• Zoner

    Bernard Chambaz

    Ceci est un nouvel hommage à Paris, au piéton de Paris, à celui qui s'en va revoir la « zone ». Ce récit fait le tour de ce bandeau situé entre les boulevards des maréchaux et les boulevards périphériques, à la limite plus ou moins fluctuante de Paris et de sa banlieue. Le paysage ne cesse de changer, pas seulement entre la porte de la Chapelle et la porte d'Auteuil. Le contemporain y côtoie l'ancien.
    On ne cesse de faire des rencontres forcément fugaces, des vivants, de tous âges, et des morts qui ont donné leur nom aux rues.

  • Gogol prétendait que " pour savoir ce qu'est la Russie d'aujourd'hui, il faut absolument y voya ger soi-même ". Bien que le grand auteur russe fit exactement le contraire, Bernard Chambaz a suivi sa recommandation à la lettre.
    L'hiver en train, l'été en car, Bernard Chambaz a parcouru l'Oural, territoire méconnu, frontière entre l'Europe et l'Asie. Un voyage qui doit à son amour de la Russie et de son peuple, mais aussi à la puissance des livres. Parmi eux, il y a le recueil oublié et décapant d'Aragon,
    Hourra l'Oural, l'ombre de Pasternak et du docteur Jivago, et enfin l'ombre plus noire de Chalamov et du goulag. On vérifiera avec l'auteur que les statues de Lénine n'ont pas toutes été déboulonnées, loin de là, et que si on a pu évoquer la fin de l'homme rouge, l'
    homo sovieticus tend à devenir pour les jeunes générations un objet, sinon un sujet de folklore...
    Dans ce récit de voyage peu ordinaire, on croisera des météorites, on suivra une enquête sur la disparition étrange de géologues il y a cinquante ans, on échappera à un accident d'avion, on découvrira un jeune Eltsine explorateur sans peur, on verra des camions rouler sur la Kama gelée, on visitera le camp de Perm-36 et les monastères de Verkhotourié, on sillonnera Ekaterinbourg sur les traces des Romanov, on découvrira Tcheliabinsk et son formidable musée des tracteurs à défaut de la centrale nucléaire de Majak, avant d'admirer sous un ciel gris et déjà froid la modernité de la capitale bachkire.

  • éphémère

    Bernard Chambaz

    • Stock
    • 16 Septembre 2020

    Bernard Chambaz a choisi de passer « sa » nuit dans le musée de Franco Maria Ricci, tout près de Parme. Franco Maria Ricci fut l'âme et la cheville ouvrière de la prestigieuse revue FMR dont Fellini disait qu'elle était « la perle noire » de l'édition. A son musée, qui rassemble ses collections d'oeuvres d'art et dont la première pièce est une Jaguar, il a adjoint un labyrinthe de bambous qui est le plus grand labyrinthe au monde. C'est lui qui veille aujourd'hui, vieilli, sur ce domaine.
    L'écrivain s'est lancé avec joie dans ce projet, qui lui permettait de replonger aux origines d'une passion italienne increvable. Une joie qui ne l'a pas quitté et qui irrigue ces pages pourtant confrontées à des réalités plutôt rudes. Que ce soient les tableaux d'Antonio Ligabue qui le bouleversent par un autoportrait et un tigre où se révèlent sa folie et son innocence ; les « memento mori », ces vanités qui nous rappellent « Souviens-toi que tu vas mourir », même si elles font la paire avec les Carpe diem. 
    Au cours de cette nuit, Bernard Chambaz croise de nombreuses vies qui tissent son récit. Celle de Franco Maria Ricci, jeune puis vieillissant, qui suscite une tendresse timide. Celle des écrivains qui lui ont donné des textes, comme Borgès ou Giono et Zavattini. Celle de Donizetti dont on avait volé la calotte crânienne lors de son autopsie. Celle de Clelia Marchi, une pay¬sanne de soixante-douze ans qui écrivit à l'encre sur le drap nuptial l'histoire, ou celle du bottier Ferragamo qui commença comme petit cordonnier. Celle d'une femme du XVIème siècle dont le regard est si contemporain. 

