• Les expériences médicales réalisées sur les déportés des camps de concentration sont l'un des chapitres les plus atroces de l'histoire nazie.
    Des médecins allemands, des professeurs d'université choisis par Himmler et encouragés par Hitler, renièrent toutes les règles morales de leur profession et utilisèrent ce " matériel humain voué à l'extermination ".
    Des sept ou huit mille cobayes, moins de cinq cents sont rentrés chez eux. L'auteur a recherché et retrouvé ces survivants. Leur témoignage et le dépouillement d'archives pour la plupart inédites ont permis à Christian Bernadac de retracer la monstrueuse histoire de ces " essais thérapeutiques " et d'évoquer la souffrance des déportés sacrifiés.


  • Préface d'Annette Wieviorka

    Des femmes sans nom, sans vêtements, le crâne rasé. Des objets. Des mannequins nus. Dans l'enfer d'Auschwitz, les femmes déportées ont connu les conditions de vie inhumaines, la violence des gardes, mais aussi l'entraide et la résistance. Rassemblant des témoignages de rescapées, Christian Bernadac retrace le quotidien de ces femmes prisonnières à travers les histoires de Mala, Danielle, Regina et toutes ces autres, anonymes ou non, qui livrent ici un chapitre essentiel de l'Histoire.

  • « L'ordre S.S. », inséparable de chacun des actes du IIIe Reich, a imposé sa terreur de 1925 à 1945. Vingt ans de haine, vingt ans de crimes. Comment, en s'appuyant sur les premiers S.S. - à peine une poignée de gardes du corps musclés, chargés d'assurer la protection rapprochée du Führer Adolf Hitler - Heinrich Himmler réussit-il à fonder et établir « L'ordre S.S. » qui, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, réunissait sous un même uniforme et une même foi plusieurs millions d'hommes, constituant le plus efficace système policier (prévention, répression et extermination) que l'histoire ait jamais connu ? Comme dans les deux premiers volumes de cette série « Le glaive et les bourreaux », « La Montée du nazisme » et « Le Triomphe du nazisme », Christian Bernadac, pour ce nouveau dossier, laisse parler acteurs et témoins, cite les principaux documents de l'accusation et de la défense des procès de Nuremberg. Ainsi, au fil des auditions, apparaît le véritable visage, le visage ordinaire d'assassins ordinaires. Des instruments glacés dont le crime était la « banalité » quotidienne. « L'Ordre S.S. » n'est pas un livre de plus sur la S.S. et la Deuxième Guerre mondiale, mais un véritable document qui présente pour la première fois des témoignages et des textes qui n'étaient, jusqu'à ce jour, accessibles qu'à de rares spécialistes.

