• « Au premier abord, elles sont invisibles. Et puis, un beau jour, vous commencez à les remarquer... »
    Pupa, une ex-gynécologue acerbe au corps tout fripé, décide d'offrir à ses deux amies des vacances luxueuses dans un spa à Prague. Beba, une ancienne infirmière aux cheveux blonds et aux seins énormes, est la reine des lapsus et cite constamment des poèmes qu'elle n'a jamais appris. Kukla, une grande femme élégante, a été veuve plus souvent qu'à son tour. Pendant leur séjour, ce trio étonnant de vieilles sorcières vivra de folles aventures dans un décor de massages, de mousse, de jeux de hasard : elles croiseront un jeune masseur dont le membre est perpétuellement au garde-à-vous, un Américain richissime, un mafieux russe ruiné et un médecin spécialiste de la jeunesse éternelle...
    Avec Baba Yaga a pondu un oeuf, Dubravka Ugresi? réécrit le mythe slave de Baba Yaga - une sorcière mangeuse d'enfants - pour évoquer le devenir des femmes âgées. C'est un roman érudit, hilarant et plein d'autodérision.

  • Yéti, Bête du Gévaudan, monstre du Loch Ness, grand serpent de mer... le bestiaire de la cryptozoologie fascine autant qu'il hérisse. Coincée entre scepticisme et crédulité, science pour les uns - les découvertes de l'okapi ou du saola témoignent de la validité de la démarche -, pseudo-science pour d'autres, la cryptozoologie n'en finit pas de faire débat. Pour tenter d'y voir plus clair, il est donc important de passer en revue certaines des « causes célèbres » de la cryptozoologie et, au-delà de l'existence ou non de ces animaux, de s'interroger aussi sur l'édifice culturel, sociologique et ethnographique qui s'est construit autour. Car quand bien même certains de ces êtres mystérieux n'auraient pas de réalité biologique, il n'est pas interdit d'introduire une part d'imagination, voire de rêve, dans la recherche scientifique. Si le rêve est maîtrisé, la recherche n'en devient que plus créative.

    Docteur ès sciences, Eric Buffetaut est Directeur de Recherche émérite au CNRS (Laboratoire de Géologie de l'École normale supérieure, Paris), spécialiste de la paléontologie des vertébrés. Son intérêt pour la cryptozoologie, remonte à la lecture, pendant son adolescence, des livres de Bernard Heuvelmans sur ce sujet.

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • Trois millions d'exclus en France : infirmes physiques, mentaux, délinquants, immigrés, etc. Ce chiffre et ce concept sont ceux de l'État et de son administration. En parlant d'exclus, l'État rend des milliers d'hommes et de femmes étrangers à eux-mêmes et aux autres. Pour Jean-Marc Bardeau, il s'agit, au contraire, d'une réclusion étatique. En produisant ses handicapés physiques, mentaux, sociaux, à travers ses conditions de travail et d'existence, le capitalisme a dû créer ses ghettos parallèles à ses institutions d'éducation (Instituts médico-pédagogiques) ou de production (Ateliers protégés, Centres d'aide par le travail). Médecins, psychologues, éducateurs, assistantes sociales sont érigés en nouveaux juges et praticiens de cette exclusion-réclusion d'État. L'auteur rend compte ici d'un itinéaire individuel et collectif. L'itinéraire des infirmes moteurs cérébraux n'est pas exceptionnel, mais révélateur de toute une société policée, surveillée. L'étatisation des individus normaux ou inadaptés est la même.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Il manque la voix de Cornelius Castoriadis. Il manque cette jubilation dans sa voix en répétant : « Nous qui désirons ou nous qui délirons ? », il manque le pont Bir-Hakeim et le métro aérien par la fenêtre, il manque la lumière de la Seine de ce matin de novembre 1996 (...) Face aux brouilleurs de piste et à la fausse complexité, espérant tout de l'imaginaire social, jusqu'au bout Cornelius Castoriadis cherche une radicalité. « Je suis un révolutionnaire favorable à des changements radicaux », disait-il quelques semaines avant sa mort. Révolutionnaire qui sa vie durant allait répétant : « Nous ne philosophons pas pour sauver la révolution, mais pour sauver notre pensée et notre cohérence. » Mais on ne peut réduire Cornelius Castoriadis à un seul registre. Philosophe, sociologue, historien, il fut aussi économiste et psychanalyste. « Un titan de la pensée, énorme, hors norme », dit Edgar Morin. Une pensée encyclopédique, une jubilation de vivre et de lutter, lutte charnelle, spirituelle, infinie, mais en mouvement et qui laisse du grain à moudre et du pain sur la planche... » Daniel Mermet Là-bas si j'y suis, France Inter

