• Cher football français

    Daniel Riolo

    Fédération, Ligue, présidents, joueurs... Daniel Riolo a beaucoup de choses à dire au football français. Et quelques comptes à régler. Il le fait au vitriol, en enchaînant les punchlines et les tacles glissés, mais avec autant de tendresse que de talent, dans son livre le plus personnel.
    "Chaque semaine, la Ligue 1 se met une balle dans le pied. Ça ne suffit pas pour mourir. Mais ça peut pourrir, gangrener. C'est une mort à petit feu.
    On ne l'aime plus, mais on la suit encore. Un paradoxe. Combien de temps ça va tenir, on va tenir ? Pour l'instant, c'est une sorte de miracle permanent. Le mari cocu s'accroche. Il pense qu'elle va revenir. Qu'elle va changer. Chaque été, on part en vacances avec l'idée que ça va s'améliorer. Est-ce que ça peut être pire ?
    Le miracle reprend forme en août. Le mercato vend de l'espoir. On perd les meilleurs et on fantasme sur les nouveaux. Les entraîneurs affichent des ambitions nouvelles, les dirigeants confirment. En août, tout est toujours plus beau.
    Quand le bronzage disparaît, les premières journées d'automne, les premiers matches de Coupe d'Europe renversent tout. Pas de doute, on est toujours aussi nul. Non seulement, on ne progresse pas, mais pire, on régresse. N'importe quelle équipe du trou du cul de l'Europe peut battre une équipe de L1. Ça n'empêche pas nos présidents de pleurer sur le manque de moyens financiers qui serait la cause des déboires européens. L'excuse ne marche plus, sauf sur les simples d'esprit. Dans leur communication, nos dirigeants ont décidé que la L1 faisait partie des cinq grands championnats européens. Une belle invention. On a créé un club dont on serait membre. La classe !
    Combien de temps ça va tenir ? La L1, c'est un mix de Lourdes et Lisieux. Les audiences restent stables. Les affluences aux stades aussi. On sait qu'on est cocu, mais on est habitué, alors ça fait moins mal. On paye sa place au stade, son abonnement télé. Souffrir a un coût. On est cocu et sado maso !
    Oui, on paye pour voir ce spectacle affligeant. Ces erreurs techniques à la pelle. Ces bourrins qui n'ont de joueurs de foot que le salaire. Mais ce qui désespère le plus, c'est le manque de motivation général. Le "j'men foutisme" global, la passion inexistante.
    Le plus gros miracle, c'est le milliard ! MediaPro a claqué un milliard pour notre L1. Eu égard à ce que la L1 propose, c'est comme acheter une Fiat au prix d'une Ferrari. La L1 s'est maquillé comme une voiture volée et MediaPro a sorti le chéquier ! Le boss de la LFP, le concessionnaire de notre L1, peut être élu commercial de la décennie ! A côté, le "casse du Palm Beach", c'est un vol de sac à main."

  • La dernière victoire française à Roland-Garros ? Yannick Noah, en 1983. Sur le Tour de France ? Bernard Hinault, en 1985. Les Coupes d'Europe de football ? Nos clubs en ont gagné deux en tout et pour tout, l'OM en 1993 et le PSG en 1996 - une misère.
    Notre XV de France ? Dépassé, médiocre ou ridicule selon les articles. Et toujours bredouille en Coupe du monde. Mais il y a aussi le fantastique Teddy Riner. Nos fabuleux handballeurs et handballeuses. Renaud Lavillenie et Pierre-Ambroise Bosse. Céline Dumerc et Tony Parker. Romain Bardet et Warren Barguil. Pourquoi ça marche, pourquoi ça ne marche pas ? Pourquoi il y a peu, les nageurs français raflaient les médailles, et pourquoi aux derniers J.O. ça a tourné au fiasco ? Pourquoi l'athlétisme longtemps décevant obtient-il enfin des résultats positifs ? Pourquoi nos tennismen français sont-ils portés disparus dans les tournois du Grand Chelem l'année où ils remportent la Coupe Davis ?
    Pour comprendre comment se porte le sport français, j'ai voulu voyager à travers son histoire récente, et en rencontrer les acteurs. Tous ceux qui font le sport au quotidien. Ils dressent des constats, ouvrent des pistes, proposent des solutions - et c'est passionnant.

  • Enquête sur les maux du foot français.
    Juin 2012, la France est éliminée de l'Euro. Pour la troisième fois consécutive, les Bleus quittent une grande compétition têtes basses. Outre ces piteux résultats sportifs, l'équipe de France de foot se retrouve au coeur de polémiques qui vont alimenter les chroniques bien au-delà des pages sportives. On reparle de maillot français sali, d'hymne national pas chanté, bref d'une sélection nationale que les Français n'aiment plus. L'attitude des joueurs est au coeur du problème. Et la récupération politique est là, en embuscade... Les racailles, la culture racaille. Fantasmes et réalités se côtoient. 80% des footballeurs sont originaires de balieue et ce n'est pas sans conséquence. Oui l'islam est la première religion du foot hexagonal. Et oui, la formation "à la française" est coupable entraînant de nombreux débats où tout se mélange : banlieue, intégration, respect ou irrespect, immigration, communautarisme. Les Bleus reflètent un problème social. Et sur l'échiquier politique, le dossier de l'accusation est plus ou moins lourd selon qu'on déplace le curseur de l'extrême droite à la gauche extrême... Mais est-il permis d'aller au-delà des discours politiques convenus et caricaturaux ? Le foot français est-il vraiment devenu un " Racaille Football Club "? "2010 est une rupture. 1998 avait été le mariage damour entre les Français et le foot. 2010 a été une forme de divorce. On aime toujours le foot, mais plus les joueurs. Les mots clés qui ressortent de nos études post-2010 sont négatifs. L'argent et le comportement des joueurs sont mis en avant. Le joueur est qualifié de mal élevé. Il n'aime pas le jeu, et n'a aucun respect pour les couleurs, pour le maillotL" Gilles Dumas, Institut Sportlab

  • Nommé entraîneur du Paris Saint-Germain à la surprise générale en 2018, méconnu à son arrivée en France, Thomas Tuchel a depuis séduit les amateurs de football et les fans du club de la capitale. Adepte des préceptes de Guardiola, sans cesse opposé à son compatriote mais néanmoins rival Jurgen Klopp, l'Allemand n'avait jusque-là jamais fait l'objet d'un livre.
    En s'appuyant sur les témoignages de ceux qui l'ont côtoyé au plus près, Polo Breitner et Daniel Riolo racontent l'avènement d'un personnage atypique, de la Bavière sa région de naissance jusqu'à Paris, en passant par ses débuts, à Stuttgart et Augsbourg, puis son affirmation en Bundesliga, à Mayence et Dortmund.

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