• Dublinesca Nouv.

    Samuel Riba est l'éditeur talentueux d'un catalogue exigeant. Néanmoins, incapable de faire face à l'émergence des nouveaux médias et de concurrencer la vogue du roman gothique, il vient de faire faillite. Il sombre alors dans la dépression et le désoeuvrement. Pour y remédier, il entreprend un voyage à Dublin. L'accompagnent quelques amis écrivains avec qui il entend créer une sorte de confrérie littéraire. Cette visite de la capitale irlandaise à l'heure du Bloomsday se double d'une déambulation dans l'oeuvre de Joyce, qui conduira notre protagoniste - bien malgré lui - jusqu'au seuil d'un mystérieux pub.
    En explorant les facettes de ce personnage complexe - sous lequel se cache peut-être bien son alter ego -, Enrique Vila-Matas interroge la notion d'identité, de sujet, et décrit le cheminement qui a mené la littérature contemporaine d'une épiphanie (Joyce) à l'aphasie (Beckett).

  • Par temps de confusion, Jean François Billeter se pose l'une des questions les plus fondamentales de la philosophie moderne : la nature du sujet humain. C'est dans la considération et la compréhension de ce que nous sommes, que nous serons en mesure d'appréhender ce monde toujours plus illisible. Ce retour sur soi fut vécu par chacun de manière imposée, lors du confinement. Mais loin d'un appel au repli sur soi, l'auteur invite au contraire le lecteur à dialoguer avec lui pour éprouver sa nature de sujet.

    Il en vient ainsi à ce constat fondamental : c'est précisément le je qui constitue le dénominateur commun entre chaque individu. Dans cet essai court, dense et singulier, il allie avec brio rigueur intellectuelle et méticulosité philosophique à son goût pour les mots clairs et simples.

    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • L'Europe ne sait plus où elle va. Les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Union, au point que la plupart d'entre eux se replient sur leurs nations respectives. S'ils veulent un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une République européenne. Qu'ils fassent comme les Français en 1789 : une révolution, non au sens d'un renversement du pouvoir établi au profit d'un autre, ni de la victoire d'une classe sociale sur une autre, mais un acte "politique", né de la décision des uns et des autres d'exercer leur liberté en commun, ce dont le capitalisme les prive.Avec la primauté du politique sur l'économique, sera aboli "l'assujettissement de la vie sociale à l'accroissement sans fin du capital", tandis que la République pourra satisfaire les besoins et désirs essentiels de chacun.

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.

  • Aussi importante et symbolique aux États-Unis que les notions de liberté et d'égalité en France, la self-reliance renvoie non seulement à la confiance en soi mais aussi à l'autonomie de l'individu. L'âme est active : elle recourt à son propre jugement et dévoile un non-conformisme, aussi farouche que vital. Emerson invite à se fier au présent, "de toujours vivre dans un jour neuf". Cette confiance active en soi opère aussi bien sur le plan affectif que sur le plan pratique. Pétri de formules vivifiantes, cet ouvrage inclassable est une invitation salutaire à compter sur soi. Non par pur individualisme, bien au contraire. Et c'est là que la philosophie peut encore agir.

    Ralph Waldo Emerson (1803-1882) a été l'une des premières grandes figures intellectuelles des États-Unis et a exercé une influence profonde sur la littérature et la philosophie américaines. Son oeuvre offre une synthèse parfaite des besoins, espérances, aspirations et idéaux de l'Amérique du XIXe siècle. Ses conférences et ses essais ont aussi bien marqué ses compatriotes, de Thoreau à Obama, que des esprits aussi différents que Nietzsche, Bergson ou Proust, qui le lisait "avec ivresse".

  • En une cinquantaine d'esquisses, qui ont la valeur de motifs aisément mémorisables, Jean François Billeter éclaire le moment historique actuel, la crise que nous traversons et le moyen pour tenter d'en sortir : la critique ne suffit plus, il faut des idées neuves, en particulier une façon juste de se représenter l'être humain et ses besoins. Ces esquisses forment un essai philosophique (car c'est de l'homme en tant que sujet qu'il s'agit) et politique. Elles s'inscrivent dans le prolongement des travaux précédents de l'auteur, mais constituent une proposition nouvelle, présentée avec la limpidité, la sobriété et la clarté dont Billeter est coutumier. Comme Un paradigme, c'est un outil de compréhension de soi et du monde, un livre à conserver, en toutes circonstances.

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé jusqu'en 1999 le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a notamment publié aux éditions Allia Leçons sur Tchouang-tseu, Études sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme, Lichtenberg et Trois essais sur la traduction. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards, aux côtés de Jean-Luc Godard et de l'organiste et clavecinsite Lionel Rogg.

