Sciences humaines & sociales

  • Le 25 février 1994, la député du Var, Yann Piat, est assassinée en rentrant chez elle à Hyères. Pour la première fois dans l'histoire de la République, une femme parlementaire est exécutée.
    Après une longue enquête de police, la cour d'assises de Draguignan a condamné en 1998 un petit groupe d'hommes. Mais tous, journalistes, policiers, magistrats et simples citoyens, oui tous savent bien que ceux qui ont été condamnés à Draguignan portaient des costumes bien trop grands pour être les seuls exécutants et commanditaires de ce meurtre odieux.
    En 2012, il ne reste pourtant pas grand-chose de Yann Piat. Comme si certains avaient intérêt à faire disparaître jusqu'à son souvenir. Aucune cérémonie politique à sa mémoire, aucun nom de rue, ni de place publique. Même la stèle qui avait été érigée à l'endroit de sa mort, aux pieds d'un olivier, a été enlevée. Mais a-t-on le droit d'oublier Yann Piat, assassinée pour avoir voulu combattre la corruption ? Et ceux qui ont voulu sa mort ont-ils vraiment disparu de l'espace public ?
    Claude Ardid était journaliste au quotidien Var-Matin au moment des faits. Il connaissait bien Yann Piat. Depuis 18 ans, il mène une contre-enquête totale, reprenant tous les PV, rencontrant tous les acteurs et recoupant toutes les informations disponibles. Depuis 18 ans, il n'a jamais abandonné en dépit de toutes les manoeuvres et de toutes les violences qu'il a subies.
    Voici donc le livre de cette enquête. Tout est dit et les conclusions font froid dans le dos. Car les combats de Yann Piat sont décidément loin d'être gagnés dans la France de 2012...
    Claude Ardid est journaliste et producteur, spécialisée dans les enquêtes criminelles et financières. Il a publié plusieurs ouvrages, romans et essais.

  • Quelle société voulons-nous pour demain ? 

    En janvier 2015, la France connaissait des attaques djihadistes de grande ampleur. La première a frappé Charlie Hebdo, précisément ciblé en tant qu'emblème de la liberté d'expression et de la laïcité. Claude Ardid, Marika Bret et Nadège Hubert, collaborateurs du journal satirique, prennent ici la plume pour remonter le fil des dérives identitaires auxquelles nous assistons en France depuis une trentaine d'années.

    De l'affaire du voile en 1989 à celle de la crèche Baby-Loup en 2008, sans oublier la question du burkini dans les piscines municipales, ils reviennent sur les événements qui ont conduit peu à peu à diviser le pays. Ils ont à cette fin interrogé des acteurs de terrain, des responsables politiques (François Hollande, Bernard Cazeneuve, Benoît Hamon, Malek Boutih...) ainsi que des figures de la société civile (Jean-Pierre Obin, Dilem...), dont ils proposent le témoignage inédit et éclairant.

    Rappelant l'histoire et définissant les contours de la laïcité, ils partagent avec passion leur attachement rigoureux à la citoyenneté, sans distinction d'origine ou de religion, ainsi qu'aux valeurs de la République, qui protège chacun dans ses convictions en permettant de débattre, de contester et de se moquer. Un essai nécessaire à l'heure où la société doit faire des choix engageants pour le vivre-ensemble.


  • Avec l'Obamania, on croyait les conservateurs américains moribonds. Ils sont pourtant en ordre de marche pour tenter d'accomplir l'impossible en novembre 2012 : faire tomber le président Obama !

    Novembre 2008 : l'Obamania porte au pouvoir le premier président américain noir.
    Un " raz-de-marée ", un " événement à la portée mondiale ", les superlatifs inondent la presse internationale et le monde s'enflamme pour celui qui ne pouvait tout simplement pas perdre ! En une nuit, les pages sombres des années Bush sont définitivement tournées, deux mandats passés aux oubliettes de l'Histoire et une droite américaine un peu vite enterrée.
    Novembre 2012 : Barack Obama joue sa réélection. Quatre ans ont passé... et cette droite américaine s'est refaite une santé. Dès 2009, sa frange la plus conservatrice, la plus médiatique aussi, a saisi la crise financière puis économique pour s'offrir une tribune de choix : on commença alors en France à s'intéresser au phénomène des Tea Parties. De discours populistes en rhétorique ultraconservatrice, ils allaient secouer le système, à commencer par le coeur de l'establishment républicain. Car ces extrémistes dont on se moquait avec quelque condescendance teintée de crainte (justifiée : ils ont " pris la Chambre " aux élections de novembre 2010) sont aux premières lignes au cours des primaires : Michele Bachmann, Rick Santorum, Rick Perry ou Newt Gingrich. Le Parti républicain, lui, a choisi un adversaire pour faire face à Obama : ce sera Mitt Romney. La base n'en voulait pas. Elle se fera une raison. Car, après tout, la droite américaine au grand complet, de ses rangs les plus agités jusqu'à l'élite modérée du Parti républicain en passant par les " neocons " et les anciens de l'équipe Bush, n'a qu'un but, bien partagé celui-là : faire tomber Obama !
    Y parviendront-ils ? Le résultat d'une élection ne se lit pas dans une boule de cristal mais un décryptage précis, fouillé et objectif, étayé d'entretiens de spécialistes de politique américaine sur le terrain, permet de comprendre quelles sont les forces en jeu pour cette présidentielle américaine 2012. Certaines promesses du Yes we can, dans le sillage de la bourrasque économique, se sont envolées. Le vent de l'Obamania ans pourra-t-il souffler encore ? Des menaces, bien réelles, pèsent sur Obama. Les républicains ont devant eux quelques mois pour les mettre à exécution.

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