• Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.Traduction en français moderne par Séverine Auffret

    4 Autres éditions :

  • Chronique d'une famille polynésienne des quartiers populaires de Tahiti, L'Arbre à pain nous plonge dans le quotidien de Materena, mère de trois enfants et femme de ménage professionnelle, au franc-parler « local » et aux rêves simples. Dans ce premier volet de la trilogie, la succession des récits, authentiques et tendrement drôles, est cousue de fil blanc... celui de la robe de mariée de Materena qui rêve d'une bague au doigt et d'un certificat de mariage encadré au mur. Son tane, Pito, en mâle primaire, entre bière et copains, ne veut rien entendre et résiste. Au risque de se voir réclamer à tout moment de rentrer chez sa mère...

    Un roman truculent, délicieux de vérité et d'émotion, qui décrit l'art de vivre au fenua et l'amour à la tahitienne dans un style vif et plein d'humour.

    Traduit et édité dans dix-sept pays, étudié dans les universités d'Australie, de Nouvelle-Zélande et de Polynésie française, L'Arbre à Pain est lauréat du prix des étudiants de la Polynésie française en 2004.

    Née en Polynésie, Célestine Hitiura Vaite a quitté sa terre natale pour aller s'installer en Australie où elle est aujourd'hui enseignante. C'est donc à des milliers de kilomètres de son pays qu'elle écrit la trilogie de l'Arbre à pain - succès international dont le premier tome a été traduit en 17 langues -, une fresque familiale polynésienne réjouissante, drôle et émouvante qui prouve que son coeur lui, n'a pas bougé...

  • Pipes de terre et pipes de porcelaine Nouv.

    Recueillis par l'historien et écrivain Luc Weibel, voici les souvenirs de Madeleine Lamouille : les temps de l'enfance, la faim au ventre, dans les années 1900, puis l'adolescence dans une « manufacture-internat » ; l'engagement, surtout, entre 1920 et 1940, comme femme de chambre dans une famille de l'aristocratie vaudoise, puis dans une maisonnée bourgeoise de Genève. À la campagne comme à la ville, bonnes et cuisinières sont des « pipes de terre » quand leurs maîtres seraient de « porcelaine ». Mais si Madeleine Lamouille connaît sa place auprès de « Monsieur » et de « Madame », elle sait se faire entendre pour obtenir un minimum de considération. Lucide et vivant, son récit en dit long sur cet esclavagisme des temps modernes, perpétué au nom de la liberté individuelle.

    Née dans une famille pauvre du canton de Fribourg, Madeleine Lamouille (1907-1993) travaille dans les années 1920 et 1930 comme femme de chambre dans des maisonnées bourgeoises romandes. Dans les années 1970, elle raconte son expérience de domestique à l'écrivain Luc Weibel, petit-fils d'une famille genevoise pour laquelle elle a travaillé. De ces conversations naît Pipes de terre et pipes de porcelaine, publié en 1978.

  • Noeud après noeud, jour après jour, toute une vie durant, ses mains répétaient les mêmes gestes, nouant et renouant sans cesse les fins cheveux, comme son père et le père de son père l´avaient fait avant lui... N´est-ce pas étrange qu´un monde entier s´adonne ainsi au tissage de tapis de cheveux ? l´objet en est, dit-on, d´orner le Palais des Étoiles, la demeure de l´Empereur. Mais qu´en est-il de l´Empereur lui-même ? N´entend-on pas qu´il aurait abdiqué ? Qu´il serait mort, abattu par des rebelles ? Comment cela serait-il possible ? Le soleil brillerait-il sans lui ? Les étoiles brilleraient-elles encore au firmament ? L´Empereur, les rebelles, des milliards de tapis de cheveux ; il est long le chemin qui mène à la vérité, de la cité de Yahannochia au Palais des Étoiles, et jusqu´au Palais des Larmes sur un monde oublié... Né en 1959, Andreas Eschbach est la figure de proue de la science-fiction allemande. Voici son premier livre traduit.

  • S' il a jadis fallu l'énergie des esclaves pour labourer la terre, vêtir les empereurs et construire les villes, celle-ci a été remplacée par les énergies fossiles et le moteur à combustion. Les succès du mouvement abolitionniste au XIXe siècle sont d'ailleurs en partie attribuables à deux formidables alliés invisibles: ces «esclaves inanimés» que sont le charbon et le pétrole.