  • Le 22 juin 1940, après l'armistice franco-allemand de Rethondes, Hitler confie à Goering : « Notre pacte de non-agression avec Staline était fait pour une guerre longue. La guerre a été courte. Je n'en ai plus besoin. » Trois mois plus tard, alors que la Luftwaffe s'essouffle dans la bataille d'Angleterre, que Raeder démontre qu'un débarquement en Grande-Bretagne est impossible, le général Paulus est chargé de préparer le plan Barbarossa destiné à anéantir les forces militaires soviétiques. Hitler a toujours pensé que seul l'Est pouvait lui fournir les vastes territoires dont il avait besoin pour mettre en oeuvre sa politique d'« espace vital » : « Nous devons, comme l'Angleterre, nous constituer un Empire. C'est possible en quelques semaines. » Mais pour Hitler, envahir la Russie, cela ne veut pas dire seulement bousculer et détruire l'Armée Rouge, comme le croient ses officiers d'état-major et les chancelleries. Cela veut dire effacer sur l'ensemble du territoire conquis toute résistance présente et future au National-Socialisme. Pour être plus précis, seront exterminés tous les fonctionnaires politiques, les juifs, les tsiganes, les asiates inférieurs, tous ceux qui pourraient être une charge pour les vainqueurs : aliénés, inaptes au travail, prisonniers et, surtout, les femmes et les enfants des massacrés, car ceux-ci pourraient un jour décider de venger leurs parents. Quant aux autres, les survivants, ils seront du matériel d'esclavage au service des colons ou de l'industrie du Reich. Paradoxalement, pour diriger la nouvelle « colonie », le Führer choisit Alfred Rosenberg, l'apôtre de la renaissance des nationalismes de cette mosaïque de peuples qui composent l'U.R.S.S. Rosenberg, pour le peuple allemand et les observateurs étrangers (comme Frank en Pologne), sera le représentant croupion, le « fauteuil ». Au-dessous de lui, les « assassins » d'Heinrich Himmler se chargeront des basses besognes, sans avoir de comptes à rendre à d'autre autorité que leur Reichsführer. Rosenberg pour l'Union soviétique, Frank pour la Pologne, accepteront en protestant du bout des lèvres cette position impossible, mais ils l'accepteront en connaissant parfaitement les règles du jeu et ses conséquences criminelles. Mieux encore, ces crimes, ils les couvriront par devoir, par fidélité à Hitler et à son idéologie, par faiblesse. Keitel, maréchal et haut responsable du commandement militaire, adoptera la même attitude. Et quand il prendra conscience de sa réelle culpabilité, qu'il décidera de sauver « l'honneur des soldats perdus », Goering, de sa cellule de Nüremberg, lui ordonnera de se taire. Et il se taira. Quant à Paulus, qui aurait pu, en ignorant de « tenir jusqu'à la mort », dégager une grande partie de ses forces de Stalingrad, il acceptera de rester enfermé dans la nasse glacée de la Volga et de devenir le premier maréchal captif de l'histoire militaire. Cette faiblesse de Rosenberg, Frank, Keitel, Paulus et tant d'autres, explique l'acceptation du crime permanent par un personnel politique ou militaire qui s'était livré, mains liées, à son dictateur. C'est l'une des révélations de ces interrogatoires, témoignages, documents de Nüremberg et d'autres procès que Christian Bernadac présente dans ce livre. Un dossier indispensable - le plus complet jamais publié - pour mieux comprendre la réalité de l'horreur de la guerre dans les territoires d'Europe de l'Est.

  • Ils ont juré de mourir pour Hitler et Hitler les exécute... Certains, en s'écroulant, ont encore le réflexe de tendre le bras et de crier « Heil Hitler » ! Stupide « vieille garde », trop fidèle pour rêver d'un IVe Reich. Si l'incendie du Reichstag a fourni le prétexte aux lois d'exception qui, en neutralisant toutes les oppositions structurées (partis politiques, syndicats, organisations religieuses, presse, etc.) et en faisant du Juif le bouc émissaire, permirent l'implantation, la montée et le pouvoir absolu du nazisme, la Nuit des Longs Couteaux libère Hitler de ses amis, de ceux qui avaient le devoir de lui demander des comptes. Mais que les dirigeants de l'armée ne se réjouissent pas trop vite. Ils seront les prochaines victimes. Quant au peuple, parfaitement isolé des intrigues et du pouvoir, il applaudit. Hitler n'est-il pas le seul capable de résoudre « les impossibilités de Versailles » en réarmant la Reichwehr dont il fera un outil taillé à sa main, en occupant la Rhénanie, en annexant l'Autriche, en rendant les Sudètes libérés à leur Reich. Dans Le Triomphe du nazisme, Christian Bernadac fait une nouvelle fois appel aux acteurs pour raconter et comprendre comment tout un peuple succomba à la tentation. Une méthode déjà choisie pour expliquer la naissance et l'implantation du nazisme (La Montée du nazisme). Seuls ces montages de documents et de dialogues, en créant une continuité, permettent une première véritable lecture des déclarations et des débats du plus grand procès de l'Histoire. Qui aurait pu penser qu'un jour les dignitaires du Reich seraient ainsi mis à nu. Ces dossiers de Christian Bernadac, venant après ses enquêtes sur l'univers concentrationnaire, constituent l'une des approches les plus originales de la Seconde Guerre mondiale.

