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    Nous sommes en 2091. Après un cataclysme écologique et deux guerres révolutionnaires avortées, la mondialisation est enfin achevée, les règles clairement affichées : « Toute communauté se partage entre l'élite et la multitude. La première se compose des créateurs de richesses et gens éclairés, la seconde de la masse du peuple. »
    Quand on sait que ce texte de Hamilton a effectivement servi... au XVIIIe siècle, à jeter les bases des États-Unis d'Amérique, on mesure combien le monde inventé par Anne Vernet plonge ses racines dans le nôtre, dont il constitue une satire éclairante.
    Et quand on sait que ce monde de 2091, qui s'est brutalement effondré, est reconstitué à partir de fragments par un historien vivant en 2168, on peut imaginer dans quel tourbillon de l'espace-temps va nous entraîner la virtuosité de l'auteur, qui s'efforce de maintenir ouvertes les portes de l'espoir.

    Née en 1953, Anne Vernet obtient un doctorat en Sciences du langage (Arts & Littérature) avant de poursuivre des études de psychanalyse. Metteur en scène, elle enseigne le théâtre pendant vingt ans et publie des articles (philosophie politique, histoire de l'art, dramaturgie). La Seconde Chance est son premier roman.

  • « Adélie n'a jamais commencé. Elle n'a jamais su qu'elle était née. Naître ne suffit pas pour commencer. »
    Adélie est autiste. Autiste : le mot seul suffit à symboliser l'isolement. Mais ici, par la grâce d'une écriture clairvoyante, l'univers d'Adélie nous devient accessible et cette réalité autre révèle souvent l'irréalité de la nôtre.
    Tandis qu'en parallèle, par petites touches, mais implacablement, le père baissant les bras, la mère s'enfonçant dans la culpabilité, nous découvrons une famille minée par la pression sociale qu'engendre « la différence ». Seul Daniel, le frère d'Adélie, surnage et l'aide à survivre, raccroché à l'espoir que pourront un jour se rejoindre les deux pans d'un monde brisé.

    Née en 1953, Anne Vernet est titulaire d'un doctorat en Sciences du langage. Metteur en scène, elle a enseigné le théâtre durant vingt ans. Proche de la pensée de Cornelius Castoriadis (qui fut également psychanalyste, et très interpellé par l'autisme), elle est l'auteur de nombreux articles en philosophie politique, histoire de l'art, dramaturgie, et a publié en 2009 La Seconde Chance aux éditions Sulliver.

  • « Nous pensions que le socle austral mettrait plusieurs siècles à surgir et que nous aurions le temps. Mais le continent a émergé en cinq ans seulement. Le dernier soulèvement - le plus puissant, imprévisible, qui acheva d'exhumer Zealandia en 2174 - nous prit tous au piège. »
    Sur les hauteurs gelées de cette contrée neuve coupée du reste du monde, un long hiver s'est installé : les saisons sont figées, le temps historique s'est suspendu. Dans cette parenthèse des années sans date, une communauté survivante tente de recréer des conditions d'existence et de réinventer une vie sociale apaisée. « La veille du séisme nous étions encore tous occupés à guérir le monde. »
    Cependant, les glaces fondent, un printemps inespéré s'annonce. Mais avec lui les rumeurs du dehors, bientôt sa violence. Et les résurgences d'un lourd passé qui ramène à notre époque, ces XXe et XXIe siècles qui avaient instauré « la démocratie mafieuse en gouvernement mondial ».
    Ce flot des mémoires individuelles surgissant à la faveur d'un « nuage » cybernétique rappelle à chacun sa filiation dans l'histoire sociale : qu'en sera-t-il alors des singularités qui avaient trouvé refuge ici ?

    Anne Vernet est titulaire d'un doctorat en Sciences du langage. Après avoir enseigné le théâtre et la mise en scène, elle se tourne vers l'écriture et la psychanalyse. Elle est l'auteur de nombreux articles en philosophie politique, histoire de l'art, dramaturgie, psychanalyse et a publié deux romans aux éditions Sulliver, La Seconde Chance en 2009 et Un trop-plein d'espace en 2010.

  • Ce livre résume trente années de travail, dont quinze ans d'analyse, portant sur les hallucinations survenant lors de comas et dont le sujet garde, avec la mémoire, un affect décuplé et une vitalité débordante. Après l'éveil, ce trauma provoque une série de symptômes résiduels que l'auteur nomme syndrome de relance originaire.

  • Cette nouvelle parution d'ESPACE présente un dossier sur le diorama tel qu'il s'expose en art contemporain. Vu l'importance du phénomène, son actualité et l'usage terminologique du diorama qui est maintenant courant, la revue nous propose d'interroger les liens qu'il entretient avec le diorama populaire et muséal, ce qui l'en distingue et quel est la portée de cette récupération. Les oeuvres de Xu Zhen, Dominique Gonzalez-Foerster, Kent Monkman et Vicky Sabourin sont notamment à l'étude. Hors dossier, les comptes-rendus de Generation - 25 Years of Contemporary Art in Scotland, de l'exposition 399 days de Rachel Kneebone, de la rétrospective Niki de Saint-Phalle et de la de la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, entre autres.

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