• à table, les vieux ! Nouv.

     « Manger pour (encore) être » est un objectif de survie essentiel à atteindre, notamment au grand âge. Au domicile ou en institution, les questions autour du repas sont quotidiennes et leurs réponses déterminent, pour partie, le bien-être et l'équilibre psychosocial de chacun.

    Pour les personnes âgées, le repas est un moment central autour d'un objet, la nourriture, à consommer avec d'autres, semblables par leur âge ou leurs déficiences mais différents par leur essence propre. Se nourrir pose à la fois des questions à résoudre - que mange-t-on ? avec qui ? à quelle heure ? - mais aussi des problèmes à considérer - de poids et/ou de dénutrition, cardio-vasculaires, digestifs... Les auteurs, chercheurs, praticiens, enseignants, apportent leurs analyses et leurs témoignages à destination des professionnels et des aidants qui ont à coeur de pallier les déficiences, proposer des aides, entretenir le plaisir, renforcer l'estime de soi et l'autonomie, soutenir l'intérêt à l'égard d'autrui en conservant des liens sociaux.

     

  • Les soignants sont formés à agir et à se situer au sein d'une relation par nature asymétrique. L'auteure s'attache à montrer l'importance d'un aspect laissé dans l'ombre : la possibilité de faire vivre cette relation dans une dynamique de réciprocité.

    Nous avons généralement l'habitude de considérer la relation de soin dans sa structure asymétrique : d'un côté un soignant agissant, responsable, et de l'autre, un patient, passif, vulnérable. C'est oublier de considérer toute la complexité de ce qui s'échange et se partage entre soignants et soignés. En privilégiant une mise en mot proche de son expérience d'infirmière en soins palliatifs, l'auteure formule les enjeux éthiques de la réciprocité, liés à cette façon de concevoir la relation dans l'activité du soin et de la vivre effectivement.

  • Sous la forme d'un abécédaire, une équipe de soutien en soins palliatifs témoigne de sa pratique. Elaboré à partir d'une supervision assurée pendant plusieurs années par Jean-Pierre Lebrun, cet abécédaire rend compte du travail d'ajustement incessant de détails auquel se soumettent les membres de l'équipe Delta, pour couvrir - palliatif venant de palliare, qui veut dire recouvrir - d'un manteau d'humanité jusqu'à leur dernier souffle, ceux et celles que la vie est en en train de quitter. Dire cette clinique du détail, de la broutille, voire m ême de la bricole, fait émerger l'importance cruciale de ces choses apparemment anodines, mais aussi des frottements, parfois des frictions, m ême des heurts, dans la rencontre entre le patient en fin de vie et celui qui l'accompagne.

  • Comment briser le silence de la fin de vie, des agonisants, des vivants, de la société ? L'un des fondateurs de l'éthique médicale en France nous enseigne ici les pouvoirs de la parole qui font notre humanité.
    Emmanuel Hirsch a décidé de plonger dans ses souvenirs et ses carnets, pour évoquer quelques personnes qui se sont confiées à lui au cours de leur cheminement jusqu'au bout de la vie.
    Face à la maladie et aux réalités du handicap, la lutte, la révolte et l'espérance affirment nos valeurs de dignité. Dans la lucidité extrême de la fin de vie, la conversation est amicale, sans artifice, profonde, incroyable, nécessaire.
    L'auteur témoigne ainsi d'instants enfouis, de rencontres évanescentes, de conversations désormais muettes - les murmures d'une éthique qui tiendrait devant la mort. Il partage avec le lecteur des moments arrachés à la résignation et à l'oubli, sans que rien ne les relie les uns aux autres, si ce n'est l'intensité et la gravité des circonstances, la rareté et la subtilité d'une pensée qui vient du coeur, cette quête du sens aux limites de ce qu'est l'existence.
    Un livre précieux comme un trésor, et qui révèle combien les absents sont présents. Pour toujours.

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    Préface de René Schaerer

    En cancérologie et en soins palliatifs, poussés par une forte attente sociétale, les psychologues sont aujourd'hui invités à rencontrer les malades et les proches afin de les aider à articuler une parole claire, rationnelle et raisonnée, au plus près du discours médical. L'approche psychanalytique soutenue dans cet ouvrage consiste à effectuer un pas de côté vis-à-vis de cette posture de soin qui force la vie psychique.

