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    Virginia Woolf, ici, va droit aux faits avec la plus redoutable précision. Femme, elle reconnaît, décèle et dénonce en précurseur ce scandale d'autant plus occulté qu'il s'inscrit partout, s'étale avec une évidence majestueuse : le racisme ordinaire qui réduit les femmes à l'état d'êtres minoritaires, colonisés. Scandale politique. Dictature qui annonce toutes les autres.

    « Derrière nous s'étend le système patriarcal avec sa nullité, son amoralité, son hypocrisie, sa servilité. Devant nous s'étendent la vie publique, le système professionnel, avec leur passivité, leur jalousie, leur agressivité, leur cupidité. L'un se referme sur nous comme sur les esclaves d'un harem, l'autre nous oblige à tourner en rond... tourner tout autour de l'arbre sacré de la propriété. Un choix entre deux maux... » V.W.

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    Partant de l'analyse des interdits misogynes, solides remparts d'une supériorité masculine dont la réalité paraît sérieusement ébranlée, Virginia Woolf définit les conditions d'existence et la spécificité de la création pour les femmes. Il faut d'abord « une chambre à soi », dont la portée va bien au-delà du matériel.

    « Il suffit d'entrer dans n'importe quelle chambre de n'importe quelle rue pour que se jette à votre face toute cette force extrêmement complexe de la féminité... Car les femmes sont restées assises à l'intérieur de leurs maisons pendant des millions d'années, si bien qu'à présent les murs mêmes sont imprégnés de leur force créatrice.» V.W.

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    « C'est folie de croire que les périodes vides d'amour sont les "blancs" d'une existence de femme », écrivait Colette, en 1937. Car c'est le temps où peut fleurir sa vie propre, saison de poèmes comme l'atteste La Naissance du jour, composée l'été de ses cinquante-quatre ans. « L'âge où s'offre, en coupe d'oubli, le dernier amour n'est-il pas plutôt celui d'inventer, hors des dépendances, sa maturité au pays du soleil ? »

    Après la perte de Sido, sa mère adorée, Colette s'inspire de ses lettres et de sa maison provençale de la Treille Muscate pour composer un roman vivant, lumineux, où la réalité et l'imaginaire s'entrelacent et s'épousent indissociablement. Autofiction avant l'heure, parue en 1928 dans « La Revue de Paris », « La Naissance du jour » explore les milieux artistiques tropéziens, fait rivaliser la littérature avec la peinture et interroge le rapport de l'art à son modèle.

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    Une femme est une autobiographie romancée, dans un style sobre, d'une réserve classique traversée d'effusions lyriques. Déchirée entre un amour passion pour son père brillant et séducteur et une pitié terrifiée pour sa mère trompée qui, peu à peu, sombre dans la folie, la narratrice lutte pour conquérir son indépendance intellectuelle et affective contre un mari brutal et veule, contre un milieu provincial superstitieux et étriqué. Ce sera au prix du renoncement à son fils qu'elle deviendra une femme libre et active.

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    Dans ce premier livre théorique sur l'excision, Séverine Auffret, loin des propos classiquement tenus sur cette blessure-torture, interroge les structures politique, culturelle, sociale et symbolique de l'Occident, mettant au jour les racines de l'assujettissement et de la haine des femmes. "Comment comprendre la pratique effroyable de la mutilation sexuelle des femmes ? Pratique aussi méconnue et cachée qu'elle est actuelle et en pleine expansion. Quelles qu'en soient les formes, la mutilation des femmes est à la base des civilisations humaines, marquant sur le corps des femmes l'appropriation de leur puissance sauvagement déniée. Rien ne me prédisposait à écrire un livre sur la mutilation des femmes, je voisinais plutôt, par goût et par profession, avec Platon, Spinoza, Marx et quelques autres. Mais de ce côté pas d'armes, pas de parole adéquate. Sur le corps des femmes, sur leur sexe tranché, néant. La réalité serait-elle indécente à l'univers des idées ?" S.A. Des couteaux contre des femmes. De l'excision, éditions des femmes, 1982

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    « Benoîte Groult analyse, dans Ainsi soit-elle, "l'infini servage" des femmes et lance la première protestation publique contre la pratique de l'excision. Livre simple et direct pour que tous comprennent, livre lucide et courageux où l'humour est aussi une arme dans un combat qui se veut toujours positif. "Il faut que les femmes crient aujourd'hui. Et que les autres femmes - et les hommes - aient envie d'entendre ce cri. Qui n'est pas un cri de haine, à peine un cri de colère, mais un cri de vie." B.G »

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    « La profession d'avocat que j'avais choisie venait du goût de défendre des idées que je pensais justes et dont je trouvais qu'elles n'étaient pas suffisamment entendues. Au fond, je crois que toute ma vie, je pars en guerre... Ce qui m'importe, c'est la personne humaine, c'est l'homme, c'est la femme, le respect de l'homme et de la femme, de leur liberté, de leur dignité et de leur bonheur ; je ne conçois pas de possibilité de bonheur sans respect de la personnalité. C'est une sorte de combat pour une certaine forme de vie. » S.V. Dans ces entretiens réalisés en novembre 1985 avec Antoinette Fouque, Simone Veil parle de sa vie de femme, de son engagement. Magistrate ou ministre, elle a toujours oeuvré contre les abus de pouvoir pour l'instauration d'une loi, bonne en ce qu'elle respecte la dignité de la personne humaine. Une voix de femme qui interpelle le monde politique et témoigne d'une vie simplement exemplaire.

