• Lune de Tasmanie

    Tamara Mckinley

    Le nouveau roman de Tamara McKinley nous fait voyager d'Australie en Écosse, en quête d'un secret du passé qui pourrait bouleverser la vie de trois femmes... Par l'auteure de La Dernière Valse de Mathilda, plus de 350 000 exemplaires vendus en France. -; C'est magnifique, souffla Kathryn. Qu'éprouves-tu à retrouver ta terre natale au bout de toutes ces années ?
    Des larmes piquèrent à nouveau les yeux de la sexagénaire, qui resserra son châle autour de ses épaules.
    -; Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, avoua-t-elle à sa petite-fille. Du bateau, j'ai déja constaté tellement de changements que j'en viens presque à craindre ce que je vais découvrir une fois que nous aurons accosté à MacInnes Bay.
    1905. À la mort de son mari, Christy décide, à bientôt 65 ans, de se rendre en pèlerinage sur l'île de Skye, en Écosse, terre rude où elle a passé les quinze premières années de sa vie. Avant que ses parents ne soient contraints à l'exil et s'installent en Tasmanie, au sud de l'Australie.
    Accompagnée de sa fille Anne et de sa petite-fille Kathryn, Christy embarque pour un long voyage vers le passé, où de douloureux souvenirs referont surface. Un retour aux sources qui bouleversera à jamais la vie des siens...
    Avec cette saga mettant en scène une femme courageuse, Tamara McKinley signe un roman dans la lignée de ses grands succès, sans doute l'un de ses plus personnels.

  • Corentino est ceuilleur de noix de coco. Tous les jours, au domaine colombien des Milcoco, il grimpe en haut des arbres pour en couper les fruits. Il n'est pas malheureux, mais l'ailleurs l'appelle : la terre natale de son grand père, la France ! C'est décidé, il ira, caché dans un conteneur.
    L'auteur nous embarque en Colombie, sur les pas d'un tout jeune homme plein d'espoir d'une autre vie. Inspiré d'une histoire vraie, la justesse du texte et du propos rend ce récit captivant et laisse la place au personnage, aux sentiments qui le traversent et aux épreuves auxquelles il sera confrontées.
    Benjamin Lesage noue avec réalisme deux facettes de la même histoire, celle d'un petit garçon qui veut partir à l'aventure et celle d'un jeune homme enfermé dans les limbes des services de l'immigration française.

    Benjamin vit actuellement dans un éco-village, son quotidien est partagé entre le jardinage, la construction écologique et les moments partagés avec sa famille et les autres résidents. Entre deux coups de marteau et les semis, il écrit des livres.
    Son premier roman Les Étoiles qui meurent dans le ciel a été publié en 2020 aus Éditions courtes et longues. Il rencontre un vif succès et a été séléctionné pour le Prix Cendres 2020.

  • Les événements

    Jean Rolin

    C'était un des petits plaisirs ménagés par la guerre, à sa périphérie, que de pouvoir emprunter le boulevard de Sébastopol pied au plancher, à contresens et sur toute sa longueur. En dépit de la vitesse élevée que je parvins à maintenir sans interruption, entre les parages de la gare de l'Est et la place du Châtelet, j'entendais éclater ou crisser sous mes pneus tous les menus débris que les combats avaient éparpillés : verre brisé, matériaux de construction hachés en petits morceaux, branchettes de platane, boîtes de bière ou étuis de munitions. Ici et là se voyaient également quelques voitures détruites, parmi d'autres dégâts plus massifs. Sur le terre-plein central de la place du Châtelet, à côté de la fontaine, des militaires en treillis, mais désarmés, en application des clauses du cessez-le-feu, montaient la garde, ou plutôt allaient et venaient, autour de l'épave calcinée d'un véhicule blindé de transport de troupes.

  • Le Chancellor

    Jules Verne

    C'est un roman épique, initiatique. A bord d'un navire qui fait naufrage, le héros trace son journal. Rien ne sera épargné aux lecteurs : L'incendie, le navire échoué sur un îlot volcanique, le navire dans la tempête, le radeau à la dérive, la sauvagerie des hommes, la mort qui surveille chacun et les requins tout comme les hommes prêts à festoyer des morts.

  • Dans La Route bleue, Kenneth White part à la recherche du Labrador, territoire canadien fantasmé depuis longtemps. Nous le suivons dans son périple depuis Montréal. En chemin, il rencontre des Amérindiens, des mineurs, des chasseurs, des descendants d'Écossais, de jeunes Pocahontas, de vieux chamans. Il visite les mines et les réserves, écume les bars, scrute les paysages et écoute le monde. Plein d'humour et de poésie, ce récit de voyage est aussi un texte d'initiation. Le routard qui nous parle est un intellectuel nomade et inversement : aux petits tracas quotidiens du voyageur, aux dialogues truculents avec Eskimo Joe ou d'autres personnages hauts en couleurs, alternent rêverie philosophique et références à une constellation d'écrivains et de penseurs libres.

