• Le cerveau est un organe fonctionnant à l'économie. Son activité de base se caractérise par l'usage des chemins les plus courts, ce qui se traduit au niveau émotionnel par la sérénité. Lorsqu'un mal-être survient, c'est que la transmission de l'influx nerveux est perturbée. Cet enregistrement nous invite à déjouer les réflexes du cerveau pour trouver le bien-être. Bernard Sensfelder livre un travail original, à la fois exigeant et abordable, qui intéressera thérapeutes et praticiens de la relation d'aide, comme toute personne soucieuse de se sentir mieux. Sous la forme d'un dialogue, l'auteur expose ce que les neurosciences apportent à notre vision de l'autre et de nos émotions. La théorie des trois cerveaux, la révolution Damasio, les neurones miroirs ou encore les sensations non senties nous révèlent que de nombreux comportements échappent au prisme de la conscience. Une distinction doit ainsi être opérée entre la personne et les réactions spontanées induites par son cerveau. De la même façon, il serait préjudiciable de confondre la souffrance et celui qui la subit. Pour l'auteur, le mal-être trouve ses origines dans la peur et la culpabilité. Aussi propose-t-il des moyens pour y pallier et créer ses propres outils : l'analyse des héritages, la quête de responsabilité ou la déconstruction des réalités parallèles. Une méthode simple d'autohypnose est également présentée pour reprogrammer le cerveau afin de neutraliser ses signaux nocifs. Une fois la sérénité retrouvée, c'est sous l'angle de l'altérité que se prolonge l'ouvrage. Pour les professionnels, il s'agira de s'ouvrir à une éthique du positionnement de l'accompagnant, et pour tous les autres, l'écoute participative sera développée pour un meilleur relationnel avec les adultes comme avec les enfants.

  • "Pour sortir du mal-être, il est parfaitement inutile d'en comprendre les origines. Dans le meilleur des cas, la compréhension rassure et permet de s'autoriser l'action qui déclenchera, peut-être, un changement. Mais, en soi, elle n'apporte pas de solution. Pour aller mieux, le plus important est de (se) laisser faire.

    Le lâcher-prise est la clé car le changement opère quand on cesse de vouloir tout contrôler. Le présent ouvrage réhabilite le corps comme matrice primordiale du mieux-être. Bernard Sensfelder poursuit un travail salvateur qui intéressera tant le grand public que les professionnels de la relation d'aide. Sous la forme d'un dialogue, il dessine une autre façon d'aborder la vie, la mort, les rapports interpersonnels et la souffrance. Plusieurs pistes conduisent sur la voie de la sérénité, qu'il s'agisse d'échapper à l'angoisse de mort, d'effacer le Personnage au profit de la Personne ou de lutter contre l'« egodispersion ». Le Zen est présenté comme pratique exemplaire de lâcher-prise.

    Pour l'auteur, la peur et la culpabilité induisent des réflexes malheureux du cerveau qui génèrent le mal-être. Ces blocages laissent des traces dans le corps qui devient réceptacle d'un excès de tensions. Des exercices émaillent l'échange et invitent le lecteur à expérimenter les moyens d'une libération. Bernard Sensfelder transmet au fil de l'ouvrage les fondamentaux d'une autohypnose centrée sur le corps (eïnothérapie). Cette approche s'avère particulièrement performante pour accorder l'individu et son environnement et permettra de rétablir la libre circulation du mouvement vital."

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