• En 2008, Julie, dix-sept ans, disparaît en ne laissant comme trace que son vélo posé contre un arbre. Le drame agite Sagas, petite ville au coeur des montagnes, et percute de plein fouet le père de la jeune fille, le lieutenant de gendarmerie Gabriel Moscato. Ce dernier se lance alors dans une enquête aussi désespérée qu'effrénée.
    Jusqu'à ce jour où ses pas le mènent à l'hôtel de la Falaise... Là, le propriétaire lui donne accès à son registre et lui propose de le consulter dans la chambre 29, au deuxième étage. Mais exténué par un mois de vaines recherches, il finit par s'endormir avant d'être brusquement réveillé en pleine nuit par des impacts sourds contre sa fenêtre...
    Dehors, il pleut des oiseaux morts. Et cette scène a d'autant moins de sens que Gabriel se trouve à présent au rez-de-chaussée, dans la chambre 7. Désorienté, il se rend à la réception où il apprend qu'on est en réalité en 2020 et que ça fait plus de douze ans que sa fille a disparu...

  • Un livre puissant et bouleversant, nécessaire à notre époque troublée

    Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. Jusqu'au jour où Sebastián, s'apprêtant à révéler dans la presse l'identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n'est autre que Javier, un client érudit et délicat avec qui elle s'est liée dans sa librairie... La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.

    Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable
    Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel...

    Porté par une écriture électrique,
    American Dirt raconte l'épopée de ces femmes et de ces hommes qui ont pour seul bagage une farouche volonté d'avancer vers la frontière américaine. Un récit marqué par la force et l'instinct de survie de Lydia, le courage de Luca, ainsi que leur amitié avec Rebeca et Soledad, deux sœurs honduriennes, fragiles lucioles dans les longues nuits de marche...

    Hymne poignant aux rêves de milliers de migrants qui risquent chaque jour leur vie,
    American Dirt est aussi le roman de l'amour d'une mère et de son fils qui, au cœur des situations tragiques, ne perdent jamais espoir. Un roman nécessaire à notre époque troublée.

  • Sur les camps des déportées Nouv.

    Le 22 avril 1945, Yvonne Oddon est libérée du camp de Mauthausen. Le 28 juin 1945, elle témoigne au Muséum national d'Histoire naturel. Ce récit, écrit à chaud, saisit par sa rigueur factuelle. Yvonne Oddon décrit sans fard les conditions de vie inhumaines des prisons de la Wehrmacht et des camps de Ravensbrück et Mauthausen.

    Par-delà la souffrance, c'est aussi la vie quotidienne des prisonnières qu'elle tâche de retranscrire, tout particulièrement celle des femmes. En dépit des atrocités, la dignité des prisonnières demeure, des solidarités se nouent, graines de résistance semées au comble de l'horreur. Le désespoir est finalement absent de ce récit car la bibliothécaire est habitée par une autre préoccupation : l'urgence de témoigner.

    /> Née à Gap en 1902, Yvonne Oddon devient bibliothécaire au Musée d'ethnographie du Trocadéro en 1929. Elle participe en 1940 à la fondation du Réseau du musée de l'Homme, l'un des premiers organismes clandestins de résistance dont fut également membre Boris Vildé. Arrêtée en 1941, elle est incarcérée, avant d'être libérée du camp de Mauthausen en avril 1945. Elle effectue par la suite diverses missions, notamment pour l'Unesco, et participera à la création du Conseil International des musées.

  • Made in Gangnam Nouv.

    Quartier chic et moderne de Séoul, Gangnam est le lieu où se côtoient l'univers de la mode et celui des nouvelles technologies. Le jour, des hommes d'affaires se pressent le long des avenues bordées de gratte-ciels étincelants. La nuit, dans l'ambiance feutrée des clubs privés et des hôtels chics, se révèle une face infiniment plus sombre : un Gangnam souterrain où l'élite économique du pays s'adonne à la drogue, au jeu et aux sévices sexuels, assurée d'une complète impunité.Dans ce monde où l'argent est roi, vont se croiser un inspecteur véreux accro au jeu et un brillant avocat exerçant, au sein d'un grand cabinet, la fonction de « planificateur » qui consiste, moyennant une colossale somme d'argent, à éviter aux clients des clubs VIP les conséquences de leurs actes.A la fois thriller et roman social, Made in Gangnam est inspiré de faits réels. L'écrivain Ju Won-kyu, qui est aussi pasteur et travaille auprès d'adolescents vulnérables, a infiltré l'un de ces clubs huppés comme chauffeur-livreur et découvert l'horreur des traitements réservés aux jeunes call-girls qui y travaillent. Son livre révèle, sous le vernis lisse du luxe, un monde d'une inhumanité et d'une violence inimaginables, corrompu par le pouvoir et l'argent."

