• L'univers des phobies est en expansion et son exploration infinie. Si certaines de ses formes les plus répandues, telles que l'agoraphobie et la claustrophobie, font partie des terres connues, d'autres variétés plus rares ne laissent pas de surprendre l'amateur chanceux qui les découvre. Qu'en fera-t-il ? Les nouvelles et poèmes réunis dans ce numéro de Moebius vous proposent, certes, une vaste panoplie de dérèglements tous fondés sur la peur et l'obsession. Mais l'objet ici importe moins que la manière, inventive et variée, avec laquelle chacun des auteurs a su prendre la chose dans ses filets. Après tout, la phobie est un art.
    Un numéro piloté par Jean Lejeune

  • Le thème du territoire impose la prospection, l'exploration, le mouvement. Il résonne depuis toujours dans notre littérature, dans nos imaginaires. Que dire aujourd'hui, dans la cartographie connue du monde connu, dans la planète Google accessible de partout du bout du doigt? Qu'intime le territoire aux écrivains d'ici, alors que les déplacements GPS se calculent en nombre de minutes restantes, de tracés prédéfinis et sans surprise, que les paysages défilent sous la poésie d'une voix robotisée servant momentanément de copilote? Le territoire se redéfinit et l'immensité s'amenuise comme peau de chagrin. À la limite des territoires, subitement, la menace du seul et du même, du standardisé et du sans rêve. Les imaginaires se doivent de contre-attaquer. C'est dans cette urgence que Mathieu Blais a suggéré ce projet d'un numéro sur le territoire.

  • L'auteur Guillaume Morissette est né au Saguenay-Lac-Saint-Jean et a appris l'anglais en écoutant Les Simpson. Aujourd'hui, c'est pourtant dans cette langue qu'il écrit.
    « Ce n'est pas un geste politique », dit-il.
    Est-ce vraiment possible ? Le débat linguistique est-il chose du passé, au Québec ?

  • C'est sous un nouvel habillage graphique que se présente ce numéro de la revue Les écrits. Les oeuvres de Marie-Claude Pendleton, en couverture, accompagnent aussi les textes. Un portfolio en fin de numéro laisse la parole à l'artiste quant à sa démarche et ses inspirations. Au sommaire, trouvez un texte d'Évelyne de la Chenelière, autrice en résidence, un essai de Gérard Cartier et quatre récits par Laurence Nobécourt, Patrick Lane, Guillaume Asselin et Jean-Paul Goux. Lisez ensuite une « suite italienne » : quatre auteurs italiens, maintenant installés à Paris, et traduits en français. José Morel Cinq-Mars raconte dans sa présentation des auteurs comment un simple hasard heureux lui a permis de croiser le chemin de Francesco Forlani, Andrea Inglese, Giacomo Sartori et Giuseppe Schillaci. Lisez enfin un exlibris par Jean Royer et des poèmes de Vincent Filteau, Marco Bélanger, Jean-Philippe Gagnon, Jacques Rancourt, Franck Vilain et Mireille Fargier-Caruso.

  • Le cent-cinquante-cinquième numéro de la revue Les écrits vous propose un parcours varié, alliant récits, poésie et réflexions littéraires. Lisez d'abord le second texte de l'écrivaine en résidence Evelyne de la Chenelière où il est question d'écouter des films vieux et français. Suivent l'arnaque, le mensonge, le deuil, la disparition, la peine et l'errance dans six récits à l'écriture évocatrice. Découvrez trois poètes néerlandais : Kreek Daey Ouwens, Han van der Vegt et Hélène Gelèns, présentés et traduits par Jan H Mysjkin. Poursuivez votre périple poétique avec les mots de Paul Bélanger, Yannick Resch, Clémence Dumas-Côté, Jonas Fortier et Sonia Anguelova. Le numéro se clôt par deux essais : l'un, un texte de Michel van Schendel retrouvé dans ses archives, texte établi et édité par Pierre Ouellet, l'autre, De filmer et d'écrire vrai par André-Guy Robert et le récit du chemin vers la lecture de Laurier Lacroix, historien de l'art. Des oeuvres de Catherine Seghers accompagnent le numéro.

  • Le numéro printanier de XYZ se déploie sous le thème "Je préférerais ne pas", traduction maladroite du I would prefer not to de Bartleby le scribe dans la nouvelle éponyme d'Herman Melville (1853). L'expression signifie aujourd'hui la résistance passive, le haussement d'épaules inquiétant. D'un usage policier (Marie-Pier Lafontaine) à son pur détournement (Jean-Michel Fortier), les usages du thème sont inventifs. D'un ton érudit (Patrice Lessard) ou faussement scientifique (Daniel Grenier), taillé dans l'évocation poétique (Louis Carmain) ou dans le langage du quotidien (Mélissa Verreault), les nouvelles réinterprètent à leur manière l'art de la fuite : on esquive (Caroline Guindon) et on refoule (Annie Perreault). La revue présente également la première édition de son concours de traduction, en collaboration avec le Centre Figura sur le texte et l'imaginaire. Marie-Pier Labbé remporte les honneurs pour sa traduction de Jill Sexsmith, « Marcher sur une craque ». En thème libre, lisez une saga familiale (David Clerson), un monologue dense et morbide (Julien Farout) et une traduction de Douglas Smith (Mélina Lau). (source : XYZ. La revue de la nouvelle)

empty