  • « "À quoi pensez-vous tout ce temps ?" La question m'a souvent été posée à l'occasion de mes Grands Tours de trois semaines à vélo. À chaque fois, la même réponse m'est venue : à tout et à rien ! Ce qui ne serait sans doute pas la plus mauvaise approche de la philosophie. »
    Bernard Chambaz allie dans cet essai souplesse des mots et ressort de la jambe. Mouvement, espace, durée, effort... En cinquante chapitres brefs et savoureux, tous les amateurs, passionnés, fous de vélo, trouveront au fil des réflexions de l'auteur de quoi méditer à leur tour sur des notions pour eux bien concrètes.
    Car détrompons-nous : le vélo n'est pas détaché des idées ! De concept en concept, convoquant avec espièglerie les plus grands philosophes - Kant, Spinoza ou encore Heidegger -, Bernard Chambaz dévoile une autre facette du vélo : celle d'un objet qui prolonge notre être et nous donne à penser.

  • Que se passe-t-il lorsqu'on court après un ballon ? Que ce soit pour s'en saisir ou pour le reprendre au bond, qu'il soit ovale ou rond, en cuir ou en caoutchouc, l'affaire relève autant du banal que de l'extraordinaire.
    Sur son terrain de jeu improvisé, Bernard Chambaz montre qu'on peut persévérer dans l'être avec Spinoza, trouver le plus court chemin vers l'universalité, faire l'expérience de la liberté dans le collectif... et que nombre de philosophes furent aussi, à l'occasion, gardiens de but !
    Paresseux ou sportifs chevronnés, suivez sa plume vagabonde : entre souvenirs d'enfance et grands moments du sport, avec une légèreté toute poétique, le ballon retrouve sa force d'émotion, juvénile et universelle.

  • Né en 1949, Bernard Chambaz est l'auteur de romans, d'essais, de dérives biographiques ou sportives. De son propre aveu, la poésie reste plus que jamais le « noyau dur » de son oeuvre. Et est le sixième volume qu'il publie dans la collection Poésie/Flammarion.

    puisque nous n'en finissons pas d'essayer
    de donner des noms
    à ce qui nous apparaît essentiel
    aussi bien
    que banal
    à la nappe de sucre glacé sur le bord
    de la route aux pommiers
    qui marchent à pas comptés depuis si long
    temps à la probabilité d'une azalée
    aux globules à un crépi
    écaillé que personne n'a eu l'idée
    de rafraîchir
    puisque nous sommes là pour voir ce qui fut
    et sera

  • L'Arbre de vies, c'est d'abord le chêne qui arrête le regard d'Antoine : un chêne foudroyé, fendu mais reverdi, que son grand-père a imposé comme emblème de la vitalité. C'est aussi l'arbre généalogique, avec les rameaux des générations, le feuillage familial ; c'est encore l'espoir séculaire d'une forme de paradis. Un soir d'automne 1867, Antoine Couthon se rappelle l'après-midi de thermidor 1794 où il apprit la mort de son père (l'ami paralytique de Robespierre). Pendant la nuit, il revit - comme on dit - sa vie. Espace, temps, multipliés par les biais et les remous de la mémoire ; récit où l'histoire et l'imaginaire s'imbriquent. Le roman commence en Auvergne, par une partie de jeu de l'oie. Il gagne ensuite Paris, pour la Révolution ; la Russie, pour une campagne désastreuse ; l'Italie, pour y vieillir. Cependant, Antoine déchiffre peu à peu l'énigme qui veut qu'on soit l'enfant de son enfant. Il éprouve une sourde inquiétude. Qui suis-je ? grand-père, père, fils, petit-fils ? Peut-être chacune de ces figures simultanément car tout va très vite dans cette fabuleuse machinerie des temps entremêlés où l'homme apparaît comme une imprévisible mosaïque d'événements.