  • Lumineuse et spontanée, l'aquarelle est une peinture dont la simplicité n'est qu'apparente. Laissez-vous guider pas à pas pour choisir le matériel adéquat, apprivoiser l'eau, faire vos premiers pas... Vous expérimenterez plusieurs méthodes indispensables que vous apprendrez ensuite à combiner pour obtenir un résultat unique.Au fil de l'eau et des couleurs, votre sensibilité prendra forme sur le papier et vous saurez tirer parti des multiples surprises que réserve l'aquarelle. Plus de 50 exercices, focus techniques et modèles en étapes vous guideront progressivement... tout simplement.

  • Depuis quelques années, un nouvel humanisme, une éthique et un droit de la vulnérabilité sont en train de naître sous nos yeux. Mais qu'est-ce que la vulnérabilité ? Pourquoi cette idée prend-elle tant d'importance aujourd'hui dans les débats politiques, juridiques, philosophiques et éthiques ? Comment comprendre qu'une politique de protection des personnes vulnérables puisse devenir aussi source d'exclusion, voire de restriction des droits ?

    Fruit d'un travail entre chercheurs et acteurs de terrains engagés dans les domaines du droit, de la psychanalyse, de la santé, de l'éducation et du travail social, cet ouvrage resitue la notion de vulnérabilité dans son contexte d'apparition historique, culturel et philosophique. Il soulève les problèmes et les opportunités que pose son usage dans le champ social. Tout en évitant le piège d'en  faire l'éloge, les auteurs analysent à quelles conditions une prise en compte renouvelée des vulnérabilités en société peut être vue comme une bonne nouvelle.

  • Pour une vie de famille responsable et engagée !Un livre proposant des règles écologiques, à l'usage de la famille, accompagnées d'explications, d'exemples, d'exercices pratiques, de conseils et d'une illustration pour les plus petits. Accédez à un mode de vie plus simple et plus sain afin que votre famille s'épanouisse selon des valeurs telles que l'engagement, la générosité, l'empathie, dans le respect du monde qui nous entoure. Pour toute la famille : enfants, ados, adultes, sans limite d'âge !Les petits ruisseaux font les grandes rivières !

  • À l'heure où tant de couples divorcent, et où la quête de plaisir exerce une si grande fascination, peut-on encore croire en un amour épanouissant et durable ? Peut-on encore croire au mariage ? Il est étonnant de constater qu'aimer et être aimé en vérité, de tout son coeur et de tout son corps, demeure une aspiration profondément ancrée chez la plupart des jeunes, même s'ils n'osent pas toujours y croire. C'est d'abord à eux, mais aussi à tous ceux qui les entourent, que François de Muizon s'adresse dans cet ouvrage.L'intuition que le don de soi est un chemin d'accomplissement et de bonheur ne saurait être une simple utopie, une option à la carte. Inscrit comme un secret au plus intime de nos corps d'hommes et de femmes, ce don nous met en contact avec le mystère même de Dieu.

  • Pour une vie de famille épanouie et heureuse ! Un livre proposant des règles positives, à l'usage de la famille, accompagnées d'explications, d'exemples, d'exercices pratiques, de conseils et d'une illustration pour les plus petits.Bâtissez des relations fortes et saines en apprenant à vous écouter, à vous comprendre et à vous respecter selon des valeurs telles que l'empathie, la bienveillance, le partage... Pour toute la famille : enfants, ados, adultes, sans limite d'âge !Et que chaque jour soit une fête, ensemble !

  • "Il n'y a pas une façon de faire de l'aquarelle. Il y a des aquarellistes qui réinventent en permanence sa beauté. Tout juste peut-on évoquer ses propres voies en espérant que perdure le goût de cet art si délicat." Tel est le projet de cet ouvrage : expliquer une façon singulière de procéder. Celle de Philippe Lhez, peintre épris des paysages qui l'entourent depuis l'enfance, qui traduit avec justesse leur luminosité changeante, les brumes subtiles qui nimbent les montagnes, la riche profondeur de l'ombre au creux des vallons et des rivières, la densité des feuillages...Seize aquarelles vous sont ici expliquées étape par étape, du dessin jusqu'à la touche de pinceau finale. Le dessin est l'ossature sur laquelle se poseront librement les voiles de couleur. Vous apprendrez à guider l'eau et à vous laisser guider par elle ; à chaque étape humide convient un type d'intervention qui vous sera minutieusement expliqué. Les aquarelles qui résultent de ce procédé sont d'une grande précision sans raideur ni sécheresse car l'eau en est le fil directeur. L'eau sera votre point de départ et votre point d'arrivée.Laissez-vous guider...

