ÉLP éditeur

  • Le début de ce millénaire est celui de tous les défis. Historiquement, il sera difficile de trouver un moment plus passionnant à étudier : la biosphère s'effondre, les puissants se goinfrent comme jamais l'on ne s'est goinfré, l'humanité s'appauvrit en conséquence, les espérances s'essoufflent. Presque partout la police est devenue la première puissance d'oppression, loin devant les mafias, et protège des systèmes si ouvertement corrompus que l'usage des mots nobles par lesquels ils se définissent devient un exercice bien salissant pour l'esprit novice qui croit encore en la vertu des dictionnaires, et qui se retrouve la langue tachée de mensonges. En plus de tout ceci, une étoile a explosé et déverse sur nos têtes une mort subtile.
    Tandis que, dans le monde des vivants, une extinction de masse a débuté, Lucas et sa troupe découvrent stupéfaits l'immensité des strates et des sens, des significations et des messages qui se déploient derrière la porte noire qu'ils viennent de franchir. L'univers d'au-delà est un énorme abîme.
    Au coeur de ce pays brûlant et compliqué danse un singulier personnage, un loa dont voici l'antre. Chacun de ses gestes semble être une manigance, chaque parole une moquerie. Mais lui, le danseur malin, il est aussi un indice, un espoir lancé, une volonté dressée contre l'obtuse fatalité.
    Alors, puisqu'ici l'on se livre et l'on se dévoile jusqu'au nu de son être, des vérités seront dites, qui emprunteront, pour être mieux reçues, le chemin des métaphores et des paraboles.
    Taille : 321 écrans au format 135x180, dans la version pdf de février 2013.

    EXTRAIT À LIRE SUR LE SITE DE L'ÉDITEUR

  • Il est assez invraisemblable de retrouver, au fin fond du cosmos, une entité comme le Baron Samedi. Car après tout, c'est un loa, c'est-à-dire un personnage terrien, issu et nourri de croyances terriennes. Et le voici, hôte attentionné de voyageurs lointains ; ceci peut mettre la puce à l'oreille. En plus, il a demandé, tout comme le nocher Charon, qu'on lui raconte des histoires. Qu'est-ce que ça veut dire ?
    Pendant ce temps, le Ciel continue de tomber sur la Terre, et les anciens dieux préparent un nouveau déluge. Lucas et ses amis, perdus au loin de toute normalité, vont maintenant être éduqués avant d'être relâchés. Mais relâchés où ?
    Qui est, en définitive, le Baron Samedi ? Pourquoi entraîner des touristes à devenir des athlètes imperturbables ? Dans quel pétrin nos héros vont-il, d'un coup de pouce divin, finalement être fourrés ? Pour y faire quoi ? Et Niko, appelé à vivre « dans un lieu bien triste, seul plus longtemps qu'aucun être humain », qui le consolera et quel sera ce lieu ?
    Comsmicomedia tome 3 apporte évidemment des réponses à ces quelques questions qui, somme toute, sont un petit peu annexes, mais aussi et surtout il cloue le bec à la fatalité de notre époque : la bataille, la peur et la colère, la destruction et l'échec, la complication croissante de toute chose... ne tiennent pas devant ce qui, au bout du compte, ne peut qu'émerger.
    Vous verrez des gens chanter au milieu des bombes, et boire du champagne ; il y aura des insectes énormes et attentifs, une invraisemblable collection de monuments, un cauchemar qui se matérialise, une tempête qui repliera l'un sur l'autre deux endroits très éloignés, et qui pilonnera une île envahie de singes naufragés, galopant par les rues et les sentiers, pleins de mousse savonneuse et de fureur. Vous visiterez les arcanes, vous toucherez du doigt le code des choses, et vous contemplerez en sa démesure les agissements d'un cactus fou sur le tarmac d'un aérodrome haché par des cataractes de graviers tombés des nuages. Et en plus de tout ça, il y a une bibliographie car ceci est un livre sérieux, qui vous mettra le nez dans la plus intense des contradictions de notre époque. Dénouez-la.
    Très solennel merci à Lecteur en colère pour son aide patiente dans le nettoyage du code de l'ePub. Si ce livre est propre, c'est grâce à lui ; s'il reste des saletés, ce sera de la mienne. Merci, alors, de me les signaler.
    Taille : 297 écrans au format 135x180, pour cette seconde édition de mars 2013.

  • Dans ces récits hors du commun, Allan E. Berger nous fait redécouvrir trois solides mythes de l'ouest français : les Morgan, Merlin et l'Ankoù.
    Dans Les Océanides, l'auteur raconte le pays, les moeurs et les objectifs des êtres de la mer, qu'on appelle Vorgan ou Morgan dans le Finistère, pour construire un récit qui s'inspire, en esprit, de la version d'Urashima Taro qu'a donnée l'écrivain japonais Dazai Ozamu - il s'en inspire, mais part vraiment ailleurs.
    Dans Merlin au Diable, il s'attaque au magicien sauvage, habile mondain, philosophe parfois, souvent poivrot et tant d'autres chose encore, ainsi que le prouvent à profusion historiettes et racontars qu'on s'échangeait à son propos jusqu'au siècle dernier en Grande et Petite Bretagnes. Ce personnage issu du fond des siècles opère un retour heureux dans le pays de Rennes, où son acclimatation aux conditions modernes de la vie française est source de puissants contrastes et de terribles marmelades linguistiques.
    Enfin, dans Yvon, l'Ankoù et Marinette, Berger aborde la plus humaine des figures bretonnes : le passeur des âmes, auquel certains chemins peu marqués étaient jadis réservés. Berger, dans une mise à jour logicielle du personnage, lui redonne non seulement toutes ses fonctions antiques, que l'imaginaire breton lourdement christianisé avait un peu réduites, mais étend son territoire et ses champs de compétences pour faire de l'Ankoù un être d'une compassion totale.
    Taille : 223 écrans au format 135x180, dans la version pdf de septembre 2012.
    Dernière mise à jour : janvier 2013. C'est du frais, camarades !

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