• S'adressant à un public désireux de comprendre les questions économiques qui agitent le monde contemporain, ce recueil de pensées traite de nombreux thèmes qui défraient l'actualité et conditionnent notre futur : ainsi débat-il de la confrontation des doctrines aux faits, des vrais ressorts du développement durable ou encore des rôles respectifs de l'euro, de l'intelligence économique ou des cryptoactifs. Il ne manque pas également d'évoquer l'importance de la construction européenne et de la mondialisation, lesquelles bouleversent profondément nos économies en suscitant réflexions et actions.

  • «Il n'est pas question de délivrer ici ce qui pourrait s'apparenter à des leçons. Ce serait inconvenant de ma part. Cependant, si j'affirme que je suis heureux d'être protestant, c'est d'abord parce que je crois viscéralement aux principes issus de la Réforme, principes déclaratifs qui, à mes yeux, sont intemporels.»

    Pour beaucoup, l'image que renvoie la confession protestante réformée est plutôt positive, bien que jugée austère, dure, hautaine, voire puritaine. Loin d'être fausse, pareille vision paraît un tantinet surannée. Aussi ces lignes attestent-elles que la petite flamme qui habite le tréfonds de mon être flamme qui a pu vaciller mais jamais ne s'est éteinte réchauffe quotidiennement mon coeur et donne tout le sel à mon existence.

    Mon opiniâtreté à croire, ma liberté de servir
    et ma joie de vivre dérivent de ma certitude du salut.
    Être protestant est un bonheur, assurément.


    Auteur de vingt-six ouvrages en nom propre et d'une quarantaine en nom collectif, Alain Redslob est professeur de sciences économiques à l'université Paris II Panthéon-Assas. Désormais émérite, il peut dévoiler ses préférences religieuses: protestant de confession réformée, il se qualifie volontiers de croyant heureux. Depuis plusieurs années, il est également prédicateur laïc de l'Église Protestante Unie de France.

  • Cet ouvrage de Théorie microéconomique qui s'adresse principalement à un public d'étudiants des deux premières années de Deug de sciences économiques et d'élèves de grandes écoles, mais aussi aux universitaires eux-mêmes, analyse les comportements individuels et étudie leur généralisation. En sorte qu'il est décomposé en six chapitres. Les deux premiers traitent du comportement du consommateur et de celui du producteur ; respectueux des techniques relatives à l'allocation optimale des ressources, ils apprennent comment s'élaborent les fonctions de demande et d'offre. En en opérant la confrontation, tant sur le marché des biens que sur celui des services producteurs, les deux suivants développent la théorie de l'équilibre partiel : les mécanismes de formation des prix sont alors démontés en fonction des structures de marché existantes. Conçu dans une perspective délibérément synthétique, un chapitre cinquième procède à la construction de l'équilibre général et débat de la théorie de l'optimum, au reste intimement liée à celle de l'équilibre. On ne peut, finalement, ignorer le temps : aussi, dans un ultime passage, l'optimisation des choix intertemporels des acteurs de la vie économique est-elle évoquée. Logiquement articulées, rédigées dans un style concis, et dotées d'un précieux appendice mathématique, ces pages constituent un manuel d'initiation à l'analyse microéconomique de bon niveau. L'examen attentif d'un livre d'exercices corrigés, intitulé « L'économie en pratique » et écrit par le même auteur dans cette collection, en facilite grandement l'assimilation.

  • Relate les grands courants de pensée qui ont irrigué la réflexion économique des origines à l'aube de notre siècle : le mercantilisme, la physiocratie, le libéralisme, le socialisme, le marxisme et le marginalisme puis la micro-analyse en intégrant notamment les questions d'optimisation intertemporelle, les méthodes de programmation linéaire et les procédures de choix en incertitude.

  • Une première partie comprend l'exposé de l'économie politique, tant keynésienne que libérale. Une seconde partie est consacrée à la comptabilité nationale, à l'interface de la macroéconomie appliquée et de la politique économique.

  • "Si vous allez à Matignon et que vous échouez, vous ne serez pas Président. Mais si vous n'y allez pas, vous ne le serez jamais !" Sensible à l'argumentation d'Édouard Balladur, le Maire de Paris accepte le poste de Premier ministre. Après Matignon, le Premier ministre s'installera-t-il à l'Élysée ? L'auteur de ce livre estime cette traversée de la Seine vraisemblable. L'on s'apprêtait, ici et là, à juger le passage de Jacques Chirac rue de Varenne à l'aune d'une poignée d'indices. Ce sont, au contraire, des réformes modelant en profondeur l'avenir de la France qui seront soumises à l'appréciation des électeurs. Eu égard aux circonstances, intérieures comme internationales, cette marche vers une société de liberté et de responsabilité a exigé détermination, courage et ténacité. Voilà d'éminentes qualités, essentielles dans l'exercice de la magistrature suprême. Là où on attendait (mi-anxieux, mi-réjoui ; c'était selon !) un Chirac fougueux, noyé dans la quotidienneté, menant une campagne électorale permanente, on a trouvé un Chirac réfléchi, acharné à gouverner et posant son regard sur des horizons plus lointains. Précisément, n'est-ce pas lorsque les visées longues l'emportent sur la gestion courante que l'homme politique qui les inspire acquiert la stature d'homme d'État ? Dresser un bilan, porter un témoignage et délivrer un message d'espoir, telles sont donc, à la veille d'échéances décisives, les trois ambitions que poursuit cet essai.

  • Chômage, inflation, recul du pouvoir d'achat, déficits chroniques... L'actualité récite ces maux, litanique. À croire que notre pays est victime d'un mauvais sort ! Réussir, c'est changer l'inspiration de notre politique économique. Il faut rompre avec le socialisme, en considérant les êtres et les choses avec réalisme et confiance. Mais il convient, tout autant, de se défaire d'un demi-siècle de dirigisme, en insufflant l'esprit de liberté, de responsabilité et de mobilité. Réussir, c'est changer le contenu de la politique économique. La formulation des objectifs, à cet égard, ne doit souffrir aucune ambiguïté. Décrue des prélèvements obligatoires, privatisations, réforme des mécanismes de la protection sociale et libération de l'entreprise, tels sont les axes directeurs d'une politique de redressement authentique. Réussir, c'est changer de conception de l'homme, croire en son ingéniosité, en ses capacités de réflexion et d'action, en la singularité de son destin, bref, s'en faire une certaine idée à même de renvoyer dos à dos deux systèmes également nuisibles : le capitalisme sauvage, qui ne veut voir en lui qu'une machine à produire, et le socialisme dogmatique, qui précipite sa régression en le noyant dans la masse. Une chance inouïe s'offre à nous désormais ; sachons la saisir.

  • Raillant le louvoiement de la bureaucratie, la veulerie du milieu politique et la légèreté des thèses prédisant la fin du travail, de la souveraineté voire du capitalisme, Alain Redslob énonce en quoi la défense de l'identité nationale, la participation à la construction européenne et l'intégration à l'éco-monde, loin d'être antinomiques, gagent nos succès futurs.

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