• Si Charles Melman a jugé bon de travailler la clinique de la névrose obsessionnelle durant deux ans de séminaire, c'est qu'il la considère à la fois comme une clinique du passé et une clinique actuelle.

    Dans ses formes bénignes, on l'aperçoit à peine si l'on n'est pas un praticien averti. Par contre les formes graves sont très handicapantes, surtout socialement. Il y a dans cette pathologie de l'immuable, de la répétition, la culpabilité d'un meurtre que le patient aurait commis sans s'en apercevoir, sans parler de son impossibilité à réaliser ses voeux et son impuissance.

    L'étude très fine que fait Charles Melman dans le domaine de la linguistique et de la grammaire éclaire et élargit le travail de Freud à partir des carnets de l''Homme aux rats. Dans le texte allemand, il repère l'insistance de certaines lettres, propre à cette pathologie et met en évidence le travail de l'inconscient.

    Mise en vente le 27 août 2015.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud (

  • Lacan disait à ses élèves : « Moi, je suis freudien, si vous voulez être lacaniens, à vous de le montrer. » C'est précisément ce que ce séminaire tente de faire : comment être lacanien avec Freud, tout contre Freud.

    Lacan est certainement un élève de Freud puisque l'oeuvre de celui-ci a intégralement inspiré la sienne. Il avait pour Freud la plus grande admiration du fait de son courage intellectuel, de la solitude, malgré le nombre de ses disciples, qu'il a assumée au sein d'une capitale, d'un milieu, d'une culture qui lui étaient fondamentalement hostiles.

    Il reste que ce que Lacan a introduit et que Freud a manqué, c'est le rôle du langage en tant qu'il est constitutif de notre vie psychique et bien sûr corporelle, et de cette instance incroyable qui s'appelle l'inconscient et qui, à notre insu - insu de mauvais gré -, dirige nos pensées, nos désirs et notre existence.

  • Un séminaire de deux années consacrées à l'exploration des paranoïas. Alors que les relations, sociales et/ou privées, sont marquées par des interprétations suspicieuses et malveillantes, que l'ère du soupçon semble dominer, Charles Melman a choisi de parler des paranoïas. Avant que ce type de relations ne paraisse faire partie de la norme et de l'usage, l'auteur s'attache à isoler, à illustrer, les diverses formes existantes de paranoïas dont certaines n'ont pas encore été reconnues.

  • Peut-on prévoir ou prédire le développement de l'enfant ? En choisissant de parler de « destins » ou d'« avenirs » d'enfance, Bernard Golse s'oppose très clairement à cette assertion dont il dénonce les nombreuses dérives, scientifiques, épistémologiques, éthiques et politiques.

    Le développement de l'enfant et ses destins se jouent à l'entrecroisement de la part personnelle de l'enfant (déterminants internes) et de l'influence de son environnement (déterminants externes) : c'est tout l'enjeu éthique de la qualité des soins précoces qui lui sont apportés. Ainsi la place, le rôle et les fonctions de ceux qui prennent soin du bébé et de l'enfant par leur présence, leur attention, leurs gestes, et finalement leur travail psychique, sont essentiels dans le développement.

    Dans cette nouvelle édition actualisée, il a souhaité privilégier trois domaines où la question des liens primitifs se trouve posée - le développement précoce, l'autisme et les troubles qui s'y rattachent, l'adoption enfin - pour réaffirmer que l'avenir de nos positions infantiles demeure indéfiniment ouvert, ménageant un espace de liberté pour la prévention, aux antipodes de la prédiction.

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    Préface de René Schaerer

    En cancérologie et en soins palliatifs, poussés par une forte attente sociétale, les psychologues sont aujourd'hui invités à rencontrer les malades et les proches afin de les aider à articuler une parole claire, rationnelle et raisonnée, au plus près du discours médical. L'approche psychanalytique soutenue dans cet ouvrage consiste à effectuer un pas de côté vis-à-vis de cette posture de soin qui force la vie psychique.

