• Voleurs de Filles

    Bernard Coat

    • Bookelis
    • 13 Décembre 2019

    Amy, jeune adolescente noire de Montgomery, ville de l'état d'Alabama, est kidnappée par un gang de criminels alors qu'elle rentre du collège. Elle sera séquestrée avec d'autres filles ramassées comme elle et entassées dans un chalet minable à l'écart de la ville, dans des conditions d'horreur absolue. Il est prévu qu'elles soient vendues en Asie pour alimenter des réseaux de prostitution, ou d'esclavage sexuel. L'oncle d'Amy, aidé de son associé blanc, va, en marge de l'enquête policière, tout tenter pour retrouver la jeune fille. Mais le temps est compté... Dans cet état sans foi ni loi, englué de racisme et de corruption, s'agitent des personnages dénués de scrupules, de véritable fous furieux, comme « le rat », le tortionnaire des jeunes captives. D'autres s'accrochent à des bribes d'humanité. Quoi qu'il en soit, ce roman très noir où la violence le dispute à l'action, est une peinture sociale de l'odieux et de la bêtise humaine.


  • En 1966, la répression en Argentine. La Nuit des Longs bâtons.



    Alex Nicol


    Préface


    Lorsque des camps de la mort nazie les quelques rescapés purent regarder le soleil en face, le monde entier cria : « plus jamais ça ! »


    Pourtant, la folie meurtrière qui anime le coeur des hommes reprit le dessus sur la civilisation et l'horreur s'exprima avec tout ce qu'elle a d'indicible dans le continent sud américain.


    Une fois encore la mécanique implacable de deshumanisation des intellectuels fut érigée en mode de pensée politique et la mort se devait d'être au rendez vous de ceux qui pensaient différemment.


    Pas une mort rapide, expéditive ; non, un raffinement de cruauté où la torture mentale et physique devait venir à bout de toutes les convictions. C'est cette lente descente aux enfers de la pensée unique que Bernard Coat nous conte avec ce talent de scénariste qui est le sien : des petites phrases courtes, incisives, sèches comme des coup de fouet ; des verbes qui jonglent entre le présent et le passé comme si le temps n'était plus une variable à prendre en compte ; des dialogues diaboliques entre la logique irrationnelle du bourreau et la foi en l'humanité de la victime. On ne sort pas indemne d'un texte tel que celui là. Du reste, on a du mal à se mettre dans la peau du personnage avec lequel pourtant on partage les mêmes valeurs. Mais face à l'écrasante destinée qu'édicte un pouvoir omnipotent, on se pose immanquablement cette question : « et moi, qu'aurais je fait ? »


    Il y a du Robert Merle et du Costa Gavras dans cette histoire. Et il y a surtout du Bernard Coat du meilleur crû.


    Et vous, qu'auriez vous fait ?... Page auteur



  • Perversions

    Bernard Coat


    Brillante avocate parisienne, battante et sensible, Mia a apparemment tout pour réussir. Mais les apparences sont parfois trompeuses. Tourmentée par un divorce encore douloureux, une mère disparue quelques années plus tôt, et un maniaque de la pire espèce qui ne lui laisse aucun répit, Mia va se retrouver entraînée dans une spirale infernale. Les pervers sont partout, et il est souvent difficile de les identifier surtout lorsque l'auteur mène les héros avec maestria. Très belle écriture sobre cette fois-ci.


  • From the French Best-seller.


    The hero is a man painter, he finds himself, despite himself, immersed in sordid stories. We couldn't leave him alone.


  • Curieuse idée que de vouloir s'échapper d'un hôpital psychiatrique lorsqu'on est malade. J'en sors, je sais de quoi je parle...

  • Les caprices d'Anaïs

    Bernard Coat

    • Bookelis
    • 11 Décembre 2019

    On a beau être optimiste et idéaliste, ce n'est pas une raison pour nous prendre pour des imbéciles... À son retour d'Afrique, où notre héros, le Robin des bois modernes, Bernard Balzac, a manqué se faire trouer la peau dans un pays hostile pour la conquête de son Graal inoffensif, une couleur rouge à nulle autre pareille, il va lui falloir essuyer les frasques de sa gentille et jolie cousine, Anaïs. Entre affres métaphysiques et lyrisme urbain, il aimerait bien qu'on le laisse un peu seul avec sa sérénité. Peine perdue. Cet homme est résolument bon et sait pleurer comme les constructeurs de cathédrales. Entre une plongée en apnée dans les catacombes de Paris, à la découverte d'artistes plus que maudits et de personnages qui jouent les anges exterminateurs, et une mission de sauvetage auprès d'Anaïs, voilà un roman bien noir, où le tragique l'emporte sur la comédie. Les bonnes choses ont une fin, et elles tournent parfois au drame.

  • Balzac ne sut que dire. Marie était sans doute en plein délire. Mais comment Balzac pouvait-il la convaincre de quelque chose dont lui-même n'était pas certain ?


    - Il m'appelle tout le temps, dit encore Marie. Il appelle, je l'entends respirer et il raccroche. Je sais que c'est lui. Il est vivant. Il n'en a pas fini avec moi.


    - Ce ne sont sans doute que des appels téléphoniques obscènes ou des farces, dit-il en feignant le calme. Mais je peux demander au Bureau de vérifier. Je peux leur dire d'envoyer une voiture de surveillance, si tu as peur. Ils traceront les appels.


    - Non ! dit vivement Marie. Non !


    Balzac lui adressa un regard stupéfait.


    - Pourquoi pas ? demanda-t-il.


    - Je ne veux pas le mettre en appétit, dit Marie dans un murmure maladif.


    Son état n'avait fait qu'empirer. Il comprit qu'il ne pouvait pas rester une minute de plus dans cette maison étouffante.


    - Je dois y aller, dit-il. Je suis désolé. Charlotte m'attend.


    Marie saisit brusquement le poignet de Balzac avec une force surprenante, en enfonçant ses ongles dans sa peau. Elle le fixa avec des yeux d'un bleu glacé, si intenses qu'ils terrifièrent Balzac.


    - Prends l'affaire, dit Marie d'un ton pressant. Trouve ce dingue ! Tue-le pour moi !

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