    Il arrive que la maladie grave et la menace de mort deviennent l'occasion d'une parole autre sur soi  et d'une véritable transformation subjective. A contrario, certains malades, notamment en fin de vie, refusent de produire tout effort de mentalisation et préfèrent rester tranquilles ; il est alors tout à fait important de respecter cette ultime volonté. Mais le plus souvent, plus modestement, la pratique psychanalytique quotidienne aide le patient à retrouver sa parole et à se dégager du bain médico-technique qui tend à gommer les moindres variations subjectives.

    Les auteurs de cet ouvrage donnent à ce travail de construction de sens toute la valeur qui lui revient. Dans cet écart entre ce qui a été communiqué au patient et ce que lui-même en dit, vient justement se loger la part désirante, qui lui permet, autant que possible et parfois jusqu'au moment de sa mort, de rester vivant avec la maladie.

    Mise en vente le 7 mai 2015.

  • Yannis Papadaniel a partagé plusieurs années durant les expériences des bénévoles qui, au sein de diverses associations dans les villes suisses de Kavala et Palio, accompagnent les personnes en fin de vie dans leurs derniers instants. Il en a rapporté un ouvrage qui reconfigure les questions que l'on croyait pourtant largement balisées sur la relation à la mort chez nos contemporains. Loin d'apparaître comme un substitut aux rituels en désuétudes entourant la mort, le choix de pareille activité, s'il peut déclencher nombre d'appréciations à l'emporte-pièce sur une telle démarche (jugée par exemple morbide ou mystique), n'en est pas moins significative en soi par le rapport à la mort qu'elle suggère. Encore fallait-il être en situation de porter un regard perspicace sur ces accompagnants volontaires au côtoiement de la mort. C'est à travers la description minutieuse du quotidien de ces personnes, de l'accumulation de gestes, de mots ou de silence, de postures, une série de petits arrangements avec la mort, que Yannis Papadaniel parvient à nous faire saisir les lâcher-prise, le regard et les évitements, le positionnement trouble, indécis et ambigu face à la mort que chacun, au fond, partage, et par lequel il nous donne à saisir l'universel du questionnement de ces volontaires - qui en sont comme une caisse de résonance.

  • Entrevoir la fin de vie autrement par la création accompagnée.

    Dans notre dernière phase de vie, tout semble vain et terminé. La personne malade va mourir. Son équilibre psychique et ses repères vont en être bouleversés. Comment, dans cette ultime étape, le patient va-t-il faire face et intégrer l'idée de la mort ? La rencontre avec la création peut offrir au patient un détour par l'imaginaire, un temps d'expression intime soutenu par l'art-thérapeute. De personne à personne, d'inconscient à inconscient, le patient amorce petit à petit un travail de deuil mêlant le mourant et le vivant.

  • Alors que leur mission est de soigner, quels rapports les soignants entretiennent-ils avec la mort ? Ce livre permet d'approcher et de rendre intelligible différents modes, souvent non-conscient, de gestion de la mort par les soignants. Grâce à des analyses contextualisées, on comprend pourquoi la mort est apaisée dans certains services et intolérable dans d'autres, pourquoi certaines morts sont plus difficiles que d'autres pour les soignants ou encore pourquoi certaines spécialités useront de la violence entre collègues, d'humour noir, quand d'autres privilégieront le collectif et le dialogue.

  • Une réflexion incontournable sur les soins palliatifs pour éclairer les débats actuels sur la fin de vie.Une réflexion incontournable sur les soins palliatifs pour éclairer les débats actuels sur la fin de vie.

    Jean-Frédéric Poisson, très actif dans le débat politique sur la fin de vie, signe ici un essai clair et grand public pour comprendre et découvrir le sens et la valeur des soins palliatifs pour notre société.

