• Si Charles Melman a jugé bon de travailler la clinique de la névrose obsessionnelle durant deux ans de séminaire, c'est qu'il la considère à la fois comme une clinique du passé et une clinique actuelle.

    Dans ses formes bénignes, on l'aperçoit à peine si l'on n'est pas un praticien averti. Par contre les formes graves sont très handicapantes, surtout socialement. Il y a dans cette pathologie de l'immuable, de la répétition, la culpabilité d'un meurtre que le patient aurait commis sans s'en apercevoir, sans parler de son impossibilité à réaliser ses voeux et son impuissance.

    L'étude très fine que fait Charles Melman dans le domaine de la linguistique et de la grammaire éclaire et élargit le travail de Freud à partir des carnets de l''Homme aux rats. Dans le texte allemand, il repère l'insistance de certaines lettres, propre à cette pathologie et met en évidence le travail de l'inconscient.

    Mise en vente le 27 août 2015.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud (

  • L'addiction est au coeur de l'économie psychique contemporaine. Dans un récit qui se veut clair et précis, Thierry Roth s'intéresse particulièrement à des sujets addicts, souvent jeunes, qu'il décrit comme des affranchis du Nom-du-Père, donc des contraintes symboliques. Les conséquences cliniques majeures qui en découlent - prédominance  d'un nouveau type de jouissance, prenant l'ascendant sur le désir, statut différent de l'objet, modifications radicales du rapport à l'autre, à soi-même, à l'autorité, à la sexuation... - constituent un défi pour la psychanalyse du XXIe siècle.

    À partir du champ des addictions, l'auteur explique en quoi nous assistons à des changements structurels - et pas seulement conjoncturels - importants, sans pour autant les réduire au seul champ de la psychopathologie. Les catégories du réel, du symbolique et de l'imaginaire s'y trouvent différemment agencées et ces nouvelles manifestations cliniques impliquent de repenser quelque peu la façon dont les cliniciens peuvent y « répondre ».

  • Considéré comme le meilleur spécialiste de la névrose obsessionnelle, Charles Melman n'a cessé, depuis 1954, d'approfondir et de se remettre au travail, ce dont témoigne ce séminaire clinique et pédagogique.

    Dans ce nouveau volume, il amplifie et complète les thèmes abordés dans le tome 1 en étudiant la névrose obsessionnelle à partir des carnets où Freud consigne au jour le jour les séances de l'Homme aux rats.

    Ce journal permet une analyse plus fine des grands traits de la névrose obsessionnelle à partir du texte même de son discours où se révèlent son besoin incessant de vérification, son impossibilité à se déterminer chaque fois qu'il doit faire un choix, la manière dont il répète toujours les mêmes attitudes... mais aussi sa culpabilité constante et son sentiment d'être un criminel.

    Tout au long de ce texte, Charles Melman nous mène, pour notre plus grand intérêt, dans le dédale de cette pathologie qui conserve malgré tout sa part de mystère.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud

  • Cet ouvrage répond à une nécessité contemporaine : à la dominance techno-scientiste de la médecine et au dogmatisme de nombre d'Écoles de psychanalyse, l'auteur oppose la subversion de la clinique psychanalytique.
    Jean-Richard Freymann reprend tous les tableaux cliniques à l'aune de la conflictualité du discours, pour essayer de rendre compte des enseignements de la pratique. En suivant l'ancienne nosographie, il saisit l'occasion d'un débat avec la psychiatrie d'aujourd'hui pour interroger les limites de nos classifications et ce qu'elles peuvent avoir de précaire.

    Chaque chapitre est organisé autour d'une question à partir de laquelle il revient aux fondamentaux en s'appuyant sur la clinique contemporaine. Il s'interroge sur la place de l'inconscient freudien aujourd'hui, malmenée par le discours dominant des DSM, et les conséquences que cela provoque méthodologiquement, culturellement, et dans la formation des nouveaux « cliniciens ».

  • Que faisons-nous quand nous travaillons avec les bébés ? Dans cet effort pour rendre compte de la singularité du travail avec le tout-petit, la clinique pulsionnelle, l'auteure cerne chez le nouveau-né le trait qui l'anime, celui par lequel il fait acte de présence d'une manière qui le rende absolument unique, sa signature en quelque sorte. Il s'agit d'extraire les trouvailles du bébé : un cri, un regard, un mouvement sont détenteurs d'un savoir propre à l'enfant et demande à être élevés au rang de langage. Du côté de l'analyste cela demande de supposer du sujet ab initio. Mais comme toute expérience analytique, celle avec le bébé doit être orientée. Or ce qui guide le travail avec tout-petit c'est l'inscription et la mise en place du pulsionnel. C'est une opération à la fois fondamentale et incontournable si on veut faire le pari du sujet chez le nouveau-né.