    Il arrive que la maladie grave et la menace de mort deviennent l'occasion d'une parole autre sur soi  et d'une véritable transformation subjective. A contrario, certains malades, notamment en fin de vie, refusent de produire tout effort de mentalisation et préfèrent rester tranquilles ; il est alors tout à fait important de respecter cette ultime volonté. Mais le plus souvent, plus modestement, la pratique psychanalytique quotidienne aide le patient à retrouver sa parole et à se dégager du bain médico-technique qui tend à gommer les moindres variations subjectives.

    Les auteurs de cet ouvrage donnent à ce travail de construction de sens toute la valeur qui lui revient. Dans cet écart entre ce qui a été communiqué au patient et ce que lui-même en dit, vient justement se loger la part désirante, qui lui permet, autant que possible et parfois jusqu'au moment de sa mort, de rester vivant avec la maladie.

    Mise en vente le 7 mai 2015.

  • Les paradoxes du désir, d'un désir enraciné dans l'inconscient, sont analysés à partir de l'apport de Lacan à cette notion psychanalytique, dans une lecture croisée avec écrivains, poètes, peintres et philosophes. Il y a une aporie dans le désir, due à la conjonction entre la responsabilité éthique du sujet et sa propre perte. Car c'est seulement à partir d'une dépossession - de soi, de l'Autre - d'une absence d'auto-détermination, que le sujet décide de son désir. Mais comment décider de ce qui nous dépasse, autrement dit, assumer ce qui nous oriente à notre insu ? Et comment passe-t-on d'un désir pris dans le symptôme et dans la compulsion de répétition, à la décision du désir ?

  • Faire équipe

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    • Eres
    • 8 Octobre 2019

    L'équipe n'est pas un  groupe comme les autres. Si elle évoque spontanément le sport, elle concerne en fait une grande variété de situations collectives et de domaines d'activités. Elle est souvent confondue avec le groupe ou le collectif de travail alors que des distinctions s'imposent aussi bien théoriquement que dans la pratique. Une équipe n'existe pas d'emblée, elle est à construire et, une fois construite, à réguler de l'intérieur et/ou à l'aide d'intervenants extérieurs.

    Cet ouvrage traite ces multiples aspects et tente de répondre à deux questions centrales pour la fabrique d'une équipe : comment s'articulent le rapport à l'activité et la « chimie » groupale ? Comment se combinent l'accomplissement de la tâche primaire et les liens qui se nouent entre les membres d'une équipe ?

    Les auteurs, psychosociologues, psychanalystes, entraîneurs et praticiens du social, en dévoilent les processus à travers des terrains aussi variés que les institutions de soin, la navigation aérienne ou l'équipe de France de handball.

    Les textes de cet ouvrage sont issus du n°14 de la Nouvelle revue de psychosociologie

  • Cet ouvrage développe de manière rigoureuse et abordable des outils de pensée nécessaires aux adultes et aux professionnels confrontés aux phobies de l'enfant. Les manifestations phobiques de l'enfant envahissent la vie sociale. Elles sont comme une réponse à la labilité des repères symboliques du monde actuel. Les adultes et les professionnels confrontés à ces émergences d'angoisse se trouvent désemparés et ont besoin de repères et d'outils de pensée pour ne pas ni les banaliser, ni les dramatiser. Il s'agit plutôt de trouver les leviers pour éviter qu'elles invalident la vie de l'enfant comme celle de son entourage. La compréhension de la structure de ces symptômes peut être la condition de leur résolution.

  • Cet ouvrage propose aux étudiants une description du champ de la discipline, un guide de travail, un bilan orienté vers les explorations en cours. Il permet ainsi de connaître les différentes composantes verbales de la littérarité.

  • L'auteur effectue une lecture originale de l'oeuvre lacanienne à travers de la notion de « réseau » en mettant au jour des liens inédits avec l'oeuvre freudienne.

