• Le sport et la résilience.
    " La résilience par le sport, c'est la métamorphose du handicap auquel on ne se soumet pas, et qui nous conduit ainsi à la réparation narcissique. Au concept de "morale sportive", je préfère celui d'empathie, dans lequel je me représente le monde de l'autre. Même sans loi, quelque chose m'empêche. Dans le sport, c'est le règlement qui freine, et non le sujet lui-même. L'empathie est plus morale que le sport.
    J'aime le sport de "petit niveau' parce qu'il socialise, il moralise, il produit une relation humaine, et fait naître une épopée. "
    Par le prisme du sport, qu'il a pratiqué jeune adulte, Boris Cyrulnik nous entretient de la " condition humaine ", avec la bienveillance qui le caractérise.
    Phénomène social majeur du xxe siècle, le sport constitue à ses yeux un magnifique terrain de reconstruction. Le concept de résilience, qu'il a fait connaître, trouve dans le sport une application exemplaire.
    Son approche anthropologique le conduit aussi à former l'hypothèse de la naissance des conventions de jeux dès l'avènement de la conscience de l'autre chez l'enfant, et du plaisir qui jaillira de se mesurer à lui. Ainsi, ce " protosport " de l'
    Homo ludens s'enracinerait dans l'être en devenir dès les premiers temps de l'humanité.

  • Ce livre propose une rencontre avec Boris Cyrulnik, le scientifique bien sûr, mais aussi l'homme, par le biais d'entretiens avec plusieurs intervenants - journalistes, psychiatres, anthropologues, généticiens. En rappelant le caractère forcément tragique de la condition humaine, cet ouvrage rétablit une autre vérité : celle d'une oeuvre inventive parce que, selon les mots de son auteur, pleine d'imperfections. « On est tout le temps en quête d'équilibre. C'est cela qui fait la condition humaine, car les animaux, eux, sont équilibrés. S'ils ne sont pas équilibrés, ils meurent. Le monde animal est adapté. Le monde humain est en recherche constante : c'est certainement ce qui fait sa difficulté - et sa grandeur. »

  • Philosophes, scientifiques, juristes... font état de leurs recherches et de leurs interrogations face aux rapides mutations des sciences du vivant. Ces rencontres, les « Forum Diderot », sont organisées régulièrement à l'Université Denis-Diderot - Paris 7 par le Centre d'Études du Vivant et l'Association Diderot. La collection « Forum Diderot » donne accès aux débats dont elles ont été le théâtre. Chaque ouvrage permet ainsi d'entrer dans le vif de la question soulevée. Conçu comme un instrument de travail, il apporte en outre au lecteur les documents nécessaires pour soutenir et prolonger sa réflexion. Faut-il tenir la pensée pour un produit de la sélection naturelle ? Plus qu'un résultat, un gain ? Un « avantage », dira Charles Darwin ? Un avantage dans une lutte ? Sans doute, « nous » - genre humain - avons, comme on dit, « conquis la planète ». Mais la question philosophique vient tout de suite : « et alors ? ». Le gain - l'avantage - que nous aurions ainsi acquis installerait-il notre pensée en but de tout ce processus ?

  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique.

  • "Je vous surveille depuis longtemps, je vous vois mettre votre nez partout et c'est exactement le reproche que l'on me fait. En vous lisant, j'ai l'impression d'avoir trouvé une attitude mentale tournée vers l'homme", dit Boris Cyrulnik. "Pour vous comme pour moi, on ne peut parler de l'être humain, sans le considérer à la fois comme un être biologique, culturel, psychologique et social. Nous nous rencontrons parce que nous savons que le fantasme, l'imaginaire ou le mythe sont des réalités humaines fondamentales", lui répond Edgar Morin. Boris Cyrulnik est psychiatre. Edgar Morin est philosophe. Pascal Lemaître est illustrateur.

  • Ils souffrent comme nous. Comme nous aussi, ils jouissent du bien-être. Mieux que nous parfois, ils s'imposent par la ruse et l'intelligence. Comment continuer à les traiter comme des « choses » dont on se contenterait de condamner l'abus ? Mais faut-il p

  • Boris Cyrulnik et Tzvetan Todorov ont traversé l'époque de manière singulière. Le premier, né en 1937 dans une famille d'immigrés juifs d'Europe centrale et orientale, fut l'un des rares rescapés de la rafle du 10 janvier 1944 à Bordeaux et popularisa, bien des années plus tard, le concept de « résilience », cette capacité psychique à se reconstruire après un traumatisme. Le second, né en 1939 à Sofia (Bulgarie), rejoint Paris en 1963 et s'attacha dès les années 1980 aux questions mémorielles et au rapport à l'autre.
    L'un et l'autre ont connu le totalitarisme et cherché à comprendre ce qui peut nous permettre de résister à la terreur, ce qui fait tout l'intérêt ici de leur dialogue.

    Tzvetan Todorov, né en 1939 et mort en 2017, historien des idées, essayiste, sémiologue.
    Boris Cyrulnik, né en 1937, psychiatre, psychanalyste, éthologue.

  • Boris Cyrulnik et Boualem Sansal revisitent les périodes de fracture qui s'étendent de l'hégémonie ottomane sur la Méditerranée orientale à la conquête du Royaume arabe de Grenade par les Espagnols, de la découverte des routes océaniques vers les Amériques à l'époque moderne et aux ambitions coloniales. Ils abordent les antagonismes entre une chrétienté défendue par l'Espagne et l'Islam ottoman expansionniste qui perdurent jusqu'à nos jours avec les nombreuses falsifications de l'histoire qui ne favorisent pas les rapprochements.
    Quant au terrorisme, il continuera même si la paix est là, au besoin il inventera une cause de rechange, concluent les deux interlocuteurs. Et pourtant... ! Comme ce livre en témoigne un dialogue reste possible entre les deux rives au milieu du fracas des armes.

    Boris Cyrulnik est un psychiatre et psychanalyste français. Il a publié de très nombreux ouvrages, principalement chez Odile Jacob.
    Boualem Sansal est un écrivain algérien. Il a reçu en 2015 le Grand prix de l'Académie française pour son roman 2084 : la fin du monde (Gallimard).
    Cet entretien a été mené par le journaliste José Lenzini.

  • Dans le processus de permanence de notre identité, la mémoire et ses réminiscences assurent la continuité de notre histoire. Corrélation et interaction entre passé et présent, la réminiscence est-elle une image qui fait effraction ? Une sensation qui s'impose tel un goût de " madeleine " ? Une émotion connue mais inconnue qui revient quand on ne l'attend pas ? Cet ouvrage propose un débat d'idées extrêmement stimulant autour de la question des réminiscences, de la mémoire et des oublis : propositions théoriques, hypothèses cliniques, pratiques thérapeutiques aux confins du corps et du psychisme, du préverbal et du verbal, du bébé et de l'adulte, de l'individuel et de l'interpersonnel, de la souffrance et de la résilience.

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