Littérature traduite

  • Pourquoi l'inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l'assassin d'un vieil homme dans l'ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincée sous un tiroir, la photo de la tombe d'une enfant de quatre ans ? Pourquoi mettre toute son énergie à trouver qui a tué celui qui s'avère être un violeur? Pourquoi faire exhumer avec quarante ans de retard le cadavre de cette enfant ? A quoi sert cette collection de bocaux contenant des organes baptisée pudiquement la Cité des Jarres? Pourquoi nos enfants nous font-ils toujours souffrir ? Pourquoi partout dans le monde la vie de flic est toujours une vie de chien mal nourri ? Ce livre écrit avec une grande économie de moyens transmet le douloureux sens de l'inéluctable qui sous-tend les vieilles sagas qu'au Moyen Age les Islandais se racontaient pendant les longues nuits d'hiver. Il reprend leur humour sardonique, l'acceptation froide des faits et de leurs conséquences lointaines. La Cité des Jarres a obtenu le prestigieux prix Clé de Verre du roman noir scandinave. Il figure en tête des listes des best-sellers en Allemagne et en Angleterre.

  • " EN UN INSTANT, JE SUIS DEVENUE CELLE QUE J'ÉTAIS CENSÉE ÊTRE DEPUIS LE DÉBUT : L'ÉPOUSE QUI MENT POUR PROTÉGER SON MARI. "
    Angela Powell est en apparence une femme comblée. Elle mène une vie confortable avec Jason, un brillant professeur d'économie devenu une personnalité médiatique, et leur fils de treize ans. Mais leur bonheur de façade se lézarde lorsque l'une des stagiaires de son mari dépose plainte contre lui pour comportement déplacé, puis qu'une de ses collaboratrices l'accuse de viol. De quoi donner à Angela l'impression qu'elle ne connaît peut-être pas si bien celui qui partage sa vie. Pourtant, face à l'obstination d'une enquêtrice coriace, elle choisit quand même de jouer son rôle d'épouse et de le défendre, envers et contre tout.
    La disparition soudaine d'une des deux jeunes femmes donne cependant une autre dimension à l'affaire. Tandis que la presse se repaît du scandale, Angela est tiraillée entre la honte, le doute et le besoin de préserver un sombre secret...
    Un thriller psychologique sans concession sur les faux-semblants conjugaux et les profondeurs inavouables de l'âme humaine.

  • "Dans un appartement à proximité du centre-ville, un jeune homme gît, mort, dans un bain de sang. Pas le moindre signe d´effraction ou de lutte, aucune arme du crime, rien que cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol... Il semblerait que Runolfur ait agressé une femme et que celle-ci se soit ensuite vengée.
    Un châle pourpre trouvé sous le lit dégage un parfum puissant et inhabituel d´épices, qui va mettre Elinborg, l´adjointe d´Erlendur et cuisinière émérite, sur la piste d´une jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien, et bien qu´elle soit persuadée d´avoir commis ce meurtre rien ne permet vraiment de le prouver. Des indices orientent les inspecteurs vers d´autres sévices soigneusement tenus secrets.
    En l´absence du commissaire Erlendur, parti en vacances, toute l´équipe va s´employer à comprendre le fonctionnement de la violence sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui coule au fond de chacun."

  • Le 19 novembre 1966, Phan Thi Mao, jeune femme vietnamienne, est kidnappée, violée par plusieurs hommes avant d'être assassinée. Les auteurs de ce crime odieux ? Quatre soldats américains. Un cinquième homme de cette unité, Sven Eriksson, assiste, impuissant, à la scène. Il prend la décision de dénoncer le crime mais encourt de sévères représailles. S'ils sont convoqués devant un tribunal militaire, les quatre auteurs encourent les travaux forcés à perpétuité.

    Daniel Lang a rencontré Eriksson dans sa ferme du Minnesota. Loin de la justice froide des tribunaux militaires, l'ex-fantassin se livre sur sa décision de dénoncer ses camarades, quatre jeunes Américains comme lui, d'une vingtaine d'années, chacun dépendant des autres pour sa survie en territoire ennemi...