    Ju Won-kyu est né à Séoul en 1975. Pasteur engagé, il commence sa carrière d'écrivain en 2009 et publie de nombreux romans, essais et scénarios pour la télévision.Made in Gangnam est en cours d'adaptation au cinéma.

  • La première édition de La Question d'Henri Alleg fut achevée d'imprimer le 12 février 1958. Des journaux qui avaient signalé l'importance du texte furent saisis. Quatre semaines plus tard, le jeudi 27 mars 1958 dans l'après-midi, les hommes du commissaire divisionnaire Mathieu, agissant sur commission rogatoire du commandant Giraud, juge d'instruction auprès du tribunal des forces armées de Paris, saisirent une partie de la septième réédition de La Question. Le récit d'Alleg a été perçu aussitôt comme emblématique par sa brièveté même, son style nu, sa sécheresse de procès-verbal qui dénonçait nommément les tortionnaires sous des initiales qui ne trompaient personne. Sa tension interne de cri maîtrisé a rendu celui-ci d'autant plus insupportable : l'horreur était dite sur le ton des classiques. La Question fut une météorite dont l'impact fit tressaillir des consciences bien au-delà des " chers professeurs ", des intellectuels et des militants. A l'instar de J'accuse, ce livre minuscule a cheminé longtemps.

    Jean-Pierre Rioux, " La torture au coeur de la République ", Le Monde, 26-27 avril 1998

  • « J'ai trop de sang sur les mains. Je suis un chien enragé qui ne sait que mordre, et j'ai toujours eu les coudées franches. »Dans les pires moments, Shôgo Kanetaka doute de pouvoir retrouver son ancienne vie de policier. Afin d'infiltrer un important gang, il a dû changer de nom et de visage. Ses traits portent les stigmates de ces quatre années au coeur de la pègre. Son regard a pris la froideur acérée de celui qui a du sang sur les mains. Son dernier « travail » l'a obligé à pister un truand renégat sur l'île tropicale d'Okinawa et à l'éliminer. Mis à part son supérieur direct à l'Antigang, ses anciens collègues ignorent qu'il est passé de l'autre côté. Et pour cause, la méthode est totalement illégale. Si Kanetaka a appris une chose, c'est que les yakuzas sont rois en matière de collecte d'informations. Plus le temps passe et plus son identité risque d'être révélée. Confronté au plus puissant caïd de Tokyo, réussira-t-il à mener sa mission à bien ?Publié au Japon en 2017, Les Chiens de l'enfer a été salué par la critique pour son approche novatrice du personnage du policier. Akio Fukamachi a écrit lui-même l'adaptation en manga. Influencé à ses débuts par James Ellroy, le romancier s'est nourri de films cultes tels qu'Infernal Affairs de Lau et Mak ou Apocalypse Now de Coppola pour donner chair à son personnage meurtri et tiraillé entre deux mondes.

    Akio Fukamachi, auteur de plus d'une vingtaine de romans noirs, est né dans la préfecture de Yamagata en 1975. Il travaille dans l'industrie pharmaceutique avant de se lancer dans l'écriture. Il vit de sa plume depuis 2008. Les Chiens de l'enfer a été publié au Japon en 2017. Fukamachi a écrit lui-même l'adaptation en manga. Il est aussi critique de cinéma et de mangas.

  • « Qui mène le monde ? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde ? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité. »

    Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'« ordre mondial », sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • Paris, avril 1943.Émile attend. Sa mère est infirmière à la Pitié-Salpêtrière. Si elle ne rentre pas de la nuit, il sait ce qu'il doit faire : partir avec Puce, son épagneul, et prendre le train jusqu'à Chartres où il retrouvera sa tante Jeanne. À 4 heures du matin, sa décision est prise : il quitte les lieux. Sur le quai de la gare, Mado répète son texte en secret : « Je m'appelle Madeleine Germain, je suis née le 12 mars 1931, je m'appelle... » Le train est à quai. La Gestapo patrouille. Les deux enfants sont en danger...Un roman d'amitié et d'aventure au coeur de la seconde guerre mondiale !