    Kenneth White, né en Écosse, vit en France depuis 1967. Il a obtenu le prix Médicis étranger en 1983 et le Grand Prix du rayonnement français de l'Académie française en 1985. Il est à l'origine du concept de nomadisme intellectuel et fonde l'Institut international de géopoétique en 1989. Aux éditions Le mot et le reste il est déjà l'auteur de Dérives, Les Cygnes sauvages, Les Vents de Vancouver, La Mer des lumières, Au large de l'histoire et La Figure du dehors.

  • Pendant longtemps, les femmes, reléguées au seul rôle d'épouse et de mère, ont vécu dans l'ombre des hommes. Mais, dès l'Antiquité, des figures emblématiques, qu'elles soient de puissantes reines ou de simples ouvrières, se sont élevées contre cette injustice. Cléopâtre, Jeanne d'Arc, Ching Shih, Mary Shelley, Ada Lovelace, Marie Curie, Coco Chanel, Annette Kellerman, Amelia Earhart, Frida Kahlo, Anne Frank, Rosa Parks. Voici le récit de la vie de ces douze femmes d'exception qui ont lutté pour aller au bout de leurs convictions, malgré les modèles imposés par la société.

  • La première traversée du Belem sur fond d'intrigue policière
    Le 31 juillet 1896, le Belem, propriété de l'armateur Fernand Crouan, quitte les chantiers de Saint-Nazaire et met le cap Montevideo pour le compte de la chocolaterie Meunier. Il y parvient cinquante jours plus tard avec à son bord douze hommes d'équipage, le pilotin et le capitaine Lemerle dont c'est le dernier voyage avant la retraite. Un incendie à bord provoque la révolte de l'équipage qui doit affronter l'intransigeance du vieux capitaine. C'est à la suite de négociations houleuses que le navire finit par revenir à Nantes le 26 janvier 1987, après 46 jours dune traversée difficile. Du moins c'est ce que nous savons, car il apparaît que la réalité serait tout autre ! Ce premier voyage du Belem se lit comme une véritable histoire d'aventure aux multiples rebondissements, avec pour toile de fond le rude quotidien des matelots aux temps héroïques de la marine à voile.

  • 8 mai 1902 : la Montagne Pelée explose? Saint-Pierre et ses 40 000 habitants sont rayés de la carte. Des nombreux voiliers sur rade, seuls un trois-mâts italien et le Belem échappent au désastre.Mars 1902 : Julien Chavelon, capitaine du Belem se réjouit : il appareille pour la Martinique, cette île si accueillante ! A l'arrivée à Saint-Pierre, constatant avec agacement que son poste habituel est déjà pris, il est contraint d'aller mouiller dans le port du Robert, sur la côte est de l'île? La suite de cette campagne mouvementée, vous la découvrirez dans le second tome de l'histoire du Belem, racontée et dessinée par Jean-Yves Delitte.

  • Escale en Guyane pour le Belem. La poursuite d'un voyage en terres de talent pur, grâce à un Delitte au sommet de son art !
    1908. Désormais propriété des armements Demange, au surnom surprenant de « Maison Patate », le Belem mouille du côté de la Guyane, où il approvisionne pour le compte du gouvernement français le bagne de Cayenne. Un voyage comme les autres ? Non. Car le danger y est présent partout. Et la misère humaine aussi.  Dans ce climat de moiteur et d'incertitude, le Belem sera comme toujours au centre d'extraordinaires aventures humaines, dans des cadres naturels et historiques d'exception, reconstitués avec une précision entomologiste par un Jean-Yves Delitte totalement transporté et sublimé par son travail. Un voyage à nul autre pareil.

  • Jean-Yves Delitte donne à ce point vie au prestigieux trois-mâts français qu'on ne peut s'empêcher de lui dire au revoir comme on le dirait à un être cher ! Fort-de-France, Martinique, novembre 1913. Le soleil est déjà haut sur l'horizon quand les ancres du Belem s'arrachent du fond de la rade et que ses chaînes sont lentement avalées par le guindeau au rythme des hommes qui tournent autour du petit cabestan. Notre fier trois-mâts vient de fêter ses dix-sept années d'existence. Il appareille pour Aruba au Venezuela où une cargaison de phosphate l'attend. C'est la 32e et dernière campagne marchande du fleuron français. À la veille de la Der des ders, les grandes sociétés maritimes, à défaut de se convertir à la vapeur, doivent mettre la clé sous le paillasson. Le Belem se voit contraint de mettre un terme à ses activités commerciales dans la fleur de l'âge, au seuil de sa majorité...

