Littérature générale

  • « Au premier abord, elles sont invisibles. Et puis, un beau jour, vous commencez à les remarquer... »
    Pupa, une ex-gynécologue acerbe au corps tout fripé, décide d'offrir à ses deux amies des vacances luxueuses dans un spa à Prague. Beba, une ancienne infirmière aux cheveux blonds et aux seins énormes, est la reine des lapsus et cite constamment des poèmes qu'elle n'a jamais appris. Kukla, une grande femme élégante, a été veuve plus souvent qu'à son tour. Pendant leur séjour, ce trio étonnant de vieilles sorcières vivra de folles aventures dans un décor de massages, de mousse, de jeux de hasard : elles croiseront un jeune masseur dont le membre est perpétuellement au garde-à-vous, un Américain richissime, un mafieux russe ruiné et un médecin spécialiste de la jeunesse éternelle...
    Avec Baba Yaga a pondu un oeuf, Dubravka Ugresi? réécrit le mythe slave de Baba Yaga - une sorcière mangeuse d'enfants - pour évoquer le devenir des femmes âgées. C'est un roman érudit, hilarant et plein d'autodérision.

  • Dans l'Italie des années 1950, l'homme d'affaires Gino Rovelli est prêt à toutes les concessions pour devenir directeur de la société Bìler. Travailleur robuste, froid et acharné, il voit pourtant ses rêves de gloire s'évanouir du jour au lendemain. Une mystérieuse maladie va brutalement rebattre les cartes de son existence. Le verdict du miroir de sa salle de bain est implacable : en l'espace d'une nuit le fringant trentenaire a vieilli d'une vingtaine d'années.Parfaite description de l'inquiétude suscitée par l'apparition d'une maladie inconnue, ce texte de Libero Bigiaretti demeure d'une stupéfiante actualité. En montrant avec quelle rapidité la maladie balaye les ambitions de Rovelli, il nous offre une critique du matérialisme contemporain qui résonne toujours avec force aujourd'hui.

    Libero Bigiaretti est né en 1905 à Matelica, dans la région des Marches en Italie. Diplômé d'un lycée artistique. Il occupe par la suite le poste de directeur de presse de la société Olivetti. Il devient un écrivain particulièrement prolifique à partir des années 1930. Il publie notamment des recueils de poésie, avant de se tourner, avec succès, vers la prose. Dans ses romans et ses nouvelles il développe un style caractéristique, d'une grande finesse psychologique. Il meurt à Rome en 1993.

  • Les souvenirs

    David Foenkinos

    Je voulais dire ´r mon grand-pcre que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arricre vers cette tendresse. Sauf peut-etre avec l'écrit, maintenant. Je peux le lui dire, l´r.

    David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses parents, l'amour conjugal, le désir de créer et la beauté du hasard, au fil d'une histoire simple racontée avec délicatesse, humour, et un art maîtrisé des formules singulicres ou poétiques.

  • Un roman pétillant et touchant, mené par une héroine irrésistible, qui se penche sur la famille et les détours improbables que peut prendre la vie.
    Après avoir fait preuve d'un comportement pour le moins étrange, Howard Young, éminent professeur d'histoire, vient d'être diagnostiqué comme souffrant de la maladie d'Alzheimer.
    Quand sa femme demande l'aide de leur fille Ruth, celle-ci s'installe dans la maison parentale pour une année. À trente ans, en proie à ses propres doutes et confrontée à une vie qui ne ressemble pas à ce qu'elle avait imaginé, Ruth se retrouve plongée dans le joyeux chaos qui règne au sein de la famille : entre les rares moments de lucidité de son père et le
    comportement erratique de sa mère, la situation s'annonce plus compliquée que prévu.
    Un premier roman aussi frais qu'original, parsemé d'anecdotes loufoques, d'humour et d'humanité.

  • Le livre-témoignage, spécialement pour les quarantenaires ! Offrez-vous une bonne crise... de rire en découvrant le journal intime d'un homme-ado cynique et désabusé de 40 ans (dans 23 heures, 23 minutes et 34 secondes... non, 15 secondes !).
    Journal intime d'un homme qui doit devenir adulte, Bordel de merde j'ai 40 ans retrace une année pleine de rebondissements et d'humour chez un tout jeune quarentenaire. Les réunions copro ? Un ennui. Les gosses ? Trop de bruits ! Les impôts ? Il est trop tard pour fuir... Cynisme et absurdités sont au rendez-vous : prendre de la bouteille, ce n'est pas toujours la panacée !
    "Il y a une seule chose qui me console. L'avantage d'avoir plus de 40 ans, c'est que l'on a fait toutes nos conneries avant l'ère d'Internet, donc il n'y a aucune preuve de tout ça.""Un de mes potes m'a dit que j'étais totalement immature. Ce à quoi je lui ai répondu : " C'est celui qui le dit qui l'est ! " Paf
    , dans les dents !"

  • À quel âge est-on vieille aujourd'hui? Comment les femmes perçoivent-elles l'effet de seuil du processus? Si Balzac périmait nos aïeules à trente ans, la réalité perçue par les intéressées s'avère moins tranchée: George Sand septuagénaire encourage son «vieux troubadour» déprimé de Flaubert à patienter jusqu'à ce «plus bel âge de la vie» pour accéder au bonheur. Duras se dit vieille à dix-huit ans, Beauvoir s'étiole dans ses vingt, avant de vivre l'itinéraire à rebours. Leurs cadettes sénescentes confient désormais à leurs journaux intimes l'émoi de leurs reverdies successives et se sentent assez gaillardes pour renouveler leur jouvence jusqu'au marathon final.
    Face à la parole des anthropologues, philosophes, gérontologues et autres psychologues, les femmes écrivains (Beauvoir, Cannone, Cixous, Detambel, Duras, Ernaux, Huston, O'Faolain, Rolin...) libèrent au XXIe siècle une énergétique de crise aux antipodes des idées reçues. Vieillir est bien un art du temps, avec ses ruses, ses foucades et ses têtes à queue turbulents. C'est aussi une affaire de style existentiel et d'intelligence du rapport au monde, auquel l'écriture confère une griffe complice.
    Le lecteur est convié dans cet essai de gai savoir à une anthropologie littéraire de l'âge au féminin, depuis l'effroi de la première ride jusqu'aux surprises ultimes de la connaissance de soi.