  • Le 26 avril 1933, Hermann Goering, président du Conseil de Prusse, annonce la création de la police secrète d'État - « Geheime Staatspolizei » - qui regroupe sous sa seule autorité les forces traditionnelles de sécurité, de maintien de l'ordre public et le département des enquêtes politiques organisé par Rudolf Diehls, « le seul homme capable de constituer un dossier et de l'utiliser ». Ce service Diehls a joué un rôle déterminant dans l'épuration des fonctionnaires qui applaudissent mollement aux succès du national-socialisme. Cette police secrète, comme toutes les autres créations administratives du nouveau pouvoir, est connue tout d'abord sous les initiales G.S. (Geheime Staatspolizei) mais, très vite - dès le mois de juin - Diehls, avec, semble-t-il, l'aide de son chef du courrier à qui il avait demandé de lui proposer plusieurs cachets d'identification et de marque postale, impose un sigle plus mémorisable que les simples lettres G.S. : Gestapo. Trois syllabes qui, tout au long du IIIe Reich, symboliseront l'organisation et l'accomplissement de la barbarie. Si parfaitement d'ailleurs, que la plupart des crimes commis seront portés, dans l'opinion, à son crédit, même si la Gestapo - et cela arrive parfois - n'a rien à voir avec eux. Ce modèle prussien, installé dans l'ancien musée du folklore au n° 8 de la Prinz Albert Strasse, sera par la suite copié par Himmler en Bavière qui l'étendra à l'ensemble des « Lands », lorsque le Maréchal de l'Air sera appelé à un autre destin. Ainsi, le Reichsführer S.S., après l'élimination brutale des S.A. et de leur chef Roehm, se retrouvera seul maître tout-puissant de la S.S., de la Gestapo et du service de renseignements, forteresse imbriquant ses défenses dans une telle complexité administrative que les autres corps de l'État arriveront rarement à les percer. Le principe de cette série, « Le glaive et les bourreaux », est connu : faire appel aux acteurs et aux témoins, en s'appuyant avant tout sur Nuremberg, le plus grand procès de l'Histoire, pour raconter et comprendre le Reich et ses crimes. Seuls ces « montages » de documents et de dialogues, en créant une continuité, permettent une première véritable lecture des déclarations et des débats. Avec « La Gestapo », Christian Bernadac apporte une contribution importante à la connaissance des événements et des crimes qui ont marqué la Seconde Guerre mondiale.

  • L'irrésistible ascension d'Adolf Hitler, la rapidité avec laquelle il sut imposer ses idées, peuvent-elles s'expliquer rationnellement ? Sans avoir été choisi, il vint à l'heure du jour où tout était possible. Pour lui. Et probablement pour lui seul, car peut-on imaginer un autre personnage franchissant le même parcours dans les mêmes circonstances ? Accident troublant de l'Histoire - le plus surprenant n'est-il pas que ce crime contre la démocratie (avant de devenir un crime contre l'humanité) ait été commis au XXe siècle, monde nouveau de ces techniques et de la communication qui devraient nous mettre à l'abri de toute aventure totalitaire. La rencontre entre un homme et un peuple eut lieu. C'est le plus grave. Tout le reste, ou à peu près, n'étant qu'adaptation psychologique, démagogie et bien évidemment, une fois le pouvoir confisqué, dictature. Rien, dans son adolescence, ne laissait entrevoir le destin qui allait le dépasser. Par ce vide - instruction primaire, éloignée de l'ensemble des sciences (y compris l'Art Militaire), absence criarde de culture - que ne saurait combler un réel besoin de lectures, plus que par l'attitude hautement criminelle, il est à l'opposé des maîtres qu'il s'inventa dès l'invasion de la Pologne : Alexandre, César, Napoléon. L'Allemagne d'après le Traité de Versailles, exsangue, humiliée, à la dérive, réunissant toutes les conditions d'une reprise en main virile, succombe au charme, sans trop comprendre où cela la mènerait. Comment un peuple peut-il, à ce point, perdre son identité ? Telle est la question que pose cet ouvrage. Pour y répondre, Christian Bernadac a choisi, dans les archives de Nuremberg, les témoignages des acteurs du drame. Vous entendrez Goering, Doenitz, Von Papen, Von Ribbentrop, Streicher, Speer, Hess, Keitel, Rosenberg, Kaltenbrunner, etc. et leurs accusateurs. Le glaive et les bourreaux. Indifférence, peur des représailles, de l'internement, des tortures, il n'y aura pas, on le sait, de véritable front du refus en Allemagne. Le système mis en place a broyé toutes les tentatives avant qu'elles ne soient organisées.

