• Scènes de la vie dans un refuge de haute montagne, où le gardien est un héros du quotidien.À quelques kilomètres à vol d´oiseau de la station de Cauterets, le refuge des Oulettes de Gaube est, en été, accessible par un sentier qui s´élève en douceur dans un paysage verdoyant. Ce refuge est fréquenté par des randonneurs du dimanche, qui font souvent là leur première incursion en haute montagne. Pour eux, l´arrivée aux Oulettes constitue parfois un véritable exploit. Mais le refuge est également planté au pied du Vignemale, point culminant des Pyrénées françaises (3 298 m), dont l´impressionnante face nord est convoitée par des alpinistes de tous pays, pour qui les Oulettes est une base de départ vers les sommets. Comment cohabitent ces deux populations qui n´ont pas grand-chose en commun ? Hôte de ces lieux, le gardien tente de faire le lien entre les deux communautés. Éclairer les profanes sur les règles de la vie en refuge, renseigner les alpinistes sur l´état de la montagne, communiquer les prévisions météo, porter secours aux blessés : le gardien doit se mettre au niveau de tous les publics. À cette mission s´ajoutent ses tâches quotidiennes : il est cuisinier, hôtelier, plombier, couvreur, alpiniste, homme de ménage, menuisier, électricien, etc., et sur ses épaules repose le bon fonctionnement du refuge, compliqué par l´altitude et l´isolement. Sans parler de la fatigue occasionnée par des journées qui commencent souvent à 4 heures du matin, au départ des premières cordées, pour se terminer après la vaisselle et la comptabilité !

  • Fin 1943, après deux ans de combats lointains et relativement indolores pour les États-Unis, la population américaine qui, jusque-là, soutenait inconditionnellement la décision d'intervenir dans la Deuxième Guerre mondiale, est soudainement frappée d'effroi. La cause de ce vacillement: les violentes images tournées lors de la bataille de Tarawa. La prise de ce minuscule atoll du Pacifique se fait de justesse, en trois jours, au prix de 1 000 morts et de 2 000 blessés du côté américain seulement. C'est le premier carnage essuyé par les boys depuis leur entrée en guerre et c'est aussi la première fois qu'une équipe de cameramen de l'armée filme les combats... et les cadavres.

  • Au fil d'une enquête passionnante, Cyril Azouvi nous fait découvrir pour la première fois la face cachée du premier aéroport d'Europe, qui reste l'un des plus mal aimés de la planète. Il nous introduit dans les lieux les plus fermés, depuis les pistes jusqu'aux zones de rétention des clandestins, en passant par le salon d'accueil des chefs d'État. Et nous présente le 'peuple de Roissy', un univers en soi : pilotes, aiguilleurs du ciel, mais aussi cuisiniers, médecins, aumôniers ou encore 'placeurs', 'repousseurs', 'effaroucheurs'. Autant de personnages hauts en couleur que l'auteur interroge, recueillant des histoires cocasses ou tragiques. On y croise une hôtesse de l'air qui écrit des romans, un chasseur d'oiseaux et un apiculteur de pistes, un chien renifleur d'explosifs, des phobiques de l'avion qui s'entraînent dans un simulateur de vol, Dany Boon en plein tournage, le SDF le plus riche du monde...
    Du Roissy qui dérange au Roissy qui fascine, au centre des questions de sécurité, d'immigration, d'environnement, mais aussi au cur du rêve et du voyage, Cyril Azouvi explore un monde à la fois proche et très secret.

  • Samia Essabaa a 42 ans. Elle est professeur d´anglais au lycée professionnel Moulin-Fondu de Noisy-le-Sec (93).
    Elle y enseigne à des adolescents majoritairement musulmans, et majoritairement issus de l´immigration arabe et africaine. A l´occasion du 11 Septembre, elle prend conscience du racisme et de l´antisémitisme qui règnent dans ses classes.
    Aux yeux de cette professeur, elle-même musulmane et d´origine marocaine, le constat est accablant : parmi ses élèves, les Juifs sont stigmatisés et dépréciés, responsables de beaucoup des malheurs du monde, et notamment des leurs. Refusant de rester sans réagir, Samia décide de frapper fort en organisant un premier voyage scolaire à Auschwitz en 2005. La préparation de ce voyage est l´occasion pour elle de constater également de graves lacunes dans les connaissances des jeunes : le nom d´Auschwitz est bien souvent inconnu, et la Shoah ne dit rien à personne, ou alors son existence est mise en doute.
    Samia n´est pas la première enseignante à emmener ses élèves dans un camp de concentration. En revanche, elle est l´une des très rares à rééditer l´expérience et à y mêler par la suite, en 2007, une classe d´un lycée juif de Pavillon-sous-Bois (93) et une classe d´un lycée mixte juif-musulman de Casablanca.

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