  • Un autre Eden

    Bernard Chambaz

    Un autre Eden nous emporte sur les traces d'un type génial et malgré tout méconnu, Jack London, accompagné de notre fils Martin car tous les deux sont nés un jour de janvier 76. On y découvre des femmes magnifiques, une robe en feuilles de cocotier, des aventures hors du commun, une machine à best-sellers, la permanence d'une pauvreté qui devrait nous être insupportable, un vélo, des grandes poudreries et les mers vertes du Sud, le poids du chagrin, une joie supérieure, des contradictions en tout genre, l'Enfer et l'Éden, les illusions et les désillusions du socialisme, des eucalyptus et des phoques, des invités surprises, le tumulte des relations entre parents et enfants, des vies, des capricornes, l'impératif " Je me souviens ", la route, le bord de la route, un vieux chien avec des yeux mouillés, notre incurable légèreté.
    " Aux morts pour qu'ils vivent. Aux vivants pour qu'ils aiment ".
    Voici deux bonnes raisons d'écrire un roman.
    B. C.
    Bernard Chambaz est romancier, poète, historien. Il a notamment reçu le prix Goncourt du premier roman en 1993 pour L'Arbre de vies (F. Bourin), le prix Apollinaire 2005 pour Été (Flammarion), le prix Jouvenel de l'Académie française et le Grand Prix de littérature sportive en 2014 pour Dernières Nouvelles du martin-pêcheur (Flammarion).

  • « Depuis dix-neuf ans, je n'ai écrit que de biais à "ce sujet". Aujourd'hui j'y reviens de front, sur la route. La marche à pied ou n'importe quel véhicule auraient fait l'affaire. Mais si je suis à vélo, il doit bien y avoir une raison. » Qu'est-ce qui a poussé Bernard Chambaz à traverser les États-Unis de la côte Est à la côte Ouest ? L'été 2011, dix-neuf ans après la mort de son fils Martin, il repart à sa rencontre. Chaque coup de pédale sur cette terre de mirages et de merveilles l'entraîne et le relance. Sur la route défile l'Amérique, ses scènes de la vie banales et ses destins extraordinaires, les Roosevelt, les Lindbergh, ces soldats de retour d'Irak, ces motards en balade autour de la cité des Anges. Mais une question demeure à laquelle nul n'échappe : qu'y a-t-il au bout du chemin ?
    Bernard Chambaz signe ici son livre le plus ambitieux, entre révélation du quotidien et quête des grands mythes.

  • «Comme tous les jeunes Allemands de l'Est et de l'Ouest, Robert Enke a dû apprendre au lycée Le Roi des aulnes.
    Il y a huit strophes de quatre vers soit autant de vers que d'années dans la vie de Goethe quand il écrit le poème et dans la vie de Enke quand il se jette sous un train.
    Depuis deux bons siècles, le dernier vers tombe comme une hache :

    In seinen Armen das Kind war tot, Dans ses bras l'enfant était mort Ce vers produit une impression funeste et vous prend à la gorge. Peu importe que Goethe ait repris le thème d'un poème traduit du danois dont le titre est Le Roi des elfes plutôt que Le Roi des aulnes. Dans le poème, les arbres sont des saules, des vieux saules, tout gris ; la feuille du saule blanc est utilisée comme leurre à la pêche ; le saule en général est l'arbre des mélancoliques et un symbole de la vie après la mort. Tout ceci, la vie nous l'apprend peu à peu. Quant au roi des elfes, Enke et moi nous amusions à entendre le roi des onze et à imaginer la partie de ballon sur une prairie où les aulnes (ou les saules) sont les poteaux de but.» Bernard Chambaz.

