Editions de l'Aube

  • Paradoxalement, nos technologies numériques, bien que fondées sur un code binaire, 1-0, élémentaire en comparaison des alphabets de 26 lettres, créent plus de conscience humaine et une exigence d'éthique planétaire agissante. Certes, la bataille entre l'hybris, la violence inhumaine, et le respect éthique de l'autre, ne cessera jamais. Mais il faut savoir choisir son camp, alors que l'humanisme traditionnel a perdu toute crédibilité depuis les catastrophes du XXe siècle. L'hyperhumanisme est certes une utopie, mais qui donne un sens positif à notre aventure humaine, et que notre époque requiert urgemment face aux périls et aux scandales de la réalité qui ressurgissent sans cesse.

    Hervé Fischer, de double nationalité française et canadienne, artiste et philosophe multimédia, a déjà publié plusieurs livres sur l'émergence du numérique, la mythanalyse des imaginaires sociaux et l'art. En 2017, le Centre Pompidou lui a consacré une rétrospective Hervé Fischer et l'art sociologique.

  • « Faisons-nous face à la dictature du progrès ?
    Jusqu'où doit-on oeuvrer, individuellement et ­collectivement, à faire progrès, à produire du ­progrès, à être en progrès ? L'adverbe est de lieu, il est aussi de direction, de périmètre, d'espace. Et, bien sûr, de sens. Ce postulat, ce qui l'interroge est légion. Le devenir de l'humanité passe par une approche d'un progrès utile, résultant d'un grandissement intérieur personnel partagé collec­tivement. Ce grandissement, c'est-à-dire cette appréhension d'un "sens" et d'une responsabilité revivifiés, convoque chacun. C'est à ce question­nement intime qu'invite ici Étienne Klein. »
    Denis Lafay

    Étienne Klein est physicien, docteur en philosophie des sciences. Il dirige un laboratoire de recherche au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et enseigne à l'école Centrale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages.

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