    Cet ouvrage revient sur les points communs des oeuvres de Lacan et de Freud et sur leurs différences, au moyen d'une approche inédite fondée sur le concept de « réseau ». Il y apporte ainsi des éléments de réponse à une question qui agite la communauté des chercheurs en psychologie, psychanalyse et des psychanalystes, sur la nature du « passage » de Freud à Lacan, c'est-à-dire sur le statut de la relecture effectuée par Lacan.

  • « Si les récits de mes analysants m'ont appris à créer ce silence en moi qui me permet d'écouter et d'interpréter, ce sont les tableaux de David Malkin qui m'ont poussé à penser et à écrire. Des images ont inspiré ce livre, m'invitant à traverser, d'une façon nouvelle, certains territoires de la psychanalyse. Les formes et les couleurs ouvrent, par un étrange effet de lumière, sur d'autres dimensions qui amènent l'observateur au-delà des apparences vers une expérience visuelle et en même temps spirituelle. »

    En dix chapitres qui sont autant de passages où se croisent l'art, la philosophie et la politique, l'auteur propose un voyage littéraire et une réflexion herméneutique et poétique. D'un discours à l'autre, l'auteur « passe » entre les disciplines et, en revenant à la racine des mots, approche certains concepts psychanalytiques.  Il nous fait rencontrer la dialectique souple de l'inconscient, ses passages qui deviennent forces de subversion analytique du sujet, de la cité (polis) et aussi de la pensée, puisqu'ils opèrent des retournements constants du discours. 

  • L'amour Lacan

    Jean Allouch

    La mise au jour de l'amour Lacan est ici établie par une discussion pas à pas des propos tenus par Lacan tout au long de vingt-sept années de séminaires, où furent successivement abordées plusieurs figures de l'amour sans que l'on puisse, à première vue, distinguer celle qui importait. Telle apparaît une des raisons de l'épaisseur de l'ouvrage. Une autre tient au caractère peu admissible de la thèse, qui donc ne peut être avancée qu'à partir d'une étude exhaustive des propos de Lacan sur l'amour, particulièrement de ceux qui paraissent y contrevenir. Une autre raison, enfin, est due au style de Lacan, allergique à toute paraphrase. Ainsi l'ouvrage vaut-il également comme une proposition portant sur la manière de lire Lacan. Une de ses caractéristiques est l'impossibilité ici reconnue de dissocier complètement l'oeuvre et la vie de Jacques Lacan. On a aussi souhaité ne pas s'en tenir au commentaire de textes aujourd'hui presque anciens, mais les confronter à des travaux qui, depuis le décès de Jacques Lacan, ont approfondi, renouvelé et enrichi la méditation contemporaine sur l'amour.

  • L'île lisible

    Dominique Meens

    Du signifiant dans la nature à deux pas de chez soi.

  • La psychanalyse et le cinéma, dont les naissances sont simultanées, peuvent se rejoindre dans cette interrogation commune sur le féminin et ses représentations, dont la folie fait partie : comment montrer, mettre en scène, les arcanes de la position féminine ? L'image de la féminité, qui trouve une expression particulièrement saisissante dans le cinéma, se construit à partir de représentations évoluant au cours de l'histoire, et se modifie au fil du temps et des époques. Mais la permanence et la multiplicité des représentations de cette figure du féminin avec ses interrogations, voire ses débordements quand il s'agit de la folie, n'est peut-être pas qu'un simple produit de l'histoire, ou du contexte social et culturel du moment. Derrière les évolutions et les mutations qui semblent contraindre les corps à se plier à des contingences sociales ou artistiques, il subsiste des permanences qui échappent à la mode et à ses processus, comme elles échappent également à ses supports ou à ses destinataires.

  • « Le titre de ce livre pourrait faire croire que la psychanalyse tend à devenir une langue étrangère, à traduire donc. Pourquoi pas ? Car il est bien vrai qu'à chaque nouvelle génération, son savoir s'obnubile, refoulé qu'il se voit par la banalisation de ce qu'avaient de plus vif ses trouvailles les plus bouleversantes.