  • Deux hommes et seulement deux vont assumer le destin de la Kriegsmarine tout au long de la Seconde Guerre mondiale : Erich Raeder, qui croit aux cuirassés, et Karl Dnitz, qui croit aux sous-marins. Deux hommes qui ont cependant la même attitude, face à Hitler, en cette fin d'été 1939 : « Si nous entrions en guerre avec la Grande-Bretagne, nous ne pourrions que nous battre avec honneur et mourir. » Le rapport des forces préparé par le Haut État-Major est significatif : aux 22 grands navires de combat anglais et français, la Kriegsmarine ne peut opposer que deux cuirassés récents et trois de 10 000 tonnes (la construction des deux géants Bismarck et Tirpitz n'est pas achevée) ; aux 22 croiseurs lourds 2. La disproportion est encore plus flagrante pour les croiseurs légers : 61 contre 6 ; les destroyers ou torpilleurs, 255 contre 34 ; les porte-avions, 7 contre 1 en chantier, le Graf Zepelin, qui sera très rapidement désarmé, car la Luftwaffe de Goering n'a pas jugé utile de mettre au point un appareil embarqué. Quant aux sous-marins, Dnitz n'en possède que 23, sur les 57 de sa flotte, capables d'opérer dans l'Atlantique. Et cependant, avec cette Marine de poche, l'Allemagne va, non seulement tenir en échec la Royal Navy jusqu'à la fin de 1942, mais couper ses routes d'approvisionnement et réaliser le rêve impossible : isoler l'île. Lorsqu'en janvier 1943 Hitler choisit Dnitz pour remplacer Raeder et ordonne la mise en non-activité des grands bâtiments de surface, il est trop tard pour que les sous-marins puissent jouer un rôle décisif. Avec le développement des moyens de détection électroniques et la supériorité de l'aviation alliée, les « meutes » de U. Boot remportent six fois moins de succès que dans les deux premières années de guerre. Raeder et Dnitz furent jugés à Nuremberg. Raeder, condamné à la détention perpétuelle, devait être libéré pour raison de santé en 1955 ; quant à Dnitz, condamné à dix ans d'internement, il accomplit son temps. Tous deux ont publié leurs Mémoires. Récits « Pour l'Histoire », qui se veulent précis et sans passion ; techniciens d'une guerre technique, ne portant aucune responsabilité dans le national-socialisme et ses crimes. « Pour l'Histoire », ces « Vies » de Raeder et Dnitz doivent être complétées par la lecture des débats de Nuremberg, négligés par la plupart, sinon la totalité des spécialistes qui ont eu à traiter de la Kriegsmarine et de ses missions. Il est vrai que les interrogatoires, déclarations ou témoignages des commandants en chef et de leurs adjoints sont répartis dans plus de quarante volumes de comptes rendus et documents.

