• Comment commercer avec la Chine ? Faut-il nécessairement avoir recours à la compensation ? Dans quels cas est-il intéressant de fonder une joint-venture ? Qui sont les décideurs dans une affaire d'importation en Chine ? Quels sont les canaux d'approche du marché chinois ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles répond ce livre. Partant de l'analyse de faits concrets et s'attachant à l'explication des mécanismes du commerce extérieur chinois, ce livre est un guide raisonné. Il ne se contente pas de décrire les méthodes d'approche du marché chinois, il explique le comment et le pourquoi de chaque étape. Il donne le point de vue chinois sur chaque méthode employée par les industriels et commerçants occidentaux et indique les chances de réussite dans chaque cas pour aboutir en fin de compte à l'élaboration d'une véritable stratégie commerciale tenant compte aussi bien des objectifs poursuivis par la partie occidentale que des impératifs de la partie chinoise.

  • Depuis quelques années la Chine vole de record en record, créant la surprise, l'inquiétude aussi, avec sa puissance et sa capacité d'achat d'entreprises, avec l'indépendance qu'elle affiche dans les rencontres internationales et, maintenant, avec le risque de bulles spéculatives qu'elle abrite, dans l'immobilier ou à la Bourse de Shanghai. La Chine est devenue le partenaire incontournable de toutes les grandes rencontres et, désormais, de toutes les grandes décisions si l'on veut qu'elles aient un sens.
    Mais la Chine n'est pas simple à appréhender, à l'aune de sa taille - immense - et de sa (très) longue histoire. Essayer de connaître ce grand pays et tenter de mieux le comprendre sont devenus cruciaux. De Mah-Jong à Tian An Men, du Changjiang (Yang Tse) à la SASAC, voici 100 mots pour commencer.

  • « Dans les séminaires de dirigeants d'entreprises que j'anime sur la Chine, quelques questions reviennent de façon inéluctable : « les Chinois sont-ils fiables ? », « quelles sont donc leurs valeurs ? », « auraient-ils donc une autre façon de penser et d'opérer ? », « comment espérer alors nouer des relations d'affaires et gérer avec eux ? »
    La Chine acquiert de jour en jour plus d'importance dans le monde contemporain. Néanmoins, les Occidentaux continuent d'hésiter entre deux attitudes à son égard : la séduction de l'exotisme (l' « Orient » de la sagesse) et la peur de l'envahissement (le « péril jaune »). Ils oscillent entre fascination et diabolisation. Du moins ont-ils le sentiment qu'avec les habitants de ce si lointain, si vieux et de nouveau si puissant pays, on ne saurait se comporter tout à fait comme avec les autres habitants de la planète. En quoi sans doute ils ont raison. Mais alors comment s'y prendre ? Autrement dit, comment entrer en Chine ?
    Je crois que, pour nouer des rapports, y compris d'affaires, avec les Chinois, il faut d'abord rouvrir notre pensée : non pas chercher à devenir chinois, mais comprendre que les Chinois puissent avoir d'autres façons de procéder que celles auxquelles on s'attend d'ordinaire en Europe ; et que ces procédures - à la fois d'agir et de penser, les deux sont conjoints - loin d'être incongrues, étranges ou mystérieuses, sont également intelligibles. Les Chinois peuvent avoir effectivement un autre rapport à la vérité, au discours, à l'efficacité, que celui qui s'est façonné si continûment en Occident qu'il paraît souvent désormais aux Occidentaux comme allant de soi, au point que cette « évidence » n'est plus réfléchie. Si le culturel se joint ici à l'économique, ce n'est donc pas comme un vernis ajouté au prosaïsme des affaires ; mais parce que le second ne peut se concevoir sans le premier. On ne peut dissocier gestion et réflexion : c'est ce que j'ai choisi d'appeler ici, à l'articulation des deux, la « pratique » de la Chine. »
    A.C.

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