• Les chemins de la haine

    Eva Dolan

    Pas de corps reconnaissable, pas d'empreintes, pas de témoin. L'homme brûlé vif dans l'abri de jardin des Barlow est difficilement identifiable. Pourtant la police parvient assez vite à une conclusion : il s'agit d'un travailleur immigré estonien, Jaan Stepulov. Ils sont nombreux, à Peterborough, ceux qui arrivent des pays de l'Est, et de plus loin encore, à la recherche d'une vie meilleure. Et nombreux sont ceux qui voudraient s'en débarrasser. Les deux policiers qui enquêtent sur le meurtre, Zigic et sa partenaire Ferreira, ne l'ignorent pas. N'éliminant aucune piste, le duo pénètre dans un monde parallèle à la périphérie de cette ville sinistrée par la crise économique, là où les vies humaines ont moins de valeur que les matériaux utilisés sur les chantiers de construction. Là où tous les chemins peuvent mener au crime de haine.

  • Il y a des noms de villes qui semblent condenser tout le pouvoir attractif d'un lieu, toute la mythologie sur quoi se fonde notre désir de voyager. Ainsi Tombouctou, Zanzibar, Vancouver, Valparaiso... C'est le nom d'Obock, celui d'une ancienne colonie française devenue aujourd'hui port de la République de Djibouti, qui est à l'origine de ce récit et du voyage que Jean-Jacques Salgon entreprend en février?2016 pour, selon ses mots, aller « visiter ce qui n'existe plus ». Que Rimbaud et l'explorateur nîmois Paul Soleillet s'y soient un jour croisés, aient pu s'y entretenir de leurs projets commerciaux et des périls encourus sur les pistes qui conduisaient leurs caravanes vers le royaume du Choa, que leur vie aventureuse ait trouvé, sous ces climats hostiles, chacune à sa façon, sa fin précoce, voilà qui donne un relief particulier aux évocations dont ce livre est tissé. Une exploration de la vie de Soleillet, infiniment moins connue que celle de Rimbaud (alors qu'une situation inverse prévalait de leur vivant), constitue le fil d'Ariane qui nous guide vers ces contrées éloignées à la fois dans l'espace et le temps. Pour les deux trafiquants, l'Abyssinie fut un rêve, un rêve commercial, obstiné, dévorant. C'est vers ce rêve « où filtraient les élans d'une véritable passion géographique » que ce livre nous entraîne.

  • Padre cocaïne

    Luc Venot

    • Bookelis
    • 25 Février 2017

    Premier acte : sur ordre du Padre, Corto et Alban chopent le Marseillais dans le sud du Portu-gal, où il se terre comme un rat, pour un rapatriement express à Paris. Deuxième acte : mis en éveil par cette agitation, Figo, flic véreux et sadique, se lance sur la piste des ravisseurs et espère bien remonter jusqu'au parrain pour le faire cracher au bassinet. Troisième acte : ledit parrain ordonne à Gilles, petit loser toxico, de retrouver sa nana, partie en cavale avec son bien, et de la lui ramener par la peau des fesses. Quatrième acte : l'Évêque, un tueur en série au top de sa forme, égrène les cadavres sur son parcours comme autant de chapelets. Dernier acte : quel est le rapport entre tous ces cinglés qui finissent par se retrouver les uns en face des autres ? Le rapport, c'est que chacun compte emporter le morceau. Mais voilà, le morceau, Padre Cocaïne n'a aucune intention de le lâcher. Après son succès Même pas peur, Luc Venot livre avec Padre Cocaïne un roman survol-té et hyper stylisé, dans lequel il parvient à faire jaillir le rire au coeur des ténèbres.

  • Chaque année des milliers de clandestins jouent leur vie pour rejoindre l'espace Schengen. Via Lampedusa, la Grèce, la Tunisie, la Turquie ou la Slovénie. À pied ou en camion, dans la cale d'un bateau ou en avion avec un billet de première classe. Pour chaque migrant parvenu à bon port, quelqu'un a empoché entre 1000 et 10000 euros. Le chiffre d'affaires global de ce business est estimé entre 3 et 10 milliards de dollars par an, juste après celui du trafic de drogue. Au sommet de la pyramide, d'insaisissables et puissants criminels orchestrent de vastes réseaux d'intermédiaires. Qui sont ces trafiquants d'hommes, comment travaillent-ils, comment échappent-ils aux contrôles? Depuis 2012, nous avons parcouru des milliers de kilomètres, interrogé des dizaines de magistrats et de policiers, rencontré des passeurs et des trafiquants en prison ou dans les bistrots des ports de transit. Nous avons recueilli leurs confidences, analysé leurs méthodes et leurs livres de comptes. Notre enquête décrit la plus grande et la plus impitoyable "agence de voyages" du monde.
    A.D.N. et G.M.

    «C'est l'histoire d'une série noire sans fin.» Le Canard enchaîné «Un document effroyable.» L'Express «Une enquête glaçante.» Ouest France"

  • « Anna se redresse en sortant son 9mm  de son pantalon et elle me braque, les yeux en feu : 
    - Je ne partirai pas sans elle. On la descend, c'est tout. Tu m'aides ou je fais ça toute seule. Si tu m' en empêches, je te tue.
    Maladroitement, je tente une explication : 
    - On ne trimbale pas un corps comme ça. Si tu veux, on lui arrangera une tombe. Ou bien on la laissera sur la route pour que les gendarmes la récupèrent et la fassent enterrer. Mais il y aura une enquête, des interrogatoires, une autopsie. Et une grande gueule qui finira par raconter ce qu'il s'est passé. Tu sais bien qu'il y a toujours quelqu'un qui parle. Et puis, merde ! Tu veux que ta mère soit découpée en morceaux, tout ça pour découvrir qu'elle est morte dans les flammes ? »

    Malgré les trafiquants et les criminels, rien ne pourra détourner Anna, cette jeune Brésilienne à peine sortie de l'enfance, venue du fin fond du Brésil dans la jungle guyanaise pour sortir le corps de sa mère de l'enfer.
    Pas même Henri Berthier, son ex-amant sur qui elle pointe son flingue.

  • Des migrantes africaines massacrées dans un motel à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Un groupe financier au pouvoir sans limites. Une femme en fuite avec des documents qui pourraient bien signer l'arrêt de mort du groupe, ou le sien... À la solde de la firme sans scrupules, des tueurs professionnels se lancent à sa poursuite, talonnés par le duo d'enquêteurs formé par Valentin Pescatore et Leo Méndez. S'ils n'ont pas les mêmes méthodes - plus musclées pour Pescatore, plus cérébrales pour Méndez -, ces deux-là ont la même ténacité et la même aversion pour les cartels de la drogue et pour les entreprises qui au grand jour lessivent leur argent sale.
    Un polar haletant qui plonge le lecteur au coeur de la toile tissée entre trafiquants en tout genre et multinationales corrompues.

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