  • « La condition du parlêtre » signifie que l'être humain est organisé par la parole et le langage et non par le fonctionnement exclusivement neuronal de son cerveau, ce qu'affirment les neurosciences.

    Quelle est l'importance du langage et de la parole dans la vie de l'homme ? Cette interrogation n'est pas seulement celle de la psychanalyse mais bien celle vitale de l'être humain qui ne saurait se développer en dehors de ce champ de parole. L'auteur propose une lecture ouverte de ce que Freud, puis Lacan et d'autres (notamment ses patients) nous apprennent de la condition humaine. Il part à la rencontre, non de l'homme psychologique, de l'homme philosophique ou de la religion, mais de l'homme du défaut et du symptôme, ce qui anthropologiquement se définit avec Lacan comme un parlêtre, un être de parole qui échoue et produit des symptômes.

  • Proust est trop long. Tirant les conséquences logiques de cette constatation qui décourage de nombreux lecteurs potentiels, ce livre se propose de réduire la Recherche en supprimant les digressions.
    Un tel projet implique, comme préalable, de réfléchir sur la figure de la digression, injustement méconnue par la rhétorique. Toute une série de questions se posent alors, portant sur l'essence même de la littérature. Quand, par exemple, peut-on dire d'un texte qu'il est trop long ? Existe-t-il des passages inutiles ? Comment glisse-t-on d'une idée à l'autre ? Et surtout, au point de rencontre entre la littérature et la psychanalyse ? qui donnent à la notion de sujet une acception différente ?, que signifie être hors sujet ?

  • En nous, peu à peu, le doute s'est insinué : cette humanité dont le paradigme, plus ou moins idéalisé, a structuré le rapport des Occidentaux à eux-mêmes et aux autres existe-t-elle encore ? A-t-elle jamais existé et si oui depuis quand ? Et si oui encore, quels sont ses traits distinctifs ? Ces traits sont-ils universels (au sens de identiques toujours et partout) ? Constate-t-on dans la modernité un effacement ou une déformation, un délitement ou une transformation de ces traits ?

    Ces interrogations s'inscrivent dans la continuité du questionnement porté par Michel Foucault il y a 50 ans. Les auteurs le reprennent et le transforment, à partir de cet objet intime et toujours étranger que le corps constitue pour chacun et pour les autres.

    C'est donc du corps qu'il s'agira ici, au sens non seulement du corps propre, mais également du corps pulsionnel, imaginaire, malade, etc. Quelles projections anthropomorphiques sont à l'oeuvre dans les inventions technologiques de l'intelligence artificielle et des biotechnologies ? Quels sont les enjeux subjectifs de la demande de maîtrise technologique sur le corps en matière de génie génétique, prothèses, ou lutte contre le vieillissement ? Comment les dispositifs machiniques interfèrent-ils dans la vie affective du sujet et la construction de son image ? Quels rapports de pouvoir sont impliqués dans les techniques génétiques et les appareillages prothétiques ?

    C'est à l'élaboration de ces interrogations que concourt ce travail collectif.

  • Ce livre aborde, en relation avec le terrorisme et à partir de la psychanalyse, la psychologie collective et individuelle contemporaine, telle qu'elle se révèle notamment dans les cures. Il ne se présente pas comme un ouvrage de géopolitique et ne vise pas à expliquer les causes de la guerre très particulière qui est menée sur notre sol. Ses auteurs, psychanalystes, sont partis de l'effet traumatique de ces événements sur certaines victimes et sur leurs analysants, et cela les a conduit à réinterroger, à partir d'une révision de la notion de traumatisme, les éléments qui peuvent s'y rattacher, à commencer par les formes inquiétantes que prend la pulsion de mort dans notre monde ultra-libéral.

    La réflexion psychanalytique croise, sur ce sujet, celle  des philosophes qui éclairent aujourd'hui la diffusion de guerres très diverses, à commencer par la « guerres des identités » où chacun cherche la reconnaissance de son particularisme sans se soucier d'une hégémonie démocratique qui permettrait d'aller au-delà des différences identitaires. 

    On aura compris qu'il s'agit ici de rendre compte de ce qui apparaît comme un véritable trauma dans la civilisation.

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    Préface de René Schaerer

    En cancérologie et en soins palliatifs, poussés par une forte attente sociétale, les psychologues sont aujourd'hui invités à rencontrer les malades et les proches afin de les aider à articuler une parole claire, rationnelle et raisonnée, au plus près du discours médical. L'approche psychanalytique soutenue dans cet ouvrage consiste à effectuer un pas de côté vis-à-vis de cette posture de soin qui force la vie psychique.

