• Les phobies, de toutes sortes, font volontiers sourire. Pourtant, 20% de la population en souffrirait. Ces troubles entraînent une véritable souffrance, pouvant se compliquer de dépression ou de burn-out, et constituant un handicap parfois majeur. À côté des phobies spécifiques, qui concernent un domaine bien circonscrit, existent des phobies dites « complexes », comme la phobie sociale ou l'agoraphobie, qui touchent tout un ensemble de situations courantes. Passant trop souvent inaperçues aux yeux de ceux qui en souffrent et des professionnels qui les négligent, elles entravent péniblement la vie quotidienne en dressant de multiples obstacles.

    Le trouble obsessionnel-compulsif est en apparence davantage pris en compte, vu les multiples contraintes rituelles qu'il impose et l'altération parfois majeure de la qualité de vie qu'il entraîne. Près d'un million de personne sont touchées par cette maladie en France, et c'est l'une des 10 pathologies reconnues préoccupantes pour le XXIe siècle, par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Pourtant, les personnes qui peuvent bénéficier de soins précoces et spécifiques, en particulier psychothérapeutiques, sont encore trop peu nombreuses.

    Phobies et TOC ont en commun la peur et l'évitement. Certains médicaments comme les antidépresseurs les soulagent l'un et l'autre. Tous deux peuvent se soigner par des méthodes psychothérapeutiques adaptées, comme les thérapies cognitivo-comportementales, ou encore, par la méthode de l'intention paradoxale, encore peu connue en France. Les soins ne doivent pas attendre plusieurs années d'évolution pour être mis en place.

    À vous d'en décider ! Le principe de l'intention paradoxale est simple : apprendre à souhaiter ce qui fait peur, ce qui bloque puissamment l'angoisse, à condition d'être entièrement tourné vers ce désir paradoxal. Souhaiter sa peur est paradoxal, illogique, et nécessite un apprentissage.

    Ce livre constitue un véritable parcours pour vous soigner si vous souffrez de l'un de ces troubles. Les professionnels auront également à coeur de se plonger dans l'univers des paradoxes pour apprendre à soulager ces symptômes invalidants.

  • Des professionnels confrontés sur le terrain au déni de grossesse explorent les différents enjeux de ce symptôme et offrent un panorama complet du sujet.

    Les auteurs de cet ouvrage ont tous rencontré ces gestations particulières, qui, loin s'en faut, ne se résument pas aux cas exceptionnels de « néonaticides » faisant l'objet de procès largement médiatisés. Ils font part de leurs découvertes pour nous aider à comprendre ce symptôme déroutant et à accompagner ces femmes qui, parfois jusqu'à la naissance, dénient leur grossesse.

  • La conception et le déroulement de la grossesse marquent-ils le développement psychologique de l'enfant ? L'auteur propose une lecture inédite de la conception humaine et de la période prénatale. Il entend comprendre la place qu'occupent la conception et la période prénatale dans le développement mental de l'être humain et envisage ainsi la grossesse comme une période constitutive du développement psychique de l'enfant à naître. Au fil de sa recherche, il élabore notamment la notion d'"identité conceptionnelle" et pose un nouveau regard sur la gestation psychique.

  • Le titre de cet ouvrage est un appel, celui lancé par des enfants de mères schizophrènes, devenus adolescents ou adultes, dialoguant sur le net, à l'occasion de forums de discussions. « Ma mère est schizophrène ! » dit leur souffrance, mais aussi l'importance d'un soin pensé dès la grossesse et la naissance, dans la continuité, au fil du développement de l'enfant. En effet, la schizophrénie touche près de 1 % de la population, c'est dire l'importance de cette maladie dont on sait l'épreuve qu'elle constitue pour celles et ceux qui en supportent le joug, chroniquement. Pour soigner cette affection, les progrès thérapeutiques ont été considérables depuis la mise au point des premiers médicaments neuroleptiques, voici près de cinquante ans. Mais ces progrès scientifiques ne dispensent en rien du travail d'accompagnement et de soutien psychologique, social et éducatif, surtout lorsque l'enfant paraît et que la femme schizophrène devient mère... Un véritable travail d'orfèvre doit alors être mis en oeuvre pour accompagner ces femmes et ces enfants, afin de les préserver, l'un et l'autre, d'une pathologie qui impose, sinon, ses effets dévastateurs et aliénants. Benoît Bayle est psychiatre des hôpitaux et docteur en philosophie.

