• Le tout dernier été

    Anne Bert

    • Fayard
    • 4 Octobre 2017

    «  Je viens de rencontrer mes passeurs. Ces hommes qui font désormais partie de ma vie puisqu'ils vont m'aider à la quitter.
    Je les ai sentis rigoureux, exigeants, prudents. Et engagés à me tendre doucement la main. Une autre médecine qui, quand elle ne peut plus soigner le corps, se décide à soigner l'âme.  »
    Parce qu'elle aime furieusement la vie et qu'elle est condamnée, Anne Bert a décidé de choisir et de ne pas subir jusqu'au bout les tortures que lui inflige la maladie de Charcot. C'est ce cheminement qu'elle nous raconte ici. Celui de devoir mourir hors-la-loi, et hors-les-murs, puisque la loi française ne l'autorise pas à abréger ses souffrances. Celui aussi de son dernier été.
    Il faut découvrir le goût des dernières fois et des renoncements, apprendre à penser la mort, dire au revoir à ceux qu'elle aime, en faisant le pari de la joie malgré le chagrin.
    Un récit poignant, une ode à la liberté et à la vie, permise seulement par sa détermination à dire non. 

  • Perle

    Anne Bert

    Perle, " née sous X ", ça vous campe un personnage, surtout lorsque l'héroïne découvre, au détour de ses lectures de l'Enfer, que cet X n'est peut-être que la révélation d'un destin sexuel hors du commun. S'appropriant cette lettre comme identité plutôt que de la porter comme une croix, elle va l'incarner dans le monde interlope et libidineux d'un Paris de débauche. Puis rompre avec cette vie, et se retirer en bord de mer, dans la Brière. Mais sur sa route, elle croise Alanik, marinier taiseux, avec qui des horizons nouveaux se déploient. Les légendes locales, la terre, l'eau, les huîtres laiteuses, le bon vin, tout devient prétexte à exacerber un amour torride et pastoral qui en appelle aux cinq sens... et à l'outrance.

  • Deux femmes cheminent ensemble jusqu'aux rebords de la vie.
    Line est mandatée par le tribunal pour protéger les intérêts d'une vieille femme précaire. Celle-ci refuse la tyrannie de la longévité à tout prix : elle ne veut plus végéter dans un mouroir les yeux rivés au plafond. Les deux femmes s'opposent puis concluent tacitement un terrible pacte. Elles vont cheminer ensemble sur le rivage de l'Atlantique jusqu'aux rebords de la vie.
    Dans un texte profondément humaniste, Anne Bert propose une réflexion sur le délicat sujet du dénuement de la vieillesse et de la fin de vie. La mort est aujourd'hui devenue plus taboue que le sexe. Mais la longévité a souvent un prix : celui de la pauvreté, de la solitude et de la misère. En évitant l'écueil du pathos, avec tendresse et même humour, ce roman bienvenu dérange et bouscule. (Ce texte est une 2ème édition, initialement paru sous le titre Épilogue aux éditions Edicool en format numérique, nominé pour le Prix du livre numérique 2013).
    A travers ce roman, découvrez une réflexion humaniste sur le dénuement de la vieille et de la fin de la vie.
    EXTRAIT
    Marguerite était douce et rugueuse comme une pierre ponce. Patiente, si patiente à s'user, longuement, interminablement... ne laissant filtrer que de microscopiques poussières témoins de son existence.
    Line allait à elle comme on va au rebord, à l'extrémité d'un équilibre, d'un corps, d'une existence. Voilà ce qu'était Marguerite : une vie en suspens. Une minuscule vie insignifiante de rien du tout qu'habitait le genre humain.
    Line ne savait pourquoi cette vieille femme plutôt que les autres - pourtant plus déglingués - retenait toute son attention. Peut-être parce que le corps et l'esprit étaient épargnés et que seules la misère, la solitude et la pauvreté l'avaient laissée sur le bas-côté. Sans doute aussi parce Marguerite était une femme en latence, tramant derrière ses petits yeux parcheminés quelque chose qui lui échappait. Certainement parce que Marguerite était vieille et lourde de tant d'années.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Anne Bert publie des romans et des nouvelles depuis 2009. Elle s'intéresse particulièrement à ce qui se passe derrière les écrans opaques de la bienséance. Après avoir écrit plusieurs livres érotiques, elle entend poursuivre l'exploration de ses thèmes de prédilection, l'intime, l'impermanence des choses et l'hypocrisie de la convenance. Elle tient le blog Impermanence et chronique également sur le webzine « le Salon Littéraire ».