    « Jai souhaité retracer lhistoire des soins palliatifs et de leurs références éthiques, et aussi religieuses, en montrant quil a toujours été difficile, en tout temps, de faire leur juste place aux mourants. Jai compris quil faut sans cesse rappeler la médecine à ses obligations dorigine, et la science à sa modestie, en particulier lorsquelle fait croire à lhomme quil peut saffranchir de la mort. Jai découvert le formidable trésor dhumanité qui se dévoile dans laccompagnement des mourants, et tenté de montrer que ce trésor est sans cesse à protéger. Alors que se profilent en France de nouveaux débats sur la fin de vie, il est essentiel que tous prennent part à la défense et à la promotion des soins palliatifs, comme une des plus belles preuves de fraternité. Puisse ce livre aider tous ceux qui souhaitent travailler à cette belle cause. »

  • "Ne pleurez pas, la mort n'est pas triste" : voilà un titre suprenant, voire provocateur. C'est pourtant le message laissé par Géraldine à son médecin la veille de sa mort. Élisabeth Mathieu-Riedel nous fait partager son expérience auprès des personnes en fin de vie et de leur famille dans la simplicité et l'émotion. Son témoignage plein d'espérance l'atteste ; il y a des fins de vie lumineuses.

  • Regroupées en trois parties (Le mort et le vif ; Le vécu de la mort ; La bonne mort), les contributions des huit auteurs de cet ouvrage explorent, à la lumière de la biologie, de la philosophie, de la science des religions, de l'histoire, de la psychanalyse, quelques-unes des innombrables interrogations que fait surgir la question du "mourir" :

    Comment la biologie et la médecine contemporaines définissent-elles la mort ? Les travaux sur le "suicide cellulaire" doivent-ils nous conduire à voir la mort comme étant indispensable à la vie ? Sur quels fondements repose la définition médicale de la mort humaine ? Comment aborder la fin de vie, rendre accessibles les soins palliatifs et, parfois, entendre la demande d'euthanasie ? Où en sommes-nous avec la mort, ses représentations et ses rites ? Les croyances en l'immortalité individuelle trouvent-elles aujourd'hui à se renouveler, dans une version laïque, en s'alimentant aux découvertes des sciences du vivant ?

  • L'incurabilité et la fin de vie mettent toujours le médecin dans l'impossibilité de réaliser ce qui a motivé son but professionnel. En accordant une pleine valeur au « care », il parvient à rester fidèle à l'idéal de soi : soulagement, soutien physique et psychique du malade acteur de son devenir.

    Les populations concernées par l'incurabilité et la fin de vie sont nombreuses et variées : personnes âgées, personnes handicapées, malades atteints de pathologies évolutives létales ou de maladies chroniques. Pour ces derniers, la relation médecin-malade se poursuit et s'approfondit en dépit de la non-guérison pendant de très nombreuses années. En croisant leurs regards, les auteurs tentent d'appréhender le « comment » et les « pourquoi » des adaptations réciproques du médecin et du malade à la situation singulière, mais si fréquente, de l'absence de guérison ou de la fin de vie.

  • Cette réédition totalement revue et enrichie contribue à une appropriation des évolutions législatives portées par la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie (droits de la personne, sédation profonde et continue, souffrance, directives anticipées opposables, etc.). Les conditions du mourir interrogent à la fois nos obligations sociales et les exigences du soin. Alors que s'instaurent une nouvelle culture de la fin de vie, de nouvelles solidarités, quelles seront les incidences sur les pratiques professionnelles au service de la personne malade et de ses proches ? Ces situations toujours singulières, irréductibles aux débats généraux portant sur « la mort dans la dignité » justifient une exigence de clarification, la restitution d'expériences et la transmission de savoirs vrais.

    Dans une approche pluridisciplinaire, cet ouvrage associe les meilleures compétences pour proposer une synthèse rigoureuse et complète des réflexions et des expériences au coeur des débats les plus délicats de notre société. Il constitue une indispensable référence à destination des professionnels mais tout autant d'un large public, la concertation nationale sur la fin de vie ayant fait apparaître un important besoin d'informations dans ces domaines à la fois intimes et publics.

    Avec la participation de 110 auteurs, médecins, infirmiers, psychologues, psychanalystes, orthophonistes, psychomotriciens, sociologues, juristes, bénévoles, philosophes, anthropologues.

