• « Dietrich s´est effacée pour mieux laisser s´épanouir son oeuvre. Comme le poète, elle a sacrifié son existence à une icône éternelle. Elle n´est pourtant pas qu´une image, et il reste aussi d´elle l´esprit, le courage, la volonté de fer, le charme absolu et ambigu de la chanteuse de cabaret, de la militante, de la femme amoureuse. Marlene Dietrich symbolise la lutte prussienne du corps et de l´âme. Elle voulait être aimée ; elle fut désirée. Elle tendait son regard vers une inaccessible étoile ; mais le ciel était vide. »

  • « En partant, un peu prestement, avant le dessert, le jeune journaliste lui souhaite bonne chance. L´adjoint sourit maladroitement, se lève pour lui serrer la main. Il n´y a pas d´incompréhension entre eux. Deux visions du monde. L´un n´aspire qu´à fuir cette ville, échapper à son enfance, vivre l´aventure du monde. L´autre s´identifie à cette ancienne cité ouvrière, jadis la première de France. Il la porte à bout de bras. Sans doute est-il irréaliste, idéaliste, naïf. Relancer la ville ! Il ignore que c´est impossible. Parce qu´il l´ignore, parce qu´il ignore tous les freins, toutes les peurs, parce qu´il refuse la morosité ambiante, à l´impossible il se tiendra. Il a décidé de métamorphoser Saint-Étienne, et il y parviendra. »

  • Ce livre est la lettre post mortem d´un homme à sa fille. Cet homme, c´est le peintre anglais Duncan Grant. Il écrit pour expliquer ce que fut sa vie: son enfance passée dans la campagne anglo-saxonne, ses relations amoureuses complexes et anticonformistes, son amitié avec les grands artistes de l´époque (dont Virginia Woolf et Lytton Strachey), et tous les événements, rencontres ou instants qui marquèrent son parcours esthétique. Car l´art reste le centre de son existence. Rien n´a plus d´importance pour lui que de saisir ce qu´il voit - une lumière, un mouvement, un regard - guidé qu´il est par le sentiment que "rien n´est permanent, sauf l´instant présent". Pour cette biographie, Christian Soleil a eu l´idée originale de laisser le peintre se raconter dans une lettre fictive. Un moyen habile de se glisser dans l´intimité du sujet, d´être au plus près de ses pensées et sentiments tout en explorant son rapport vital à l´art. Si ce récit comporte une part de fiction, il est toutefois basé sur des faits et des témoignages bien réels qui permettent à l´auteur de recréer avec justesse le personnage de Duncan Grant et la société de Bloomsbury, aux moeurs libérées.

  • « La gestion d´entreprise est devenue l´un des principaux sujets d´enseignement dans les universités du monde entier. Dans ce domaine, le bouddhisme dispose de ses propres théories et pratiques de management qui ont évolué au fil des siècles. Déjà à l´époque du Bouddha Sakyamuni, la communauté bouddhiste, la Sangha, avait mis en place un système d´administration très développé. Avec le temps, le système a connu de nombreux changements et la communauté a adopté de nouvelles méthodes de fonctionnement. »

  • Pourquoi vouloir nouer des partenariats avec des Américains ? Première raison : les États-Unis sont le pays le plus développé au monde. Ils comptent sur leur sol quelques-unes des multinationales les plus puissantes. Ils représentent ainsi un potentiel considérable pour les entreprises étrangères qui souhaitent assurer leur croissance à l´export. Pour y réussir, il est bien sûr nécessaire de faire montre d´une compétitivité exemplaire. Il faut dès lors répondre de manière appropriée à toutes les subtilités de la culture des affaires aux États-Unis.

  • Avec Rupert Brooke, l'ange foudroyé, Christian Soleil fait revivre non seulement un des plus grands poètes de son époque mais aussi le monde disparu de l'Angleterre d'avant la Premiere Guerre mondiale. Rupert Chawner Brooke (3 août 1887 - 23 avril 1915) est un poète anglais connu tant pour ses poèmes idéalistes que pour les poèmes qu'il a écrits en temps de paix. Il était aussi connu pour sa beauté juvénile, ce qui amena W. B. Yeats à le décrire comme « le plus beau jeune homme d'Angleterre » (« the handsomest young man in England »). Brooke voit le jour au 5, Hillmorton Road à Rugby, dans le Warwickshire. Il est le fils de William Parker Brooke, un maître d'école à Rugby, et de Ruth Mary Brooke née Cotterill. Il fut élève à Hillbrow Prep School avant d'être éduqué à la Rugby School. Tout en voyageant en Europe, il prépare une thèse intitulée John Webster and the Elizabethan Drama, ce qui lui valut une bourse d'études pour King's College (Cambridge), où il devint un membre des Cambridge Apostles, aida à fonder le club de théâtre « Marlowe Society » et joua dans plusieurs pièces. Brooke se fit des amis parmi un groupe d'écrivains, le « Bloomsbury Group », dont certains membres admiraient son talent, alors que d'autres étaient plus impressionnés par sa prestance. Brooke appartint à un autre groupe littéraire connu sous le nom de « Georgian Poets », et fut le membre le plus important des « Dymock Poets », au nom associé au village de Dymock, dans le Gloucestershire où il passa quelque temps avant la guerre. Il vécut également dans une maison appelée Old Vicarage, à Grantchester (une maison qui est maintenant occupé par Jeffrey Archer et sa femme Mary Archer).

