• "Les jours de fête dans mon village natal, le match de football de l'après-midi se situait entre la fanfare des pompiers, la grand-messe solennelle, l'apéritif du maire, le bal populaire et le feu d'artifice de 23 heures. Le sport, du même coup, apparaissait comme un simple prétexte parmi d'autres pour permettre à la collectivité d'affirmer, peut-être de souder son identité. On sent bien à quel point cette définition est peu satisfaisante, aussi bien pour les passionnés de sport que pour le philosophe. Et la question fuse immédiate : quelle est, par rapport aux autres fêtes, la spécificité de la fête sportive ? Quel est l'objet de ce culte qui réunit, chaque semaine de par le monde des centaines de milliers, voire des millions de personnes ? Et les tentations de réponses se pressent en nombre dont nous pressentons bien à quel point elles sont pertinentes, mais à quel point aussi elles sont dans le fond insuffisantes. La fête sportive, culte du corps ? Culte du "nationalisme", au sens péjoratif d'exaltation du groupe et d'exclusion de tous les autres ? Culte du vedettariat ? Culte de l'argent ? Notre embarras pourrait nous conduire à conclure un peu hâtivement que dans une société en crise, le sport ne peut être rien d'autre que l'expression de cette crise". Mais, c'est précisément parce qu'ils refusent de se résigner à cette conclusion facile, que les organisateurs de la 11ème Université Sportive d'Été ont retenu le thème : Sport, Fête et Société pour leur rassemblement annuel.

  • « J'ai conçu ce pamphlet humoristique comme une catapulte à marde. J'y plonge vingt mille lieues sous les merdes pour faire remonter à la surface les monstres qui hantent nos vies. Je suis un Claude Poirier en habit d'homme-grenouille qui s'est donné pour objectif de faire chier tout le monde et, pourquoi pas, d'être invité à une émission de radio littéraire pour répondre à la question : "Fred, si vous étiez un smoothie, de quelle couleur seriez-vous ?" Au Québec, on est pas un vrai écrivain tant qu'on a pas fait la splitte à la radio d'État sous les rires de la Staline de la culture. »

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