  • « Que dire à cette mère dont le fol espoir en la réanimation n'aura pas suffi pour sauver son enfant ? Maintenant qu'il est dans le coma pour toujours, que fait-on ? »Philippe Bataille, sociologue, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, a mené une enquête pendant plusieurs années dans différentes unités de soins palliatifs en France, au plus près des malades, des mourants et de leurs proches. Mort cérébrale, tétraplégie, cancer incurable : les drames de la fin de vie, il les a reçus de plein fouet. Que répondre à ceux qui demandent une aide active ou médicale à mourir ? Pourquoi tant de résistances, tant d'incompréhensions malgré la qualité des soins ?

  • La détresse des hommes en fin de vie est un défi. Elle interpelle, convoque l'entourage et les soignants dans leurs limites à supporter la souffrance d'autrui. Elle devient l'enjeu de débats pour la société avec des réponses telles que l'euthanasie ou la sédation.

    Comment un malade peut-il supporter de vivre alors même que la maladie l'a suffisamment ravagé pour qu'il ne se reconnaisse plus ? Quels mécanismes psychiques sont alors à l'oeuvre ? Quel accompagnement peut permettre au malade d'éprouver progressivement un sentiment d'apaisement au sein même de cette crise profonde d'identité ?

    Les psychologues sont de plus en plus nombreux à faire partie des équipes de soins palliatifs. En s'appuyant sur sa propre expérience et sur celle de psychologues qui ont accepté de témoigner de leur pratique, Axelle Van Lander analyse les échanges réguliers et intimes qu'ils entretiennent avec les malades aux portes de la mort. Elle décrit les temps et les modalités de ce travail, en pointant les limites et les risques, pour le patient et pour le professionnel amené à interroger son positionnement professionnel.

    Mise en vente le 22 octobre 2015.

  • Dans le champ de l'oncologie et des soins palliatifs, la médecine moderne use de tous les moyens techniques et thérapeutiques pour repousser les limites de son efficience et de son savoir, mais elle se heurte à des situations incurables. Ces cas complexes forment le quotidien des équipes hospitalières travaillant auprès de patient(e)s en fin de vie. Ils définissent les contours d'une clinique du seuil.

    L'intérêt porté à ces situations limites, dans lesquelles surgissent des manifestations pulsionnelles qui échappent et insistent malgré les traitements entrepris, permet de ne négliger ni les affres somatiques auxquelles les malades se confrontent (douleurs extrêmes, dégradation de leur état...), amplifiées par le risque d'échappement thérapeutique, ni les intenses remaniements psychiques qui sont en jeu : menace d'anéantissement, effraction traumatique... Les psychologues, médecins et soignants y retrouveront des phénomènes qui interrogent depuis longtemps leurs pratiques cliniques quotidiennes autour de ces impasses thérapeutiques.

  • LE DÉVELOPPEMENT CONTEMPORAIN du champ d'analyse des problèmes sociaux se heurte à une difficulté récurrente : rendre compte de phénomènes qui mettent radicalement en tension les pratiques et les discours dominants, tels que la mort, la folie, l'excès, l'errance. Comment nommer et définir ce qui, a priori, est inclassable, innommable et ingouvernable ? Comment intervenir sur des problèmes aux contours flous, qui relèvent des domaines social, médical et pénal ? Comment décloisonner le silo des services ou conjuguer les expertises pour saisir des situations qui ne sont liées ni à l'un ni à l'autre de ces domaines de pratique ?

    C'est pour prendre à bras-le-corps ces figures innommables, inclassables et ingouvernables qu'ont été conviés à contribuer au présent ouvrage des auteurs en sciences sociales (sociologie, travail social, anthropologie) et spécialistes d'objets de recherche variés (itinérance, toxicomanie, santé mentale, soins palliatifs, mouvements sociaux, aide à l'enfance et à la famille). En analysant de front ce qui échappe aux théories et résiste aux pratiques dominantes, ils attirent l'attention sur le caractère problématique du vivre-ensemble au sein duquel « l'autre », sous ses diverses failles et vulnérabilités, se débat contre les frontières normatives du social.

    Ce livre s'adresse aux chercheurs en sciences sociales et aux divers acteurs de la pratique oeuvrant dans le domaine des problèmes sociaux.