  • Julian Bell était le fils de Vanessa Bell et de Clive Bell, et le neveu de Virginia Woolf. Socialiste, poète, intellectuel, cet étudiant de King´s College, Cambridge, décide de s´engager dans la guerre d´Espagne contre les troupes de Franco, où il mourra en 1937. Dans ces entretiens imaginaires, un journaliste allemand ami de Klaus Mann, Christian Schneider, interroge le jeune Julian sur sa famille, sa vie, ses amitiés, ses amours et ses engagements politiques. La rencontre se passe dans la maison de ses parents à Gordon Square, Londres. Ce texte, qui a beaucoup ému Angelica Garnett à la fin de sa vie - la demi-soeur de Julian Bell est décédée quelques jours après avoir pris connaissance de ces entretiens apocryphes - révèle toute la vigueur intellectuelle du jeune Julian, son acuité d´observation et d´analyse sur le monde en transformation qui est le sien, et son étonnante lucidité sur l´avenir de l´Europe.

  • « La seule compétition que Vanessa ait jamais vécue, d´une certaine manière, était avec sa soeur Virginia. Pas avec moi. Elle m´aimait. J´étais ce qui lui manquait. Elle me complétait. À nous deux, nous faisions un être entier. Voilà pourquoi nous n´avons peut-être pas été capables de t´élever comme tu l´aurais voulu, ma chère enfant. Tu vois, il ne faut pas trop nous en vouloir. Sans doute t´es-tu sentie en rivalité avec ta mère quant à l´attention que je pouvais lui porter. Je lui ai fait subir tellement d´absences, d´un garçon à l´autre. Il me fallait bien lui rendre, si peu d´ailleurs, un brin de la tendresse et de la présence qu´elle m´offrait sans réserve. Sans doute les choses se poursuivent-elles ensuite d´une génération à l´autre, mais toi seule peux le savoir, ou peut-être tes filles. Tu as finalement vécu un peu comme moi, Angelica. À la manière d´un garçon "gay", comme on dit maintenant. »

  • Des nouvelles où les personnages sont en proie à des forces qu'ils ne maîtrisent pas, les forces de leur nuit interne.

  • Christian, le narrateur, revient au Japon après une longue absence. Cet esthète se promène de musée en galerie, de café en jardin zen, de rencontre en rencontre, dans le néant confortable d'une vie profondément solitaire. Jusqu'au jour où apparaît Angelo, le bodhisattva, un jeune garçon d'une grande beauté, qui se présente comme une sorte d'ange gardien venu le protéger de lui-même. Christian n'avait pas conscience d'être en danger. La suite des événements dans lesquels il sera entraîné le convaincra rapidement. Bientôt, Angelo lui est indispensable, mais sa présence permanente ne laisse pas de lui peser. Angelo est-il une véritable créature venue d'une sorte d'au-delà ? A-t-il une réalité ? Est-il un rêve ? Le fruit d'une forme de schizophrénie ? Christian a l'impression de vivre le Japon dans une sorte de brume lumineuse qui projette sur toute chose et sur ses expériences une aura d'irréalité. Jusqu'à la fin de son séjour, qui sombre dans un chaos apocalyptique.

  • Florian Genesty, écrivain exilé à Londres, revient régulièrement dans sa ville natale de Saint-Étienne pour revoir sa famille et ses amis. Un retour aux sources qui aurait tout pour le satisfaire, si un meurtrier en série ne prenait la mauvaise idée de tuer un à un ceux qui croisent sa route : un amour de jeunesse, un ami fidèle, le premier éditeur qui lui fit confiance quand il débutait, sa vieille copine psychanalyste, un jeune étudiant rencontré par hasard, une cousine éloignée. Sur les cadavres encore chauds, le mystérieux assassin dépose des étoiles rouges, les mêmes que Florian Genesty retrouve sur son balcon. L'écrivain s'interroge, il s'inquiète, il en est bientôt sûr : c'est lui qui est visé à travers chacune des victimes. Pourquoi ? Il l'ignore. Mais c'est à lui que l'on cherche à faire peur. Jusqu'au jour où... Je est un autre, un thriller qui tisse sa toile autour du personnage principal et du lecteur, jusqu'à les enfermer dans une spirale d'interrogations sans fin. Et bien sûr, le dévoilement final ouvre les portes de ténèbres que la plus folle imagination n'aurait su entrevoir.

  • Deux entrepreneurs, l'un jeune dirigeant de start-up, l'autre consultant expérimenté, échangent de manière percutante sur la société, la formation des élites, les écoles de commerce, la politique, l'art ou la culture. Leurs opinions convergent souvent, divergent parfois, mais surprendront le lecteur convaincu de les connaître avant de les avoir lus. Leurs visions respectives de l'économie les rapprochent, leur passion pour l'art et la culture les réunit.

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