    Marie Couvert montre que la pulsion est l'invention freudienne la plus formidable avec celle de l'inconscient car elle met à notre disposition un nouvel étayage capable de rendre compte de la clinique et de la direction de la cure du tout-petit. Le lecteur est invité à se laisser enseigner par le concept de pulsion et par la voie qu'il trace dans la construction psychique du tout-petit. Il pourra ensuite visiter les quatre champs pulsionnels (oralité, spécularité, invocation, tactile) qui doivent se mettre en place au cours de la première année en s'arrêtant sur les points de nouage, ou au contraire sur ce qui peut faire ratage.

  • Pour des raisons historiques, les psychoses de l'enfant et de l'adolescent sont référées à une sémiologie héritée des psychoses de l'adulte, ce qui peut empêcher de préciser leurs spécificités, leur diversité, tant en fonction de l'âge que des particularités du transfert. Par ailleurs, la fertilité de la vie imaginaire chez l'enfant rend difficile de premier abord le diagnostic de psychose. Le clinicien est interpellé sur ses repérages diagnostiques, sur le déterminisme de la structure, sur les suppléances éventuelles qui se mettent en place, sur sa responsabilité dans l'évolution présente et future de son patient.

    En effet, la clinique des psychoses infantiles s'avère parfois surdéterminée, laissant préjuger d'un destin inexorable. Pourtant, pour nombre de cas de psychoses de l'enfant, il y a des surprises, des aptitudes à la subjectivation, des suppléances qui émergent du transfert et qui justifient le pari thérapeutique du praticien.

    Les auteurs s'attachent à préciser les repères structuraux sur lesquels ils se fondent pour les caractériser et les distinguer des cas d'autisme, d'arriération ou d'autres pathologies, et pour interroger les pratiques thérapeutiques possibles. À partir de leur engagement transférentiel au cas par cas des sujets rencontrés, ils s'efforcent de penser et de remettre à l'ordre du jour cette clinique des psychoses qui ne manque ni de complexité ni de diversité.

    Cet ouvrage est le fruit d'un travail collectif mené pendant deux ans au sein de l'École de psychanalyse de l'enfant et de l'adolescent de Paris (EPEP).

  • L'adolescence est-elle une seconde chance ? Une (bonne) rencontre pourrait-elle éviter la folie à celui (ou celle) dont c'est la destinée ? le psychanalyste se pose ces questions à partir de son propre voisinage avec la folie.

    Patrick Delaroche, Jean-Paul Mouras, psychanalystes (Paris)

  • Sur les bases d'une déconstruction historique et épistémologique, l'auteur propose une lecture clinique de la schizophrénie et du traitement psychanalytique de cette catastrophe psychique.

    La schizophrénie est une expérience de mise à nu de l'humain, un abandon des évidences « naturelles », qui nécessite de repenser totalement la cure analytique plutôt que d'adapter la méthode analytique à une souffrance dans le but quelquefois trop prudent de simplement contenir les débordements qu'elle occasionne. L'auteur montre qu'il est possible de formuler, à partir de l'analyse des formes de transfert, une hypothèse théorique permettant de guider la conduite thérapeutique du psychiatre vis-à-vis des personnes réputées schizophrènes confiées à ses soins, dans un contexte culturel scientifique, social et économique donné, car il n'est pas possible d'ignorer toutes ces dimensions de l'exercice de la psychiatrie.

  • Cet ouvrage vise une ouverture au traitement des psychoses dans le champ socio-éducatif, sans trahir les concepts issus de la psychanalyse et sans perdre de vue la clinique, de fait, pluridisciplinaire. La psychose n'est finalement qu'une des modalités de structuration de l'être parlant. Joseph Rouzel propose dans cet ouvrage un repérage, à la fois clinique et théorique, indispensable dans la clinique socio-éducative des psychoses. Un ouvrage accessible aux travailleurs sociaux qui ont de plus en plus la charge d'accompagner des personnes psychotiques.  

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