'emprunte aucun détour, n'hésite pas à comparer "le problème juif" au "problème noir", sans négliger leurs différences : les Juifs réclament une justice dans les termes qui sont les leurs, quand les Noirs, dans leur lutte pour la justice, font appel aux principes de l'oppresseur. "L'assimilation en tant que nation" mérite à ses yeux réflexion, car elle permettrait une autodétermination du peuple juif. Strauss n'est cependant pas favorable au sionisme politique, qu'il juge étroit, et lui oppose la culture. L'exemplarité d'un tel texte tient autant à l'implication personnelle de l'auteur qu'à sa résonance aujourd'hui.

  • Ce livre est né d'une réflexion à plusieurs voix. Il part d'un constat qui, peu à peu, a fini par s'imposer : les paradigmes classiques dans lesquels s'inscrivaient, dans leur diversité, les analyses du social sont aujourd'hui en crise. Le diagnostic peut s'entendre de deux manières au moins. Il enregistre, en premier lieu, l'usure des modèles globaux d'intelligibilité sur lesquels les sciences sociales avaient vécu depuis la fin du XIXe siècle. Il exprime, d'autre part, des demandes inédites : ainsi, du côté des historiens, celle d'une attention plus exigeante à la constitution et à la transformation des identités collectives ; du côté des anthropologues et des sociologues, celle d'une prise en compte de l'historicité des configurations sociales ; de tous ensemble, le souci d'un retour à l'expérimentation dans l'analyse. C'est précisément sous le signe de l'expérimentation que veut se placer cet ouvrage, qui est né d'un séminaire à l'École des hautes études en sciences sociales. Il poursuit une réflexion sur les échelles d'observation qu'a amorcée depuis quelques années la micro-histoire, avec ses intuitions, ses réalisations, ses tensions. Le petit est-il meilleur à penser que le grand, le détail que l'ensemble, le local que le global ? Quels gains procure, avec quels effets et quelles apories, l'étude intensive d'objets très limités ? Il ne s'agit point ici de proposer une solution clé en main, mais bien plutôt de s'interroger de façon ouverte sur les dimensions pertinentes de l'objet de connaissance et sur les niveaux d'analyse les plus propres à rendre raison de la construction du social. Que se passe-t-il en effet si, par hypothèse, on modifie les conditions de l'observation et de l'analyse qu'elle rend possible ? Choix de l'objet, échelles d'observation, variations d'échelle, exception et généralisation sont autant de thèmes parcourus qui ouvrent à une discussion sur les modalités du raisonnement dans les sciences sociales et sur les formes de sa mise en récit.

  • Depuis sa création par Henri Paris en 1978, au sein de la Fondation pour les Études de Défense Nationale, le Groupe d'Études et de Recherches sur la Stratégie Soviétique (GERSS) s'est attaché à appréhender la problématique de l'URSS à partir des sources soviétiques de diffusion ouverte. Depuis 1979, le GERSS a ainsi publié : Poursuivant sa recherche, le GERSS a été attentif à la perception soviétique du phénomène de crise : crise est-ouest, crise ou conflit intra-système, arme économique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La sociologie industrielle fait son apparition au début du siècle aux États-Unis, où elle constitue d'abord un instrument de lutte contre les excès du libéralisme. Depuis lors, elle a connu des évolutions mais ses travaux ont en commun l'importance qu'ils reconnaissent au « social » dans les entreprises industrielles. En offrant un panorama de la genèse et des transformations des approches de l'industrie, ce livre constitue un outil de référence ; étudiants, syndicalistes et gestionnaires du personnel y trouveront abordés de façon critique tant les aspects théoriques et conceptuels de la sociologie industrielle que leurs conséquences pratiques en matière de gestion. En plus des thèmes classiques de la spécialité tels que le groupe de travail, l'organisation, et la société industrielle dans son ensemble, cette synthèse rend compte des recherches novatrices, encore peu connues en Europe, sur le marché du travail et les processus de déprofessionnalisation.

  • À la demande de l'Académie des sciences sociales de Pékin, les sociologues français ont présenté l'état des recherches, chacun dans le champ qui est le sien. Il a paru bon d'offrir au lecteur français ce panorama de la sociologie française, dans sa diversité mais aussi dans son originalité, qui fait son unité. Les disciplines voisines sont invitées à montrer leurs rapports avec la sociologie, tant il est vrai que la science sociale est dans la variété de ses approches et que l'oeil du sociologue doit chausser les lunettes de l'ethnologue ou de l'historien... Ce livre sera utile aux étudiants en sociologie qui veulent situer chaque champ par rapport aux autres, et la sociologie française par rapport aux étrangères. Il intéressera aussi les étudiants d'autres disciplines, qui s'interrogent sur ce que peut leur apporter la sociologie. Au lecteur généraliste qui veut s'informer et situer le point des connaissances dans les sciences humaines, ce livre apporte le plus clair et le plus complet des tableaux.


  • L'écologie, en dépit des deux Grenelle Environnement, marque le pas, voire régresse. Cette spécificité hexagonale se vérifie dans le comportement et les actions des particuliers comme des entreprises, ainsi que des pouvoirs publics.

    Pourtant,

  • Le titre de cet ouvrage collectif est à dessein ambivalent : pour ses auteurs, c'est aussi bien le système économique que la manière de l'analyser qui doivent être changés. Dans cette période troublée, où s'évanouit le rêve de l'emploi à plein temps pour tous durant toute la vie, et où les économies nationales tendent à se dissoudre sous le choc de la mondialisation, il devient urgent de repenser l'économie. Et plus précisément de repenser conjointement la théorie économique et les politiques économiques. Un ouvrage important, qui intéressera aussi bien les praticiens que les chercheurs et enseignants en sciences économiques insatisfaits des théories aujourd'hui dominantes.

  • L'Occident chrétien connut du XIe au XIIIe siècles un essor global et massif. Bien que de mieux en mieux connu, ce phénomène reste strictement inexpliqué. Analyser ce vide camouflé et évaluer l'ensemble de la crise radicale des médiévistes et modernistes, tel est le propos d'Alain Guerreau dans ce livre. Un premier axe de réflexion le conduit à rechercher les conditions d'utilisation de tel ou tel concept dans la pratique des médiévistes et modernistes des XIXe et XXe siècle, à montrer les transformations internes des concepts propres à l'étude du féodalisme et les rapports de ces transformations avec l'évolution des principales tendances de l'idéologie bourgeoise. Dans un deuxième temps, l'auteur met en place un système d'hypothèses susceptible de rendre compte rationnellement des réalités de l'Europe féodale. Trois rapports sociaux principaux sont pris en compte : le rapport de dominium des seigneurs sur les paysans ; les rapports de parenté et de pseudo-parenté, les multiples aspects du rapport de l'Église au reste de la société.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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