• Résumé
    La ballade de Leïla Khane est un grand poème ou peut-être un étrange bateau. Leïla nomme l'absence. Cette légende fait de l'amour une île qui évite aux amants la mort et la folie. C'est encore Leïla qui dit l'exil, les ports, les déserts, les océans et les villes.

    Extrait
    Leïla dit que certains jours nos îles meurent
    l'après-midi au bord de l'océan
    Leïla dit que depuis qu'elle m'a aimé
    sa soif est une soif d'îles qui nagent vers les continents
    Leïla dit que longtemps elle a cru ne jamais mériter
    même la caresse d'un grain de sable
    cherchant du bout des doigts l'amour sur son visage

    Point de vue de l'auteur
    La ballade de Leïla Khane est une variation autour du mythe de Laylâ et Majnoun. Le personnage de Laylâ, comme figure de l'amour impossible, a inspiré des artistes aussi divers que les poètes Nizami, Djami, Aragon ou encore le musicien Eric Clapton. Ici, le mythe est réinterprété dans le cadre de l'imaginaire littéraire des îles d'Amérique, à travers l'écho qui relie Carthagène des Indes en Colombie à l'ancienne Carthage, l'antique ville où saint Augustin entrevit que la grâce est l'autre nom de l'amour.

    L'auteur
    Romancier, essayiste et dramaturge, Alfred Alexandre vit à Fort-de-France. La ballade de Leïla Khane est son premier recueil de poésie. Il a publié chez Mémoire d'encrier Aimé Césaire, La part intime (2014) et Le bar des Amériques (2016).

  • Ce texte, qui est la reprise et l'approfondissement de différents travaux (articles, colloques, conférences), peut être lu comme une introduction à la poésie d'Aimé Césaire. Souvent jugés hermétiques, les poèmes de Césaire se montrent à la lumière de cet essai dans ce qu'ils ont de plus déchirant, de plus profondément humain : cette part intime par où les grands textes littéraires nous arrachent, et en même temps, nous ramènent, à nous-mêmes.

  • Le bar des Amériques est le roman de l'amour perdu. Perte dont le souvenir et la douleur indépassés installent Bahia dans l'enfermement du ressassement et de l'errance à soi. Un enfermement de trente ans qu'elle croit pouvoir briser lorsqu'un matin, très tôt, sur le bord évanoui de la mer, elle rencontre, comme dans un miroir, un autre visage de l'errance en la personne de Leeward, un ancien passeur de clandestins à la dérive dont la vie se limite à boire en compagnie de son vieux complice d'autrefois, Hilaire.

  • Evane habite un quartier sordide où règnent la violence et la drogue, un quartier où les rêves sont écrasés sous la misère. Il est épris d'une jeune prostituée qui danse tous les vendredis soirs chez Slack, caïd du quartier faisant régner la terreur sous

  • BnF collection ebooks - "Vers le commencement du mois de mars de l'année 1841, je voyageais en Corse. Rien de plus pittoresque et de plus commode qu'un voyage en Corse : on n'embarque à Toulon ; en vingt heures, on est à Ajaccio, ou en vingt-quatre heures à Bastia. Là, on achète ou on loue un cheval : si on le loue, on en est quitte pour cinq francs par jour ; si on l'achète, pour cent cinquante francs une fois payés."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.



  • Cette anthologie de textes consacrés à l'abolition de l'esclavage n'est pas celle des Lumières et de leurs philosophes. Elle rassemble les textes d'hommes du XIXe siècle, croyants et pragmatiques, scientistes et systématiques, généreux et paternalistes. De la Restauration à la Seconde République, au cours de ce siècle qui transcrit les problèmes sociaux en équations, la passion se mêle au scientifique, la philanthropie à la rentabilité, la générosité à la prudence méfiante.
    « De quoi s'agit-il en effet ? De l'abolition de l'esclavage. [...] Mais ici la question est plus grave encore ; car il s'agit de la race noire, qu'on veut appeler, avec le temps, au même état que la race blanche en la faisant participer à la jouissance des droits civils et des droits politiques, en lui donnant accès dans les emplois publics et place sous les drapeaux de l'armée, en la fusionnant pour ainsi dire avec la race blanche, et en s'exposant ainsi à verser dans le sang européen des altérations que les siècles pourront seuls effacer. » (Conseil spécial de la Martinique)
    « La République n'entend plus faire de distinction dans la famille humaine. Elle ne croit pas qu'il suffise, pour se glorifier, d'être un peuple libre. [...] Elle a pris au sérieux son principe. Elle répare envers ces malheureux le crime qui les enleva jadis à leurs parents, à leur pays natal, en leur donnant pour patrie la France et pour héritage tous les droits du citoyen français ; et, par là, elle témoigne assez hautement qu'elle n'exclut personne de son immortelle devise : Liberté, égalité, fraternité. » (Victor Schoelcher)

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