• Clair et rigoureux, cet ouvrage, sans cesse réédité depuis sa parution en 1995, constitue un outil pertinent pour tous ceux qui ont professionnellement à mener des entretiens cliniques.

    Favoriser l'usage des mots pour dire, proposer des mots pour continuer à entendre et à faire entendre ce qui est dit sont les objectifs de cet ouvrage qui ne constitue pas un exposé des techniques mais offre au lecteur des éléments de réflexion clinique sur les principes organisateurs de la conduite de l'entretien.

    Benjamin Jacobi est psychanalyste à Marseille, ancien professeur de psychopathologie clinique à l'université de Provence, membre du comité de rédaction de la revue Cliniques méditerranéennes depuis sa création.

  • La plainte occupe une place prépondérante dans tout discours de souffrance, elle constitue naturellement Yordinaire de toute pratique clinique. Evidence de cette présence pourrait en faire un point aveugle pour une conceptualisation.

    La plainte se fonde initialement sur la reconnaissance d'un objet : la mère et le constat, toujours récusé, de sa nécessaire distance. Avec cette hypothèse, cet essai voudrait la penser sans forcément la panser.

    La pratique de la psychanalyse met en évidence le recours répété aux mots pour dire la plainte, sans toujours préjuger des maux qui semblent la susciter. Sans jamais prétencire l'abolir, cet ouvrage ne se résigne pas à l'inéluctable de la plainte.

    Conçu à partir d'une clinique psychanalytique, il évoque régulièrement et concrètement des paroles de plainte pour en situer la valeur ajoutée subjectivement et les significations portées dans le lien intersubjectif.

    Pour autant, la réflexion proposée n"est pas repliée entre divan et fauteuil, tout praticien (médecin, travailleur social, psychologue, soignant...) à l'épreuve quotidienne de plaintes réitérées y trouvera l'occasion de les revisiter sans peut-être sien plaindre.

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