• Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil...
    Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
    Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.

  • Cipriano Parodi est submergé par son imagination d'où jaillissent des personnages échappés des plus extravagants romans d'aventures et qui l'obligent à écrire. Accompagné de la cohorte de ses créatures, il se présente au rendez-vous fixé à New York par Caspar Jacobi, l'Alexandre Dumas des temps moderne... Commence une descente infernale dans les méandres d'un roman machiavélique.

  • Né il y a très longtemps, le démon buveur de sang n'a cessé de poursuivre son chemin dans notre imaginaire. Sous le nom de vampire, il est devenu un des personnages favoris du genre fantastique et présente le cas unique d'une superstition ayant acquis le statut de mythe mondial par l'intermédiaire des arts populaires. Une superstition dont les racines, pas toujours bien connues, sont examinées ici en détail. Pour la première fois, un ouvrage qui présente un panorama complet du vampirisme, sans se cantonner comme ses prédécesseurs à ses seuls aspects légendaires, artistique et historique. En effet, il aborde aussi en profondeur ce que l'on peut appeler la « réalité vampirique », incarnée par des personnages convaincus d'être d'authentiques vampires. Un livre de référence, largement illustré, destiné à tous ceux qui s'intéressent à l'imaginaire fantastique, aux ombres de l'histoire et à la criminologie. Compagnons de route des vampires dont ils observent les faits et gestes depuis longtemps, Élisabeth Campos, criminologue et collaboratrice de longue date à L'Écran Fantastique, et Richard D. Nolane, écrivain, scénariste de BD et grand spécialiste du fantastique, proposent ici un panorama complet des activités variées et suspectes des Seigneurs de la Nuit, dont l'univers voit étrangement s'entrelacer réalité et fiction, bien plus souvent que la tranquillité d'esprit ne le souhaiterait...

  • True Blood n´est pas une énième fiction de vampires. Le sujet de la série d´Alan Ball (déjà à l´origine de Six feet under), c´est le sang. Il se trouve ré-enchanté par l´invasion du surnaturel dans le quotidien misérable du « Sud profond » qui lui sert de décor, multiplié par les créatures qui se différencient selon la puissance respective de leur sang : sang de vampire, sang de fée, sang honoré et consommé dans les rituels magiques ou dionysiaques. En sérialisant le sang, la série procède à une déconstruction acharnée de l´identité. Il n´y est plus en effet le signifiant distinctif d´une race ; la pureté du sang est sans cesse corrompue par le sexe, c´est-à-dire par les aventures et les plaisirs transgressifs entre les êtres hétérogènes qui se croisent. Hypnotiques et inassimilables, les vampires de True Blood deviennent ainsi l´emblème ultime d´une politique de la différence. Ce ne sont plus des aristocrates retirés de la société ou des prédateurs clandestins. Ils symbolisent les minorités sexuelles « invisibles » qui, par leur coming-out, problématisent le pouvoir normalisateur de la démocratie en Amérique. Derrière la mascarade de leur intégration civique, ils érotisent les rapports sociaux et jettent le trouble dans le genre.

  • Three years after Lord Byron dismissed, Dr John Polidori has fallen on hard times. And then a woman mistakes the doctor for the poet. As the pair fall in love, Polidori knows that he can only emerge from Byron's shadow if he confesses his true identity to the girl; but was it only Byron's shadow that led her to love him in the first place?

  • Transformée en vampire, Jessica a intégré le clan d'Orvano, un très vieux seigneur vampire basé près de Clermont-Ferrand. Celui-ci voit loin et nul n'a conscience de la complexité de ses desseins. Tandis que le caractère volontaire et le dynamisme de Jessica amènent les vampires là où Orvano le désire sans que Jessica s'en aperçoive, la guerre avec les humains se profile à l'horizon. Lorsqu'elle éclate, le monde se retrouve à feu et à sang, les deux camps rapidement débordés par l'apparition d'un troisième ennemi qui n'épargne personne : les Fous.
    Devant l'ampleur de la menace, vampires et humains sont obligés d'enterrer la hache de guerre et de coopérer, tandis que la survie s'organise en sous-sol, seul endroit où les Fous ne se rendent pas. Et s'il existait un remède à cette folie qui permettrait de reconquérir la surface...?

