Sciences humaines & sociales

  • La littérature romanesque française a eu, de tous temps, les honneurs de la critique. Les grandes oeuvres qui font sa richesse ont suscité et suscitent encore des études aussi diverses que nombreuses. Pourtant, quand elles sont autre chose qu'un survol rapide, quand elles atteignent à une certaine ampleur ou à une certaine profondeur, ces études s'attachent à quelque chose qui n'est jamais une oeuvre isolée, considérée dans son individualité. Elles s'intéressent à un ensemble plus vaste - un genre, les romans d'un auteur, par exemple ; ou bien, à l'inverse, elles ne portent que sur un aspect particulier d'une seule oeuvre. Ces manières de faire conduisent souvent - faut-il le dire ? - à des travaux qui sont en tous points excellents : on n'exigera pas de moi que je rappelle des titres, tant sont nombreux et tant sont connus ces livres qui constituent pour le spécialiste à la fois des modèles et d'indispensables outils. Mais n'y avait-il pas place pour une étude qui examinât un seul roman - Adolphe, en l'occurrence, puisque c'est à lui que je m'intéressais - sous ses divers aspects ? On aurait ainsi l'occasion, me paraissait-il, d'opérer une synthèse assurément parlante de toutes les observations que peut susciter ce roman, envisagé en quelque sorte comme une unité naturelle. C'est ce projet sommaire, développé et précisé, qui a donné naissance au fil du temps à l'ouvrage que voici.

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