    Nestor Braunstein s'emploie justement à sortir la langue de la psychanalyse du confinement dans les cabinets de ceux qui la pratiquent. Il la confronte à celle qui se profère sur la place publique où confluent les savoirs et où se déchaînent les mises en question. Son discours en ressort renouvelé et ragaillardi.

    La question du sens occupe une place centrale dans la recherche ici déployée, qu'il s'agisse de celui à retrouver lors du passage de la langue des fondateurs, Freud et Lacan, à celle de leurs épigones, ou de celle des procès mis en jeu dans la compréhension des énoncés : ceux convoqués dans le transfert ou ceux qui sous-tendent la croyance en l'effectivité de la Science ou au Dieu de la religion, surtout quand on lui prête l'interdit de toute représentation.

    On le verra, cet essai, qui pourrait devenir un classique, travaille donc le même thème en six variations qui donnent l'impression de parvenir à l'épuiser, mais qui ne font que le reprendre pour en aiguiser les arêtes et le relancer jusqu'à rendre la psychanalyse elle-même aussi limpide qu'insubmersible. À traduire donc et retraduire sans trêve.»

    Jacques Nassif

  • Les recherches cognitives, certes prometteuses mais difficiles à cerner, peuvent être ici présentées et évaluées, car le point de vue du linguiste les ordonne et les met en perspective, loin d'une interdisciplinarité sans principe. Par une réflexion historique et épistémologique, le statut de la linguistique en leur sein se précise, jusque dans les débats entre cognitivisme et connexionisme. La sémantique est mise en jeu au premier chef, et d'abord dans ses rapports avec l'Intelligence artificielle, définie comme technologie. En second lieu, la sémantique se trouve bouleversée par les progrès de la psychologie cognitive et de la neuropsychologie. Les données expérimentales sur la catégorisation et la typicalité éclairent d'un jour nouveau la sémantique componentielle. En deçà, la neuropsychologie étaye une théorie originale de la perception sémantique. Rompant avec la problématique classique des rapports entre langage et pensée, une nouvelle sémantique peut ainsi aider l'ensemble des sciences sociales à relever le défi des recherches cognitives.

  • L'art occupe dans la pensée de Deleuze une place déterminante. De la littérature au cinéma, de la lettre à l'image, Deleuze théorise le domaine de l'art avec des concepts très nouveaux, attrayants et difficiles : corps sans organes, machines désirantes, devenir-animal, rhizome, lignes de fuite... Il s'agit ici d'en exposer le fonctionnement exact en montrant pourquoi l'art, selon Deleuze, devient une machine à explorer les devenirs des sociétés : critique et clinique, il détecte et rend sensibles les forces sociales. Mais l'art produit surtout des effets réels, et non pas simplement imaginaires : l'image n'est donc pas une donnée mentale mais bien une réalité existante. Cet ouvrage se propose de faciliter l'accès à l'oeuvre décisive de Deleuze, en restituant ses parcours dans un souci d'extrême clarté.

  • De contradictions en apories, de faux exemples en roueries intellectuelles, Lacan s'est enferré dans des concepts linguistiques non maîtrisés et appliqués à une lecture partiale de Freud. D'où, selon l'auteur, l'irrémédiable fourvoiement linguistique de la théorie lacanienne. En "désencombrant" l'oeuvre de ses erreurs, en reprenant les divergences d'avec la théorie freudienne, Alain Costes fait apparaître de nouvelles perspectives psychanalytiques.

  • Lire l'entretien de l'auteur (propos recueillis par Audrey Minart)

    Comment dire le mal-être au travail ? Que faire des émotions ressenties au travail, celles qu'on ne peut pas exprimer parce qu'on se révèlerait « trop sensible », ou pas suffisamment « performant » ni « professionnel » ? Comment dire la peur, celle qui est jugée « irrationnelle » ? Considérés comme des « ressources humaines », les travailleurs n'arrivent plus à donner du sens à ce qu'ils vivent.

