• Berlin, 1933. Sur ordre du Führer, des milliers de livres sont offerts aux flammes d'un autodafé. Parmi eux, le Gipsy Book. Dans les cendres du bûcher, une fillette blonde découvre un éclat bleu qui l'attire. Fascinée par les volutes d'or à moitié épargnées par les flammes, elle glisse l'ouvrage sous son manteau. Dix ans plus tard, Liesl retrouve ce livre interdit et commence à en tourner les pages. À dix-huit ans, éduquée dans l'idéologie allemande des Jeunesses hitlériennes, elle découvre une toute nouvelle façon de penser et de vivre. Un souffle de rébellion s'empare alors de son esprit. Liesl réussira-t-elle à ne pas se brûler les ailes ? Le Gipsy Book est un livre de sagesse écrit par un vieux gitan Nanosh Balatta. Il est passé de main en main, a voyagé dans le temps, changeant à chaque fois la vie de ceux et celles qui le lisaient.

  • « J'aime avant tout la révolte. Si je pouvais partir, je partirais en guerre contre le monde entier. Mais ce n'est pas possible. Alors, mes amis et moi, nous nous sommes rabattus sur une cible plus modeste. Nous avons choisi de diriger nos attaques contre la machine à endormir les foules : je parle bien sûr de la télévision. Nous sommes fatigués des images, du conditionnement permanent qu'on nous impose. Pour nous, la télévision ne sert qu'à niveler les consciences. Elle empêche les grandeurs, les excentricités, tout ce qui fait que les hommes pourraient se mettre debout et vivre enfin quelque chose de mystique, de fou, de divin... » Ainsi parle le héros de cette histoire, Mathieu Labech, meneur d'un groupe de jeunes révolutionnaires baptisé la « Mire ». L'action s'enchaîne sur un rythme rapide. Distributions de tracts, sabotages, incendies volontaires, plongée dans la clandestinité et la guérilla urbaine : les personnages sont prêts à tout pour faire entendre leur voix, pour nuire à l'industrie des images, à cette dictature des écrans dans laquelle nous vivons.
    La Mire renoue avec le genre du roman engagé et invente un mythe résolument contemporain : celui des vidéo-clastes, les casseurs de télé.
    © Flammarion, 2003

empty