  • Depuis un an déjà, Édouard est à la tête de la patrouille des Loups, secondé par son ami Ange. Cette année encore, les Loups vont devoir faire preuve de courage car les chefs ont concocté un camp bien particulier ! Direction la Beauce, sur les traces du trésor perdu des Templiers. Une vieille légende parle même d'une citadelle enfouie dans laquelle les derniers Templiers se cachèrent. Mais n'est-ce vraiment qu'une légende ?Afin de mettre à l'épreuve les scouts, un nouveau challenge est proposé : le Grand défi ! Les CP et leur cul de pat' arriveront-ils à former un tandem assez soudé pour remporter cette ultime épreuve ? Le plus fort devra aider le plus faible, et pour Édouard, le challenge risque d'être de taille ! Il apprend quelques jours avant de partir qu'il devra accueillir un nouvel élément chez les Loups : Paulin ! Ce fils de stars de cinéma, toujours dans la lune et à l'imagination débordante, ne connaît absolument rien au scoutisme ! Saura-t-il faire face aux épreuves de la vie dans la nature ? Et quelle est cette ombre folle et dangereuse qui rôde derrière Paulin ?

  • L'idée, c'était de se procurer à Paris une vieille voiture en état de rouler, et de l'expédier au Congo où elle deviendrait un taxi. Celui-ci assurerait des ressources régulières à la famille du colonel, restée au pays quand lui-même avait été contraint de s'expatrier. Tel que le colonel et le narrateur l'avaient conçu, dans un café de la porte de Clichy, le projet était simple et brillant. Chemin faisant, tant sur mer que par la route, selon un itinéraire qui recoupe parfois ceux de Joseph Conrad, de Patrice Lumumba, de Che Guevara et d'autres fantômes moins illustres, il va se heurter à un grand nombre de difficultés, imputables aussi bien à l'état de la voiture qu'à celui du pays lui-même. Parmi toutes ces difficultés, finalement, il n'est pas avéré que la pire soit l'explosion de la durite.

  • La biographie du fils illégitime de Christophe Colomb, qui chercha à égaler les prouesses de son père en créant la première bibliothèque universelle. Grand voyageur et collectionneur, il atteignit le Nouveau Monde avec son père et parcourut l'Europe de la Renaissance.
    Son père a exploré les frontières connues du monde. Lui a parcouru l'Europe à la recherche d'imprimés de toutes sortes pour rassembler la connaissance universelle en un lieu : sa bibliothèque à Séville. Hernando Colomb, fils naturel de Christophe, fut un visionnaire qui, dès le début du XVIe siècle, comprit que la masse d'informations, désormais accessibles grâce à l'imprimerie, bouleverserait le monde.
    Sa vie est une aventure, un long voyage depuis son Espagne natale, qu'il sillonne avec la cour d'Isabelle et Ferdinand, les Rois Catholiques, jusqu'aux Amériques où il survit un an avec son père après leur naufrage au large de la Jamaïque, en passant par l'Europe de la Renaissance où tant d'idées nouvelles sont brassées. Hernando y fréquente Érasme, Thomas More ou encore Albrecht Dürer. Mais l'héritier spirituel de Christophe Colomb a aussi dirigé une encyclopédie géographique, créé les premières cartes modernes. Il a rédigé la première biographie de son père qui ancra définitivement le mythe, créé le premier jardin botanique et réuni la plus grande bibliothèque privée que l'Europe ait jamais vue et dont une partie fut engloutie...

  • Un voyage merveilleux de la Chine à Hawaï qui suit l'ascension et les drames d'une famille rongée par les secrets et les amours tragiques.
    Au début du XXe siècle, Frank Leong quitte la Chine avec sa femme et son fils pour l'île d'Oahu dans l'archipel d'Hawaii. Là-bas, des jours bénis les attendent.
    Pourtant, une force mystérieuse semble hanter la famille Leong. Le fil rouge du destin qui, selon une ancienne tradition chinoise, lie les âmes soeurs entre elles aurait-il un jour été rompu, attirant ainsi la malédiction sur toute la lignée ?
    Lorsque Frank meurt dans des conditions énigmatiques, sa famille perd tous ses repères. Toute l'île se met à bruisser de rumeurs. Vingt ans plus tard, l'arrivée d'une lettre fait l'effet
    d'une déflagration. Un nouveau coup du sort frappe les Leong.
    C'est désormais à Theresa, la petite-fille de Frank, de reprendre le flambeau. Et s'il était enfin temps de dévoiler les secrets enfouis depuis trois générations ?