  • Qui de nous, au cours de son histoire, n'a jamais frappé un mur ? Échec, deuil, maladie ou fragilité intime, il s'imposait, immuable, en travers de notre route. A nous de nous ajuster. Ce scénario se répète chaque fois que nous sommes confrontés à des limites importantes marquant pour nous, non pas la fin du monde, mais la fin d'un monde.

    Ce livre propose une série de réflexions autour de paroles prononcées par des femmes placées devant l'ultime limite, celle de leur mort prochaine. Plus que jamais, elles ont dû composer avec l'inéluctable. En refusant de s'y laisser réduire, en s'y adaptant et en y découvrant peu à peu l'occasion d'une authenticité et d'une profondeur nouvelles, elles ont fait l'expérience d'un surcroît de vie. Les mots de ces soeurs en humanité forment un testament qui peut nous aider à surmonter nos propres impasses.

    Pendant féminin de l'essai A l'école de la fragilité, qui recueillait les témoignages d'hommes en fin de vie, ce livre dégage la sagesse propre des femmes devant les grands enjeux de l'existence. Il ne se lit pas nécessairement de façon continue, mais selon l'inspiration du moment et les besoins créés par la vie.

    Gilles Nadeau est prêtre et accompagnateur spirituel à la Maison Michel-Sarrazin. Ce livre est né de son expérience d'animation de groupes de prise de parole composés de femmes en phase palliative de cancer. Son précédent livre A l'école de la fragilité (Médiaspaul 2019) a été chaleureusement accueilli.

  • Quels sont les enjeux, les difficultés et les controverses auxquels font face les praticiens du domaine de la santé ? Comment y répondre adéquatement ? Voici des questions que se posent quotidiennement les chercheurs, les enseignants, les étudiants et les professionnels.
    Depuis sa parution en 1999, ce livre est considéré comme une référence incontournable. Rassemblant les textes de collaborateurs chevronnés et des entrevues de penseurs parmi les plus respectés de notre époque Henri Atlan, Albert Jacquard, Edgar Morin et Henri Laborit , cette nouvelle édition tient compte des importants débats actuels qui animent le milieu. Elle fournit également des repères et des règles de conduite propres à un véritable comportement éthique : « faire le bien et éviter le mal ».

    Avec les textes de :
    Danielle Blondeau, Thomas De Koninck, Hubert Doucet, Frédéric Douville, Jacqueline Fortin, Éric Gagnon, Martin Hébert, Cécile Lambert, Mireille Lavoie, Nathalie Lecoq, Lucien Morin, Véronique Toussaint et Anne-Marie Turmel-Courchesne.

  • Tout avait débuté le vendredi 30 janvier 2015.
    J'avais passé le concours d'infirmier, quelques mois auparavant et j'étais sur liste complémentaire.
    Contre toute attente, à dix heures, ce jour-là, la secrétaire de l'institut de formation en soins infirmiers (IFSI) m'avait appelée : j'étais attendue le lundi suivant, à l'école, pour constituer mon dossier étudiant.
    J'étais transportée de bonheur, j'allais commencer une nouvelle vie.
    J'avais eu une après-midi pour ranger mon bureau, faire mes cartons et mes adieux à mes collègues.
    J'étais transportée de bonheur, remplie de mes idéaux sur la profession.
    Trois ans d'études qui passeraient à une vitesse extraordinaire.
    Mais c'est, finalement, le récit des trois ans à partir du dernier stage imposé que j'avais décidé de coucher sur papier.
    Trois ans entre descente aux enfers, survie et espoir... Trois ans et plus si affinités...

