Editions de l'Aube

  • Ce livre propose une rencontre avec Boris Cyrulnik, le scientifique bien sûr, mais aussi l'homme, par le biais d'entretiens avec plusieurs intervenants - journalistes, psychiatres, anthropologues, généticiens. En rappelant le caractère forcément tragique de la condition humaine, cet ouvrage rétablit une autre vérité : celle d'une oeuvre inventive parce que, selon les mots de son auteur, pleine d'imperfections. « On est tout le temps en quête d'équilibre. C'est cela qui fait la condition humaine, car les animaux, eux, sont équilibrés. S'ils ne sont pas équilibrés, ils meurent. Le monde animal est adapté. Le monde humain est en recherche constante : c'est certainement ce qui fait sa difficulté - et sa grandeur. »

  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique.

  • "Je vous surveille depuis longtemps, je vous vois mettre votre nez partout et c'est exactement le reproche que l'on me fait. En vous lisant, j'ai l'impression d'avoir trouvé une attitude mentale tournée vers l'homme", dit Boris Cyrulnik. "Pour vous comme pour moi, on ne peut parler de l'être humain, sans le considérer à la fois comme un être biologique, culturel, psychologique et social. Nous nous rencontrons parce que nous savons que le fantasme, l'imaginaire ou le mythe sont des réalités humaines fondamentales", lui répond Edgar Morin. Boris Cyrulnik est psychiatre. Edgar Morin est philosophe. Pascal Lemaître est illustrateur.

  • Boris Cyrulnik et Tzvetan Todorov ont traversé l'époque de manière singulière. Le premier, né en 1937 dans une famille d'immigrés juifs d'Europe centrale et orientale, fut l'un des rares rescapés de la rafle du 10 janvier 1944 à Bordeaux et popularisa, bien des années plus tard, le concept de « résilience », cette capacité psychique à se reconstruire après un traumatisme. Le second, né en 1939 à Sofia (Bulgarie), rejoint Paris en 1963 et s'attacha dès les années 1980 aux questions mémorielles et au rapport à l'autre.
    L'un et l'autre ont connu le totalitarisme et cherché à comprendre ce qui peut nous permettre de résister à la terreur, ce qui fait tout l'intérêt ici de leur dialogue.

    Tzvetan Todorov, né en 1939 et mort en 2017, historien des idées, essayiste, sémiologue.
    Boris Cyrulnik, né en 1937, psychiatre, psychanalyste, éthologue.

  • Boris Cyrulnik et Boualem Sansal revisitent les périodes de fracture qui s'étendent de l'hégémonie ottomane sur la Méditerranée orientale à la conquête du Royaume arabe de Grenade par les Espagnols, de la découverte des routes océaniques vers les Amériques à l'époque moderne et aux ambitions coloniales. Ils abordent les antagonismes entre une chrétienté défendue par l'Espagne et l'Islam ottoman expansionniste qui perdurent jusqu'à nos jours avec les nombreuses falsifications de l'histoire qui ne favorisent pas les rapprochements.
    Quant au terrorisme, il continuera même si la paix est là, au besoin il inventera une cause de rechange, concluent les deux interlocuteurs. Et pourtant... ! Comme ce livre en témoigne un dialogue reste possible entre les deux rives au milieu du fracas des armes.

    Boris Cyrulnik est un psychiatre et psychanalyste français. Il a publié de très nombreux ouvrages, principalement chez Odile Jacob.
    Boualem Sansal est un écrivain algérien. Il a reçu en 2015 le Grand prix de l'Académie française pour son roman 2084 : la fin du monde (Gallimard).
    Cet entretien a été mené par le journaliste José Lenzini.

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