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    À Madame de La Fayette, on ne doit pas seulement le premier roman d'analyse, mais une révolution des lettres françaises : pour la première fois, le coeur du roman, c'est la vie d'une femme, La Princesse de Clèves ; pour la première fois, dans la société aristocratique du XVIIe siècle, qui la réduit au silence, elle fait entendre sa voix intérieure. « Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les yeux de tout le monde, et l'on doit croire que c'était une beauté parfaite, puisqu'elle donna de l'admiration dans un lieu où l'on était si accoutumé à voir de belles personnes. Son père était mort jeune, et l'avait laissée sous la conduite de madame de Chartres, sa femme, dont le bien, la vertu et le mérite étaient extraordinaires. » M.d.L.F.

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    C'est en 1847 que Charlotte, l'aînée des trois soeurs Brontë, publia Jane Eyre. Son succès fut immédiat et immense. La petite orpheline, privée d'affection, élevée dans une institution pour adolescentes pauvres, entrant comme gouvernante au château de Thornfield, est en effet une des figures les plus fascinantes du roman romantique. Et Rochester, qu'elle aime et dont le destin la sépare, est sombre, sarcastique, le double du héros né de l'imagination de la soeur cadette, Emily, dans Les Hauts de Hurlevent. L'amour et l'indépendance de la jeune fille, les préséances sociales et les revanches sur le passé, l'attirance pour les idéaux généreux, les messages de la passion triomphant du temps et de l'espace, les flammes de la folie, sont quelques-uns des thèmes qui se détachent d'une observation à la Dickens et sont emportés par un puissant souffle romanesque.

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    "Un enfant si je veux, quand je veux", la revendication féministe de mai 68 est à la base du débat. Quels droits pour la mère, la femme, l'enfant encore à naître ? En 1974, les députés se penchent avec passion et conviction sur cette question éthique complexe. Le vote de la loi sur l'I.V.G. est loin d'être assuré alors que la majorité est largement opposée au projet. Détracteurs et partisans se suivent à la tribune pour convaincre, expliquer, exhorter. Simone Veil, emblème de cette législation, doit mener à bien un projet de loi qui concentre toute l'attention médiatique et qui aujourd'hui encore marque nos esprits. Le présent coffret de 4 CDs offre un condensé historique des débats enregistrés à l'Assemblée nationale, par la présentation d'extraits choisis dans le respect de l'équilibre entre partisans et détracteurs du projet de loi gouvernemental, mais aussi avec la déférence due aux symboles tels que l'allocution de Simone Veil, qui est ici restituée dans son intégralité. Lola Caul-Futy Frémeaux

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    Dans une pension de famille de la Côte d'Azur très "comme il faut", l'épouse d'un client honorable disparait avec un jeune français très apprécié jusqu'à cet évènement qui trouble la petite communauté. Seul le narrateur cherche à nuancer l'opprobre bientôt rejoint par une anglaise âgée et distinguée qui sans approuver le geste semble moins outrée que les autres. Cette discussion les rapprochera au point qu'elle lui confiera une aventure passée dont elle n'avait jamais parlé et qui dura Vingt-quatre heures.

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    "Il est une forme qui fertilise les champs littéraire et politique au XVIIIe : celle de la lettre. Et plus spécifiquement celle de la correspondance féminine. Elle est l'expression, pour les femmes de l'élite aristocratique, d'une progressive percée du domaine privé au terrain public. S'appuyant sur le précédent sévignéen, les épistolières ont compris que la lettre est action. Elles entendent bien que cette action soit réelle et efficace, comme l'illustre parfaitement la lecture sensible de Nicola Garcia des nombreuses missives de Madame de Pompadour, la favorite la plus célèbre de Louis XV, et de Marie-Antoinette, la « dernière » reine de France. De leur « nature passionnée » à leur « nature réfléchissante », on y prend la mesure du caractère et de l'influence de ces deux femmes puissantes, figures incontournables de notre mémoire collective."
    Claude Colombini-Frémeaux & Cécile Berly

    Partie 1 : Madame de Pompadour - Lettres authentiques.
    Partie 2 : Madame de Pompadour - Lettres authentiques et apocryphe.
    Partie 3 : Marie-Antoinette - Lettres mère/fille.
    Partie 4 : Marie-Antoinette - Lettres intimes et politiques.

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    De Christine de Pizan aux Femen, en passant par Olympe de Gouges, Virginia Woolf ou Antoinette Fouque, ce livre audio réunit des textes historiques et fondateurs des luttes des femmes lus par des comédiennes et des chanteuses.

    Il célèbre, à l'occasion des cinquante ans de la naissance du Mouvement de libération des femmes (MLF) et du 8 mars 2019, journée internationale des femmes, les infatigables combats des femmes et dénonce les injustices qui leurs sont faites. De grandes voix d'aujourd'hui portent et donnent à entendre ces discours, parfois gravés dans nos mémoires, parfois oubliés, mais toujours d'une évidente actualité. Ce choeur de femmes compose un retentissant appel à la révolte : debout, debout !

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    En janvier 1789, bravant l'interdit qui leur est fait d'exprimer leurs doléances, les femmes osent faire entendre leur voix. De Normandie, Madame B*B* écrit : « Étant démontré, avec raison, qu'un noble ne peut représenter un roturier ni celui-ci un noble, de même les femmes ne pourraient être représentées que par des femmes. » Après 1791 et la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, d'Olympe de Gouges, les femmes, toujours exclues de la citoyenneté, exigent leurs droits et les fondent sur les principes mêmes de la Révolution. La même année, Du sort actuel des femmes, texte anonyme, demande : « Comment récompensez-vous dans votre constitution sociale le plus sacré des devoirs, celui de produire, de soigner, d'instruire, d'élever les enfants qui réparent le monde ? » Trois témoignages de femmes parmi l'immense contribution de celles que la Révolution a voulu ignorer. Leurs espoirs et leurs luttes sont les prémices d'un débat toujours actuel...

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