  • Diane est une femme enjouée, performante et appréciée de tous. Ses amis, ses collègues et Réjean, son mari, en témoignent. Elle travaille à la DPJ, prend tout à coeur et vit à cent mille à l'heure. Dans une quête de perpétuel dépassement de soi, aux prises avec des blessures d'enfance comme nous en
    portons tous, Diane couche ses réflexions dans ses carnets intimes. Dualité oblige, elle y dévoile ses questionnements, ses angoisses, mais aussi ses bilans et ses engagements.
    Une première alerte cardiovasculaire aurait dû la convaincre de vivre autrement. Elle le sait. « J'avais besoin d'arrêter le cauchemar ... Je roulais à toute vitesse, celle de l'être désespéré.
    J'ai bien essayé de ralentir, mais j'avais le pied pris dans l'engrenage. »
    À 47 ans, le verdit du cancer du cerveau est fatal, un Glioblastome. Un an tout au plus. Ne faisant rien comme les autres, Diane apprivoise ce « nouvel ami ».
    « Il est moi. Il est en moi. Ce n'est pas mon ennemi. C'est la partie de moi qui est blessée. Ma souffrance. J'ai enfin appris à aimer autant le bon que le mauvais en moi... cessé de m'angoisser puisque je pouvais me pardonner. »
    Réjean et elle font équipe et adoptent une nouvelle philosophie de vie. La leur. Étonnante et parfois dérangeante. C'est le « RESET, un de concept leur permettant de vivre l'instant présent. Chaque nouveau stade de la malade devient la normalité à partir de laquelle ils organisent leur nouvelle vie et ils en profitent durant quatre ans. Diane développe des perceptions sensorielles hors du commun.
    Ressentant l'énergie divine, en communion avec l'univers, elle devient une sorte d'ange lumineux et répand autour d'elle une aura de joie et de bonheur comme en témoigne une dizaine d'amis et membres
    de la famille.
    L'histoire de Diane, c'est notre histoire à tous. La quête du bonheur universelle. La souffrance vient de nos attentes, des modèles qui empoisonnent notre existence et auxquels nous adhérons, dociles. La
    Vie ne nous en demande pas tant.
    « Un papillon s'est posé sur moi, effleurant à peine ma peau. Légèreté affolante. Il m'a adoptée. Au lieu de virevolter impatient dans la nature, il a posé ses ailes sur moi durant plus de vingt minutes. Je ne bouge pas, complètement subjuguée par ce petit miracle. Je sens la vie. Je fais partie du tout. Mes anges sont là. De petits signes, sortes de clins d'oeil, me rassurent dans ce cheminement conscient vers ma mort. »
    Voici un cri de l'âme authentique. Une formidable leçon de vie.

  • S'intéressant aux conditions de vie des familles d'enfants gravement malades, cet ouvrage présente les résultats de recherches portant sur différentes mesures de soutien mises en place par l'organisme sans but lucratif Le Phare Enfants et Familles. Parmi

  • Comment penser le cancer et le sujet cancéreux à l'aube du XXI siècle ? Une approche pluridisciplinaire pour cet ouvrage de fond qui devrait faire référence. Existe-t-il une dynamique psychique spécifique qui se déploie dans la maladie cancéreuse ? Comment saisir l'expérience de vie que cette maladie augure ? Comment une maladie grave comme la maladie cancéreuse vient-elle bouleverser la continuité de vie, la temporalité, l'identité même du sujet ? Quel langage le corps parle-t-il alors ? Et quels sont, en ce domaine de la maladie cancéreuse, les progrès et les techniques susceptibles de questionner encore davantage la psyché et l'humain ? Voici une sélection des recherches les plus récentes de grands spécialistes de la maladie cancéreuse, aux compétences reconnues et aux approches pluridisciplinaires. Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre, praticien hospitalier, dirige l'unité de psycho-oncologie de l'Institut Paoli-Calmettes (Marseille).

  • « " Ça réveille peut-être un peu la spiritualité, veux, veux pas ! " confiait un malade. Je dois reconnaître que mon service auprès d'eux réveille souvent ma propre spiritualité, et pas juste un peu ! Sans doute que d'autres accompagnateurs l'affirment, eux aussi. Si, fidèle à sa mission, la communauté chrétienne se met à l'écoute de leur parole comme elle se livre, elle pourra sans doute vérifier, elle aussi, que l'expérience spirituelle de ces hommes contribue d'une certaine façon à réveiller sa spiritualité en tant que communauté. » S'appuyant sur une longue expérience en accompagnement spirituel, notamment auprès des personnes en soins palliatifs, Gilles Nadeau rend compte de ses observations et propose des pistes éclairantes pour quiconque désire accompagner un proche en fin de vie - et s'en faire son héritier, son héritière sur le plan humain.

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