• Dans quel encrier tremper ma plume pour dessiner la Commune ? Celui-ci, où se déversa l'encre rouge d'une révolte tragique, l'encre noire d'une nuit tendue sur l'agonie des morts enterrés sans linceul ? Celui-là, empli de vase pestilentielle ? Quelle représentation donner de cette révolution apothéotique d'il y a 150 ans ? Des traits griffés, parfois mal, mais alors pourquoi ? Des dessins tendres ou violents ? Des sillons creusés sans esquisses préalables ? Des semblances de vérités arrachées, fracassées, criées, insensées ? Des stigmates aux boursouflures vaniteuses ? Des caricatures tressant des trognes en chapelets d'ordures ? Dessiner la Commune est une analyse critique, autocritique, à la première personne, de la fonction de l'image dans l'appréhension de l'Histoire.

    /> Éloi Valat, peintre et dessinateur né à Lyon en 1952, est l'auteur de quatre albums consacrés à la Commune, Le journal de la Commune, La Semaine sanglante, Louises, les femmes de la Commune et L'enterrement de Jules Vallès, ainsi que d'une édition illustrée du roman Sébastien Roch d'Octave Mirbeau, tous parus aux éditions Bleu autour entre 2007 et 2019.

  • Dans cette fable d'une troublante acuité, Moris Farhi, né d'une famille juive d'Ankara et écrivain de langue anglaise, raconte « l'entre prise de mort » d'une « armée de Sauveurs » assaillant la jeunesse d'aujourd'hui...Le texte est dédié à Hrant Dink, journaliste turc d'origine arménienne assassiné à Istanbul le 19 janvier 2007 par un jeune de dix-sept ans.

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