    Il arrive que la maladie grave et la menace de mort deviennent l'occasion d'une parole autre sur soi  et d'une véritable transformation subjective. A contrario, certains malades, notamment en fin de vie, refusent de produire tout effort de mentalisation et préfèrent rester tranquilles ; il est alors tout à fait important de respecter cette ultime volonté. Mais le plus souvent, plus modestement, la pratique psychanalytique quotidienne aide le patient à retrouver sa parole et à se dégager du bain médico-technique qui tend à gommer les moindres variations subjectives.

    Les auteurs de cet ouvrage donnent à ce travail de construction de sens toute la valeur qui lui revient. Dans cet écart entre ce qui a été communiqué au patient et ce que lui-même en dit, vient justement se loger la part désirante, qui lui permet, autant que possible et parfois jusqu'au moment de sa mort, de rester vivant avec la maladie.

    Mise en vente le 7 mai 2015.

  • En récusant qu'elle soit une psychologie (avec ou sans profondeur), un art, une religion, une magie et même une science, Lacan aurait-il laissé la psychanalyse comme flottant en l'air, ne sachant plus ce qu'elle est ni où elle est ? Jacques Derrida la tenait pour un discours instable et insituable, mais « discours » ne va pas non plus. Pourtant, en 1982, dans son cours sur « l'herméneutique du sujet », Michel Foucault adressait aux psychanalystes une proposition effective. La psychanalyse n'a pas su, notait-il, se penser « dans le tranchant historique de l'existence de la spiritualité et de ses exigences ». Partant, elle se serait faite oublieuse de cela même qu'elle est : une expérience spirituelle, par laquelle, via un autre, le sujet opère sur lui-même les transformations nécessaires pour accéder à sa vérité. Seul Lacan, ajoutait Foucault, n'aurait pas participé de cet oubli. De là trois questions : y a-t-il lieu d'accréditer cette généalogie de la psychanalyse que bâtit Foucault ? Qu'en est-il de la spiritualité chez Lacan ? et chez Freud ?

  • D'un côté, il est possible de montrer que la maladie est l'unique objet de la médecine scientifique. D'un autre côté, il est évident qu'un malade, toujours sujet, n'est pas réductible à sa maladie. De ces deux constats naît un problème. Quelle en est la source ? Et quels en sont les enjeux éthiques et économiques ?
    L'injonction de qualité en tant que simple normalisation des pratiques et l'introduction du productivisme dans les hôpitaux sont-elles adaptées à la pertinence des soins ? Rentabilité et souci de véritable qualité (non quantifiable) ne sont-ils pas contradictoires dès lors qu'un soin n'est évidemment pas un bien de consommation ordinaire ?
    Accompagner de réflexion éthique chaque acte médical, y compris le plus courant, peut-il contribuer au maintien d'une médecine oeuvrant à la solidarité nationale ?
    La psychanalyse peut-elle orienter l'écoute d'un médecin et permettre une réponse non étroitement biomédicale à la demande d'un sujet ?
    Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre cet essai, qui explore les limites de la médecine scientifique non pour la mettre en cause mais au contraire pour en accroître la pertinence.

  • « Les femmes infertiles m'ont tout appris. Leur souffrance, leurs symptômes, les paradoxes de leur désir d'enfant m'ont offert une expérience clinique inattendue à laquelle le discours universitaire ne m'avait pas préparé. Parfois, même souvent, elles conçoivent sans traitement, au-delà de tout espoir thérapeutique. Me rappelant ainsi que rien n'a d'effet sur le corps si la dimension du sujet humain et le mystère de la vie ne sont pas respectés. Leur refus de concevoir témoigne que l'objectivité scientifique et la matérialité de la société de consommation éloignent de la vie au lieu de la servir.

    L'être humain souffre toujours de ses limites et de son impuissance mais aussi de ses excès qui le précipitent dans l'illusion du bonheur par le comblement du manque. Ces nouveaux symptômes interfèrent avec les influences sociétales pour décider de l'avènement de la vie. Aujourd'hui, les femmes me conduisent plus loin encore. Leur témoignage ouvre sur l'universel. Car tout être humain peut entendre, quel que soit son sexe, qu'il lui est possible un jour de se retourner sur sa vie pour changer son destin... » J. R.

  • Pour l'auteur, le néologisme « invalidés » a une portée sociale et politique. Certains hommes pâtissent dans cette vie d'une forme d'invalidation. Le travail philosophique est alors d'analyser sa source.