  • Je m'arrêterai à nouveau, essoufflé, hébété peut-être, échoué sur la pierre froide d'un seuil qui traverse le lit en diagonale, en suggérant un gué : l'eau se faufilera entre les galets plus gros où elle rebondira dans une mousse claire. Elle retombera avec un tintement de fontaine, puis courra se glisser sous les vergnes couchés au bord de l'eau. Je n'aurai rencontré personne depuis mon départ, j'aurai seulement croisé des voitures et des tracteurs, et entendu des animaux : je resterai allongé un instant sur le ventre avant de repartir. J'écouterai l'eau couler, sonner, sauter sur les cailloux, répéter sans se lasser son cliquetis cristallin, incapable de me représenter ce qui m'attend, jusqu'où cette eau va me porter, et encore moins comment. Je n'aurai rien préparé, j'aurai froid, j'aurai seulement décidé de partir sans réfléchir, sous le seul prétexte d'avoir envie de voyager, et d'aimer nager dans l'eau.

  • Une vingtaine de jeunes Français sont partis en voilier rejoindre le pape à Panama. Voici leur carnet de bord, qui est aussi un journal de foi et un beau récit d'aventure. Lâchez les amarres !
    Vingt Français, âgés d'une vingtaine d'années, relèvent un défi : traverser l'Atlantique à la voile pour rejoindre le Panama et les Journées mondiales de la jeunesse.
    De la chapelle de Rocamadour au sanctuaire de Fatima, des sommets de l'Atlas aux rues de Dakar, de Haïti jusqu'au canal de Panama, c'est une formidable épopée sportive, humaine et spirituelle dans laquelle ils s'engouffrent et nous entraînent. Parce qu'ils ont quitté le confort de leur canapé pour aller à la rencontre du monde et de Dieu, qu'ils ont appris à contempler en regardant le soleil se lever sur la mer, ils sont porteurs d'une espérance qui est une magnifique leçon de vie.
    Plus qu'un simple carnet de voyage, ce récit d'aventure, qui porte la marque encore salée d'un engagement à toute épreuve, témoigne de la grandeur d'âme d'une jeunesse épatante.

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
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    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • « À l'extérieur, les autres attendaient leur tour et réfléchissaient à ce qu'ils pourraient proposer pour se rendre utile. Je n'avais donc que quelques secondes, une minute tout au plus, pour sauver ma peau. C'est alors que j'eus cette idée venue de je ne sais où. Je levai les yeux sur elle et je dis sans hésiter :
    - Je sais réparer les vivants. »

    Contraint à l'exil, chassé de son pays par une guerre fratricide, un jeune comédien embarque sur un rafiot. Placé dans un camp de réfugiés après la traversée, pour soulager la douleur des migrants, il décide de ressusciter les morts...

  • Au fil de l'année 2012, l'auteur se rend dans douze villes du littoral, entre Zeebrugge et l'île d'Yeu. Le poème qui s'écrit en XII chants au fil de ce périple n'a pourtant rien du carnet de croquis ni de la déambulation touristique : il relate au contraire une lente traversée intérieure, une plongée souvent agitée dans un paysage aussi géogra¬phique que mental, où planent l'ombre des dieux anciens et les durs travaux du songe. Abordant pour la première fois l'écriture poétique, Anne Calas a composé avec Littoral 12 une singulière épopée contemporaine, d'une tension exemplaire : un chant féminin où s'affrontent dans leurs ténèbres et leur lumière propres les figures bouleversées du désir.

