• Abel vient d'avoir onze ans. Il vit dans une famille qui a la bosse des maths depuis des générations. Lui, quand il voit des chiffres, tout se brouille. C'est comme si son cerveau se mettait à geler. Il devient idiot, ça a toujours été comme ça.
    Ce matin, au courrier, une invitation ! Abel espérait une invitation à rejoindre une école de sorcellerie où on lui découvrirait enfin un don bien à lui. Quelle déception ! Cette lettre annonce qu'il a gagné une semaine en Finlande avec Elias Chomsson, un génie des mathématiques. On a dû se tromper quelque part !
    Mais après tout, c'est son nom sur l'invitation. Abel, qui a toujours rêvé de voyager, partira au pays des aurores boréales où l'attend un drôle de professeur...

  • Il a beau porter le nom d'un héros grec, Ulysse n'a aucun goût pour l'aventure. Rester à la maison en compagnie de son chat serait même l'une de ses activités préférées. Mais lorsque Farine disparaît, Ulysse n'hésite pas à braver tous les dangers pour le retrouver. Le voilà prêt à frapper à la porte du garçon d'en face, celui qui collectionne les squelettes, et même à demander de l'aide aux frères Mizzi, les chefs du Clan des Démolisseurs. Toute une aventure !

  • Une semaine en immersion au service comptabilité d'un fabricant de boîtes à chaussures... C'est sûr, ça ne fait pas rêver...
    Mais c'est le seul stage en entreprise qu'Abel a pu trouver. Alors qu'il s'apprête à passer les journées les plus ennuyeuses de sa vie enfermé avec José, un jeune comptable aussi méthodique qu'allergique aux arachides, l'annonce d'un audit financier sème la panique dans le service. Une armée de contrôleurs habillés tout en noir va éplucher les comptes, traquer la moindre erreur et ne rien lâcher. Au même moment, les bureaux de Big Box sont cambriolés et des classeurs de factures dérobés. Le stage d'Abel va se révéler bien plus excitant que prévu...

  • Ici commence et finit le monde. Ses limites sont précises et immuables, elles vont du troisième caroubier de la grand-route à l'extrême pointe des rochers de la crique, une poignée de kilomètres plus loin.
    Ainsi en a décidé Niso, debout sur le bassin blanc des grandes décisions, celui-là même où, chaque été, nous allons massacrer de minuscules serpents, dans une orgie de hululements sauvages. Ce jour solennel où Niso l'affirme, bras croisés sur la poitrine, relevant le menton comme son père : « Ici commence le monde », nous l'acclamons en choeur.
    Une île grecque. La lumière et la mer éblouissante. Des enfants se retrouvent là chaque été pendant quelques années. Leurs parents, archéologues, travaillent sur les fouilles d'un chantier. Des semaines au goût d'éternité qui les marqueront.
    Christine Avel est l'autrice de romans et de nouvelles parus au Seuil (Autoportrait à la valise), au Dilettante (Double foyer, L'Apocalypse sans peine) et à L'École des loisirs pour la jeunesse.

  • Un archéologue, dans son bain, rêve de l'Atlantide ; un comptable prédit la fin du monde dans les fumées d'un barbecue. L'une se complaît dans de mystérieuses démangeaisons ; l'autre prête à Malraux des vertus aphrodisiaques. Trois mots d'espéranto, une soudaine envie de mordre, une odeur tenace... Nos petites obsessions et leurs effets, drôles ou graves, sur nos vies ordinaires : voilà le fil de ces douze nouvelles. Un fort beau livre sur la perte de l'innocence.

  • Double foyer

    Christine Avel

    Quoi de plus anodin qu'une opération de la myopie ? Pour avoir tenté l'expérience, Victor, matheux rêveur et casanier, voit pourtant se dérégler l'ordre de son petit monde.

  • S'éloigner, la narratrice en a rêvé toute son enfance. Adulte, elle s'est spécialisée en départs, et son métier l'entraîne sur tous les continents. Piégée dans un aéroport birman par un malentendu administratif, elle attend la décision d'ubuesques autorités. Cernée de faux balayeurs qui sont de vrais espions et de fausses grand-mères aux allures de sorcières, elle s'interroge : d'où lui vient son obsession du départ ? C'est ainsi qu'elle nous mène aux quatre coins de nos contradictions entre désir de fuite, d'aventures, de mouvement perpétuel et d'immobilité nostalgique. Christine Avel a travaillé pour des projets de développement en Afrique et en Asie. Elle en a profité pour beaucoup voyager, avant de poser ses valises à Montpellier. Elle a écrit des romans et des nouvelles au Dilettante (Double foyer, L'Apocalypse sans peine) et plusieurs romans pour la jeunesse à l'École des loisirs.

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