  • Dans ce recueil, Anne BERT vient nous parler de l'intime d'hommes et de femmes de l'ombre, des gens ordinaires qu'on pourrait penser exclus du monde de la séduction et du plaisir. Sous sa plume élégante, les personnages s'émeuvent et se découvrent au travers de situations singulières. Marqués par la maladie ou la souffrance psychologique, le conformisme moral ou l'extrême pauvreté, ils vont connaître des expériences sensuelles, voire érotiques, aussi inattendues qu'intenses et lumineuses. Au-delà du côté atypique ou parfois tourmenté de ces personnages, le lecteur amoureux de belle littérature retiendra qu'il est toujours possible de S'inventer un autre jour, pour peu que l'on s'arme de tendresse et d'espoir.
    Anne BERT est un auteur au caractère fort et à la sensibilité exacerbée. Les thèmes qu'elle chérit sont l'intime, le corps dans tous ses états, les failles, les chemins de traverse, les réalités mouvantes et les troubles de l'âme. Elle aime explorer le désir bien au-delà de l'idée commune de l'érotisme, regarder ce qu'on dérobe à la vue et écouter ce qui ne se dit pas. Ses textes célèbrent toujours l'imaginaire et la force de vie, même chez les plus fragiles de ses personnages.

  • Au crépuscule de son existence, un homme politique décide de livrer le récit de sa vie intime à une écrivaine. À travers ses confidences romancées par l'auteure, il dévoile la manière dont il a pris plaisir à subir la tyrannie de certaines de ses maîtresses. Car si le pouvoir résidait habituellement entre ses mains, il n'était guère plus qu'un pantin sous l'effet du désir charnel. S'exhibant victime de lui-même autant que de la cruauté de ses "conquêtes", qu'inspirera-t-il à cette femme à laquelle il se raconte ? Peut-être du dégoût ou de la pitié, à moins que ce ne soit de la fascination, voire du désir... Dans ce roman à plusieurs voix se révèle l'implacable puissance de la chair... autant que ses faiblesses.
    Anne Bert a gardé de son enfance sans cesse bourlinguée une certaine idée de l'éphémère, une curiosité insatiable et une capacité d'adaptation à toute épreuve. La lecture et l'écriture l'ont accompagnée tout au long de son parcours. Depuis la publication d'un premier recueil érotique en 2009, elle poursuit l'exploration de ses thèmes de prédilection, l'intime des corps et des esprits, les failles, les chemins de traverse, les réalités mouvantes.

  • Premiers frissons amoureux et premiers frissons de désir : cinq auteurs narrent dans une lettre à un amant les émois d'une narratrice... ou d'un narrateur.
    Avec nostalgie, humour et effets de surprise, réminiscences d'un amour de jeunesse ou écrits couchés sur le papier après avoir vécu l'immédiateté d'une rencontre, ces missives, gorgées d'émotion, mettent à l'honneur l'écriture épistolaire dans sa déclinaison érotique.
    Lettres à un premier amant contient les textes suivants :
    Mon si cher et si tendre amant de Dominique Lalouve,
    Mon cher amant d'Anne Bert,
    Cueillez dès aujourd'hui les chrysanthèmes de la vie de Ian Cecil,
    Pour A... d'Isabelle Lorédan
    et L'adieu de Piko.
    Collection e-ros épistolaire : Quand les mots du désir épousent la forme de la lettre...
    Des auteurs novices ou plus confirmés, tous amateurs d'érotisme, se donnent rendez-vous dans cette collection dynamique : des textes inédits adaptés à des lectures d'aujourd'hui, à parcourir avec délectation sur l'écran de votre ordinateur et de vos smartphones, tablettes et autres liseuses.

    Nouvelles numériques, 46 pages, couverture en couleurs illustrée par Phanhoria.

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