  • Un nid pour quoi faire

    Olivier Cadiot

    Cour royale en exil à la montagne cheche conseiller image, chambre tt cft dans chalet atypique, artistes s'abstenir, envoyer prétentions.
    Voici l'annonce qui déclenche ce roman. Une dynastie en fuite? au ski? Le château n'est plus qu'un chalet. Le système de la cour se réduit à des histoires de famille. On y croise un chambellan devenu commercial et un Roi déprimé perdus dans l'histoire, mélangeant héraldiques et logos, entreprise et droit divin. Un professeur de ski? un analyste? un décorateur? un confident de tragédie? un publicitaire? un chasseur de tête? on ne sait pas bien ce qu'ils attendent. Un homme qui croyait avoir déjà bien rempli sa vie, un dandy prêt de la retraite bien installé dans son basement anachronique décide, sous la pression de son entourage, au lendemain d'une fête mémorable, de reprendre du service et de rejoindre ce club d'émigrés. Long voyage, traversée d'un paysage plus grand que prévu, rencontre de constructions étranges, nids à taille humaine, notre homme rentre dans un conte déjà vu encore jamais vu. Escalades des Rocheuses et plongée dans Forêt Noire. Doué d'une grande faculté d'adaptation, et aidé par une série d'accidents qui vont modifier ses perceptions, il se plie aux dimensions de chacun des cercles qu'il traverse. Comprendre sur le tas pourquoi les princes parlent si mal, à quoi sert un nid, comment inventer un nouveau sport ou l'art de réussir un putsch. Ce caméléon va devenir valet, dame et Roi en accéléré, et faire exploser cette petite société mythologique. Il va rendre le chalet à son état de nature. Et on pourra ainsi redescendre de l'autre côté du livre, par paliers, retraverser tous ces décors, terminer l'histoire avec notre narrateur guéri dans son petit jardin, au secret. Le conseiller travaillait pour lui-même.
    Construit dans des matériaux légers, ce roman articule des paragraphes et des chansons, des boules de paroles et d'actions à de petits notes, pour, en variant les positions du son, essayer de bouger les images.

  • Un grand classique de la littérature, dans une version adaptée aux jeunes lecteurs et magnifiquement illustrée."Je parie vingt mille livres que je ferai le tour de la Terre en quatre-vingts jours ou moins, soit mille neuf cent vingt heures ou cent quinze mille deux cents minutes."
    Phileas Fogg a pris un pari fou : faire le tour du monde en 80 jours. Aidé par son domestique Jean Passepartout, il va parcourir la planète en passant par l'Inde, le Japon ou l'Amérique. Arriveront-il à rentrer à Londres à temps malgré les obstacles ?Retrouvez l'incroyable aventure imaginée par Jules Verne, dans ce chef-d'oeuvre de la littérature classique.
    Idéal pour les 8-12 ans.

  • Alpiniste de légende et homme de tous les exploits, Reinhold Messner revient sur sa carrière exceptionnelle. De ses premiers pas en escalade à son mandat de député européen, en passant par ses plus belles ascensions, Ma voie retrace la vie d'un des plus grands aventuriers du XXe siècle. Dans cet ouvrage, Reinhold Messner a rassemblé un choix de ses interviews, témoignages et autres récits qui éclairent au plus juste son parcours d'exception.
    Réussites professionnelles ou échecs personnels, Reinhold Messner n'omet rien dans ce livre intime et nous livre des sources uniques en forme de bilan d'une vie aux limites sans cesse repoussées.

  • Catherine O' Henry est partie marcher 1300 kilomètres à travers la France en solitaire plus de deux mois du 21 août au 28 octobre 2019 de Douarnenez (Bretagne) à Égliseneuve-d'Entraigues (Auvergne).
    Une décision impérieuse s'impose à sa retraite ; pour elle, la marche est un Art au même titre que la peinture, la danse ou le qi gong qu'elle pratique depuis longtemps.
    Randonneuse passionnée, elle vous raconte son périple avec sensibilité, bravant ses doutes et ses peurs autant physiques que psychologiques, exprimant sa joie pure de marcher sur les sentiers en femme libre.
    Son récit est sublimé par des citations d'auteurs, romanciers et poètes marcheurs, décrivant avec majesté leurs impressions de chemineaux.

  • Dans cet ouvrage au style trépidant, l'auteur nous invite à la traversée du Canada de la fin des années cinquante. Ici, fiction et réalité se mélangent dans des aventures de petits boulots, de rencontres et de grands espaces, de Montréal à Vancouver, avec 29 cents dans sa poche. Il y a aussi la route, l'auto-stop, l'histoire de la ruée vers l'or, les trains de nuit et les filles d'un soir ou d'une vie. C'est aussi l'histoire d'une langue : « mon métier, c'est la langue française », dit le narrateur. Conteur insatiable, ses propos « vocalisent avec tous les accents possibles et imaginables », dans un show époustouflant.

    Roland Bonvalet est né en 1925 dans le Perche, en France. Au début des années cinquante, il répond à l'appel des grands espaces et s'embarque pour le Canada. Après une errance picaresque, il devient très vite correspondant pour Radio Canada à Vancouver tout en poursuivant des études à l'Université de Colombie britannique. Il passe ensuite quelques années en Californie où il se lie d'amitié avec Raymond Federman, puis il revient enseigner à l'université en Alberta à Edmonton, où il décède en 1980

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