    Nourri d'une recherche socio-anthropologique, cet ouvrage présente une analyse du langage utilisé dans le management en articulant les registres de la pensée, de l'éprouvé et de l'action. Avec des illustrations saisissantes et des références théoriques diversifiées, l'auteur analyse les dévastations qu'occasionne le management moderne en toute tranquillité, en toute impunité :celui-ci ne provoque pas seulement du mal-être au travail. Par l'utilisation de sa novlangue, il participe aussi et surtout au corsetage des imaginaires, au façonnage des univers symboliques, au formatage des émotions, à l'écrasement des intelligences individuelles et collectives.

    Agnès Vandevelde-Rougale ne se contente pas de démonter le processus d'intériorisation du discours dominant, elle souligne le potentiel de résistance de l'individu et les voies qui s'offrent à lui pour se dégager de ces entraves langagières et faire face à la violence plus ou moins ordinaire à l'oeuvre dans les organisations.

  • Cent ans après sa mort, Saussure continue à susciter les passions dans le monde de la linguistique. Comment expliquer cet intérêt ? Selon M. Arrivé parce que la longue méditation de Saussure sur le langage est l'une des plus fécondes qui existe. L'effet de cette réflexion inachevée sera déterminant, tant pour la linguistique que pour la sémiotique et au-delà des sciences du langage, pour toutes les sciences de l'homme, de Merleau-Ponty à Lévi-Strauss ou Lacan. Cet ouvrage est une exploration de toutes les "anfractuosités" de la pensée de Saussure.

  • L'oeuvre de Josef Simon présente, à partir d'une méditation sur le langage, une reformulation originale des grandes questions philosophiques. Le point de départ est une réflexion rigoureuse sur le rôle des signes dans la construction de notre monde, de nos pensées comme de l'espace ou du temps. Assumer le caractère premier de la médiation des signes, et donc refuser d'emblée le dualisme du signifiant et du signifié, du signe et de l'interprétation conduit Josef Simon à la formulation d'une philosophie rigoureusement non-métaphysique, qui pense l'apparition des choses depuis les processus des signes. En poussant jusqu'au bout le « tournant linguistique » dans lequel se reconnaît une grande partie de la philosophie contemporaine, Josef Simon peut reconquérir les questionnements classiques de la philosophie, repensés dans une nouvelle perspective. Ces cinq études abordent les enjeux essentiels de la philosophie, de la métaphysique à l'éthique en passant par le problème de la compréhension et de la vérité.

  • Lettre pour lettre

    Jean Allouch

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    Jean Allouch exerce la psychanalyse à Paris. Avec la collection « Les grands classiques de l'érotologie moderne », il s'emploie à faire connaître en France les travaux érudits issus du champ gai et lesbien. Il a récemment publié chez Epel L'Autresexe (2015), Nouvelles remarques sur le passage à l'acte (2019), Transmaître (2020).

  • Postface de Pierre Vermeersch

    L'auteur engage la clinique psychanalytique au coeur de la question de l'oeuvre dans son rapport à la structure psychotique et aux perspectives de résolution de certaines de ses manifestations. En s'appuyant sur les écrits cliniques des psychiatres de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, qui anticipent le travail de Lacan, elle brosse le parcours du sujet depuis la souffrance psychotique jusqu'à son essai de résorption par la création dans un travail psychanalytique. Quelles qualifications accorder aux productions de la folie ? Symptômes ? Créations artistiques ? A mi-chemin entre l'esthétique et la clinique ?

    L'auteur s'attache ici à étudier les phénomènes de création permettant aux sujets psychotiques un arrimage pacifié à l'Autre. Elle dresse une généalogie de la fonction de la lettre, en amont d'une part, au coeur de la psychiatrie classique et à travers les concepts historiques tels que phénomène élémentaire, délire, stéréotypie, et en aval d'autre part, à partir d'une analyse de la fonction de l'oeuvre comme restauration du lien social. Prendre en compte cette fonction littérale dans le cadre d'une relation transférentielle offre en effet des perspectives thérapeutiques intéressantes.

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