  • Le fait est aujourd'hui largement reconnu : la tâche des infirmières et de multiples autres professions sanitaires repose sur la qualité de la relation établie avec le malade. Cependant, ni la compétence professionnelle ni la volonté de bien faire, ne suffisent à reconnaître et à surmonter les obstacles qui, trop souvent, empêchent une communication compréhensive entre le soignant et le soigné. C'est aux conditions psychologiques et sociales de cette communication qu'un médecin consacre cet ouvrage entièrement orienté vers la pratique quotidienne. Spécialiste des sciences humaines et penseur largement connu par de nombreuses publications, Jacques Sarano a, cette fois-ci, choisi de s'exprimer en clinicien. Ainsi apparaissent les possibilités et finalités d'une relation thérapeutique enrichie par les apports de la psychologie moderne et le sens humain d'une médecine personnalisée.

  • La maladie dépouille peu à peu mon père de toute sa dignité pour le plonger dans une extraordinaire déchéance. Tout n'est plus qu'humiliation. Cette maladie est une putain.

  • Sommes-nous pleinement en possession de nos différentes ressources émotionnelles ? Et s'il était possible de garder notre calme en toutes circonstances, d'exprimer sereinement notre point de vue ? Et si nous étions capables de ne pas nous laisser envahir par le stress et de préserver notre bien-être ? Chaque jour nous confronte à des émotions déplaisantes et rien ni personne ne nous a vraiment préparé à leur faire face. Seul avec nous-même, nous apprenons tant bien que mal à nous débrouiller avec nos peurs, nos colères, nos tristesses.
    Cet ouvrage a pour objectif d'y remédier en vous aidant à : - nommer et comprendre ce que vous ressentez ; - apprendre avec des exercices pratiques comment développer votre aptitude à exploiter vos ressources émotionnelles ; - détecter, à l'aide de grilles de lecture, ce que ressentent vos proches, et les aider à mieux vivre leurs émotions ; -développer les compatibilités émotionnelles qui font que vous aurez envie d'investir et de développer vos relations, vos amitiés et/ou vos amours. Cette méthode vous permettra, en quelques semaines de pratique, de mieux connaître le fonctionnement de vos émotions - peur, colère, tristesse, joie - et ainsi d'améliorer les réponses émotionnelles dont vous avez besoin pour développer votre aptitude au bonheur.

  • Un souvenir me revient après coup ; le voici : bien qu'il fût chauve et qu'il ne pratiquât point, Monsieur Ascal se découvrait plus longtemps que personne, au passage d'un convoi funèbre, que le soleil ou la pluie le défiât ; et même, au petit cimetière de Vauchrétien, n'y faisant qu'accompagner des amis, un jour de Toussaint, et n'y connaissant aucune tombe, il laissa la tempête agiter sa couronne de cheveux, l'eau lui glacer le crâne, son entourage le presser de remettre son chapeau ; il resta nu-tête. Monsieur Ascal avait, voyez-vous, le respect des morts ; car il était de l'opinion qu'un monde s'abîme avec tout être, même le moindre, et que le mystère des disparus vaut bien un rhume.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Êtes-vous conscient qu'en ce moment même vous ratez l'essentiel de ce qui se passe autour de vous, là, sous votre nez ? Pour vous en convaincre et redécouvrir la magie du monde, il suffit d'appliquer la méthode proposée par Alexandra Horowitz : arpenter le pavé - celui de New York en l'occurrence - en compagnie d'un spécialiste d'un domaine particulier, et voir à travers ses yeux des facettes inédites du quotidien.
    Partagez ainsi l'affût de ce spécialiste de la biodiversité, pour croiser les ratons laveurs et les coyotes (!) qui ont envahi la ville.
    Avec ce géologue, observez les traces des dernières glaciations dans les schistes de Central Park. Suivez les premiers pas du fils de l'auteure et repérez ces formes et ces couleurs que nous avons cessé de voir. Partez à la reconquête de vos sens guidés par cet aveugle, ce médecin, cet acousticien, etc.
    À la façon d'un Jean Claude Ameisen, Alexandra Horowitz profite de ces balades buissonnières pour décortiquer les mécanismes de la perception et de l'attention - celle qui nous fait si souvent défaut - en exploitant des expériences troublantes de psychologie et les derniers résultats des neurosciences. Poète, savante et aventurière urbaine, elle confirme son statut d'écrivain à suivre attentivement.

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