  • L'Orgue de barbarie, 19 mars 1962. Quelques heures avant le cessez-le-feu qui met fin à la guerre d'Algérie, un peloton du 5e escadron du 27e régiment de dragons tombe dans une embuscade.«Entre deux nouvelles rafales, il entendit la radio grésiller dans le vide. Il se dit On est perdus ! comment j'ai pu en arriver là ? Il revit - par éclairs - le chemin de l'oued, l'escarmouche vers neuf heures, le trajet en Dodge au très petit matin, la veille, l'avant-veille, l'hiver, Noël, l'automne, s'appliquant à remonter le temps dans l'ordre, alors même qu'il n'y a pas vraiment d'ordre et que la mémoire peut aller et venir à sa guise dans cet immense réservoir, remontant ainsi jusqu'à son départ pour l'Algérie et continuant d'annexer à son voyage des souvenirs plus anciens, effaré à la fois par la densité et l'inconsistance de sa vie, essayant sans succès de repartir dans l'autre sens, comme s'il lui semblait que sa vie avait basculé, franchi un ressaut, deux ressauts, les rapides du fleuve Temps, qu'il arrivait au bord des chutes.»Dans ce roman où les combats sont brefs et la mémoire longue, Bernard Chambaz met en scène, avec une justesse admirable, le moment de vérité qui, lorsqu'il survient, place chaque homme face à son destin.

  • 'Né à Lucques à deux pas de la cathédrale Saint-Martin, achète avec son premier cachet une bicyclette, aime les voitures rapides et rutilantes, fumeur invétéré, chasseur, doué pour la mélodie, prétend que ses deux instruments préférés sont le piano et le fusil de chasse, chiche par nature, débourse une jolie somme pour que sa femme échappe à la prison quand leur domestique s'empoisonne au curare, assez indifférent au mouvement général de l'histoire mais sans la moindre sympathie pour les Chemises noires, esprit curieux des inventions technologiques, auteur d'une ode au dentifrice, tempérament éclectique, timide, toujours très attiré par les femmes, amateur occasionnel du cinématographe, ému à jamais par le spectacle des peupliers, renonce à se faire greffer des couilles de gorille à cause de son diabète, drôle à ses heures, foncièrement optimiste malgré tout, mort à Bruxelles d'un cancer de la gorge.
    J'ai toujours eu à traîner un lourd fardeau de mélancolie. Il n'y a aucune raison à cela, mais je suis fait ainsi. C'est lui, Puccini, qui l'a écrit.' Bernard Chambaz.

  • à tombeau ouvert

    Bernard Chambaz

    • Stock
    • 24 Août 2016

    Où étiez-vous le 1er mai 1994 ? Qui a oublié les débris de voiture qui volent, le pneu qui plane à une altitude invraisemblable et semble ne jamais vouloir retomber, les voix des commentateurs de télévision qui se taisent ? Ayrton Senna est sorti de la piste à 260 km/h, avant de percuter un mur sur le circuit d'Imola. Bernard Chambaz nous fait revivre cette tragédie moderne d'un nouvel Achille, débordant de fureur et de larmes. Senna, c'est à la fois notre histoire et le reflet d'une époque où la vitesse n'efface pas encore les souvenirs.

  • Etc.

    Bernard Chambaz

    Etc. est le premier livre de poèmes que Bernard Chambaz a voulu construire après l'achèvement d'Eté en 2010. Il réunit cinq séquences autonomes mais qui se font écho et déclinent leurs variations, dans la lumière mélancolique d'un seul et même automne. Qu'il s'agisse de la méditation lexicale qui ouvre le ban, sur cet etcetera dans lequel l'auteur perçoit la lente dissolution de son été ; de la mort de Verlaine traversée par celle de Mathieu Bénézet, l'ami disparu ; d'un retour aux sources américaines ; d'un éloge de Robert Desnos ; ou d'un nouveau tombeau aux sonnets déconstruits, ironiquement intitulé « Du Bellay Du Balai » - le livre déroule ses strophes scandées avec une liberté et un sentiment d'inquiétude surmontée qui donnent à ces poèmes leur tonalité particulière. Ce qui n'empêche pas, bien au contraire, cette danse de l'intellect parmi les mots chère à Pound, dont Bernard Chambaz semble dans ce livre avoir retrouvé le secret.