    Journaliste et auteur de plusieurs ouvrages - Early Tales of the Atomic Age, The Man in the Thick Lead Suit, From Hiroshima to the Moon, A Summer's Duckling, An Inquiry Into Enoughness ou encore Patriotism without Flags -, Daniel Lang (1913-1981) a collaboré durant quarante années au New Yorker, pour lequel il a notamment été correspondant de guerre.

  • De 1989 à 1997, Xinran a présenté chaque nuit à la radio chinoise une émission au cours de laquelle elle invitait les femmes à parler d'elles-mêmes, sans tabou. Elle a rencontré des centaines d'entre elles. Avec compassion elle les a écoutées se raconter et lui confier leurs secrets enfouis au plus profond d'elles-mêmes. Epouses de hauts dirigeants du Parti ou paysannes du fin fond de la Chine, elles disent leurs souffrances incroyables : mariages forcés, viols, familles décimées, pauvreté ou folie... Mais elles parlent aussi d'amour. Elles disent aussi comment, en dépit des épreuves, en dépit du chaos politique, elles chérissent et nourrissent ce qui leur reste.

  • Ils étaient cinq. Ivres, camés. L'ordinaire de leurs samedis soirs, quoi Peut-être encore plus excités ce samedi-là, au soir du 4 juillet. Et, vers minuit, la belle Tina Maguire, après avoir célébré la fête nationale chez des amis, a eu le tort de couper court à travers le parc pour rentrer plus vite chez elle avec sa gamine Bethie, 12 ans. Ils l'ont laissée pour morte dans le hangar à bateaux. Une tournante comme on nose pas en imaginer. Une abomination à laquelle a assisté, réfugiée derrière un tas de vieux canoës, la petite fille. Qui a pu finalement se traîner jusquà la route pour appeler au secours, et a ainsi sauvé sa mère.Sauvé ? En fait, dès lavant-procès, lattitude du juge et les propos de lavocat des voyous ont pratiquement massacré Tina une seconde fois. Un avocat de haut vol, payé à prix dor, qui, malgré des preuves contraires accablantes, a brandi largument qui fait mouche, clamant haut et fort ce que certaines bonnes âmes pensaient tout bas : elle la bien cherché... en fait elle la cherché tout court. Ça lui pendait au nez...Elle risque désormais de mourir pour de bon, Tina. Et Bethie, face à létat de sa mère et aux menaces des voyous furieux davoir été reconnus , ne peut que prier pour lintervention miraculeuse dun ange vengeur. Or il est là, dans lombre. Un flic épris de justice. Épris tout court. Le héros silencieux dune histoire damour peu banale, racontée avec une éblouissante violence par une Joyce Carol Oates à son meilleur.

  • Révélée

    Renee Knight

    Catherine ne sait plus comment ce livre lui est parvenu, mais depuis qu'elle l'a commencé, elle ne dort plus. Angoissée, obsédée par cette lecture, elle ne parvient pourtant pas à la terminer, terrifiée par ce que la fin pourrait révéler. Car le personnage de ce livre, c'est elle. Elle en est convaincue. Et l'auteur, E. J. Preston, y expose un secret qu'aucune personne vivante n'est censée connaître.
    Derrière ce pseudonyme, se cache Stephen Brigstocke. Cet ancien professeur voit sa vie déraper doucement et sûrement depuis le décès de son épouse. Jusqu'au moment où il découvre dans les affaires de celle-ci les photos d'une femme sur une plage et posant nue dans une chambre d'hôtel. Stephen n'a alors plus qu'un but : voir sombrer celle qu'il juge être la source de son malheur...

  • Une jeune femme nue, traumatisée, mutique est retrouvée sur un palier d'immeuble. Si elle refuse de parler, le voisinage, lui, est plus bavard. Et accuse sans hésitation le propriétaire de l'appartement devant lequel elle se trouvait. Le réparateur de piano John Gideon doit, selon eux, au mieux être un pervers, au pire un pédophile. Comment expliquer sinon les va-et-vient incessants de demoiselles chez lui ?
    Petra aimerait bien éclaircir ce point. Gideon ne lui paraît pas avoir le profil. Mais, pour l'instant, sa porte reste close et il est introuvable. Alors que la liste des suspects s'allonge, Petra s'efforce de faire parler la victime. À part elle, qui peut y parvenir ? Toutes deux partagent la terrible expérience du viol.
    Difficile de faire la part des choses et de progresser quand pistes, témoignages et instincts de flics prennent des voies aussi... dissonantes.