  • L'alliage de l'érotisme et du vampirisme ne date pas du Dracula de Coppola en 1992. Il remonte, en France, au romantisme, plus précisément à Gautier, avec sa Morte amoureuse, en 1836. C'est vrai. L'idée de conférer au suceur de sang une dimension sexuelle était géniale : comment refuser la comparaison entre les relations amoureuses et celles que le vampire entretient avec ses victimes? Gautier va même plus loin : il choisit pour jouet de la belle et sensuelle goule, un prêtre... Charge à nous d'inter-préter. En effet, si Romuald est tellement attiré par Clarimonde la courtisane, c'est qu'il est l'archétype de la virilité réduite en esclavage par l'amour d'une femme, ou plutôt, le désir nu et brutal; mal vécu, mal gouverné et maquillé d'un discours aveugle teinté d'idéalisme. Les Freudiens pourraient convoquer la psychanalyse et, avec elle, la théorie du refoulement. C'est pour maintenir emprisonné dans son inconscient sa pulsion sexuelle pour une femme que Romuald dédouble sa personnalité. Freud, lecteur de Gautier? Non, Gautier lecteur de Sade. Si on plonge dans les sources d'inspiration de ce bijou littéraire qu'est la Morte amoureuse, on trouve aux premières loges, le divin Marquis. A plusieurs reprises dans l'oeuvre, Clarimonde prend plaisir à faire saigner sa pauvre victime, sans vraiment s'en cacher. Comme si la cruauté faisait partie du jeu amoureux en particulier et social en général. On retrouvera chez Sade aussi le goût très gothique du château hanté. Par des monstres de sexe et de violence. L'athéisme également. N'oublions pas que le dénouement de la nouvelle nous donne à voir deux prêtres profanant la tombe d'une créature du Seigneur. Tout cela n'est guère catholique. Enfin, la célèbre morale de la nouvelle appelle à la réflexion : « Ne regardez jamais une femme, et marchez toujours les yeux fixés en terre, car, si chaste et si calme que vous soyez, il suffit d'une minute pour vous faire perdre l'éternité ». L'ironie cinglante du jeune romantique, il a alors 25 ans, semble critiquer lourdement une société en crise : la Monarchie de Juillet, plus ouverte que celle de Charles X, réprimera la révolte des Canuts en 1834... Une société qui ne sait plus quel héritage est le sien : la révolution ou la monarchie, même constitutionnelle? Difficile dans ce paysage d'avoir une vie amoureuse dégagée du carcan social et religieux. A moins de faire la nuit, ce que l'on ne vous permet pas de faire le jour.   La présente édition est la reproduction du texte publié par Balzac dans La Chronique de Paris, en 1836.

  • MiVampire

    Linné Lharsson

    • Ska
    • 1 Juin 2018


    Perverti par une mère incestueuse, l'apprenti vampire doit passer son examen initiatique...

    « Avec Jane j'ai appris à ne pas éviter le regard d'une femme, et je me sens respecté pour la première fois. Elle accepte même de boire un thé de temps en temps avec moi après son travail. Elle sent le muguet, et je me retiens de mordre à pleines dents sa peau laiteuse. C'est fou l'effet qu'elle me fait. C'est comme si j'avais envie de la manger, de l'incorporer. C'est mon côté Vampire. Mais si je suis tombé amoureux, je dois m'en défendre, je suis sur Terre pour servir un dessein plus important qu'un vulgaire amour qui se tarit au bout de trois ans maximum, dixit les manuels psychologiques sur ce sujet. »

    On retrouve l'imagination hénaurme de Linné Lharsson. Voilà une autrice qui doit avoir des accointances avec la monstruosité romanesque. Après le dinosaure lubrique, le calmar géant amoureux, voici l'apprenti vampire puceau... une plongée dans l'imaginaire débridée de l'auteure.

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