  • La vie de Vladimir Vladimirovitch Poutine a bascul quand son homonyme est arriv au pouvoir. Le soir de l'limination de l'quipe de hockey aux Jeux olympiques de Sotchi, il est frapp par la tristesse dans les yeux du prsident - une tristesse d'enfant, des yeux de phoque. Tout au long de l'anne 2014, obsd par la question que croire, qui croire ? , il raconte dans des cahiers la vie de Volodka : l'enfance, le KGB, l'irrsistible ascension. travers cette plonge au coeur de l'nigme Poutine, ce sont aussi les spectres de l'histoire sovitique qui dfilent.Partag entre l'amour perdu de Tatiana et la vie possible au ct de Galina, Vladimir Vladimirovitch n'en a pas fini avec les ambiguts de l'homme russe face son destin, et son prsident.

  • 17

    Bernard Chambaz

    "J'en étais là, à ces échos assourdis et assourdissants des mitrailleuses au Chemin des Dames et des canons autour du Palais d'Hiver, quand je me suis avisé que 17 était advenu chaque siècle, au moins depuis le premier de notre ère. Et je me suis souvenu que 17 c'était aussi XVII, le " j'ai vécu " des Romains dont la puissance fatale n'avait échappé ni aux auteurs latins ni aux pilotes automobiles. Mon amoureuse m'a rappelé que Jack London venait de mourir en novembre dernier. C'était une raison suffisante sinon nécessaire pour donner l'accolade à la grande armée des vaincus et pour nous offrir un petit tour de manège avant qu'il ne soit trop tard. Alors j'ai décidé de tracer ces 17 vies brèves de personnes plus ou moins célèbres, nées ou mortes en 17. Par vie brève, je n'entends pas que la vie soit plus ou moins courte ou écourtée, mais la brièveté à quoi nous sommes habitués à la résumer. C'est le "fait de dire en peu de mots", ramasser à ce qui est considéré, à tort ou à raison, comme l'essentiel. Abréger toute une existence, parfois en six dates, quand deux sont déjà prises par la naissance et la mort. En bref, c'est donc écrire en résumé." Bernard Chambaz Bernard Chambaz est romancier, poète, historien. Il a notamment reçu le prix Goncourt du premier roman en 1993 pour L'Arbre de vies (F. Bourin), le prix Apollinaire 2005 pour Été (Flammarion), le prix Jouvenel de l'Académie française et le Grand prix de littérature sportive en 2014 pour Dernières nouvelles du martin pêcheur (Flammarion).

  • Un poète lyrique, baroque, très attentif à la forme poétique, qui s'oppose résolument à l'abstraction et nourrit son inspiration de toute une richesse culturelle où, notamment, l'Antiquité rejoint la Renaissance italienne.