  • "A douze ans, je perds toute ma famille en quelques semaines. Mon grand frère, parti seul à pied vers notre maison de Phnom Penh. Mon beau-frère médecin, exécuté au bord de la route. Mon père, qui décide de ne plus s'alimenter. Ma mère, qui s'allonge à l'hôpital de Mong, dans le lit où vient de mourir une de ses filles. Mes nièces et mes neveux. Tous emportés par la cruauté et la folie khmère rouge. J'étais sans famille. J'étais sans nom. J'étais sans visage. Ainsi je suis resté vivant, car je n'étais plus rien."Trente ans après la fin du régime de Pol Pot, qui fit 1.7 millions de morts, l'enfant est devenu un cinéaste réputé. Il décide de questionner un des grands responsables de ce génocide : Duch, qui n'est ni un homme banal ni un démon, mais un organisateur éduqué, un bourreau qui parle, oublie, ment, explique, travaille sa légende.L'élimination est le récit de cette confrontation hors du commun. Un grand livre sur notre histoire, sur la question du mal, dans la lignée de Si c'est un homme de Primo Levi, et de La nuit d'Elie Wiesel.

  • Le couteau, c'est le sabre ; celui du général Yamada Otôzo qui commande au Mandchoukouo l'armée d'occupation japonaise en 1944, face à l'armée russe.
    La langue, c'est le goût de la cuisine porté à son paroxysme comme une oeuvre d'art par Chen, cuisnier chinois génial dont le champ de bataille est un simple billot de bois sur lequel il est né.
    Chen risque sa vie en cuisine et les multiples recettes qu'il invente sont autant de recettes de survie.
    Un hymne à cet univers mystérieux du cuisinier-artiste et du général-gourmet, un moyen de prouver qu'il y a d'autres manières de faire la guerre qu'avec des fusils et des sabres. Éloge de la langue aussi, "le plus parfait des organes", celle que l'on cherche à se couper mutuellement, sous la torture ou dans des jeux érotiques.

    "Le Couteau et la langue" a reçu en 2017 le prix Honbul. Il est le premier titre de l'auteur publié en français.

  • Berlin, 1933. Sur ordre du Führer, des milliers de livres sont offerts aux flammes d'un autodafé. Parmi eux, le Gipsy Book. Dans les cendres du bûcher, une fillette blonde découvre un éclat bleu qui l'attire. Fascinée par les volutes d'or à moitié épargnées par les flammes, elle glisse l'ouvrage sous son manteau. Dix ans plus tard, Liesl retrouve ce livre interdit et commence à en tourner les pages. À dix-huit ans, éduquée dans l'idéologie allemande des Jeunesses hitlériennes, elle découvre une toute nouvelle façon de penser et de vivre. Un souffle de rébellion s'empare alors de son esprit. Liesl réussira-t-elle à ne pas se brûler les ailes ? Le Gipsy Book est un livre de sagesse écrit par un vieux gitan Nanosh Balatta. Il est passé de main en main, a voyagé dans le temps, changeant à chaque fois la vie de ceux et celles qui le lisaient.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Hilda T.2

    Hans Kovacq

    Le chef-d'oeuvre de Kovacq, petit bijou d'érotisme SM et historique !
    La belle Hilda, qui rêve chaque nuit qu'elle est la princesse Hildegarde, prisonnière malmenée dans les geôles d'un donjon médiéval, a vu ses délires empirer au fil du temps. Prise en charge par un médecin aux intentions troubles, qui lui propose d'emménager chez lui pour observer ses terreurs nocturnes, Hilda se retrouve sous la coupe du vieux docteur et de sa femme, créature pulpeuse, bisexuelle et dominatrice. Pour ne rien arranger, il s'avère bientôt que la jeune femme est possédée par le démon. Démon du vice, cela va sans dire...