  • Elle est nue. Elle ne doit pas avoir plus de quarante ans. Mince, la peau cuivrée, de longs cheveux blonds. Elle est nue et elle court dans la neige, plonge dans les lacs, grimpe sur les corniches des hautes falaises calcaires. Pendant plusieurs années, au début du XIXe siècle, des paysans, des bergers, des voituriers des vallées montagneuses du Vicdessos en Ariège, aux frontières de l'Andorre et de l'Espagne, ont aperçu, sur les pentes d'altitude, « la femme sauvage ». Certains affirment même l'avoir vue se déplacer en compagnie de familles d'ours bruns. « Ce ne peut être qu'une folle. » Alors, on la laisse courir. Et puis, comment l'attraper ? Son territoire est le plus souvent inaccessible. Quand, parfois, en hiver, elle quitte son désert de rochers et descend vers les granges, c'est pour chaparder une paire de poulets. Sans y croire, on suit ses traces, qui se perdent dans les torrents glacés. Mais elles vont toujours en direction des sommets. Comment peut-elle survivre, sans nourriture, sans vêtements, sans feu, alors qu'il n'est pas rare qu'à pareille altitude la température descende à moins vingt ou moins trente ? Un jour, dans le village d'Orus, la source ne coule plus. « C'est la folle ; elle est devenue sorcière ! » D'autres villages la rendent responsable de la mauvaise récolte, des maladies des troupeaux. « Qu'on l'arrête et tout rentrera dans l'ordre ! » Au printemps, la Garde Nationale se lance à sa poursuite. Il lui faudra deux jours pour la capturer. Deux jours de course, de cris, de coups de feu, d'embuscades. On l'habille de force, on la nourrit, on l'attache sur un lit du presbytère de Suc. Le lendemain matin, elle a disparu. La femme sauvage est retournée à ses montagnes, à ses amis les ours qui la protègent du froid - c'est ce qu'elle a dit à Monsieur le Curé. L'année suivante, toujours au printemps, une nouvelle chasse est organisée. Capturée, on la conduit à la préfecture de Foix. Après quelques jours de soins à l'hospice, elle s'évade à nouveau. Une véritable expédition est alors montée pour l'empêcher d'atteindre le Vicdessos. Sur les hauteurs de Tarascon, deux hommes, cachés dans une faille, s'emparent d'elle. Jamais plus la femme sauvage ne reverra ses montagnes ni ses amis les ours. Qui était cette femme nue ? Pourquoi vivait-elle en naufragée des montagnes ? Christian Bernadac tente de répondre à ces questions. Mais surtout, grâce aux documents de l'époque et à la tradition orale, il nous raconte ce fait divers exceptionnel qui allait donner naissance à une impressionnante littérature.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Renouant avec la tradition de ses grandes enquêtes historiques sur les camps d'extermination de la Seconde Guerre mondiale - dix ouvrages, dont les témoignages inédits constituent l'acte d'accusation le plus complet et le plus irréfutable contre la barbarie nazie - Christian Bernadac s'est attaché dans « L'Holocauste oublié » au martyre inconnu de ce peuple du voyage, les Tsiganes, qui était condamné - au même titre que les Juifs - par les lois raciales du Reich. L'horreur et l'immensité de la « Solution finale » du problème juif ont, le plus souvent, masqué le massacre organisé des Tsiganes européens. Aucun Tsigane ne témoigna au procès de Nuremberg. Ce « silence » sur la disparition d'au moins 250 000 Tsiganes trouve une explication logique dans l'absence de langue écrite tsigane, mais aussi et surtout dans la « mauvaise conscience » de tous ceux qui ont eu à coeur, pendant des siècles, de mépriser, insulter, poursuivre, rejeter, condamner ces Bohémiens, Romanichels ou autres « voleurs d'enfants et de poulets », marginaux non par atavisme, mais par la seule force des attitudes de leurs contemporains. Sait-on que les autorités françaises avaient commencé l'internement « des Nomades » dans de véritables camps de concentration français, construits sur le territoire français dans les mois qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale ? Christian Bernadac a retrouvé les archives de ces camps, que l'on néglige aujourd'hui encore de mentionner. Ces documents, et un ensemble inégalable de témoignages, ont permis à l'auteur de retracer dans « L'Holocauste oublié » la longue persécution de ces familles marquées, depuis « la fuite indienne », par une malédiction, en de nombreux points comparables à celle qui frappa la race juive. « L'Holocauste oublié », une révélation qu'il faut - enfin - avoir le courage de découvrir et de lire.