  • L'accès à la maternité réveille parfois une douleur indicible chez les femmes qui ont subi des violences sexuelles dans leur enfance. Cette souffrance peut resurgir subitement au cours de la grossesse ou de l'accouchement et perturber la relation mère-enfant. Les abus sexuels ont alors un impact sur les générations suivantes, dont il faut apprendre à soulager les effets parfois dévastateurs. Au fil de l'ouvrage, nous découvrons cet aspect méconnu des traumatismes sexuels et la nécessité d'un accompagnement psycho-obstétrical de la grossesse.


  • Quels sont les risques pour l'être humain à être conçu, manipulé, sélectionné, consommé, en un mot produit, via l'aide des technologies biomédicales ?

    Quelle est l'origine du monde ? L'origine de la vie ? L'origine de l'être humain ? Depuis la nuit des temps l'homme n'a de cesse de pouvoir chercher la réponse à ces questions. Et pourtant il faut attendre le milieu des années 1850 pour que soit observée, sous l'oeil du microscope, la rencontre fécondante chez l'oursin ! Un siècle et demi plus tard, la médecine de la reproduction - ou procréatique - accomplit autant de " miracles " hier inconcevables.
    De fait, l'homme sait désormais instrumentaliser sa propre création : donner des enfants à des couples stériles ou à des couples homosexuels ; donner naissance à des enfants en bonne santé au sein de familles touchées par de gravissimes maladies génétiques ; bientôt peut-être programmer des enfants-médicaments destinés à soigner un grand frère ou une grande soeur... Parallèlement, la perspective d'une médecine régénérative s'ouvre et suscite les espoirs les plus fous grâce à l'utilisation d'embryons surnuméraires, la création de lignées de cellules souches à partir de ces embryons permettrait des greffes inédites dans l'histoire de la médecine...
    Mais cette société procréatique, favorable à l'égalité entre les hommes et les femmes, ne semble pas aussi idyllique qu'on le croit et laisse bon nombre de questions en suspens : le désir de maîtriser la procréation des individus de son espèce ne fait-il pas encourir à l'homme le risque d'instrumentaliser son semblable ? Ce désir ne masquerait-il pas quelque volonté d'emprise et de domination sur l'homme ? Faut-il penser que l'avènement de la gestation artificielle soit souhaitable ? Une telle éthique révolutionnaire de la procréation humaine serait-elle au service de la société ou bien risquerait-elle de mener à la destruction de l'humanité ? Peut-on ignorer ce que l'on sait du développement psychologique de l'embryon humain ?
    Refusant de prendre pour acquis les dogmes et les croyances de la société procréatique, Benoît Bayle, psychiatre et philosophe, propose une troisième voie qui, entre un passéisme peu idéalisable et un progressisme à outrance, postule la dignité de l'embryon humain.

  • L'embryon humain possède, dès sa conception, une identité qui ne se limite pas au seul plan biologique, mais se définit dans l'ensemble des registres humains. La grossesse représente la première période du développement psychologique de l'être humain conçu. A partir de cette hypothèse, l'auteur aborde de façon très complète des sujets divers rassemblés autour du fil conducteur de la conception humaine et de la grossesse. Il apporte des réponses inédites aux nombreuses interrogations ou inquiétudes suscitées par les nouvelles techniques de fécondation. Benoît Bayle est psychiatre des hôpitaux (Chartres).

  • Perdre un jumeau à l'aube de la vie est une épreuve douloureuse, souvent ignorée par les proches et la société. Cet ouvrage cherche à comprendre les enjeux de ce deuil singulier. Comment l'accompagner et trouver le ton juste, sans rendre obsédante la présence du jumeau mort au jumeau vivant, ni banaliser ou nier sa perte ?

    La perte périnatale d'un enfant jumeau constitue une crise violente, aux facettes multiples et complexes. Parfois, la douleur reste encore vive des années plus tard. Pour les familles comme pour les professionnels qui les accompagnent, il s'agit de relever le véritable défi d'affronter la douleur de la perte et de s'occuper du bébé survivant. Ce sujet est ici traité de façon vivante à travers le récit autobiographique d'une jumelle qui a perdu sa sœur à la naissance ; le portait « thérapeutique » d'une autre jumelle ; un entretien avec des parents confrontés à ce deuil particulier, une étude psychologique approfondie.

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