    Mais si naguère il n'y avait que les maîtres qui dépendaient de leurs esclaves, nos sociétés dépendent aujourd'hui plus que jamais de l'or noir. Pour Andrew Nikiforuk, nous sommes en ce sens entrés dans une nouvelle ère de servitude dont il est urgent de se libérer. Nos modes de vie extravagants reposent sur l'accès à une énergie abordable, alors que nos «carburants esclaves» se raréfient et deviennent ainsi de plus en plus dispendieux, sans parler de l'impact écologique qui résulte de leur exploitation intensive. D'une certaine manière, nous agissons comme les propriétaires d'esclaves d'autrefois dans notre manière d'utiliser l'énergie, les ressources. Qu'adviendra-t-il lorsque celles-ci s'épuiseront? Selon l'auteur, nous avons besoin d'un mouvement radical d'émancipation qui sache relever notre défi commun le plus pressant: apprendre à utiliser l'énergie et les ressources dans les limites de la planète et à une échelle véritablement humaine.

    Dressant des parallèles avec certaines civilisations qui ont bâti leur puissance sur l'esclavage à travers l'histoire, Nikiforuk appelle à revoir notre rapport à l'énergie. Montrant que nous n'avons toujours pas appris à utiliser intelligemment celle que nous générons - que ce soit par des muscles humains, des turbines actionnées à la vapeur ou des particules d'atomes -, Nikiforuk nous invite à opérer une véritable révolution conceptuelle.

  • Mais, ô bon Dieu ! que peut être cela ? comment dirons-nous que cela s'appelle ? quel malheur est celui-là ? quel vice, ou plutôt quel malheureux vice ? Voir un nombre infini de personnes non pas obéir, mais servir ; non pas être gouvernées, mais tyrannisées ; n'ayant ni biens ni parents, femmes ni enfants, ni leur vie même qui soit à eux ! souffrir les pilleries, les paillardises, les cruautés, non pas d'une armée, non pas d'un camp barbare contre lequel il faudrait défendre son sang et sa vie devant, mais d'un seul ; non pas d'un Hercule ni d'un Samson, mais d'un seul hommeau, et le plus souvent le plus lâche et femelin de la nation ; non pas accoutumé à la poudre des batailles, mais encore à grand peine au sable des tournois ; non pas qui puisse par force commander aux hommes, mais tout empêché de servir vilement à la moindre femmelette! Appellerons-nous cela lâcheté ?   Etienne de La Boétie

  • L'esclavage

    Michel Datcharry

    Certains disent que l'esclavage est le plus vieux métier du monde, plus ancien même que la prostitution qui est parfois une forme d'esclavage.
    L'Esclavage n'a pas été inventé par les occidentaux, et l'auteur doit remonter aux premier temps bibliques pour nous aider à nous y retrouver.
    Nous allons découvrir de nombreux aspects méconnus de l'esclavage.

  • Pourquoi la démocratie, dans son principe régime de liberté, peut-elle dériver vers la servitude ? Cette question figurait déjà dans les analyses politiques de Platon et d'Aristote. Pourquoi parler aussi de nouvelles servitudes ? La figure du maître a changé et une domination d'un nouveau genre s'impose par des voies nouvelles. Ces nouvelles servitudes sont analysées par un collectif d'auteurs "Les Intempestifs" qui entendent s'élever contre ces développements dans nos sociétés démocratiques modernes.

  • Roissy : drôle d'endroit pour un débat houleux sur l'engagement ! C'est pourtant au cours d'une discussion animée à l'arrivée des bagages que Jean, qui a quitté sa start-up pour un poste de direction dans un grand groupe, croise la route d'une coach qui va l'accompagner sur un chemin semé d'ombres, de questionnements et de lumière. Pourquoi Jean ressent-il le besoin d'être engagé dans tout ce qu'il entreprend ? Qu'engage-t-il de lui pour atteindre l'idéal qu'il a choisi de servir ? Les valeurs qu'il défend et la quête de sens qu'il poursuit lui permettront-elles d'échapper au sur-engagement, au désengagement... voire à la servitude ? De séance en séance, l'auteur de cette fiction plus vraie que nature, nourrie par son expérience dans l'accompagnement de dirigeants et de top managers, nous guide vers un territoire où l'Engagement majuscule est le fruit d'un désir de liberté et d'autonomie qui permet de rester acteur de sa vie et d'exister pleinement. Le recueil de fables, de récits et de contes qui clôt et couronne cet ouvrage démontre, s'il en était besoin, que le désir d'absolu doit autant être celui de l'entreprise que celui des hommes qui rêvent d'être partie prenante dans son excellence.

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