  • Pays basque nord, janvier 2009. La tempête Klaus vient de s'abattre sur la façade atlantique. Les rumeurs autour de la disparition d'un militant basque, Jokin Sasco, enflent. Iban Urtiz, reporter, comprend que cette affaire n'est pas un cas isolé. La jeune Eztia, soeur du disparu, lui ouvre les portes d'un monde de mensonges et de trahisons où enlèvements, tortures et séquestrations sont devenus les armes de l'ombre. Tandis que deux tueurs tentent d'étouffer la vérité, la vie d'Iban bascule dans une guerre sans pitié qui ne dit pas son nom.
    Un roman sous tension qui vibre des cris des familles de disparus et de la folie des hommes.

  • Au lecteur.

    Disparition.

    L'Affaire Audin : Préface de Laurent Schwartz - I. La disparition de Maurice Audin - II. Les enquêtes - III. L'évasion. Bulletins et rapport - IV. Une hypothèse.

    Chronique d'un déni de justice.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Hilda T.1

    Hans Kovacq

    Un monument de la BD historico-érotique reprend vie chez Dynamite !
    Hilda est une jeune femme d'aujourd'hui, belle et décomplexée, qui laisse libre cours à ses pulsions sexuelles et passe de partenaire en partenaire, hommes et femmes. Mais lorsqu'elle dort, c'est une toute autre histoire : Hilda rêve chaque nuit qu'elle est la princesse Hildegarde, héritière d'un royaume médiéval, malmenée par les hommes de main d'une belle-mère acariâtre. Enchaînée dans les geôles, elle est le jouet de scénarios sadomasochistes délirants, derrière lesquels ne tardent pas à se manifester les forces maléfiques d'un démon pervers... D'abord troublée par ces cauchemars, Hilda perd pied lorsque ses démons " traversent " la frontière du rêve pour la rejoindre à notre époque. Et si tout était vrai ?

  • Découvre le nouveau voyage de Jeanne, François, Louis et Bushmills à travers le temps ! Les trois cousins et leur chien sont projetés en 177 au temps de sainte Blandine. Alors que les chrétiens sont arrêtés et persécutés par les Romains, ils font la connaissance d'un jeune esclave, Matheus, et d'une famille de chrétiens qui se cachent. Vont-ils réussir à sauver leurs nouveaux amis ?Une formidable aventure dans la ville de Lyon, à l'époque romaine !

  • Découvre le nouveau voyage de Jeanne, François, Louis et Bushmills à travers le temps !Alors qu'ils descendent dans le gouffre de Proumeyssac, les trois cousins sont projetés à Ambianorum, ville de garnison romaine. Dès leur arrivée, les ennuis s'abattent sur eux. Glacés jusqu'aux os, piégés sur une île, enfermés dans des thermes surchauffés, poursuivis par des Alamans vengeurs, parviendront-ils à déjouer le complot qui menace saint Martin ?Une aventure trépidante, à la suite du soldat qui coupa en deux son manteau !

  • 1971. L'ethnologue français François Bizot est arrêté au Cambodge par les Khmers rouges : détenu pendant trois mois et condamné à mort, il est libéré grâce à l'intervention de son geôlier, un jeune révolutionnaire idéaliste du nom de Douch. 1988. En visitant l'ancien centre de torture de S21, Bizot découvre que son "libérateur" est responsable de la mort de milliers de personnes. 2003. Bizot revoit Douch pour la première fois. Un étrange dialogue se poursuit au-delà de leur rencontre, où Douch s'expose avec une sincérité déroutante. 2009. Au procès des Khmers rouges, dont Douch est à ce jour l'unique accusé, Bizot est le seul témoin convoqué par la Chambre. Dans une déposition bouleversante, dédiée à la mémoire de ses compagnons disparus, il expose la tragique interrogation qui est au centre de sa vie, comment reconnaître les crimes des bourreaux dans toute leur dimension sans mettre en cause l'homme lui-même ? Comment faire face à Douch sans nous regarder dans le miroir ? Le silence du bourreau retrace les différentes étapes du dévoilement intérieur, douloureux, jamais achevé, par lequel une innocence est perdue pour toujours. Ce récit personnel, d'une intensité égale à celle du Portail, rejoint la collection très limitée des oeuvres écrites face à l'extrême, et qui nous permettent, dans la lucidité et la terreur, d'instruire cet éternel dossier que Romain Gary appelait "l'Affaire Homme".

