• La relation souvent houleuse entre les travailleurs et les grands propriétaires a profondément marqué l'histoire du Grand Sudbury, ville fondée sur le rail, le bois et le minerai. Si la plupart des études réalisées jusqu'à maintenant sur la région examinent le rôle des propriétaires, elles négligent l'apport des prolétaires dans son développement. Le présent ouvrage vient corriger cette lacune : il a pour double objectif de décrire les classes sociales et d'analyser leurs relations, qui ont été déterminantes pour l'essor de la ville.

    «Une histoire sociale du Grand Sudbury» couvre tout près d'un siècle, de 1880 à 1972. L'ouvrage est divisé en quatre périodes : l'ouverture du territoire par le grand capital et ses armées d'ouvriers; l'industrialisation et l'émergence des conflits de classe; l'organisation syndicale face au monopole minier; et finalement l'intervention de l'État dans la régulation des rapports entre propriétaires et travailleurs. On y traite également du rôle névralgique de la petite bourgeoisie et de l'évolution des groupes ethnoculturels - nombreux dans la région -, en relation avec les quartiers où ils habitent. Chemin faisant se construit une histoire sociale, riche et passionnante, qui fait la part belle à la vie quotidienne des paysans, ouvriers, immigrants et petits bourgeois.

  • Se plaçant dans une optique résolument matérialiste, l'auteur étude l'histoire socio-économique d'une communauté canadienne-française de la région de Sudbury entre 1890 et 1972. L'étude décrit le passage, après la Deuxième Guerre mondiale, d'un mode de petite production indépendante au mode de production capitaliste et explique comment ce passage a affecté la vie des Canadiens français de Rayside-Balfour, à l'ouest de Sudbury. L'auteur concentre son attention sur la paroisse, les rapports de production et de propriété, le pouvoir religieux et laïque, et l'évolution démographique de cette population de langue française. L'ouvrage utilise de nombreux documents, pour la plupart inédits, tels que les titres de propriété du Bureau d'enregistrement des titres du district du Sudbury, les données des rôles d'évaluation, les registres des deux paroisses de langue française, les procès-verbeaux des réunions des conseils municipaux et des « Timber Books » du district de Sudbury. Des histoires de vie de pionniers et pionnières de la communauté révèlent comment ces gens ont perçu et vécu cette période de transition.

  • Cette enquête, effectuée auprès de plus de 1 500 étudiants et étudiantes francophones du Nord-Est de l'Ontario, démontre que les jeunes franco-ontariens ont communément de hautes aspirations. Celles-ci sont présentées avec, en toile de fond, une description du milieu socio-historique, en plus d'être associées à une conscience collective. La reconstitution du milieu et de l'idéologie montre à quel point les Franco-Ontariens sont tiraillés entre leur admiration et leur méfiance à l'égard de ce qui est anglophone, et leur respect et leur méfiance à l'égard d'eux-mêmes. La mise en évidence de ce tumulte, toutefois, ne s'achève pas sur une note pessimiste : cette recherche montre, en effet, que l'éducation tend à éveiller dans l'esprit franco-ontarien une reconnaissance et une confiance envers le fait français.

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