    Après le succès de La Philosophie face au handicap (Prix Dagnan-Bouveret décerné par l'Académie des sciences morales et politiques en 2013), Bertrand Quentin revient avec de nouvelles réflexions philosophiques sur le handicap. Loin d'un transhumanisme qui appelle à un homme augmenté, ce à quoi la philosophie et le handicap nous invitent aujourd'hui, c'est à une compréhension augmentée de l'homme. Avec une grande clarté, le philosophe analyse des questions étonnantes : Les handicapés existent-ils ? Y a-t-il un critère de « qualité de vie » qui permet de décider des handicaps acceptables par la société ? Y a-t-il un droit à la sexualité pour les personnes handicapées ? La techno-science va-t-elle faire disparaître le handicap ? etc. L'auteur revendique un « polythéisme méthodologique » : sa philosophie se nourrit de sociologie, d'anthropologie, de psychologie, de sources inattendues comme les comics ou le cinéma et qui en font une philosophie vivante et accessible.

  • La parole oubliée

    Karima Lazali

    Cet ouvrage explore les différentes modalités d'un nouage, entre corps, parole et inconscient, dans la cure analytique mais aussi dans le champ social.

    Une même question insiste tout au long de l'ouvrage : comment et surtout à quelles conditions opère une cure analytique ? En d'autres termes, qu'est-ce que parler pour la psychanalyse (et en psychanalyse) et par quels tours et détours dans le trajet du parlant se produit la transmission du savoir inconscient vers le réel du corps ? Et, partant de là, comment penser le potentiel politique de la parole et ses effets au un par un et dans le lieu social ? Pour y répondre, l'auteur visite l'envers de ce décor, à savoir les lieux de panne de la parole qui ouvrent à différentes formes de ravages, meurtres et autres destructions à l'échelle du psychisme singulier et du collectif.

  • Jacques Lacan (1901-1981) était-il un des grands penseurs de notre époque, lui qui considérait la pensée comme une maladie ? Un gourou, entraînant à sa suite une jeunesse fascinée ? Un charlatan usant de façon illicite des énoncés de la science, manipulant de façon peu académique la tradition philosophique ? Un surréaliste égaré dans la pensée sérieuse ? Une figure déroutante, assurément, n'occupant jamais la place à laquelle on voulait l'assigner. ""Celui qui a lu Freud"", disait-il de lui, et qui a ainsi, incontestablement, réinventé la psychanalyse. On ne trouvera pas ici une explication du personnage Lacan mais une présentation de ses concepts majeurs - Réel-Symbolique-Imaginaire, stade du miroir, sujet, signifiant, Autre, objet a, trait unaire, phallus, Nom-du-Père, mathème, noeud borroméen, etc. - avec lesquels il a dérouté et entraîné sur des chemins ignorés - qui n'appartenaient pourtant qu'à ceux qui le suivaient : tâche du psychanalyste que Lacan a incarné sans concession.
    Alain Vanier, Psychanalyste, professeur à l'université de Paris 7-Denis Diderot (en 2005)

  • On hésite souvent à se lancer dans la couleur, de peur de gâcher un dessin réussi. Les possibilités semblent infinies et les choix risqués. Par quelle partie de l'image commencer ? Et avec quels outils ? Faut-il colorer toute l'image ? Quelles couleurs choisir ? Comment les combiner, les mélanger, et en quelles proportions ?De très nombreuses démonstrations décomposées en étapes répondront à toutes vos questions. Laissez-vous guider pas à pas pour maîtriser la couleur... tout simplement !

  • Evaluer l'expérience en VAE

    Alex Laine

    Depuis plus de quinze ans, Alex Lainé s'est spécialisé dans l'accompagnement et l'évaluation en VAE (Validation des acquis de l'expérience). Il a développé une longue pratique de recherche sur ce que ce dispositif exige des candidats, des accompagnateurs et des membres des jurys. Il en a acquis la certitude que celui-ci requiert, de la part de ces trois acteurs qui n'y sont pas toujours préparés, de travailler sur la question du métier, de sa mise en mots et de sa mise en dialogue.

    Avec ce nouvel ouvrage, il se situe au plus près du travail réel et des problèmes concrets rencontrés par les candidats, les membres des jurys et les accompagnateurs. Il fournit à la fois des outils au service de ces trois acteurs de la VAE, et les éclairages théoriques qui leur permettront d'en construire de nouveaux.

    À travers l'analyse de nombreuses pratiques des jurys et d'accompagnement en VAE, il définit les conditions d'une évaluation rigoureuse et celles d'un accompagnement méthodique.

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