• Saisons du voyage

    Cédric Gras

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    • 28 Mars 2018

    Du Tibet à l'Albanie, du Pakistan à la Mongolie et à travers toute l'Eurasie, Cédric Gras interroge le voyage. Rite de passage pour la jeunesse occidentale dont il faisait partie. Âge d'or de l'exploration d'un monde qui l'a fait rêver, mais que sa génération a trouvé transfiguré. Le voyage est aussi synonyme d'aventure, de poésie, de solitude ou de l'étude d'une langue. Comment redécouvrir la Terre au xxie siècle ?

  • Alpinistes de Staline

    Cédric Gras

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    • 27 Mai 2020

    Si Cédric Gras s'est décidé à raconter la vie des frères Abalakov, deux alpinistes russes des plus héroïques de leur génération, c'est après avoir découvert qu'ils avaient été victimes des purges staliniennes. Comment Staline a-t-il pu faire arrêter ces figures glorieuses, chargées de porter le marxisme au plus haut des sommets ?
    Orphelins sibériens, ils pratiquent l'escalade avant de devenir des alpinistes aguerris. Entre Caucase et Asie centrale, ils multiplient les expéditions jusqu'à gravir, dans les années 1930, les vertigineux pic Staline et pic Lénine, au nom du pouvoir. Dans ce monde où l'alpinisme était dicté par l'idéologie d'un monde nouveau, la conquête de territoires et la guerre, Vitali Abalakov sera pourtant victime de la Grande Terreur et des purges en 1938. Libéré et amputé de nombreuses phalanges suite à une tempête en altitude, il reprendra le chemin des cimes et reviendra au plus haut niveau. Son frère Evgueni sera lui retrouvé mort en 1948. Il préparait une ascension à l'Everest.
    Russophone et familier de l'Eurasie, Cédric Gras a enquêté, des archives du KGB au pic Lénine, pour reconstituer le destin exceptionnel et dramatique de ces deux frères indissociables puis désunis, mais qui ont traversé le siècle rouge en rêvant de conquérir l'Everest au nom de l'URSS.
     

  • Cédric Gras aime la Russie et les climats difficiles. Après Vladivostok et Donetsk, le voici embarquant au Cap, direction l'Antarctique.
    L'Akademik Fedorov, bateau hérité de l'ère soviétique, doit assurer le ravitaillement des bases de Progress et Mirny, déposer les candidats à l'hivernage et récupérer l'équipe qui vient de passer un an à Vostok. Durant trois mois, Cédric Gras a partagé le quotidien des passagers du brise-glace, scientifiques, marins et techniciens en partance ou de retour. Il a vécu aux côtés des Poliarniks, ces hommes sélectionnés pour leurs capacités physiques, leur sang-froid face aux dangers. Ces hommes qui, enfants, rêvaient soit d'aller dans l'espace, soit de partir en Antarctique. Car la Russie a ceci de particulier que ses aventuriers en herbe rêvent d'étoiles ou de grand froid. Ces hommes qui, durant de longues années délaissent leur famille pour le pôle et mènent parfois une double vie (une femme à terre et une à bord). Embarquer pour l'Antarctique, c'est pour eux l'occasion de découvrir le monde, loin des contrées de Russie : Singapour, l'île Maurice, Le Cap, Hobbart.
    Et la mer des Cosmonautes ? C'est celle des Poliarniks, située près du continent antarctique, et qui leur offre ses paysages lunaires depuis le pont de l'Akademik Fedorov.

  • Anthracite

    Cédric Gras

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    • 24 Août 2016

    « À l'hiver 2014, dans une Ukraine survoltée, la foule furieuse se mit à dézinguer toutes les idoles communistes. Elle détruisait les plâtres, les granits, les bronzes, la fonte, les effigies, elle abattait les grands Lénine, les petits, les statues où il montrait la voie (sans issue). Elle cognait le spectre d'une URSS qui la hantait. Elle défoulait sa haine contre les fantômes soviétiques, taillant tout cela en pièces et veillant jusqu'à l'aube, comme si les sculptures avaient eu le pouvoir de se redresser à la faveur de la nuit. Et d'une certaine manière c'est ce qui arriva : l'empire fut ravivé. »Entre guerre civile et mines d'anthracite, deux amis d'enfance traversent leur Donbass natal dans un road-trip tragi-comique. Une grande épopée contemporaine