  • 17

    Bernard Chambaz

    • Seuil
    • 9 Mars 2017

    "J'en étais là, à ces échos assourdis et assourdissants des mitrailleuses au Chemin des Dames et des canons autour du Palais d'Hiver, quand je me suis avisé que 17 était advenu chaque siècle, au moins depuis le premier de notre ère. Et je me suis souvenu que 17 c'était aussi XVII, le " j'ai vécu " des Romains dont la puissance fatale n'avait échappé ni aux auteurs latins ni aux pilotes automobiles. Mon amoureuse m'a rappelé que Jack London venait de mourir en novembre dernier. C'était une raison suffisante sinon nécessaire pour donner l'accolade à la grande armée des vaincus et pour nous offrir un petit tour de manège avant qu'il ne soit trop tard. Alors j'ai décidé de tracer ces 17 vies brèves de personnes plus ou moins célèbres, nées ou mortes en 17. Par vie brève, je n'entends pas que la vie soit plus ou moins courte ou écourtée, mais la brièveté à quoi nous sommes habitués à la résumer. C'est le "fait de dire en peu de mots", ramasser à ce qui est considéré, à tort ou à raison, comme l'essentiel. Abréger toute une existence, parfois en six dates, quand deux sont déjà prises par la naissance et la mort. En bref, c'est donc écrire en résumé." Bernard Chambaz Bernard Chambaz est romancier, poète, historien. Il a notamment reçu le prix Goncourt du premier roman en 1993 pour L'Arbre de vies (F. Bourin), le prix Apollinaire 2005 pour Été (Flammarion), le prix Jouvenel de l'Académie française et le Grand prix de littérature sportive en 2014 pour Dernières nouvelles du martin pêcheur (Flammarion).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le Pardon aux oiseaux. La Tristesse du roi finie, j'ai eu le sentiment d'avoir bouclé la boucle de trois romans et un récit. Ni le bonheur ni la tristesse ne risquaient de disparaître du paysage. Mais une sorte d'impératif s'imposait : partir à l'aventure.Je me suis retrouvé à l'autre bout du monde. Aux antipodes qui font qu'on se demande toujours un peu comment les hommes s'y prennent pour ne pas tomber tête en avant dans le ciel. Avec des personnages, deux frères qui partent à la recherche du troisième (allez savoir pourquoi) et croisent du beau linge comme des forbans et chevauchent à mi-chemin des puissances du Bien et du Mal. Avec des lieux où on peut vivre et mourir, Vallouise Woolloomooloo, des mines d'or et des récifs de perles et les terres rouges du grand vide intérieur où les aborigènes vivent dans «le temps du rêve».B. C.

  • La tristesse du roi

    Bernard Chambaz

    A un ami qi me demandait : « Alors, qu'est-ce que ça raconte ? », je bégayai une réponse un peu embarrassée. C'est une histoire où il y aura du cirque et de la spéléologie, et encore un air de jazz, des timbres, une image d'Épinal, des nuages et du ciel bleu, beaucoup de ciel bleu, sous diverses longitudes à cause d'un voyage en Chine.Oui, mais qu'est-ce que ça raconte ? Une histoire où l'on entendra un écho de l'Histoire, 1968, Hiroshima, la Commune de Paris, où l'on verra vivre plusieurs générations, où l'on ira et reviendra, d'un chapitre à l'autre, du printemps 1971 aux étés 1992-1993. Avec des personnages, bien sûr, Paul, Jean et Marc, Margot, Irène et Adèle, et des correspondances infinies, une histoire saturée de mémoire.Et alors ? Sans bien m'en rendre compte, je tournais encore un peu autour de la réponse. J'évoquais le roi sans divertissement et les misères et le bonheur qu'on prête aux hommes avec juste la course d'un lièvre ou une cartouche de dynamite. Puis, j'en vins à donner le motif. D'une façon si parfaitement claire que je m'en étonne encore aujourd'hui. Voilà, La Tristesse du roi, c'est l'histoire d'un homme dont le fils a disparu.Là, je fus saisi par une hésitation. Et une ambiguïté. Est-ce qu'on dit a disparu ? Ou est disparu ? tout le roman se tient dans cette infime mais immense énigme.B.C.

  • Les copains de lycée de Colin, disparu pendant l'été, se retrouvent en septembre et décident de lui dédier un concert. Komsomol est le nom d'un groupe de rock de cette banlieue rouge des années soixante. Par la voix alternée de chaque adolescent, le roman raconte quarante-huit heures de leur vie, pour un adieu à l'enfance mi-soviétique, mi-anglo-saxonne.

  • Qu'y a-t-il de commun à Ramsès, Richard Coeur de Lion, Kankan Moussa, Potemkine, Jefferson et Mao Zedong, aux esclaves des cités antiques, aux paysans et forgerons d'ici et là, aux cheyennes, samourai, ouvrières du textile ? La même histoire, brève ou longue, joyeuse et tragique, qui n'en finit pas depuis 6 000 ans. Victor volines rêve d'une machine à remonter le temps. En attendant, il choisit la machine à écrire pour se plonger dans l'histoire. Il nous raconte une épopée pleine d'une fureur pas toujours sainte. Intrigues, personnages, mobiles, indices... Tout est en place ! L'histoire comme un roman, le roman de l'histoire, Quelle Histoire !

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