  • Bonobo club

    Anna Karolina

    Amanda s'est engagée dans la police pour enquêter sur le suicide de sa soeur. Quelqu'un est forcément responsable et l'heure de la revanche a sonné.
    Adnan vient tout juste de purger une peine de prison et doit absolument trouver de l'argent pour régler ses dettes lorsqu'il fait la connaissance d'une jeune femme très séduisante.
    Chef de la brigade anti-criminalité, Magnus est un flic aux méthodes peu orthodoxes, prêt à tout pour nettoyer la ville.
    Dans ce thriller urbain au rythme soutenu, les destins de ces trois personnages oscillant sans cesse entre le bien et le mal sont intrinsèquement et habilement entrelacés.

    Née en 1974, Anna Karolina est l'auteur de trois polars dont le personnage principal est une jeune policière à Stockholm. Son expérience au sein de la police suédoise lui permet de décrire avec une grande authenticité les procédures d'enquête et le monde interlope de la criminalité urbaine.

  • Jamais la psychothérapeute Frieda Klein n'aurait imaginé revenir dans sa ville natale des côtes du Suffolk. Vingt-trois ans auparavant, elle avait quitté Braxton, laissant derrière elle parents et amis, et le souvenir d'une blessure insupportable. Le passé ne devait plus jamais la tourmenter. Jusqu'à ce que Maddie, une camarade de lycée, ne vienne frapper à sa porte un matin et demande son aide. Sa fille Becky, seize ans, l'inquiète. Est-elle une adolescente difficile ou dissimule-t-elle un traumatisme plus profond ? En acceptant de recevoir la jeune fille en consultation, Frieda va être confrontée pour la première fois à ses propres démons, prudemment refoulés. Et sera contrainte de retourner à Braxton, pour enfin faire la lumière sur cette terrible nuit du 11 février 1989...

  • Cette histoire remarquable est celle de deux femmes nommées Nazanin, - l'une, Canadienne au sommet de sa carrière et l'autre, une adolescente iranienne incarcérée dans le couloir de la mort -, mais surtout d'un courriel qui a transformé leurs vies à jamais.

    Nazanin Afshin-Jam s'était hissée au sommet. En 2006, elle venait de signer un premier contrat d'enregistrement de disque, avait été élue première dauphine au concours Miss Monde trois ans plus tôt, poursuivait une carrière florissante de mannequin et était devenue une véritable icône de la communauté internationale des dissidents iraniens. Mais un après-midi, elle reçut un courriel qui allait bouleverser son existence.

    Elle apprend alors qu'une adolescente kurde nommée Nazanin Fatehi risque la peine de mort en Iran, suite à une condamnation pour avoir poignardé un homme qui voulait la violer. Peu de temps après, madame Afshin-Jam s'engage à prendre sa défense. Cette décision l`amène à plonger dans le monde de la diplomatie internationale et à affronter le côté sombre du pays qui l'a vue naître, avec ses crimes d'honneur, la violence faite aux femmes et l'exécution d'enfants, sanctionnée par l'État. Pendant que Nazanin Fatehi dépérit en prison, dans des conditions si atroces qu'elle tente de mettre fin à ses jours, madame Afshin-Jam travaille sans relâche à mettre en oeuvre une campagne visant à lui sauver la vie.

  • Émanciper les femmes, telle était l'ambition initiale du féminisme américain. Il s'est transformé en mouvement surprotecteur d'inspiration paternaliste. Quelle place reste-t-il au désir quand toute interaction entre hommes et femmes représente une menace potentielle ? L'amour, qui compte parmi les plus précieux des risques, s'évanouit dès qu'on cherche à le contrôler, affirme Cristina Nehring dans ce recueil d'articles parus aux États-Unis. Héritière de la grande tradition du journalisme littéraire, Cristina Nehring livre la fadeur des sentiments mode une critique féroce et enlevée d'une société sécuritaire et puritaine. À la fadeur des sentiments modernes, elle oppose des figures littéraires passionnées. Un plaidoyer vivifiant pour une conception intrépide de l'amour.

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