  • « Cette histoire m´a été contée mille fois. On la raconte dans tous les trains, dans toutes les gares, sur les quais de chaque port. Elle se propage par les routes d´Asie et les pistes d´Afrique, elle se murmure à la bougie dans les contrées sans électricité, elle court par les sentes des montagnes les plus reculées, elle se confie dans les paradis des cocotiers. Elle connaît autant de déclinaisons que de narrateurs. Elle a frappé les grands explorateurs comme les jeunes premiers. Elle est une expérience en commun à tous ceux qui vibrent à l´appel du lointain. Elle est redoutée comme la peste, repoussée aux calendes grecques, et pourtant, elle est presque inéluctable. » Des Himalayas à Montevideo, de l´océan glacial Arctique aux steppes de Mongolie, le voyageur ne sera jamais à l´abri de l´amour, que ce soit celui d´un homme pour une femme ou celui d´une famille pour son fils prodigue. Il est « l´un des plus grands périls que réserve la route ». Ce qui pourra faire douter, renoncer ou même ôter toute capacité à jouir de l´ailleurs. L´amour et le voyage seraient-ils définitivement deux pôles incompatibles se déchirant de leurs forces l´explorateur ? Douze nouvelles pour répondre à cette question par l´un des grands globe-trotters de notre temps.




    Après des études de géographie menées de par le monde et des voyages au long cours, Cédric Gras a passé cinq années à sillonner la Sibérie et l'Extrême-Orient russe dont il a tiré Vladivostok et Le Nord, c´est l´Est, tous deux publiés aux Éditions Phébus. Il est actuellement directeur de l´Alliance française de Donetsk en Ukraine. Le Coeur et les Confins est sa première incursion dans la fiction.

  • L'hiver aux trousses

    Cédric Gras

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    • 4 Février 2015

    C´est à un joyeux exercice de « géographie narrative » que nous invite Cédric Gras. Une pérégrination glacée aux confins de l´extrême orient russe où, six semaines durant, il a arpenté le pays de l´« avenir lumineux » à la poursuite d´un automne sans fin. À trois reprises, entre les 56e et 43e degrés de latitude nord, entre Irkoutsk et Vladivostok, la « chasse aux feuilles rouges » a scandé et guidé ses pas. Chemin faisant, il a remonté le cours du temps et côtoyé les Bouriates et les Manchous jadis égarés en ces contrées où « on mourrait d´y résider ». Il a dialogué avec les fantômes encombrants d´un passé marqué à l´enclume d´un goulag inavouable et échangé avec une population éthique abandonnée par le grand cycle de l´histoire.
    Au coeur de la Yakoutie, le long des rives du fleuve Amour, au plus loin de l´île de Sakhaline, il a surtout emboîté le pas de Joseph Kessel et Blaise Cendrars eux-mêmes égarés un temps dans cet Eldorado rêvé, taches blanches définitives d´une littérature qui ne supporte rien moins que les frontières bornées.

  • Cédric Gras le dit et ne se l´explique pas, il est attiré par les territoires hostiles qui s´ingénient à repousser les rares voyageurs plutôt qu´à les séduire. C´est un fait, et son regard de géographe singulier n´a pas d´équivalent. Plus intrigante encore cette découverte que le Nord russe se trouve en réalité à l´Est et qu´il faudrait faire pivoter la carte du pays pour tenter de le comprendre. De la Carélie au fleuve Amour, de la Crimée à la mer du Japon, des immenses steppes de Mongolie à Magadan, l´auteur a parcouru des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des archipels humains perdus que le pouvoir exploite à coups de décrets depuis l´époque soviétique. Les « territoires du Nord et assimilés » correspondent souvent à ce que fut l´Archipel du Goulag : des zones perdues de steppe, de taïga et de montagnes, improbables contrées, plus que rudes, où l´alcool tient lieu de mode de vie et où se côtoient les mille groupes ethniques composant la Fédération de Russie. Fleuves inconnus, villes condamnées qui deviendront la cible des Mig à l´entraînement, champs de neige et de gel...

    L´Occidental curieux croit parfois connaître la Russie : il ne pourra qu´être sidéré à la lecture de ces lignes.

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