• Algérie, Tibhirine, années 1990. Des moines français vivent retirés dans un monastère perdu aux confins des monts algériens. L'histoire politique et religieuse algérienne trouble la retraite de ces ecclésiastiques et l'équilibre qu'ils ont trouvé avec leurs voisins musulmans, pour s'achever dans un bain de sang.

  • À bord d'un grand voilier, un homme laisse derrière lui le ciel gris et bas de Belgique, les paparazzis, les salles de concert enfumées. Sur les îles Marquises, il veut devenir un autre et retrouver le paradis perdu de l'enfance. Mais il reste toujours le plus grand : Jacques Brel.

    Roman biographique et onirique, Mourir n'est pas de mise redonne vie avec grâce et émotion aux quatre dernières années mythiques de Jacques Brel, entre grandes fêtes, vie solitaire, compositions, échappées sur mer ou dans les airs. Des années de beauté, de gravité, d'une vie réinventée, tel un conte merveilleux et cruel.

  • "Le génie est un astre sans partage et sans bonheur. C'est cela qui effraye la multitude qu'il n'habite pas. Lui n'était que musique. Il ne connaissait pas de musique gaie. Composer était à chaque fois plus nécessaire. C'était comme un trop-plein qui se vidait, comme un barrage qui cédait. Après, il se sentait mieux. Il contemplait ses notes encore humides sur le papier." Paris, août 1767. Une intoxication aux amanites phalloïdes referme prématurément l'existence de l'un des plus grands musiciens de la France des Lumières. Fiction historique, Les Partitions Absolues remplissent librement les blancs d'une destinée aujourd'hui méconnue et mal connue : celle de Johan Schobert.

  • L'histoire de la musique est souvent encore celle des grands compositeurs: Jean-Baptiste Lully, Marc-Antoine Charpentier, Jean-Philippe Rameau, Wolfgang Amadeus Mozart... Mais qu'évoquent pour nous les noms de Pierre Maréchal dit Paisible, de Jean-Baptiste Anet, de Johann Schobert, de Michel Blavet? Devenus célèbres ou restés anonymes, les uns et les autres eurent pourtant en commun d'être au service des plus prestigieuses maisons aristocratiques de leur temps: les Guise, les Orléans, les Bourbon-Condé, les Noailles, les Conti...Dans les salons, les jardins, les théâtres, entre Paris, Versailles et leurs multiples résidences d'Île-de-France, des aristocrates fortunés protégeaient en effet des musiciens, entretenaient des orchestres privés, acceptaient des dédicaces, collectionnaient les partitions et affirmaient leur goût musical en s'adonnant eux-mêmes fréquemment à la pratique musicale.Au confluent de l'histoire sociale et culturelle et de la musicologie, ce livre propose une lecture globale et renouvelée du patronage musical de la société aristocratique entre la fin du XVIIe siècle et celle du XVIIIe siècle. Le lecteur découvre, entre le faste et le précaire, la passion et le calcul, comment les musiciens et leurs protecteurs, les oeuvres et les instruments participaient de cet étourdissement musical qui atteignit son paroxysme au siècle des Lumières. À travers des expériences originales se mêlaient, parfois s'affrontaient, connaissances musicales et stratégies de distinction, aristocrates amateurs et musiciens professionnels, logiques artistiques, économiques, sociales et politiques.Loin de la vision romantique qui fit longtemps de la musique le passe-temps somptueux d'un monde décadent et des musiciens des génies méprisés et incompris, il apparaît que la protection de la musique et des musiciens s'inscrivit dans des cadres en perpétuel mouvement, où purent s'épanouir des formes particulières de sociabilité, des engouements sincères, des ambitions et des réussites sociales remarquables et aussi de nouveaux canons musicaux, entre patrimoine, réjouissances du moment et modernité.

  • Auschwitz - Birkenau, été 1942. Dans l'antre monstrueux de la mort industrielle, des musiciens sont recrutés pour former un orchestre. La musique devient alors l'ornement du génocide : elle rythme la marche des déportés, s'invite pour les concerts du dimanche et s'offre aux dignitaires du camp lors de séances privées. À ces hommes qui la servent, elle accorde un sursis. Et quand l'orchestre des hommes de Birkenau se tait enfin, c'est dans la conscience meurtrie des survivants qu'elle prolonge sa résonance.

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