  • Le fil du temps

    Bernard Thomasson

    • Bookelis
    • 12 Janvier 2019

    Ariana va-t-elle briser son rêve d'enfance et accepter de voir sa mère vieillir ? Jonas a-t-il vraiment rencontré le même jour la même femme avec 60 ans d'écart ? Qui est ce tueur en série qui s'intéresse tant à la vitesse ? Qu'est-ce qui pousse Tyler à rester dans l'immobilisme de Cuba, pays qu'il découvre à peine ? En séjour à la villa Médicis, cette romancière affirmée va-t-elle tomber dans les bras du jeune historien d'art qui lui sert de guide ? Comment gagner du temps en parlant avec son chat ?

    En 13 nouvelles - dont un mini-polar de 50 pages - Bernard Thomasson s'empare du temps, pourtant insaisissable, et le conjugue dans des récits de vie troublants et touchants.
    Entre le temps absolu régi par les lois physiques et celui que nous ressentons, parfois trop court ou parfois très ennuyant, il créé ce qu'Étienne Klein appelle dans sa préface un « tiers-temps » où la fiction entraîne le lecteur à la recherche de son propre temps.

    Auteur de plusieurs romans au Seuil ou chez Flammarion ('Un été sans alcool' sur la Résistance, plusieurs fois primé, 'Ma petite Française' qui raconte Berlin, ou '42 km 195' véritable plongée au coeur du marathon), Bernard Thomasson dévoile ici une nouvelle face de son talent.

  • L'aube est une promesse

    Anne Hae

    Ce recueil est un pétale de féminité.

    Une femme-fleur vit au rythme du soleil. Voici sa vie entière qui dure un jour : à l'aube, au zénith et au crépuscule.

    Poésie libre et moderne.

  • Les mots de l'antre

    Amandine Vega

    « Lentement s'écoule, En l'être noir, Sur le papier coule, La vie sans espoir »

    « Imperceptible destin, Indescriptible assassin, Pourtant rodant autour de moi, Me glace le sang avec effroi »

    « Donne-moi la main, À mon visage, à mes reins, Tes mots sont trop lourds, Et je n'ai pas de recours »

    Pour écrire ces textes, je n'ai pas été guidée que par mon imagination. J'ai pioché dans ce que la vie a pu m'apporter de bien et de moins bien. J'ai simplement utilisé les ressources que la vie a mise à ma disposition. Il y a des parts de nous-même que l'on cache et c'est mon cas. Il y a trop de pensées que l'on ne peut pas exprimer ouvertement de peur qu'elles soient trop dures à entendre. C'est pourquoi, j'utilise cet ouvrage pour livrer ce qui peut me hanter secrètement.

    Les mots de l'antre, est mon premier travail d'écriture achevé. C'est un mélange entre textes à rimes, poèmes et citations sur des sujets comme la mort, l'angoisse, le temps, l'enfance, la vie tout simplement.

  • Il n'y a pas de jeu plus drôle pour un enfant que celui de l'apparition et de la disparition. Vous lui montrez une main, vous la faites disparaître derrière votre dos et vous la faites réapparaître. L'enfant rit.
    Vous venez de lui apprendre à vieillir. Voilà qui résume le grand jeu qui l'attend. Pourquoi c'est drôle ? Parce que, là, devant lui, le jeu se déroule à toute vitesse. Reprenons un peu : voir quelqu'un tomber du toit d'un immeuble ne provoque pas le rire. C'est trop long. Glisser sur une pelure de banane, oui.

  • Ce recueil de brèves nouvelles aurait pu s'intituler: naître, vivre et mourir. Ou : de la naissance jusqu'à la mort. Plus de 80 microfictions inspirées du quotidien et des hasards qui le bouleversent. Des personnages dévoilés à l'occasion d'événements imprévus, anodins ou tragiques. Des textes réalistes dans lesquels pointe une touche d'humour. La vie dans tout ce qu'elle contient de fragilité, de beauté et parfois même d'absurdité.

  • Johanne traverse une grave crise face au vieillissement. Elle remet en question ses choix de vie : sa carrière de comptable, ses multiples amants, beaucoup plus jeunes qu'elle, son divorce, ses relations problématiques avec son fils homosexuel et sa fille anarchiste.

    Un crâne, qui figure parmi ses nombreux objets personnels, devient son confident, une sorte de fétiche un peu bizarre... cela n'est pas sans inquiéter son fils et sa fille qui se demandent si leur mère n'aurait pas besoin de voir un psy. Non seulement Johanne traîne-t-elle Gaston (nom attribué à ce crâne) partout où elle va, causant parfois de grands malaises, elle établit en plus de curieuses relations avec un collègue de bureau, des personnes sans domicile fixe et la veuve d'une victime de guerre.

    Le farfelu, l'absurde, le réalisme et différents niveaux de réalités se côtoient dans ce roman. Patricia Portella Bricka a le souci du mot juste, une écriture élégante, et un humour aux accents méditerranéens, teinté d'audace et d'autodérision.

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