Littérature générale

  • Et si Baudelaire revenait parmi nous ? S'il flânait de nouveau dans nos ruelles ? En l'occurrence à Paris, comme en son temps. Dans ce récit haletant, Baudelaire resurgit sous la forme, non du dandy qu'il incarna jadis, mais du vagabond, misérable hère qui assiste, affalé sur le bitume, à la valse de nos contemporains et essuie leur mépris. Lui qui redoutait tant de se sentir inférieur à ceux qu'il dédaignait, le voici hué, puis bientôt hissé à la tête d'une parade de zombis avant de connaître le destin d'une âme suppliciée. Par vagues réminiscences, lui parvient le souvenir de son être passé et de son oeuvre. "La rue assourdissante autour de moi hurlait", écrivait-il jadis dans son poème À une passante.

    Anthropologue, Eric Chauvier est né en 1971. Il a déjà publié, aux éditions Allia, Anthropologie (2006), Si l'enfant ne réagit pas (2008), Que du bonheur, La Crise commence où finit le langage (2009), Contre Télérama (2011), Somaland (2012), Les Mots sans les choses (2014) et Les Nouvelles Métropoles du désir (2016).

  • "Nous courions comme des fous dans cette ville endormie", ainsi commence ce roman bouleversant, déroutant, course éperdue à la fin tragique, dans un voyage au bout de la vie. Commencé dans une Ville où l'on peut reconnaître Lille, il se poursuit dans une Île où l'on peut reconnaître Belle-Île en mer, d'un huis-clos, l'autre, mais peu importe les lieux. Il commence dans l'après-guerre, dans les années 68, et fait se croiser et se rencontrer quantité de personnages improbables ou réels, désignés par une initiale ou un sobriquet, suivant leur degré d'intimité avec les narrateurs. Dans une multitude de situations dont beaucoup auront la conviction de les avoir vécues, tout ce monde est sur une route, sur la route, sur des routes qui se croisent sur fond de musique, d'alcool, de sexe, dans les bistrots, les piaules, les ateliers d'artistes ou au travail, avec enthousiasme, joie de vivre ou spleen et désespoir, dans de grands ou petits débats et ébats. Dans ce roman sans intrigue et sans héros, l'histoire se construit imperceptiblement par petites touches, rencontres successives en un tableau pointilliste et surréaliste, abordant au passage de grands sujets sérieux. La langue est utilisée dans toutes ses possibilités du grand classicisme au patois lillois, avec des images poétiques, des envolées lyriques. Un roman inclassable hors des chemins actuels.

  • L'aube est une promesse

    Anne Hae

    Ce recueil est un pétale de féminité.

    Une femme-fleur vit au rythme du soleil. Voici sa vie entière qui dure un jour : à l'aube, au zénith et au crépuscule.

    Poésie libre et moderne.


  • Gustave Flaubert (1821-1880)



    "Nous étions à l'Etude, quand le proviseur entra, suivi d'un nouveau habillé en bourgeois et d'un garçon de classe qui portait un grand pupitre. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail..."




    Emma Bovary, mariée à Charles - médecin de campagne plutôt médiocre -, s'ennuie. Elle rêve d'une vie mondaine, d'une vie luxueuse , d'une vie amoureuse comme dans les romances sentimentales qu'elle lisait, adolescente, au couvent...




    Emma Bovary est à l'origine du "bovarisme" considéré comme un trouble de la personnalité dont souffrent parfois les personnes insatisfaites... peut-être le spleen de Baudelaire ?

  • La Brisure

    Jini-Jeanne Hamwi

    Par sa profondeur d'âme, par sa simplicité aussi, la poésie regroupe des sentiments forts : l'envie d'un ailleurs éloigné, la nostalgie d'une jeunesse éteinte, la naissance et la mort de l'amour. En somme, elle est le miroir fidèle et harmonieux des méandres du temps. Ce recueil représente plusieurs échantillons de vie et forme, à la lecture, une histoire complète.

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