  • "« On ne sortait des Suicides qu'à la retraite, par démission, via une dépression ou en finissant soi-même avec son arme de service dans la bouche. De ces options, toutes étaient souhaitées à Guérin, dans un ordre variable. Mais celle que personne n'avait envisagée était qu'il s'y sente comme un poisson dans l'eau. C'était arrivé.
    Résultat, le lieutenant Guérin ? flanqué de son stagiaire, Lambert ? avait ajouté à la haine de ses collègues la répulsion viscérale qu'inspirent les pervers, lorsque, plongeant dans ce qui répugne à tous, ils semblent s'y régaler. » Ailleurs en France, au bord d'une rivière, John Nichols, un Franco-Américain installé dans un tipi, est convoqué à la gendarmerie de Saint-Céré. Là, on lui apprend la mort de son ami américain, Alan Mustgrave, intervenue alors qu'il s'écorchait en direct sur une scène du Paris underground, fort cotée pour ses spectacles sado-maso.
    Soif de pouvoir, suicide, torture... On rit pourtant, jaune ou noir, c'est selon. L'auteur ne nous laisse aucun répit, et nous dépeint, en prime, de magnifiques personnages.
    "

  • "Un voyage âpre dans le temps : 1957-2009.
    1957: un homme s'était décidé à dire son "" refus "" de partir pour l'Algérie, et la sanction qui s'ensuivit : l'affectation dans un DOP, un de ces lieux destinés à la "" recherche du renseignement par la torture "".
    2009. Sur un ring, un boxeur observe sans complaisance l'adversaire qu'il va affronter, un gamin de vingt ans..."

  • Ne pas sortir sans bombe lacrymo Toujours repérer les sorties Toujours avoir un plan de secours Ne jamais se retrouver coincée Ne jamais paniquer...
    Et la règle n°1 : ne jamais monter dans la voiture d'un inconnu.
    Elles avaient tout prévu. Rédigé une liste exhaustive des dangers qui peuplent notre environnement. Établi tous les interdits. Pris toutes les mesures de sécurité pour rendre leur monde plus sûr.
    Aucun imprévu ne devait plus pouvoir les surprendre.
    Elles ont enfreint la première règle : elles ont pris un taxi.
    Dès lors, le cauchemar n'aura plus de fin.

  • Il a fallu deux ans à Maïssa Bey pour traduire en mots cette part muette de sa vie : son père mort sous la torture en 1957 pendant la guerre d'Indépendance, alors qu'elle avait sept ans.
    Son récit est splendide dans sa sobriété, la force de son évocation et l'absence inouïe de haine. Une leçon magistrale, qui l'a confirmée dans son rôle d'écrivain tout en mettant en avant son souci constant d'humanité.

  • Sangs

    Mika Biermann

    Chez les Romains, "famille" signifiait réunion de serviteurs ou d'esclaves. Dans l'analyse marxiste, la famille a une origine purement économique et intéressée. C'est aux États-Unis dans les années soixante que l'amour est déclaré ciment familial. Ça va saigner.

  •            Le procès Douch (S-21) à Phnom PenhDans le procès des Khmers rouges qui se déroule actuellement à Phnom Penh, les familles de victimes, invitées à y participer sans limite en tant que parties civiles - une première en droit pénal international - sont largement absentes : moins d´une centaine. Pourtant le génocide, entre 1975 et 1979, a tué près de deux millions d´hommes (un tiers de la population). Pourquoi donc les enfants et les petits-enfants des victimes fuient-ils une justice qui n´a que trop tardé ? A la fois témoin et acteur en tant qu´avocat des parties civiles, Pierre-Olivier Sur tente de décortiquer l´anatomie de leur silence et de comprendre pourquoi le banc des victimes reste à moitié vide tandis que le bourreau paraît plus fort que jamais.  Une succession de courts chapitres raconte le procès et ses mécanismes, l´accusé et sa psychologie, la cohabitation qui s´est installée entre victimes et tortionnaires depuis 1979. Pierre-Olivier Sur raconte sa rencontre avec un homme, le fils d´une victime, qui ne reconnaît pas la légitimité du procès et refuse donc de s´y rendre. Au fur et à mesure de leurs échanges, qui constituent le fil rouge de l´ouvrage, victime et avocat finissent par ne plus faire qu´un et c´est ensemble, d´une seule voix, qu´ils conçoivent la plaidoirie finale.  S´entremêlent dans ce récit, sur le bord du Mékong, la vérité brute des procès-verbaux d´audience et l´émotion retenue d´un peuple qui retrouve sa mémoire.

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