  • Renouant avec la tradition de ses grandes enquêtes historiques sur les camps d'extermination de la Seconde Guerre mondiale - dix ouvrages, dont les témoignages inédits constituent l'acte d'accusation le plus complet et le plus irréfutable contre la barbarie nazie - Christian Bernadac s'est attaché dans « L'Holocauste oublié » au martyre inconnu de ce peuple du voyage, les Tsiganes, qui était condamné - au même titre que les Juifs - par les lois raciales du Reich. L'horreur et l'immensité de la « Solution finale » du problème juif ont, le plus souvent, masqué le massacre organisé des Tsiganes européens. Aucun Tsigane ne témoigna au procès de Nuremberg. Ce « silence » sur la disparition d'au moins 250 000 Tsiganes trouve une explication logique dans l'absence de langue écrite tsigane, mais aussi et surtout dans la « mauvaise conscience » de tous ceux qui ont eu à coeur, pendant des siècles, de mépriser, insulter, poursuivre, rejeter, condamner ces Bohémiens, Romanichels ou autres « voleurs d'enfants et de poulets », marginaux non par atavisme, mais par la seule force des attitudes de leurs contemporains. Sait-on que les autorités françaises avaient commencé l'internement « des Nomades » dans de véritables camps de concentration français, construits sur le territoire français dans les mois qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale ? Christian Bernadac a retrouvé les archives de ces camps, que l'on néglige aujourd'hui encore de mentionner. Ces documents, et un ensemble inégalable de témoignages, ont permis à l'auteur de retracer dans « L'Holocauste oublié » la longue persécution de ces familles marquées, depuis « la fuite indienne », par une malédiction, en de nombreux points comparables à celle qui frappa la race juive. « L'Holocauste oublié », une révélation qu'il faut - enfin - avoir le courage de découvrir et de lire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Parce qu'il est un spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, un passionné de préhistoire mais surtout un Ariégeois amoureux de sa terre, de ses montagnes, de ses gouffres, Christian Bernadac a voulu réinventer les personnages et les lieux qui ont hanté son enfance.

  • Un roman médiéval consacré à l'affaire des lépreux. En 1320, les lépreux de France, enfermés dans près de 3 000 commanderies, réunissent à Toulouse leurs délégués. Ils décident d'empoisonner sources, fontaines et rivières. Le complot est découvert, les bûchers sont allumés.

  • Au cours de guerre d'Algérie, Baraduc est appelé pour composer le Djebel Tour, sorte de music-hall itinérant, qui circule d'Alger aux zones les plus dangereuses, se produisant au milieu des opérations militaires avec une insouciance désarmante où les rivalités entre acteurs et l'amour et l'amitié prennent le pas sur la guerre.

  • Hitler a toujours pensé que seul l'Est pouvait lui fournir les vastes territoires dont il avait besoin pour mettre en oeuvre sa politique d'"espace vital". Mais, pour Hitler, envahir la Russie, cela ne veut pas dire seulement bousculer et détruire l'Armée Rouge, cela veut dire effacer, sur l'ensemble du territoire conquis, toute résistance présente et future au National-Socialisme. Seront exterminés tous les fonctionnaires politiques, les Juifs, les Tsiganes, les Asiates inférieurs, tous ceux qui pourraient être une charge pour les vainqueurs. Quant aux autres, les survivants, ils seront du matériel d'esclavage au service des colons ou de l'industrie du Reich. Paradoxalement, pour diriger la nouvelle "colonie", le Führer choisit Alfred Rosenberg, l'apôtre de la renaissance des nationalismes qui composent l'U.R.S.S. Au-dessous de lui, les "assassins" d'Heinrich Himmler se chargeront des basses besognes. Rosenberg pour l'Union soviétique, Frank pour la Pologne, accepteront, en protestant du bout des lèvres, cette position impossible, mais ils l'accepteront en connaissant parfaitement les règles du jeu et ses conséquences criminelles. Ils les couvriront par devoir, par fidélité à Hitler et à son idéologie. Keitel, maréchal et haut responsable du commandement militaire, adoptera la même attitude. Et quand il prendra conscience de sa réelle culpabilité, Goering, de sa cellule de Nüremberg, lui ordonnera de se taire. Et il se taira. Quant à Paulus, il aurait pu, sans "tenir jusqu'à la mort", dégager une grande partie de ses forces de Stalingrad. Cette faiblesse de Rosenberg, Frank, Keitel, Paulus et tant d'autres, explique l'acceptation du crime permanent par un personnel politique ou militaire qui s'était livré, mains liées, à son dictateur. Un dossier indispensable pour mieux comprendre la réalité de l'horreur de la guerre dans les territoires d'Europe de l'Est.

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